Dites, vous avez vu ? Le gouvernement, LR et le FN se sont mis d’accord pour voter une proposition de loi terrifiante instituant une présomption de légitime défense en cas d'usage des armes à feu par les forces de l'ordre.
Je vais le dire autrement : un flic vous tire dessus. Vous êtes en tort. C'est à vous de prouver qu'il n'avait pas raison de vous tirer dessus. Bon courage.
Qui a dit dictature policière ? Meuuu non, puisqu'on vous dit que c'est pour votre sécurité, allons, allons.
Un pays qui voit des outrages à la police partout ne va pas dans la bonne direction.
Libération publie des images inédites des faits, issues des caméras de vidéosurveillance et récupérées par la justice (voir la vidéo ci-dessous). Ces vidéos permettent d’observer l’ensemble des violences reprochées aux agents. Des messages radio échangés entre les policiers dans les instants qui précédent attestent aussi de l’état d’esprit belliqueux de la hiérarchie.
[...]
Tout aussi troublant, Gilbert S. ne demande pas de compte rendu à ses troupes pour savoir qui est rentré dans le restaurant, voire qui est concerné par les violences. Alors même que son pouvoir hiérarchique aurait pu leur imposer de répondre. «Il semble […] que vous n’ayez pas souhaité poser des questions à vos personnels», relèvera la juge d’instruction chargée de l’enquête.
[...]
A ce jour, et alors même qu’une enquête administrative a également relevé les violences des agents, aucun d’entre eux n’a été sanctionné par le ministère de l’Intérieur. La plupart ont même été félicités, voire promus.
Ohlalala, les forces de l'ordre agissent sur ordre de leur hiérarchie, qui elle-même suit les directives du Préfet de police, appointé par Beauvau ? Mais aurait pu prédire ?
Collègues de travail, plaignant·es, gardé·es à vue… Disclose a retrouvé 429 victimes de violences sexuelles perpétrées par des policiers ou des gendarmes partout en France. D’après notre enquête, ces affaires, qui vont du harcèlement sexuel au viol, impliquent 215 fonctionnaires, tous grades confondus. Leur point commun : ils ont abusé de leur pouvoir pour arriver à leurs fins et imposer le silence. Le ministère de l’intérieur laisse faire, en toute impunité.
Ces policiers et gendarmes ont ciblé les plus vulnérables : des femmes venues déposer plainte pour violences conjugales, des personnes exilées et handicapées cherchant protection ou encore des travailleur·euses du sexe ou des adolescent·es interpellé·es. Ils sévissent également au moment précis où elles se trouvent à leur merci : en garde à vue, au dépôt d’un tribunal, lors d’un contrôle routier ou d’une interpellation. Lorsque les victimes sont des hommes ou des adolescents racisés, ces violences prennent presque toujours une dimension raciste. Si elles ont lieu dans un contexte de manifestation, elles deviennent alors « un moyen de répression » à part entière, résume l’avocate d’une étudiante agressée sexuellement lors de son arrestation, en marge d’une manifestation parisienne.
L'autre moitié des victimes : des femmes policières.
La hiérarchie banalise, le ministère s'en fout.
La gerbe.
Vous comprenez pourquoi je dis que les violences policières sont avant tout des violences d’État ?
Un policier frappe un paraplégique (pendant qu'un second le tiens et qu'un troisième regarde).
Les policiers portent plainte.
Arrêtez de réfléchir, vous allez attraper mal à la tête.
- Former les forces de l'ordre à utiliser les LBD pour éviter les mutilations => NON
- Foutre de l'IA dedans pour que l'arme décide à la place de l'humain où il faut tirer => OH OUI, QUELLE BONNE IDÉE
Et, évidemment, changer les méthodes de la police et n'utiliser la violence qu'en ultime recours => NON CERTAINEMENT PAS
Tout est dans le titre.
via Seb
L’usage «excessif» de la force par la police française inquiète l’ONU
via Seb je crois
A la suite de la reconstitution judiciaire organisée le 5 mai, le récit des agents est conforté sur les risques pris par l’adolescent dans sa fuite mais est contredit à l’inverse concernant le danger immédiat pour les policiers au moment du tir.
