Enfin, on peut même aller jusqu’à dire que le film se dénature lui-même, puisqu’il comporte tout un arc narratif (les péripéties de Finn et Rose sur la planète Casino) qui n’a aucune utilité réelle dans l’histoire et brise la cohérence logique de l’ensemble.
Les considérations juridiques mises à part, qui sont toujours aussi intéressantes, je crois que c'est la seule phrase à propos de ce film avec laquelle je suis d'accord ; oui, les péripéties de Finn et Rose ne servent à rien. Pour le reste, pleurer après la "dénaturation" de l'oeuvre me fait de plus en plus fortement penser à ce thread.
Old, mais c'est à cause d'une conversation avec LLM sur Mastodon ^^
EDIT : d'accord avec la conclusion par-contre :
La morale de tout ceci est la suivante : notre époque est encore capable de produire des œuvres mythiques et il faut s’en réjouir. Mais la propriété intellectuelle « séquestre » cet imaginaire et permet à l’industrie cinématographique de confisquer l’usage de ces œuvres pendant des décennies, quand bien même elles habitent l’âme populaire. Or l’exemple de Star Wars montre que cette industrialisation de la mythologie ne fonctionne tout simplement pas et qu’elle engendre des conflits tellement vifs avec le public que la situation devra certainement évoluer, sous peine que le système finisse par exploser (ou que les mythes en meurent…).
Une porte de sortie pourrait être de réduire drastiquement la durée du droit d’auteur ou bien de laisser à l’industrie un monopole d’exploitation commerciale des œuvres, tout en autorisant légalement le public à produire ses propres histoires en créant un véritable droit au remix et aux fanfictions. Mais il faudrait sans doute aller plus loin en renonçant à l’idée même d’un pouvoir capable de fixer le « canon » d’une œuvre, ce qui permettrait le retour à une authentique culture « folklorique » qui fut pendant des siècles et des siècles la vraie matrice des légendes de l’humanité.
At the end of the film, as Finn is fishing around for a blanket to put over Rose, he opens a drawer holding all the Jedi texts that from the sacred tree. It gives a lot more meaning to Yoda's final line to Luke: "That library contained nothing that the girl Rey does not already possess." It was a blink-and-you'll-miss-it moment, but rest assured that the Jedi wisdom is safe and secure for a new generation of Force users.
Ouiiiii \o/ Je les ai vus dans le tiroir ! Donc, Rey prenait des cours de jedi par correspondance. Tout s'explique.
Pas mal de petits détails sympas dans cet article ; j'aime bien ceux-ci :
In Return of the Jedi, Luke got smacked by a blaster bolt while he was trying to escape Jabba's boat over the sarlacc pit. It happened right about here. But it didn't hurt him! Luckily, that laser bullet landed on Luke's fake hand, and Luke went right back to almost kicking the bad guys right into the sand. In The Last Jedi, old, grumpy Luke is still one hand down, but if you look closely, especially at the part where Rey hands him his old lightsaber, you can see faint scorch marks on the back of his hand, a callback/reminder to young Skywalker's glory days in the original trilogy.
[...]
if his dedication to isolation wasn't clear enough, he even ripped off a part of his ship's wing so it could serve as a door for his rock hut.
Ca, je ne l'avais pas vu par-contre.
Oh, et puis ça, c'est juste énorme :
Benicio del Toro's character, D.J., is definitely an enigma. He showed up, got Finn and Rose onto Snoke's ship, then sold out the Resistance and skipped out all the richer for it. But for those paying close attention, his moral ambiguity was front and center the whole time. In fact, it was practically written on his forehead.
You may have caught the metal plate on the right side of D.J.'s headgear, but unless you paused the movie in the theaters, you probably missed the inscription on it: Don't Join. Yup, that's what he told Finn, and it's D.J.'s whole philosophy, up to and including his name–D.J., a.k.a. Don't Join. This guy has no sides, and he doesn't want any.
