Plusieurs chercheurs regrettent auprès d'ASI que l'Inria ait préféré dépenser de l'argent public pour un tel sondage, à la valeur scientifique nulle selon eux, plutôt, par exemple, qu'une enquête réellement scientifique, menée avec des sociologues, afin de faire avancer la connaissance sur le rapport des Français au numérique. "Dans une période où les budgets sont contraints, où on a parfois même du mal à pouvoir embaucher des doctorants ou d'autres personnels pour mener à bien les recherches, c'est un peu problématique", fait remarquer à Arrêt sur images un·e délégué·e syndical·e. Mais c'est en réalité tout le plan de communication qui a été vivement débattu, notamment sur une liste de discussions interne à l'Inria. "Les bons journaux sont ceux susceptibles de reprendre la communication de l'institut, et les mauvais journaux sont ceux qui sont susceptibles d'aller gratter. C'est en contradiction avec notre propre esprit critique. Ça ne peut que heurter la conscience d'un chercheur", explique un autre représentant syndical.
La comm', ça reste de la comm', et on ne va pas reprocher à une agence de comm' de faire son boulot, sentit-il un peu le caca.En revanche, l'emploi d'argent public pour ce genre d'exercice, dans un contexte de pénurie et de difficultés de recrutement DOIT être questionné, ainsi que la désignation de "méchants" médias (càd : ceux qui ne servent pas la soupe, nominativement cités dans le plan de comm : Le Canard enchaîné, Médiapart, Cash investigation et La Lettre A ; bref : un vrai gage de qualité).
Autre problème cité dans l'article : l'instrumentalisation de l'INRIA au service de la "startup nation" (et l'éventuelle mise au pas des voix discordantes).