Non, rien. Circulez, puisqu'on vous dit que y'a rien à voir.
Vous n'allez tout de même pas nous faire croire que vous avez attendu juillet 2024 pour vous rendre compte qu'Alliance, le principal syndicat de la police, était un nid de fachos ?
Désormais, avec la nouvelle loi, qui date du 22 avril, la présence de l'avocat est obligatoire : dans le cas contraire, l'audition ne peut pas commencer. Si l'avocat désigné ne peut pas se présenter "dans un délai de deux heures", ou si la personne n'a pas de conseil, un avocat commis d'office doit obligatoirement être désigné.
Des exceptions à cette règle ont été introduites. Elles sont soumises à des conditions : il faut une "renonciation expresse de [l]a part [de la personne en garde à vue] mentionnée au procès-verbal" ou bien une demande d'un procureur de la République, "soit pour éviter une situation susceptible de compromettre sérieusement une procédure pénale, soit pour prévenir une atteinte grave à la vie, à la liberté ou à l'intégrité physique d'une personne".
On parie combien que les renonciations expresses vont se multiplier dès ces prochaines semaines, en mode "signe là et on te fout la paix" ?
Pourquoi des policiers y sont-ils opposés ?
Plusieurs syndicats de policiers montent au créneau contre ces nouvelles dispositions. Porte-parole d'Alliance [...]
Okay, on interroge les fachos pour savoir ce qu'ils pensent de la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Bravo France Info.
"Il m'a agressé en me jetant son œil", ça peut passer ?
J'ai l'air de rire, mais c'est absolument horrible.
Lu dans Brief.me :
La commission des Lois du Sénat formule 25 propositions pour faire face à des émeutes telles que celles qui se sont déroulées en juin 2023, dans un rapport publié hier soir. Après six mois d’enquête, les sénateurs proposent notamment l’interdiction de la vente des mortiers d’artifice et la possibilité pour le gouvernement de limiter certaines fonctionnalités des réseaux sociaux telles que la géolocalisation utilisée par les émeutiers pour se retrouver. Les émeutes de juin 2023 représentent un coût déclaré aux assureurs de 793 millions d’euros, « soit un montant quatre fois supérieur à celui des émeutes de 2005 », selon le rapport.
Et interdire aux flics de tuer des gosses, ils y ont pas pensé ?
Trouvé via Brief.me, que je cite :
Près de 60 % des policiers et gendarmes estiment que le recours à plus de force que prévu par la loi devrait être toléré dans certains cas, selon un rapport publié aujourd’hui par le Défenseur des droits, une autorité administrative indépendante. L’étude menée dans sept départements pointe un « rapport au droit ambivalent », en particulier chez les policiers. Plus de 39 % des répondants jugent par ailleurs les contrôles d’identité fréquents peu ou pas efficaces pour « garantir la sécurité d’un territoire ».
Extrait du communiqué de presse du Défenseur des droits :
Forte de ces résultats, la Défenseure des droits invite les pouvoirs publics et institutions concernées à mettre en oeuvre les recommandations qu’elle a formulées à de nombreuses reprises, telles que :
Renforcer la formation initiale et continue des policiers et des gendarmes, à laquelle le Défenseur des droits contribue, notamment sur :
les enjeux relatifs à la relation aux publics et la désescalade de la violence ;
l’obligation, dans l’usage de la force, du respect du principe de proportionnalité et notamment des conséquences physiques sur les personnes ;
la connaissance du rôle du Défenseur des droits, autorité indépendante chargée d’assurer le respect de la déontologie par les policiers et les gendarmes ;
les contrôles d’identité en veillant à ce que les modules dédiés soient effectivement suivis ;
Mettre en place un dispositif d’évaluation de la pratique des contrôles d’identité, de leur efficacité et de leur impact sur les relations avec la population et assurer leur traçabilité.