EDIT : encore un truc de ouf que même Kevin il a pas vu :
When Leia soars back onto the bridge of the Raddus after getting blasted into space, her body passes through a hologram of the Supremacy. As she does, the damaged hologram glitches and distorts—on the exact same lines that the real ship would later in the film, when Holdo sends her ship hyperspeeding into the First Order flagship. It's a subtle bit of foreshadowing that's practically impossible to pick out without a second viewing.
La façon dont les initiatives de Poe Dameron, caricature de "l'action virile" sont systématiquement vouées à l'échec (voire à la catastrophe) dans cet épisode est une manière assez géniale de faire la critique de la "masculinité toxique" :
However, while he may be filling the role of the dashing pilot that Han did in the Original Trilogy, director Rian Johnson is using the archetype to say something completely different about heroism, leadership, and—perhaps most importantly—masculinity.
In the Original Trilogy, Han is presented as the ultimate dude. In heteronormative terms, he is the character every man should want to be and every woman should want to be with. In The Last Jedi, Poe is presented as a character who needs to stop with the mansplaining and learn from the more seasoned female leaders in his life.
Et du coup, je trouve assez génial la façon dont, en tant que spectateur mâle hétérosexuel, j'ai été embarqué à embrasser le point de vue de Poe, trouver géniale sa mutinerie -et tout y est, même l'obstruction de C3PO, qui pour le coup, montre que les robots réfléchissent mieux que les hommes- avant de même faire bacher par Leia Organa :
Instead, the film supports General Leia and Admiral Holdo and their measured maturity over Poe's machismo-driven exuberance. "She cared more about protecting the light than seeming like a hero," Leia tells Poe about Holdo's sacrifice, subverting the tired narrative trend of the alpha male hero as the only viable or best leadership choice. "Not every problem can be solved by jumping in an X-Wing and blowing stuff up," Leia tells Poe before demoting him. Skilled X-Wing piloting is a solution to some problems, sure, but for Poe to think his is a skillset that solves all problems is pure hubris.
En fait, c'est tous les personnages masculins qui en prennent pour leur grade dans ce film, de Luke qui part chouiner sur son île parce qu'il n'arrive pas à faire face à son échec, à Kylo Ren qui n'arrive pas à faire face à ce qu'il a fait.
Et si celui-ci faisait un peu ridicule dans le réveil de la force (faisant irrésistiblement penser à l'ado a problèmes qui surmonte son anxiété par la violence), son côté "choupi" comme dirait LLM ne l'empêche pas de devenir effrayant :
Kylo Ren is a character who is easy to make fun of (which also happens to be his worst nightmare), but that doesn't take away from his power as a villain. He is scary because he reminds us of the real-world men whose anger and frustration and sadness have curdled into something ugly inside of them, causing them to lash out at those they perceive to have robbed them of what they deserve.
La suite de l'article -que j'ai lu un peu plus vite- rend hommage à Rey, qui essaie d'ouvrir les yeux tant à Luke qu'à Ren, et à Leia, qui transmet le pouvoir et la connaissance à son entourage, là où Ren ne connait pas d'autre manière de l'acquérir que tuer celui qui le détient.
Leia doesn't need to use the Force; she already has a superpower.
Au final, Le dernier Jedi est un film où les femmes tentent d'expliquer aux hommes que leurs actions ont des conséquences au-delà de leur propre point de vue de héros ; ce n'est pas qu'une question de féminisme, c'est une question de prendre la bonne décision pour le groupe, et non pas au nom de la quête d'héroïsme du "mâle alpha"
From Leia's quashing of Poe's ill-advised mutiny to Rose's quashing of Finn's suicidal run for glory, The Last Jedi is filled with women trying to explain to men that their actions have consequences outside of their own hero's journey, that glory and pride and victory are never the most important thing—at least not for the larger cause. That the decision that is best for the group is the one made by the group and its chosen leaders, not by the alpha male hero who thinks he knows best.
Plus que cela :
The Last Jedi is a step in the right direction when it comes to gender diversity not only because it gives us more female characters with more to do, but because it refuses to glorify its male heroes in simplistic ways that create unrealistic, harmful expectations for everyone involved. True gender diversity in media and in real life will come by recognizing that the system of patriarchy we live in benefits no one—not even the Poe Damerons of the world.
