Pourtant la directive incriminée ne remet pas en cause le statut dérogatoire des préparations homéopathiques (3) :
« Compte tenu des caractéristiques particulières des médicaments homéopathiques, telles leur très faible concentration en principes actifs et la difficulté de leur appliquer la méthodologie statistique conventionnelle relative aux essais cliniques, il apparaît souhaitable de prévoir une procédure d'enregistrement simplifiée spéciale pour les médicaments homéopathiques mis sur le marché sans indication thérapeutique et sous une forme pharmaceutique et dans un dosage ne présentant pas de risque pour le patient. »
[...]
Voilà qui met en effet les homéopathes devant leur contradiction : dès lors qu’une substance a un effet thérapeutique sur l’organisme, c’est-à-dire un effet biologique, on est obligé d’envisager un ou plusieurs effets secondaires, et il n’y a donc aucune raison que les préparations homéopathiques échappent à la règle : apporter la preuve qu’ils ont réellement un effet thérapeutique, rechercher d’éventuels effets indésirables qu’on puisse mettre en balance avec le bénéfice attendu du médicament.C’est donc avec beaucoup de candeur que les homéopathes s’indignent : « Or, selon le nombre d’ Avogadro, aucune molécule du produit initial ne se retrouve dans les dilutions homéopathiques à partir de la 12CH , seule persiste l’information apportée par la souche et transmise au milieu hydro alcoolique : la sécurité de ces dilutions est sans contestation possible. » C’est ce qu’on appelle vouloir le beurre et l’argent du beurre. Des deux affirmations contenues dans la phrase ci-dessus, il ya forcément une qui est fausse.
via Chaipuki