The shorthand that emerged from this case — “Snapchat AI → FBI → local police → school → arrest in under an hour” — is now the most vivid public illustration of an surveillance app infrastructure most users didn’t know was already running.
WAOH. C'est putain de grave. Pas étonnant, pas une révélation, mais putain de grave. Combien de prise de conscience après la lecture de cette article ? AMHA zéro.
via Seb
Désormais disponible dans l'application Mac de ChatGPT, la fonctionnalité « Computer History » génère une chronologie à partir de vos activités sur les applications et les sites web que vous utilisez sur votre Mac. Cela représente-t-il un risque pour la vie privée ?
A titre personnel, c'est ce qui s'approche le plus d'un cauchemar, mais vos faites bien ce que vous voulez.
En attendant, les personnes en contact avec des porteurs de lunettes Meta peuvent installer Nearby Glasses. Cette application disponible sur Google Play ou sur GitHub avertit si des personnes à proximité portent des lunettes connectées. Elle fonctionne en scannant les signatures bluetooth des lunettes et envoie une notification lorsqu’elle en détecte. « Je considère cela comme une infime partie de la résistance contre les technologies de surveillance », explique à 404 Media son concepteur Yves Jeanrenaud. Mais il ajoute qu’ « il s’agit d’une solution technologique à un problème social exacerbé par la technologie. Je ne souhaite pas promouvoir le techno-solutionnisme ni donner aux gens un faux sentiment de sécurité. Cette solution reste imparfaite ».
via Seb
Pour les réseaux sociaux, c’est une autre paire de manches. Adrien Blachere a mûrement réfléchi le sujet, bien avant le retour de Trump à la Maison Blanche. «Il n’y a pas d’alternatives à Instagram, et il faut partir du principe qu’il n’y a pas de solutions alternatives aux Gafam qui soient aussi qualitatives, donc il faut être prêt à de l’inconfort», estime le quadra, qui travaille dans le cinéma. Il assume de passer pour un Don Quichotte. Pour lui, se défaire de la dépendance aux services américains s’apparente à de la désobéissance civile : «Google c’est gratuit, parce que c’est toi le produit. Donc à un moment, il faut se demander où on est prêt à mettre son argent. Est-on prêt à alimenter les bases de données américaines et à vivre dans un modèle de société où les algorithmes dictent nos choix ?»
Après une 1ère analyse en 2013, une seconde en 2015 et un troisième exercice en 2018, où j'en suis de ma dégafamisation ? (à une époque où c'est devenu un choix politique)
1/ Alphabet (Google) :
- Moteur de recherche : je suis sur DuckDuckGo depuis un certain temps désormais, ça convient à mes besoins. 0/5
- Mail : j'ai toujours mon adresse @sammyfisherjr.net et je viens de créer une adresse Infomaniak sur laquelle j'ai transféré mes comptes Libé et Brief.me notamment. Le chemin va prendre du temps pour migrer tous mes comptes, mais on est en bonne voie. Je suis encore obligé de garder une adresse Gmail pour mon téléphone 3/5
- Blog : j'ai abandonné Blogger il y a 10 ans. J'écris désormais chez moi. Le fastidieux travail de recopiage depuis Blogger (pas d'outil d'exportation...) n'est toujours pas fini... depuis 10 ans. Mais ce n'est pas très grave. 0/5
- Agenda : abandonné. 0/5
- Documents : je ne m'en sers plus du tout. 0/5
- Vidéos : je regarde (rarement) des vidéos sur YouTube... mais je ne snobe pas l'offre décentralisée 1/5
- Cartes : comme en 2018, j'utilise indifféremment Google maps, Mappy ou OSM. Mais si Gmaps disparait, je ne ferai pas un AVC non plus. 0/5
- Traduction : je suis complètement passé à DeepL 0/5
TOTAL : 4/40
2/ Smartphone :
Alors là, c'est LE gros changement, j'ai désormais un smartphone Android depuis 1 an 1/2. Je sais qu'il existe des alternatives, mais je débarque, laissez moi le temps.