Je reprends à mon compte la conclusion de l'article :
The Last Jedi is a story that recognizes that we won't "win" by fighting the things we hate, but by saving the things we love
Je me disais à tort que ce film n'avait pas de punchline, cette phrase qui passera à la postérité (comme "Je suis ton père" ou "There is no try") mais en fait, si. Et il n'est pas anodin que ce soit une femme qui la prononce.
via LLM
SPOILER
Le combat entre Luke et Kylo Ren dans Star Wars en version 16-bits.
Là on est un peu sur le vrai souci des films d'aujourd'hui. Quand un film aussi important que "Star Wars" se résume en une course de 18h... Ben je vois plus en quoi c'est une "guerre des étoiles". C'est juste un film d'action avec un enjeu court terme. Et c'est ça qui me gène le plus dans ce film. Il manque un sens du réel. Il manque la notion de temps.
C'est la même saloperie que dans épisode 3. Les voyages entre 2 systèmes prennent 30 secondes. Alors que dans l'univers de Star Wars, normalement, passer d'un système à un autre, avec un vaisseau capable de vitesse lumière, ça se compte plus en jours qu'en heures.
Oui, bien vu. "On a une heure pour filer à l'autre bout de la galaxie, trouver un mec qu'on a jamais vu, et le convaincre de venir avec nous pour une mission suicidaire ? Banco !" Après, comme tu dis, c'est sans doute l'esthétique moderne : on veut plus d'actions, de vitesse...
Au-delà de l'incohérence, j'ai surtout été chagriné que toute cette partie du film ne serve à RIEN. Effectivement, ils auraient mettre autre chose dans tout ce temps perdu.
Pour ce qui est de la puissance de Rey, sans doute là aussi faut-il voir les effets du marketing "moderne" : on veut (en tout cas on veut nous vendre) des héros / des héroïnes super-puissants, pour avoir des films spectaculaires. Pas un roman d'initiation sur la rédemption d'un père qui a failli.
We see a brief glimpse of the green lightsaber Luke used in Return of the Jedi, but after that we never see a thing. Assuming it survived the destruction of the temple, it's likely Luke threw it in the sea - much like he tried to do with Rey's.
Rey's lightsaber is, naturally, the one used by Anakin in Revenge of the Sith, Luke in A New Hope and Empire, which was later recovered by Maz Katana. The saber is destroyed during Rey's final battle with Kylo, though Luke is seen wielding it in his force illusion form.
Hé hé. Luke avait bien le sabre bleu, qui était détruit, et dont les morceaux étaient en possession de Rey. J'aurais donc pu voir qu'il n'était qu'une illusion (mais bon, dans la tension du film c'est pas facile).
SPOILER
L'ultime prouesse de Luke Skywalker. En arrivant sur la planète de sel Crait, peu de spectateurs auront remarqué que Luke apparaît plus jeune lorsqu'il va voir Leia pour lui faire ses adieux et affronter Kylo Ren.
Honnêtement ? Je me suis posé la question, y compris pendant le film. Je l'ai trouvé clairement moins ravagé que sur son île ; mais je n'avais pas remarqué, dans le clair-obscur de la mine, qu'il était différent pour sa soeur.
Vous voulez en savoir plus sur la situation géopolitique des épisodes VII et VIII ? Savoir comment le Premier Ordre s'est constitué ? Connaître les origines de Snoke ?
Ben il suffit de lire les livres. PFFFF.... Je conchie ce marketing.
