Dark Descent a ainsi le mérite de se démarquer en transposant moins le vernis d’Aliens que sa dynamique et ses enjeux. Tout le récit de Cameron repose sur l’incapacité d’une équipe de choc à garder son sang-froid, tandis que la situation devient de plus en plus désespérée. Face à l’arrogance d’une humanité qui pense pouvoir contrôler une espèce aussi dangereuse, notre faillibilité nous est renvoyée à la figure. Mais plutôt que d'en être uniquement spectateur, on a cette fois l’opportunité de devenir nous-mêmes ces personnages qu’on engueulerait en temps normal derrière notre écran.
Dans Aliens, le lieutenant William Gorman et ce salaud de corporatiste Carter J. Burke perdent vite le contrôle dans la station de LV-426, et sont incapables de prendre une décision avant que Ripley ne vienne à la rescousse de l’escouade en péril. Pour la faire courte, Dark Descent semble se baser sur l'énergie de cette scène, et intime de garder la tête froide malgré le challenge du jeu. La santé mentale et le niveau de stress de vos soldats sont d’ailleurs une donnée importante à prendre en compte. Au demeurant, ne vous attachez pas trop à vos Marines, car leur décès est permanent dans la partie, et impacte même la progression de l’histoire.
DO WANT.