Je suis horrifié. Je reprends la formulation de SebSauvage chez qui j'ai ouvert le lien : "Les amendes comme méthode d'oppression sociale."
C'est exactement ça. C'est délirant, injuste, et contre-productif => lisez l'article.
Si les deux situations soulèvent des inquiétudes sérieuses, attardons-nous sur le cas des personnes trans. Elles seront outées de fait auprès de la police qui aurait alors connaissance de leur deadname. Or de nombreux témoignages, tels que ceux recensés chaque année par SOS Homophobie dans ses rapports sur les LGBTI-phobies, démontrent qu’il existe une réelle transphobie au sein de la police. Compte tenu de ces discriminations et des violences qui peuvent y êtres associées, fournir de telles informations à la police aura non seulement pour effet de les renforcer mais peut également mettre en danger les personnes trans confrontées à la police.
Un fichier de plus, mais bien puant celui-ci.
"Je refuse d'envoyer des CRS sur des gens qui travaillent".
Purin (c'est le cas de le dire) j'ai failli m'étouffer.
Je vous le recopie :
Ça alors ! Darmanin fait dans la compassion !Aujourd’hui, la gestion du mouvement social dans l’agriculture confirme sa déclaration : pas d’intervention des forces de l’ordre, même lorsque certains agriculteurs n’hésitent pas à dégrader des bâtiments publics des services de l’État, arracher des arbres, détruire des panneaux de signalisation… Aucune réaction policière…
Alors, on se souvient. Retraites, Sainte Soline,Gilets jaunes, réfugiés et sans-papiers, banlieues, Sivens… La liste est longue, aussi longue que le déferlement de violences policières qui s’est abattu sur nous…
Morts violentes, utilisation d’armes de guerre,blessures et mutilations, violences physiques et verbales,arrestations arbitraires, intimidations… Voici notre lot lorsque nous osons occuper l’espace public et manifester notre désespoir…
On constate donc qu’il y a deux poids deux mesures dans le « pays de l’Égalité ».
Nous ne pouvons l’accepter et nous réclamons donc, dans les prochains mouvements sociaux, autant d’égards que ceux dont fait preuve le ministère de l’intérieur avec le monde agricole en crise.Nous aussi nous sommes désespéré·e·s devant les inégalités sociales et la ségrégation,devant la crise écologique, devant les politiques qui bafouent nos conquêtes et nos droits.
Justice et Égalité pour toutes et tous !
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a ouvert lundi 4 décembre une procédure contre la France pour "acte de torture" ou "traitements inhumains et dégradants" après la blessure d'un syndicaliste, éborgné en 2016 lors d'une manifestation contre la loi travail.
Une journaliste travaillant pour le site d’information Made in Marseille a été victime d’une « agression physique (…) de la part d’un CRS » en marge de la visite du président de la République dans la cité phocéenne [...] « Ce contrôle injustifié a dégénéré lorsque l’agent a trouvé sa carte de presse lors d’un contrôle d’identité, puis l’a étranglée alors qu’elle tentait de téléphoner à notre rédactrice en chef pour nous alerter sur la situation », poursuit le communiqué, qui évoque également des « insultes misogynes » et des « propos dégradants tenus par l’agent » à l’égard de la journaliste.
