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Et quand je ne joue pas... Okko, série de BD en 10 tomes par Hub

vendredi 21 février 2020, par Sammy

Okko le rōnin est comme Geralt de Riv : un chasseur de monstres. Accompagné de Noshin, un moine alcoolique invocateur de kamis et de Noburo, géant au masque rouge doté d’une force surhumaine, il parcourt le Pajan pour traquer démons, fantômes et autres créatures fantastiques issues du folklore japonais.

Car l’histoire se passe dans un Japon médiéval fantastique, avec de nombreuses références à une culture et une histoire que je ne possède pas. On réalise rapidement que Hub a une sacrée connaissance du Japon, qui va au-delà de l’imagerie traditionnelle des histoires de samouraïs.

Dès le début du premier tome, le jeune pêcheur Tikku offre sa vie à Okko, pour qu’il l’aide à retrouver sa sœur Petite Carpe, enlevée par des pirates. On comprend très vite que c’est Tikku devenu vieux qui raconte les aventures d’Okko ; un procédé classique mais toujours efficace.

La série est organisée en 5 cycles, de 2 albums chacun : cycles de l’eau, de la terre, de l’air,
du feu et du vide. Chacun possède une ambiance qui lui est particulière, voire même des thèmes et une façon d’agencer les dessins. Rien que pour ce genre d’attention portée aux détails, on sait que l’on a affaire à un chef d’œuvre... et qu’il faudra le relire un jour pour bien en savourer toutes les subtilités.

Okko a mauvais caractère, il est coléreux, violent, mais c’est un bretteur hors pair, un compagnon fidèle et un homme de parole. Progressivement, le récit dévoile de plus en plus d’éléments sur les relations entre les 4 protagonistes, jusqu’au dernier cycle, où tout sera révélé sur les origines d’Okko, de Noburo et d’autres personnages secondaires.

On suit donc les aventures du groupe avec un intérêt croissant, la partition de chaque cycle en deux albums permettant à l’auteur de soigneusement développer chacune des histoires, et donnant du rythme à la lecture, car on sait qu’on aura systématiquement la fin de l’histoire dans le volume qui suit.

Les dessins sont magnifiques, tant pour ce qui concerne les paysages que la mise en scène des combats ; j’ai souvent pris le temps de « lire au ralenti », revenant sur chacune des cases d’un combat pour en percevoir chacune des arabesques mortelles. La mise en page est dynamique, tantôt traditionnelle à la façon franco-belge, tantôt éclatée autour d’une vignette principale ou d’un dessin recouvrant tout l’arrière plan de la page, comme vous pouvez le voir dans ces quelques exemples trouvés sur le web.

Au final, voilà une série d’albums où tout le monde trouve son compte : les amateurs de bonne BD, les amoureux de la culture japonaise, les fondus de combat au sabre...


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