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Et quand je ne joue pas... J’écoute Silence on joue

vendredi 28 février 2020, par Sammy

J’ai commencé cette rubrique en évoquant Silence en joue, il n’est que justice que je parle un peu de ce podcast, que j’écoute, par définition, lorsque je ne joue pas.

C’est un « vieux » podcast de jeux vidéo, il me semble même que c’est le plus ancien. De fait, il existe depuis 2007 sans interruption majeure, avec quelques années plus ou moins chaotiques, du fait d’aléas externes (disparition de la chaîne No Life à laquelle l’émission fut un temps associée, problèmes d’hébergeur, etc.). Je vais être franc : je ne l’écoute pas depuis le début, parce que j’ai mis longtemps à venir au monde du podcast. Pour l’anecdote, je ne me suis mis à écouter des podcasts seulement lorsque j’ai eu une voiture permettant de brancher une clé usb sur la radio :-! Oui, c’est ridicule, je sais. Mais de fait, après une période de rattrapage intensif, je n’ai plus manqué une seule émission depuis 2014. Mais au-delà de l’anecdote, cette histoire de clé usb est fondamentale : Silence on joue est pour moi une émission de radio dont je ne louperai pas la fin en arrivant au boulot. Et les amateurs de radio le savent, on n’a pas la même relation avec des gens dont on entend la voix depuis des années, qu’avec d’autres qui sont juste une tête interchangeable à la téloche.

Alors, Silence on joue, c’est quoi ? Présentée depuis le début par Erwan Cario et une équipe de chroniqueur·euses, l’émission n’a pas beaucoup variée dans sa forme [1] : les news, le « com des com » (un retour sur les commentaires des auditeurs, essentiellement sur le forum), 3 ou 4 jeux chroniqués, une chronique jeu de plateau et le fameux « Quand vous ne jouez pas... » pour conclure l’émission [2].

Ce qui fait la grande force de cette émission c’est, outre la personnalité de son animateur principal, la ribambelle de chroniqueuses et chroniqueurs (essentiellement des chroniqueurs, il faut bien le reconnaître) qui se sont succédé au micro ; certains ont disparus des radars, d’autres sont indéboulonnables, d’autres encore refont des apparitions épisodiques... Et c’est à chaque fois comme réentendre une vieille connaissance. En vrac : Patrick Hellio [3], Clément Apap, Corentin Benoit-Gonin [4], Joël Métreau [5], Camille Suard [6], Marius Chapuis, Jean Zeid, Camille Gévaudan [7]... La partie jeu de plateau, après avoir été longtemps assumée par M. Phal de TricTrac, est désormais prise en charge avec maestria par Jérémie Kletzkine, qui me donne envie chaque semaine d’acheter un jeu de plateau ou un jeu de cartes différent.

Et c’est surtout pour ça que j’aime ce podcast : l’équipe informelle qui le compose. Comme dans tout bon RPG... Quoi, j’ai écrit RPG ? Pardon, c’est un lapsus. Chaque PNJ -oups- a donc sa personnalité, sa voix -n’oubliez pas, le côté « émission de radio »- ses marottes, ses préférences... ce qui a parfois donné lieu à des joutes verbales mémorables, mais toujours amicales et respectueuses. Et ça aussi c’est top.

Silence on joue ne parle pas de tous les jeux -qui le pourrait ?- et c’est de mon point de vue l’un des intérêts de cette émission : entendre parler de jeux à propos desquels je ne me serais jamais renseigné par moi-même, faute de support (jeux console) ou d’intérêt personnel (jeux Pokémon, jeux de tennis ou de basket... ça y est, Erwan me déteste. :-)) ). Ce qui est sympa aussi, c’est que ce n’est pas l’école des fans et, sans parler d’un mauvais jeu juste pour le plaisir d’en dire du mal, l’équipe n’hésite pas à être sévère mais juste avec les jeux présentés, sans céder à l’appel de la hype, quitte à parfois se planter sur certains titres [8], mais ça fait partie du... jeu.

Rendez-vous compte : ils n’ont jamais parlé de RimWorld !

A l’inverse, elle m’a permis de découvrir des jeux qui sont désormais dans ma liste de souhaits, voire déjà achetés : Outer Wilds, Detroit : Become human, What the golf... pour les envies ; Frostpunk, Into the breach ou Life is strange 2 pour les achetés...

Encore une louange pour finir ? J’avoue une dilection particulière pour les émissions spéciales : musiques de jeu ; interview des membres de Women in games France ; de chercheurs travaillant sur les JV, comme Sébastien Genvo ou Mathieu Triclot, ; de Sébastien Bénard, patron du studio à l’origine de Dead cells ; émission spéciale jeux vidéo et non voyant... et j’en oublie sûrement.

Allez, on lance le générique.

  • Tir (long)
  • Bip doux (dans le fond)
  • Swach (dans le fond)
  • Alarme
  • Bande son + voix (tout du long)
  • Coup de feu A
  • Croissement
  • Combat d’épées
  • Coup de feu B (x3)
  • Bombe A (dans le fond)
  • Coup de feu B
  • Coup de feu C (x3)
  • Coup de feu D
  • Bombe A
  • Bombe B (longue)
  • Laser (inversé)

J’ai bien sûr essayé d’autres podcasts de jeux vidéo, mais je n’ai pas accroché, et je reste sur SoJ :

  • J’ai essayé ZQSD, mais non seulement l’émission dure 3 heures, mais j’ai eu l’impression de déranger une sorte d’entre-soi où tout le monde se connait , avec des références internes interdisant de facto l’accès aux nouveaux venus.
  • J’ai essayé La Playade, podcast lancé par des membres du forum de SoJ, mais je n’ai pas tenu plus d’un quart d’heure. Disons 20 minutes. J’ai flanché devant l’interminable tour de table où chaque protagoniste récitait la liste de ses possessions (« j’ai un Mac, et puis 2 PC ultra-puissant, 1 Xbox, 2 ipad et je viens d’acheter la Switch... ») Grosse gênance et impression de ne pas faire partie de leur monde.

J’essaierai peut-être de leur redonner une chance un jour, à l’un comme à l’autre. Il ne faut pas rester sur une mauvaise impression.

  • Finalement, le seul qui ait trouvé grâce à mes oreilles c’est Ludographie comparée, vraisemblablement parce qu’il n’a rien à voir avec SoJ. Le pitch : En moins d’une heure, Mathieu dissèque un élément au sein d’un jeu ou d’une série de jeux donnée. Sa discipline, la Ludographie Comparée, consiste à expliquer les raisons de la présence de cet élément, le problème qu’il sert à résoudre. Complétement atypique. J’y reviendrai sûrement dans un prochain article.

[1mais dans sa durée, si : elle a été à peu près multipliée par 5, mais n’excède que très rarement les 90 minutes

[2je cite pour mémoire la regrettée question mystère, disparue depuis fort longtemps

[3J’ai un peu la flemme de chercher les comptes Twitter de tout le monde... désolé !

[4Ex « mur porteur » exilé au Japon... on a des nouvelles ?

[5il revient quand ?

[6qui va beaucoup nous manquer...

[7qu’on aimerait entendre plus souvent... ou alors rendez-nous le 56Kast !

[8Coucou Portal