Allez, une théorie-spoiler pour la route, pour le rste, il vous faudra lire l'article :
L’Empereur Palpatine avait le regard tourné vers les Régions Inconnues. Il cherchait la source du Côté Obscur. Les fidèles de l’Empire se sont réfugiés dans les Régions Inconnues. Et trois décennies plus tard, ils réapparaissent avec un mystérieux chef… Snoke a été trouvé. Snoke n’est pas un Sith. Snoke est assisté de deux serviteurs dans la salle du trône (à droite de l’écran). Ces deux silhouettes sont des « navigateurs extraterrestres muets, venus des Régions Inconnues ». Le guide visuel offre une description intéressante du Suprême Leader : « Il préfère rester en retrait, en permanence inatteignable sauf par de rares élus qui peuvent le contacter directement. Et même dans ces circonstances, il dissimule sa véritable nature. » Et si la clef du mystère Snoke résidait dans son nom ? Snoke est un écran de smoke, un écran de fumée. Et sa mort physique n’est sans doute qu’une étape de son plan obscur, un plan qui ne sera révélé que dans Star Wars : Episode IX. Ajoutons enfin que la mosaïque au sol du Temple Jedi représente le Premier Jedi. Un Premier Jedi dans un « état méditatif d’équilibre », avec une morphologie qui rappelle étrangement celle de Snoke…
Une bonne critique, qui n'hésite pas à citer les points forts et les points faibles.
Rian Johnson dynamite la saga, ni plus ni moins. Il va falloir du temps – et plusieurs visionnages – pour digérer l’énormité de ce qui se passe à l’écran. Loin du respect quasi religieux et nostalgique de J.J. Abrams, le réalisateur de Looper s’approprie Star Wars comme aucun autre avant lui, embarquant le spectateur dans une aventure galactique imprévisible.
[...]
Dans son travail de déconstruction, Johnson glisse même quelques piques à l’encontre des choix d’Abrams…
[...]
Finn et Rose Tico héritent de l’arc narratif le plus dispensable du film
Ah mais carrément. Ca fait même un peu remplissage pour tout dire, voire un peu contradictoire avec le message de fond de l'épisode : "pas d'héroïsme inutile". Là, ils ont pris des risque insensés, ils ont même failli être tués... pour rien. Même leur mort sur le croiseur n'aurait rien changé au dénouement.
Après deux ans d’attente, le flou artistique entretenu sur la situation géopolitique de la galaxie devient réellement frustrant. Et de moins en moins crédible ! Que le système Hosnian soit détruit dans Star Wars : Le Réveil de la Force est une chose, mais depuis… Que fait la Nouvelle République ? Que se passe-t-il sur Coruscant ? Et ailleurs ? Les enjeux sont d’ampleur galactique, mais tout, absolument tout, tourne autour de Rey, Finn, Poe et Kylo Ren. A croire que nous suivons une guerre régionale dans un secteur perdu de la galaxie. A force, certains personnages commencent à pâtir de ce manque de ‘background’ (cf. le Suprême Leader Snoke).
Absolument d'accord. Comme je disais tout à l'heure, on a vraiment l'impression que Snoke sort de nul part (et qu'il y retourne aussi vite d'ailleurs).
Quant à John Williams, il est toujours en pilote automatique, mais eu égard à son grand âge et au riche répertoire à sa disposition, ce n’est pas trop grave.
Ah bon, il est pas mort ? xD Mais c'est carrément trop ça. La musique est la seule chose qui n'est pas bougée lors de ce grand dynamitage. Snoke fait un speech à Kylo Ren => les 5 notes du début de la marche impériale. Limite du surlignage abusif.
Et en découvrant le film, une question se fait de plus en plus pressante : « Comment J.J. Abrams va-t-il pouvoir rebondir après ça ? » On se le demande !
Bon, il sort quand le IX ?
Ayé ! Je l'ai vu hier soir, et j'en suis encore tout retourné.
Bon, il est plus que temps de mettre en place le champ de force anti spoilers, y'a peut-être des copines et des copains qui vont encore aller le voir.
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Chewbacca apparaît entièrement épilé à la fin du film, c'est chaud.
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Z'êtes encore là ? Bon, alors on y va.
Comme je viens de le dire, je ne l'ai vu qu'hier soir (et qu'une seule fois par la force des choses :p ) donc c'est un peu le bordel dans ma tête. Mais je suis comme le lapin-jedi masqué : j'ai adoré.
