J'ai été assez surpris, en lisant Sodome et Gomorrhe, de trouver à au moins deux reprises l'expression "téléphonage" (pour "coup de fil", qui n'est pas beaucoup mieux, mais mieux compris d'un lecteur du XXIème siècle... alors que la plupart de nos téléphones n'en ont plus, de fil... intéressant ça). L'expression ne semble même pas être une création de Proust, mais un néologisme de l'époque, pour désigner le fait de recevoir un appel téléphonique, événement plutôt rare et invention hyper moderne en ce temps là...
J'ai même retrouvé l'un des passages en question, c'est quand même cool le web : (
https://fr.wiktionary.org/wiki/t%C3%A9l%C3%A9phonage)
"Le surlendemain, le fameux mercredi, dans ce même petit chemin de fer que je venais de prendre à Balbec, pour aller dîner à la Raspelière, je tenais beaucoup à ne pas manquer Cottard à Graincourt-Saint-Vast où un nouveau téléphonage de Mme Verdurin m’avait dit que je le retrouverais." — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, in À la recherche du temps perdu, t. III, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, p. 259)