Aujourd'hui, les scientifiques constatent des milliers de cas de clade I dans 16 pays d'Afrique, avec un taux de létalité de 3 à 4 %. Cela signifie que trois ou quatre personnes sur cent meurent. De nombreux cas concernent des enfants.
Reprenons le COVID-19 à titre de comparaison. Il a été déclaré une urgence sanitaire publique de portée internationale du 30 janvier 2020 au 31 décembre 2021, avec un taux de létalité estimé à 1,2 %.
L’épidémie mondiale de Mpox de 2022-23 s’est produite malgré les appels répétés des chercheurs africains en faveur d’un investissement mondial accru dans les outils de diagnostic, thérapeutiques et de prévention de l’infection par la variole. […] L’histoire récente de la Mpox nous rappelle qu’une maladie infectieuse, même confinée à une région du monde, ne doit pas être considérée comme le problème d’autrui, car elle peut rapidement se propager et toucher d’autres zones reculées. Elle met également en évidence les inégalités mondiales en matière d’allocation des ressources et d’accès aux vaccins, aux diagnostics et aux traitements. Alors que ces outils sont disponibles dans de nombreux pays industrialisés et ont permis d’endiguer l’épidémie mondiale, ils font défaut dans la majeure partie de l’Afrique.