Au moment du générique, j'ai eu très peur ; je me suis dit "eeeeh merde, ils vont nous la refaire en couleur : l'épisode VII était un décalque du IV, tu vas voir que celui-ci va être L'Empire contre-attaque font du ski". Mais en fait, non. Ou alors juste un peu, mais c'est pas grave. De fait, on retrouve la même structure narrative : après une victoire magistrale (et un peu inespérée) dans le premier volet de la trilogie, la Résistance se fait torcher dans le 2ème. De ce point de vue, les épisodes IV/VII et V/VIII semblent fonctionner sur le même modèle.
Sauf que cette fois, la situation est bien plus grave : à la fin de l'épisode V, la Rébellion se compose de toute une flotte, avec des alliés dans plusieurs systèmes. A la fin de l'épisode VIII, l'intégralité de la Résistance tient à bord du Faucon... :O Il y avait un côté Battlestar Galactica dans cette traque (je devrais dire ce massacre) de la Résistance tout au long du film par le Premier Ordre (je réduirai à "PO" dans la suite, ce sera plus court) : on voit ses effectifs fondre au fil des heures, à tel point que l'image de Luke seul face à l'armée du PO à la fin du film à presque la valeur d'un symbole illustrant l'ampleur du déséquilibre des forces en présence.
Sauf que j'ai eu l'impression pendant tout le film que le réalisateur cherchait à gommer les erreurs ou les outrances de l'épisode précédent. Je ne sais pas si c'est effectivement le cas, ou bien si They have a plan depuis le début, mais les directions prises par l'histoire m'ont bigrement rassurées. J'ai particulièrement aimé la façon que le scénario avait de désamorcer les attentes du spectateur, de jouer avec les situations convenues ; ça m'a paru évident au visionnage mais là bien sûr, je n'ai pas d'exemples qui me viennent xD En gros, à chaque fois que je me suis dit "ah là, c'est pareil que..." ça ne s'est pas déroulé comme prévu, ET TANT MIEUX, parce que j'ai enfin la confirmation de ce que j'écrivais après avoir vu le Réveil de la Force : "Je pense (en tout cas j'espère sincèrement) qu'il s'agissait dans ce film de se "recaler" sur la première trilogie, s'assurer un nouveau public avec une recette éprouvée, rassurer les "vieux" avec des références explicites (mais genre gras-italique-souligné-clignotant, z'avez vu comment j'ai respecté la charte, hein ? hein ? )... pour mieux s'en écarter ensuite, car sinon ça n'aurait, comme je viens de le dire, aucun intérêt." http://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?L3cbUg
A pleins de moments, j'ai ainsi eu l'impression qu'il y avait une tentative d'infléchir la trajectoire, de gommer les incohérences, comme lorsque Snoke explique à Vador euh non, à son neveu, les raisons de son échec face à Rey et Finn, mais que ces explications sont en fait une confirmation pour le spectateur (je ne vais pas m'auto-citer à nouveau, promis).
Ma phrase préférée de cet épisode : "Enlève ce masque ridicule" :)
Ben en voilà un d'exemple que je cherchais : on sort du schéma le-méchant-Sith-habillé-en-noir-avec-un-masque (d'ailleurs je kiffe la robe de chambre de Snoke, on peut l'acheter où ?).
Tenez, un autre exemple : la filiation de Rey, expédiée d'une phrase : ben tes parents c'étaient des ferrailleurs qui t'ont vendu pour acheter à boire. Et hop, 2 ans de théories de fans qui tombent à l'eau.
Tant qu'on est dans les filiations, je ne pense pas que Finn soit le fils de Mace Windu (et je ne dis pas ça parce que je n'y avais pas pensé) : vu la direction prise par les scénaristes, ce serait juste une facilité indigne.
Contrairement à Kevin, je ne voulais surtout pas d'un épisode V sauce 2017 ; comme je l'écrivais il y a pile-poil 2 ans, j'espérais bien que les nouveaux réalisateurs auraient l'intelligence de s'écarter du chemin tout tracé pour proposer leur propre interprétation de l"histoire. Et pas un éternel recommencement avec les nouvelles errances de la famille Skywalker-Solo.
