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Mes jeux du moment - Mars 2016 : mort aux micro-plaisirs !

vendredi 1er avril 2016, par Sammy

Je suis foutu. Je n’arrive plus à jouer à autre chose qu’à XCOM.  😳 Après avoir terminé ma partie en cours je suis entré dans une période de grande inconstance vidéoludique, passant d’un jeu à l’autre en quelques jours, quand ce n’était pas en quelques heures. Voyons un peu le résultat de mes expériences de ce mois écoulé.

Episode 1 : la difficile transition

J’ai commencé par une erreur d’appréciation : passer sans transition de XCOM à Life is strange. Je pense que l’on peut difficilement trouver deux univers, deux types de gameplay plus éloignés l’un de l’autre que ces deux là.

J’aime beaucoup le concept de ce jeu (pouvoir remonter le temps sur de courtes périodes, l’importance des choix à faire tout au long de l’histoire), les décors sont très jolis, la musique est prenante, mais j’ai eu un peu de mal à « entrer » dans l’histoire en partie à cause de la transition déjà évoquée, et en partie à cause du gameplay de type point’n click : il faut orienter la caméra dans tous les sens pour trouver quels objets peuvent être activés, et bien souvent c’est juste pour avoir une petite description du genre « j’aime beaucoup cette photo »  🙄

Sans doute aussi faire 15 allers-retours (dans le temps) pour passer un obstacle n’a t-il pas été étranger à mon désarroi. Ainsi, quand Max veut rentrer dans son dortoir pour récupérer une clé usb, et que Victoria l’empêche de passer, il y a au moins 5 manœuvres (à base de robinet, de tuyau d’arrosage et de seau de peinture) pour arriver à ses fins.

Je ne vais pas tarder à m’y remettre, j’ai laissé passer assez de temps pour pouvoir supporter un gameplay différent du style « avancer mon sniper de 3 cases à couvert » 😄 Histoire de me redonner envie (et qui sait, peut-être de vous donner envie aussi) je suis tombé sur cet article de blog encourageant, qui m’apprend que les longueurs du début du jeu sont vites balayées par l’enjeu de l’intrigue.

Mais voilà, en mars, ça repart. [1] J’ai donc poursuivi mes découvertes avec Wasteland 2, jeu qui avait a priori tout pour me plaire : stratégie, tour par tour, humour déglingos et ambiance à la « Fallout ». Il faut croire que ce n’était pas le bon moment non plus. Ce qui m’a le plus gêné ? Il y a beaucoup à lire, et les dialogues étant en anglais, je suis obligé de tout lire pour comprendre l’histoire. Et comme c’est écrit tout petit, je suis obligé de faire du JMMPP, [2] mais ce n’est pas très agréable. J’ai cherché des mods améliorant l’interface sur Nexus, il faudra que je les teste.

Mais je sais que ce n’est qu’un prétexte et que ce jeu m’attend. Il a le potentiel pour me plaire ; ce n’est pas lui, c’est moi. Je reviendrai quand je serai prêt.

Du coup, histoire de rester dans le domaine stratégie / tour par tour, je me suis fait un petit scénario sur Civilization V. Je me suis fait démonter bien proprement. On va parler d’autre chose, hummm ?

Comme je n’en avais pas encore assez, j’ai relancé Civilization : Beyond earth. Beyond earth, ce n’est jamais que du Civilization V un peu relooké pas vrai ? Une autre planète, on remplace les doctrines par des valeurs, l’or par de l’énergie et les barbares par des bébêtes à tentacules, et vogue le vaisseau spatial.

Partie perdue d’un cheveu : il me restait 9 tours pour accéder à la victoire par transcendance, mais un autre joueur a gagné à ma plus grande surprise. C’est d’ailleurs le plus grand changement par-rapport à Civ 5 : la plupart des victoires (3 d’entre elles sur 5 possibles si je me souviens bien) nécessitant la construction d’une merveille particulière, on peut faire toute la partie quasiment sans contact avec les autres civilisations. J’ai lancé derechef une partie, parce que je n’aime pas rester sur une impression d’inachevé... partie abandonnée à 300 tours environ car mal engagée : paradoxalement, en sachant où je voulais aller, j’obtenais de moins bons résultats que dans ma partie précédente où je ne faisais que découvrir. Bref, ce jeu est plus difficile qu’il n’y parait.

Mais poursuivons nos pérégrinations vidéo-ludiques avec Saints Row IV . C’est con, c’est moche, et c’est drôle. On pourrait dire que c’est du GTA sous acide, mais ce serait réducteur. Je n’ai pas joué assez longtemps pour avoir un avis plus construit, mais je sens que la difficulté n’est pas le challenge principal. C’est plutôt : tirer partout, tout péter, et rigoler comme un sale gosse. Oh sinon, il y a des extra-terrestres, et vous êtes le président des États-Unis. Mais ça n’a aucune espèce d’importance en fait.