Il faut écouter cette séquence de #Darmanin devant le Sénat : « Je suis à la tête d'un ministère où nous recrutons des enfants de 18, 19, 20 ans qui n'ont pas fait de très grande études. Je ne suis pas à la tête du ministère de la justice où les gens passent des concours à bac+4, bac+5, ou à l'éducation nationale où les gens ont un capital social très important. Et en plus ces personnes ont la contrainte légitime des armes »
Bref, ton excuse c'est de recruter des gamins immatures, frustrés et violents ?
via Bronco
A l’issue d’un court défilé entre la place de la République et la gare de l’Est, à Paris, qui s’est passé globalement dans le calme, Yssoufou Traoré – le frère d’Adama Traoré et d’Assa Traoré, figure du comité La Vérité pour Adama, qui entend lutter contre les violences policières – a été interpellé par des policiers de la BRAV-M, brigade de répression de l’action violente motocycliste. Il est mis en cause pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », selon un communiqué de la Préfecture de police de Paris.
Il a de la chance d'en être sorti vivant.
Oui, ça a été ma première réaction.
L’auteur des images, posté, avec d’autres personnes, à la fenêtre d’un appartement, chambre les forces de l’ordre qui évoluent dans la nuit en évitant des tirs de mortiers d’artifice. L’un des policiers se retourne vers le groupe et fait usage de son lanceur de balles de défense (LBD). Le projectile atterrit dans le mur de l’immeuble, à quelques dizaines de centimètres de la fenêtre.
Le calme, la décence, la maîtrise de ces gens qui nous protègent.
On est pas bien là ?
Depuis, l’association affirme que " les observateurs et la LDH ont fait l’objet d’intimidations, de disqualifications, d’attaques par les autorités ".
Après un travail de plusieurs mois fondé sur les observations de terrain, recoupées à l’aide de témoignages et d’éléments matériels, la Ligue des Droits de l’homme a rédigé un rapport qu’elle présentera le 10 juillet à 10 heures, lors d’une conférence de presse à son siège parisien.
La Ligue des Droits de l’Homme prévient : " Ce rapport remet largement en cause la version officielle présentée par les autorités, qui se sont livrées de manière alarmante à une réécriture factuellement fausse des évènements ".
Je crois que Darmanin... s'en tamponne. Oui, c'est ça. Il s'en cogne sévère.
N'en déplaise au gouvernement, les mères éduquent leurs enfants. Mais pas dans le sens que vous croyez : comment survivre à un contrôle de police.
Voilà où en est.
La situation est trop grave pour que je puisse me vanter de quoi que ce soit, mais vous vous souvenez quand je disais qu'avec le RAID il y aurait des bavures, parce qu'ils sont formés pour tuer et non pour maintenir l'ordre ? Bah voilà, un premier mort.
Comme en 2005, alors que les émeutes qui répondent à la mort violente de jeunes issus des minorités visibles expriment la rage et l’aspiration à la reconnaissance des populations discriminées, on a pu observer le spectacle étrange d’un pouvoir et d’une éditocratie qui tournent et retournent dans tous les sens le mystère d’une révolte incompréhensible, mobilisant les formes les plus absurdes du déni pour cacher la faillite du modèle français. Pendant que l’ONU appelle la République à s’attaquer aux «profonds problèmes» de racisme au sein des forces de l’ordre, la majorité des acteurs politico-médiatiques continue à prétendre que «les enfants des quartiers difficiles (…) sont tous les filles et les fils de la République», et rejette du côté de l’extrême-droite une xénophobie qui s’incarne pourtant depuis des décennies dans la relégation des quartiers, dans un maintien de l’ordre à deux vitesses ou dans la dépolitisation des soulèvements.
A l’inverse de la mort de George Floyd, celle de Nahel n’aura apporté aucun élément de compréhension ni aucune prise de conscience des mouvements qui agitent le pays. En refusant de reconnaître l’existence du racisme français, solidement ancré dans la société par l’histoire coloniale, la bourgeoisie se condamne à regarder passer les trains. Comme après 2005, aucune réponse ne sera apportée à la colère des quartiers. La seule chose visible aujourd’hui est la force du déni, qui enferme le pouvoir dans une perspective répressive à l’israélienne et accentue la dérive des forces politiques vers l’extrême-droite.