Et je ne veux pas être plus royaliste que le roi, je veux que mon téléphone "juste marche" (l'app de ma banque, les SMS, le web). Mais j'ai aussi installé F-Droid. 4/5
TOTAL : 4/5
3/ Les autres GAFAM et assimilés :
- Microsoft : je suis passé sous Linux en octobre 2025, et je ne reviendrai jamais en arrière. Le PC du gamin à migrer peut être ? 1/5
- Facebook : nope. 0/5
- What's App : on m'avait un peu forcé la main pour l'installer (parents d'élève, famille). Je ne m'en servais jamais. Je viens de le désinstaller et d'installer Signal à la place. 0/5
- "X anciennement Twitter" : Shaarli et Mastodon l'ont tuer... J'ai fermé mon compte (dont je me servais uniquement pour me démoraliser) fin 2023 (et je suis sur Masto depuis 2017) 0/5
- Apple : j'exècre (toujours) Apple et les blaireaux qui foutent 2 SMIC dans un téléphone. 0/5
- Flickr : j'avais un compte autrefois. J'ai oublié le mot de passe. 0/5
- Paypal : non 0/5
- eBay : non 0/5
- Amazon : je n'achète plus sur Amazon depuis quelques années, quitte à payer plus cher et à attendre un peu plus. 0/5
- Tumblr : j'ai été un [gros utilisateur de Tumblr, mais je n'y vais plus du tout. Je caresse parfois l'ambition de tout rapatrier dans mon Shaarli, mais pfff... 0/5
- Musique en ligne : rien. A ses débuts, j'écoutais Deezer, mais ça c'était avant. 0/5
TOTAL : 1/55
TOTAL GÉNÉRAL : 9/100
Pourquoi le gouvernement veut rapatrier l’hébergement des données de santé des Français – Libération
L’exécutif cherche un nouvel hébergeur pour sa plateforme de données médicales des Français. Jusqu’alors stockées par Microsoft, elles risquaient de tomber entre les mains des autorités américaines.
C'est pas pour dire, mais vous êtes long à la détente... C'est pas comme si ça se savait depuis... toujours ? Chuis sûr que Seb Sauvage en avait parlé à l'époque (2019).
Les réseaux sociaux deviennent également un terrain de chasse. L’agence a révélé il y a peu la création d’une équipe de surveillance mobilisée 24 h/24 pour analyser toutes les photos, messages, données, qui pourraient donner lieu à l’identification des personnes visées. Rappelez-vous, pendant longtemps, on entendait des gens ne pas se soucier des données personnelles qu’ils pouvaient laisser sur internet, convaincus qu’ils "n’avaient rien à cacher", c’est vrai jusqu'à ce qu'un pouvoir autoritaire pénalise un comportement banal.
C'est à pleurer : vous avez construit vous même votre -notre- enfer.
Tout récemment, le média Wired révélait que l’ICE cherche à exploiter la "technologie publicitaire en ligne" à des fins de surveillance. Vous le savez, ces outils sont très performants pour traquer nos déplacements, nous géolocaliser et croiser nos itinéraires. L’ICE cherche à s’en saisir, laissant les défenseurs des droits civiques dans la plus grande des inquiétudes.
La cerise sur le gâteau ? Non content de collaborer activement avec la répression fasciste, Meta (Facebook) censure sur ses réseaux Instagram et Facebook des publications contre la police de l’immigration américaine.
Encore une couche, pour bien vous flinguer votre journée : Capgemini, une entreprise française, cocorico, a décroché un très juteux contrat pour aider l'ICE a traquer des gens.
EDIT du 30/01 : et ça continue : Thales (données biométriques) et Parrot (drones) sont dans le coup aussi
Plus ou moins via Seb
Par ailleurs, comme Google le précise, le fingerprinting digital ne se limite pas aux ordinateurs, étant donné que les télévisions connectées et les consoles de jeu connectées à internet sont également concernées. À titre d’exemple, le fingerprinting digital pourra collecter des informations techniques sur votre télévision (modèle, résolution de l’écran, etc.), tout en analysant vos habitudes de visionnage (applications utilisées, temps de visionnage).
En résumé, à travers cette technologie, l’objectif de Google est de dresser un profil unique pour chaque utilisateur et d’élargir la collecte de données à différentes interfaces (télévisions connectées, consoles de jeu connectées à Internet).
[...]
Si nous ne pouvons pas éviter ou bloquer les diverses collectes de données du fingerprinting digital, il est sans doute préférable d’être conscients que cette technologie sera active à partir du 16 février.
Donc en gros, il n'y a rien à faire ? Sympa.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) a transmis, jeudi 13 février, un signalement doublé d’une plainte au parquet de Paris visant Apple et la collecte massive d’enregistrements de son assistant virtuel Siri, ont appris la cellule investigation de Radio France et le journal Le Monde. La plainte contre X pour violation de la vie privée, traitement illicite des données personnelles et pratique commerciale trompeuse s’appuie sur les informations d’un ex-employé devenu lanceur d’alerte.