Je me suis arrêté après deux heures de jeu par pure paresse, à cause d’un pseudo-boss que je n’ai pas vaincu du premier coup.

Episode 2 : mort aux micro-plaisirs !

Et si mon attitude face à ce jeu était révélatrice ? Il n’y a pas de fond, alors je n’accroche pas. Mes expériences suivantes vont me faire toucher du doigt ce que Tommy nommait les « micro-plaisirs » dans un article déjà cité. Car même si mon incapacité à accrocher à certains jeux peut m’être entièrement imputée, bon nombre d’entre eux ne proposent en-effet que quelques éléments intéressants, des micro-plaisirs vite recouverts par le relatif désintérêt du jeu.

Premier exemple avec Deadrising 2, tentation assouvie grâce aux promos du week-end Steam. Comme son nom l’indique, il y a des zombies. [3] Le scénario tient sur un timbre-poste : le joueur a 72 heures pour prouver que ce n’est pas lui qui a permis aux zombies d’envahir la ville, avant de fuir parce que l’armée va tout faire péter. Challenge supplémentaire : ta trop kawaii petite fille a été mordue par un zombie, il faut lui administrer son Zombrex (le traitement anti-zombification) toutes les 24h. Attention, c’est à l’heure près. Évidemment, le machin est introuvable. Coup de bol, l’action se passe dans un centre commercial.

Sincèrement, le seul intérêt du jeu réside dans la combinaison d’objets improbables pour fabriquer des armes délirantes pour tuer des zombies. Deux perceuses, un seau, et hop, la foreuse à tête est prête. Et plus on en tue, plus on obtient de points d’XP permettant... de fabriquer de nouvelles armes, etc. Petit regret : le portage console => PC est approximatif, les gestes du PJ également. Mais il y a des zombies, on ne peut pas tout avoir...

On peut aussi jouer à la poupée avec Chuck (le protagoniste de l’histoire), en l’habillant de n’importe quel vêtement piqué dans les boutiques, mais c’est rigolo 5 minutes. C’est bien là que le bât blesse : c’est juste 5 minutes. Mon moment préféré du jeu ? C’est quand j’ai pu décrocher un sabre d’une panoplie murale [4] et découper les zomzom avec. Micro-plaisir trop vite enfui. J’ai regretté mes 6 €. Hop, remboursé.

Je précise au passage que la rigidité du scénario ne m’a pas incité à prolonger mon effort (obligation d’aller à tel endroit bien précis dans un temps limité, faute de quoi la quête principale du jeu prend fin). Dois-je ajouter que les multiples allusions sexistes dont le jeu nous gratifie en seulement deux heures n’ont pas aidées non plus à me convaincre de son utilité dans ma bibliothèque ?

J’ai réinvesti mon trésor de guerre dans Lego : Le seigneur des anneaux (en promo Steam le week-end suivant). J’ai été déçu. Les phases de jeu se partagent entre taper dans des mobs et enchaîner les QTE chiants. Micro-plaisir : taper dans les éléments du décor pour avoir plus de pièces. On s’en lasse vite. 1h de jeu. Remboursé.

Episode 3 : Retour aux fondamentaux

Pour me consoler de toutes ces avanies, je me suis remis à Civilization V. Je ne sais pas vous, mais je trouve des vertus apaisantes à ce jeu. Qu’importe que je perde ou gagne, l’attrait du tour suivant a un côté hypnotique ; et voir la stratégie patiemment élaborée durant 300 tours s’écrouler en 10 minutes, ça m’accroche. A l’heure où j’écris ces lignes, Georges Washington est en train de m’apprendre la diplomatie à coups de canon, pour avoir privilégié science, culture et foi au détriment de l’aspect militaire. Fun.

Et mon pactole Steam remboursé d’un jeu à l’autre, qu’est-il devenu ? J’ai misé sur Grim Fandango remastered [5]. Maintenant que je suis prêt à jouer à Life is strange, je vais peut-être l’abandonner pour un vieux point’n click...  😎 Je trouve assez exceptionnel qu’un aussi vieux jeu, juste un peu ravalé, fasse aussi « moderne ». Comme quoi la qualité ne réside pas que dans l’épate à coup d’orgie de pixels.

Oh, j’ai aussi paramétré une nouvelle partie de XCOM : Enemy Within, en mode « Seconde vague » en cochant toutes les options et en prenant le mode Homme de fer. Pour quand j’aurai vraiment trop hâte de souffrir.


[1Oui, c’est nul.

[2Je me mets plus près, lien pour les plus jeunes 😛

[3Je mets toujours un E à zombies, et vous ?

[4On est aux States, il y a des armes partout, okay ?

[5Les plus attentifs auront noté que d’un jeu à l’autre je faisais en outre une économie : 6€ et quelques pour Deadrising 2, 4,99€ pour LSDA en Legos, 3€ pour Grim Fandango. J’aurais dû faire trader.