Points divers :
A propos des Jedi :
Luke. Il parle des Jedis, de leur propension à se croire supérieurs, que c'est ce qui les a détruit, et qu'il y a succombé aussi, un instant seulement, mais l'instant qui fera basculer son apprenti définitivement.
Est-il totalement exclu d'imaginer à l'avenir des épisodes sans Jedi ? Ou bien Rey va t-elle former secrètement des petits garçons armés d'un balai ?
Sur l'héroïsme :
montre assez le côté futile de certaines opérations qui peuvent paraître héroïques. Ce n'est pas parce qu'on se conduit en héros qu'on fait quelque chose d'utile, y compris pour la cause qu'on défend.
Absolument, c'est même le fil conducteur de cet épisode, de la bataille de la scène d'ouverture jusqu'à la tentative de sacrifice idiot de Finn à la fin. "Il ne sert à rien de s'acharner sur nos ennemis, il vaut mieux sauver ceux que l'on aime". Kiff.
Autres personnages :
Questions diverses :
Bref, très bon cru, j'apprécie beaucoup moi aussi la stratégie consistant d'une part à faire disparaitre progressivement les figures connues de l'ancienne trilogie pour en imposer de nouvelles, et d'autre part à "casser les codes" de l'univers mais là aussi progressivement. Je suis très curieux de voir comment tout cela va se dénouer dans l'épisode IX, avec une petite crainte cependant : que celui-ci n'offre qu'une demie-fin, de manière à préparer l'attente pour les épisodes X-XI-XII...
(je reviendrai sûrement compléter ce shaare si d'autres choses me passent par la tête)
EDIT : je ne sais pas où caser ça : aviez-tu noté que l'action de l'histoire se déroule quasiment dans le même temps que la durée du film ? C'est pas du 24H, mais pas loin. D'où un sacré sentiment d'urgence ; j'ai trépigné sur mon siège pendant tout le film. Il me semble que c'est assez inédit pour un SW, les épisodes précédent prenant leurs aises sur de plus longues périodes de temps.
EDIT 2 : grosse boule dans la gorge pendant le générique de fin, au moment de la dédicace à Carrie Fisher. Evidemment que j'ai pensé à elle pendant tout le film (et plus prosaïquement, je me demande comment le scénario va gérer son absence dans l'épisode IX)
EDIT 3 : quand même, elle s'en sort vachement bien au sabre Rey, malgré sa non-formation par Luke. Un peu cheaté je trouve. C'est la seule incohérence de l'épisode VII qui n'aie pas été corrigée.
EDIT 4 : Leia qui réintègre le vaisseau après un p'tit tour dans l'espace : non désolé, mais ça c'est juste ridicule :/
Niveau scénario, les enjeux sont clairs et simples
Bon, c'est Star Wars quoi... légèrement manichéen sur les bords...
J'attends avec impatience le retour de Kevin, qui ne peut pas encore nous le donner tout de suite, n'en étant qu'à son 8ème visionnage ^^
Les Derniers Jedi maintient ainsi artificiellement les personnages dans une sorte d’activité permanente justifiée par une succession de rebondissements permanents, pour justifier de leur non-développement. Leurs enjeux personnels sont ainsi réduits au strict minimum, dans le seul but de s’acheminer vers un final aussi prévisible que grandiloquent. Le tout ressemble à une course typique d’un film de super-héros, dans lequel les différents affrontements épars entre les héros et les méchants ne font qu’annoncer une bataille finale qui se veut épique grâce à une débauche de moyens et de scènes pompeuses.
Numerama avait été dythirambique à la sortie de l'épisode VII, là le bilan est plutôt en demie-teinte. Je ne suis qu'à moitié surpris.
Je vous dirai une fois vu si mon ressenti va dans le même sens.
Vous remarquerez peut-être que Harrison Ford n’est plus au casting, pour ceux qui en doutaient encore.
Décembre 2017... c'est longuet.