Les fafs : oh ben regardes, c'est pas si grave, les USA et le Canada ils sont pires que nous. Et puis tous ces pays d'Amérique du Sud, pfiou...
Pas de quoi être fiers, pourtant.
J'aimerais bien une autre data-viz qui montre le rapport entre nombre de tués par la police et taille de la population, plutôt que le nombre de mort pour 10 millions d'habitants.
Et aussi, une question que je me posais hier soir : on a beaucoup fait tourner l'info comme quoi, il y aurait eu 1 mort en 15 ans en Allemagne pour refus d'obtempérer, contre 15 en 1an 1/2 en France (je cite de mémoire) ; de quelles catégories ethniques les morts ? Non mais sérieux, de quelle couleur ? 8 noirs et arabes ? 10 ? 12 ? Tous ? Je voudrais vraiment, vraiment savoir.
La cagnotte lancée [par le polémiste d'extrême droite Jean Messiha] en soutien à la famille du policier auteur du coup de feu mortel sur Nahel, 17 ans tué mardi 27 juin lors d'un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine), recueille 827 393 euros lundi 3 juillet à 7 heures.
Je vais juste citer @s_assbague (qui écrivait samedi) :
Près de 400 000€ collectés pour le policier qui a exécuté Nahel ? Ces dons ne constituent pas juste un soutien matériel. Ils disent autre chose. Le soutien sans faille à l’ordre racial et policier, au permis de tuer et à la peine de mort pour les arabes et les noirs.
Comme le disait David Dufresnes à Nantes récemment, notre République connaît une succession de «moments dictature». Voici venu un autre de ces moments : celui où la police s’autonomise.
"Oh boy it's escalated quickly"
Sauf que non. J'ai plus envie de rire.
On en est là ; je suis dans le même état de sidération que le petit rongeur devant un serpent.
Etats-Unis, émeutes après le meurtre de George Floyd par un police : le contrat social est brisé. Là aussi, écoutez cette femme : "Pourquoi on brûle nos quartiers ? Parce qu'ils ne nous appartiennent pas. On a rien. Quand la police vient pour maintenir l'ordre, elle nous tue : le contrat social est rompu".
En France aussi.
Enfonçage de portes ouvertes, mais c'est toujours bien de le dire : "En France, la police ne protège pas en premier lieu les citoyens, elle protège l’État."
Coluche -en mode presque sérieux- à propos de la police.
C'était il y a 43 ans. Rien n'a changé, enfin presque, j'ai tendance à penser que c'est pire et que même lui aurait du mal à en rire.
C'est pour ça que je dis que ce n'est pas un problème de personnes et que le problème est systémique ; sinon, ça ne durerait pas depuis des décennies.
Je pose ça là, c'est en train de ressortir suite à la mort de Nahel : en Charente, un jeune homme racisé de 19 ans à été tué dans sa voiture, sur le chemin de son travail.
D'après la version policière, il aurait subitement eu envie de tuer des flics en leur fonçant dessus. Avec sa voiture. Sur le chemin de son travail. Évidemment que "fonctionnaire maintient sa version des faits".
Montage de toutes les vidéos prisent par les témoins -eh oui, il y en avait plusieurs. C'est accablant. Accablant et abject : "Je vais te mettre une balle dans la tête" ; "shoote-le" ; "retourne en Afrique"...
Condamné à deux ans de prison en février 2022, Nordine a vu sa peine se confirmer en appel ce mardi 29 novembre, pour refus d’obtempérer et « violences volontaires », lors d’un contrôle policier en août 2021 à Stains, en Seine-Saint-Denis, au cours duquel il avait été atteint de sept balles.
Je pose ça là.