[...]
...des usagers américains qui accusent la firme d’avoir enregistré, traité et conservé sans leur consentement leurs conversations privées, entre 2014 et 2024. Ces données étant utilisées à des fins commerciales, et non pas pour la seule amélioration des performances de l’assistant Siri et de la fonction Dictée intégrés aux appareils de la firme.
[...]
le Français est engagé 2 600 euros brut par mois comme "analyste d'annotation des opérations de données" dans sa langue maternelle, le français. "C'est un projet qui nécessite beaucoup de main d'œuvre, se souvient Thomas Le Bonniec pour la cellule investigation de Radio France. Je travaillais dans un grand open space où l’on devait être au moins 80 personnes, avec une nouvelle fournée de 10 à 20 employés tous les lundis.
Ça y est ? Ça commence à rentrer ? La tech, c'est pas magique. L'IA, ça ne marche pas. Cette histoire de téléphone qui t'écoute, il y a longtemps qu'on le sait, la dimension judiciaire n'est que l'aboutissement du processus.
N'en déplaise aux fans d'Apple, je devrais même dire "les fidèles", tant le rapport de certains gogos avec telle ou telle marque tient plus de la religion que de la consommation, il n'y a pas de super-techno-infaillible. Ça n'existe pas. Il faut des petites mains -des petites oreilles dans le cas d'espèce) pour corriger les (nombreuses) conneries de la machine.
Pourquoi refuser d'être fiché pour un oui ou un non ?
Je sais pas moi, par exemple pour empêcher un nazi capitaliste d'avoir accès à toutes les donnés que l'État a sur toi ?
(Musk 👀)Ça y est, c'est plus clair, ce danger avec lequel on vous bassine littéralement depuis des ANNÉES ?
On peut enterrer définitivement le "J'ai rien à cacher ?" (en fait, j'y crois pas.)
Je faisais part à mon épouse hier soir de mon ahurissement sur ce qui est en train de se passer aux États-Unis, dans un relatif silence médiatique (complicité ?). Je lui disais que nos (soi-disant) démocraties occidentales était tellement anesthésiées par un glissement vers l'extrême-droite depuis 30 ans qu'elles regardaient sans comprendre. Demain, quand le FN sera pouvoir, je suis absolument certain qu'il fera la même chose : mettre ses hommes aux manettes, casser, effacer, récrire, le plus vite possible, avant que les contre-pouvoirs puissent réagir et sous couvert d'efficacité. (oui, je crois que je la saoûle des fois)
Ta réflexion fort juste sur les données et la vie privée est un salutaire rappel : quand "ils" auront tout sur vous, "ils" pourront en faire ce qu'"ils" voudront.
"Ce dispositif imposé aux éditeurs de logiciels médicaux, décrit dans un document de travail titré « Référentiel d'Exigences Minimales LGC MDV Vague 2 », permettra à l’administration d’accéder aux données des dossiers médicaux des patients sans avoir à obtenir leur consentement, ni celui des professionnels de santé. Il fait partie des exigences à respecter par les éditeurs de logiciels de gestion de cabinet pour obtenir le label « Ségur vague 2 », et les financements liés."
J'ai une question, bête peut-être, mais : pourquoi ? Quel est l'intérêt pour un gouvernement de fliquer les dossiers médicaux au mépris de toutes les règles ?
timeline des fuites de données des entreprises françaises
via Seb
via SebSauvage sur Mastodon.
Une enquête publiée récemment par Atlas Data Privacy Corp, une société de protection de la vie privée basée dans le New Jersey, met en lumière comment les forces de l'ordre et d'autres organismes publics américains utilisent le programme de suivi « Locate X » pour suivre n'importe quelle personne à la trace. Et ils n'ont pas besoin d'un mandat pour suivre leurs cibles à la trace. Une capacité dangereuse qui devient de plus en plus banale aux États-Unis.
C'est absolument terrifiant, et on n'est pas dans la prospective, mais bel et bien dans la réalité. Avec, dans moins de 2 mois, des types d'extrême-droite à la tête de la première puissance mondiale.
Cas concret :
Un enregistrement d'écran du logiciel visionné par 404 Media et d'autres médias montre un groupe de centaines de téléphones portables - représentés par des points rouges sur une carte - au-dessus d'une clinique d'avortement. Ensuite, l'enregistrement montre le logiciel phare de Babel Street en train de tracer un appareil mobile spécifique d'un endroit à l'autre : d'une maison en Alabama, à un magasin Lowe's, à une église, puis à une clinique d'avortement en Floride.
