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Jedi : Fallen Order

mercredi 7 février 2024, par Sammy

Fidèle à mon légendaire sens du timing, je vais à nouveau traiter d’un jeu sorti il y a, ohlala, pfff, au moins [1]. Il sera donc aujourd’hui question de Jedi : Fallen order.

L’évènement du Jedi

Jedi : Fallen order c’était un peu le nouvel espoir des fans qui attendaient le retour des jeux solo [2] dans l’univers Star Wars. Mais il est un peu surprenant de prime abord, car il emprunte à plusieurs styles : un peu metroidvania, un peu jeu d’aventure à la Uncharted, une petit touche de mécanismes « à la Dark Souls ».

Quelques définitions (forgées d’après Wikipédia) pour les plus récalcitrant·e·s au vocabulaire vidéoludique :

  1. Metroidvania : le terme est un mot-valise constitué des noms des jeux « Metroid » et « Castlevania » et désigne un type de jeu comportant des cartes avec des mondes connectés entre eux que le joueur peut explorer, certaines parties n’étant pas accessibles. Le joueur peut y accéder seulement s’il gagne des armes ou des capacités particulières. Les améliorations que le joueur peut obtenir l’aident également dans sa quête à affronter des ennemis plus difficiles et repérer des raccourcis ou des zones secrètes, ce qui l’oblige souvent à revenir sur ses pas.
  2. Dark souls : la série des Souls a créé la notion de Souls-like : des jeux qui suivent les principes généraux de ces jeux, en particulier l’exploration, le système de combat exigeant, le système de point de contrôle ou encore le système d’expérience.

Les niveaux sont donc construits à la façon d’un métroidvania : le joueur débloque des passages au fur et à mesure de sa progression ; et les combats sont « à la façon des Dark souls », sachant que les guillemets sont ici indispensables. C’est une inspiration, pas une comparaison : n’espérez pas finir un souls une main dans le dos parce que vous aurez fini Fallen order... Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on vous demandera de parer, esquiver, et frapper au bon moment... Le gameplay reprend par-ailleurs un autre principe des jeux From Software : il y a plusieurs points de sauvegarde par niveau, permettant de restaurer sa santé. Mais à chaque fois qu’on restaure sa santé, les ennemis déjà tués réapparaissent...

Bref, un jeu melting-pot des trucs à la mode, mais c’était à prendre ou à laisser si on voulait pouvoir à nouveau jouer les jedi !

Force et attrapes

L’histoire, insérée au chausse-pied entre les épisodes III et IV de la saga cinématographique fait le job, même si j’ai assez vite oublié le prétexte servant de base au scénario, et me suis contenté de profiter de la balade.

On incarne donc Cal Kestis, un survivant de la grande purge jedi ordonnée par l’empereur. Traqué par l’Empire, il va entreprendre une quête initiatique, assisté de quelques alliés [3], à la fois pour renouer avec la Force, moyen bien pratique pour distribuer des points de compétences au fil du jeu, et pour retrouver un artefact [4], mais tout le monde s’en fout.

La progression mélange combats, parkour et énigmes, à la façon d’un Tomb Raider ou d’un Uncharted. Le jeu multiplie ainsi les passages où l’on doit suivre un itinéraire obligé à base de je cours sur un mur, je saute sur l’autre mur, j’attrape une liane, je... tombe, je recommence. C’est plutôt sympa, même si certains passages m’ont fait frôler le passage du côté obscur.

Le jeu n’est pas d’une difficulté monumentale, la preuve, je l’ai presque fini ; c’est plus la lassitude devant une boucle de gameplay un chouïa répétitive -et par voie de conséquence l’envie de jouer à autre chose- qui m’a fait décrocher. Parce que le jeu pêche par là où il est original : au bout d’une dizaine d’heure, re-re-refaire encore la même chose sur une des 4 planètes proposées, ça n’enthousiasme plus des masses, surtout que les grands moments « à la Uncharted » sont concentrés dans les premières heures, comme il fallait s’y attendre...

On tourne en-effet vite en rond, dans Fallen order, c’est un peu le revers de la médaille des choix opérés par le développeur : on fait du métroidvania, mais du coup on passe et on repasse au même endroit. Même si l’on finit par débloquer des raccourcis, j’ai le souvenir d’avoir parfois perdu mon chemin autant que mon temps à chercher la suite... surtout que la carte n’est absolument pas aidante.

Dans l’ensemble, je resterai sur un ressenti plutôt positif : on retrouve -enfin- une vraie sensation dans le maniement du sabre laser, et les pouvoirs de la Force, même s’ils sont limités en nombre, font le boulot et ne demandent pas d’avoir 10 doigts à chaque main [5].


Morale de l’histoire : ce que je veux c’est un Uncharted-avec-le-pouvoir-de-la-Force !  😎


[1Novembre 2019 sur PC, m’apprend Wikipédia

[2non, je ne vais pas rabâcher ma passion pour Jedi knight. Mais qu’est ce que c’était bien quand même.

[3dont un petit droïde mignon, on est quand même dans Star Wars

[4un annuaire des jedis, ou un truc comme ça

[5Coucou The Force unleashed, oui c’est à toi que je pense

  1. J’y ai joué en 2023...