Sauf que cette fois, un petit grain de sable vient gripper cette indécente machine. Une femme a filmé la scène et la diffuse presque immédiatement sur les réseaux sociaux. On y voit une toute autre version. Non, le policier n’était pas face à la voiture, mais à sa gauche. Non, la voiture n’a pas foncé sur les forces de l’ordre. Sur cette vidéo de quelques secondes, on ne voit pas une tentative d’homicide d’un fonctionnaire de police, on assiste à l’exécution d’un adolescent. Insoutenable, insupportable. L’article L233-1-1 du Code de la route punit un refus d’obtempérer avec mise en danger de la vie d’autrui de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Sous nos yeux, ce délit est puni de la peine de mort.
Depuis la création en 2017 par la loi sécurité publique d’un article élargissant les conditions d’usage de leur arme, les tirs des policiers contre des automobilistes ont fortement augmenté. Ils sont aussi plus mortels.
Tir du policier : une décision « préméditée » pour l’un des avocats de la famille de Naël. Me Abdelmadjid Benamara, un des avocats de la famille de Naël, estime sur le plateau de BFMTV que le tir du policier mardi à Nanterre était «prémédité». «Le policier est sur le côté gauche du véhicule, c’est à dire à côté des roues et non pas devant les roues. Il n’est pas en situation de danger, estime le conseil. Et il prend la décision, préméditée puisqu’il a annoncé bien avant qu’il allait tirer une balle dans la tête du petit Naël, de tirer dans le thorax de la victime. Les faits parlent d’eux mêmes. C’est limpide.»
Le «racisme» en cause dans la mort du jeune Naël, estime Marine Tondelier. «Que ça plaise ou non à certains, pour Naël et pour les autres, on va devoir adresser sérieusement le problème du racisme dans la police», plaide la secrétaire nationale d’EE-LV au micro de Sud Radio. «Tous les policiers ne sont pas racistes. Mais tout le monde ne se fait pas tuer pour un refus d’obtempérer», précise-t-elle. «On a le sentiment qu’on va vers une américanisation de la police», estime-t-elle, rappelant qu’un refus d’obtempérer «c’est trois ans de prison et 75.000 euros d’amende, pas une balle dans la tête».
"Tous les policiers ne sont pas racistes" => Certains policiers ne sont pas racistes.
En liquide ? Des gens en uniforme vont dire "tu paies cash maintenant, ou sinon c'est plus cher demain et tu risques plus gros" dans la rue, pour des infractions potentiellement inexistantes, à des gens sans avocat.
What could go wrong ?
A propos de l'idée de faire payer en liquide ou par CB les détenteurs de cannabis. Ou comment ouvrir grand la porte à la prévarication et aux violences.
A bientôt pour l'épisode 2 : "Qui aurait pu prédire ... ?"
Femme. Noire. Journaliste. Violentée.
Notez le passage de relai dans la violence entre les vigiles et les gendarmes. C'est normal : ils sont là pour défendre les mêmes intérêts.
Les refrains sur le risque futur d’une «menace d’extrême droite» sont dépassés. Nous y sommes. Avec le cas de Jordan, nous avons un policier littéralement nazi, dealer, organisateur d’attaques racistes, qui détourne des armes de guerre et qui est félicité par ses chefs. Il est même envoyé dans l’unité la plus offensive du maintien de l’ordre français. Et Jordan n’est évidemment pas un cas isolé. Quand des SS armés et payés par l’État, bourrés de coke et couverts par leur hiérarchie veulent nous tuer, on fait quoi ?
Oh, quelle surprise, il y a des policiers nazis dans la Brav-M.
Oh, quelle surprise, il y a des policiers nazis sur les réseaux sociaux.
Oh, quelle surprise, il y a des policiers nazis.
Oh quelle surprise.
Oh.
Le gendarme le plus gravement blessé au cours des manifestations contre la réforme des retraites l'a été par un collègue qui a, encore, lancé une grenade n'importe comment.
Lisez bien tout, comme d'habitude. Le ton est drôle, le fond est effrayant, les liens sont terrifiants.