L'avortement est illégal en Alabama, tandis que la Floride l'interdit après six semaines. Après l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade en 2022 par la Cour suprême des États-Unis, les préoccupations concernant l'accès des forces de l'ordre aux données de localisation se sont profondément accrues, ce qui a conduit des entreprises telles que Google et Apple à supprimer automatiquement les visites de cliniques d'avortement de l'historique de localisation d'un utilisateur.
La DPC estime ainsi que LinkedIn, en tant que responsable de traitement, n’a pas correctement répondu aux exigences de consentement éclairé au sujet des transferts de données vers des tierces parties. Elle réprimande également le réseau social pour une utilisation abusive – dépassant le cadre des intérêts légitimes – des données recueillies pour son propre compte, à des fins de ciblage publicitaire et d’analyse comportementale.
Microsoft a présenté fin mai sa nouvelle fonctionnalité Recall, qui sera disponible sur les PC Copilot+. Elle permet de prendre des captures d’écran en continu et de les analyser directement sur l’ordinateur, afin de créer une “mémoire photographique”. Le géant de l’informatique affirme avoir mis en place des mesures de sécurité, notamment de privilèges administrateur, pour consulter les données Recall. Des chercheurs en cybersécurité ont toutefois pu contourner ces obstacles et accéder aux données comme bon leur semble.
Je vais t'espionner, et tout laisser trainer, mais c'est pour ta sécurité.
Mais quelle boite de merde.
EDIT du 13/06 : A priori Microsoft a fait marche arrière. Mais un peu de copilot, c'est toujours trop.
https://www.ictjournal.ch/articles/2024-06-11/microsoft-retropedale-et-nactivera-pas-recall-par-defaut-udpate?utm_source=substack&utm_medium=email
Lors d’une conférence organisée à San Francisco ce 15 mai, Visa a annoncé le déploiement d’une nouvelle technologie lui permettant de partager avec les détaillants des informations sur les préférences des clients en fonction de leur historique d’achats.
[...]
Les détaillants auront ainsi la possibilité de demander le consentement d’un client pour lui envoyer des offres personnalisées en temps réel lors de ses achats, en utilisant des informations générées par l’IA sur la base des données de transaction.
Argh.
via Mastodon
Si les deux situations soulèvent des inquiétudes sérieuses, attardons-nous sur le cas des personnes trans. Elles seront outées de fait auprès de la police qui aurait alors connaissance de leur deadname. Or de nombreux témoignages, tels que ceux recensés chaque année par SOS Homophobie dans ses rapports sur les LGBTI-phobies, démontrent qu’il existe une réelle transphobie au sein de la police. Compte tenu de ces discriminations et des violences qui peuvent y êtres associées, fournir de telles informations à la police aura non seulement pour effet de les renforcer mais peut également mettre en danger les personnes trans confrontées à la police.
Un fichier de plus, mais bien puant celui-ci.
Dans ce cas : Un utilisateur de Chrome a bookmarké un site de torrent pour le mettre dans une "collection".
Message de Google : "Votre lien sauvegardé viole les conditions d'utilisation de Google".Alors je vous le répète : Fuyez les logiciels et services Google !
Hallucinant. On en est où, dans le décompte des gens "qui ne voient pas où est le problème" ?
via Seb
Un témoignage qui vient corroborer ce qu'on savait déjà : derrière les assistants vocaux (et les enceintes connectées) soit disant "intelligents", il y a des humains. Qui vous écoutent. Sans votre consentement.
Et je ne crois absolument pas à une éventuelle réponse législatives. Pensez-vous que les États occidentaux, en phase de préfascisation, pour lesquels la seule loi qui compte, c'est celle du marché, en aient quelque chose à carrer de la vie privée de leur citoyens ?
Ci-devant citoyen de l'UE, présumé coupable.
Il s'en prépare de jolies choses dites donc.
Surtout, l’article 3 du projet prévoit l’activation à distance de tout appareil électronique dont les téléphones portables en vue d’une captation de son et d’image.
Cette possibilité nouvelle de l’activation à distance de tout appareil électronique dont le téléphone portable de toute personne qui se trouve en tout lieu constitue une atteinte particulièrement grave au respect de la vie privée qui ne saurait être justifiée par la protection de l’ordre public. En outre, le projet n’interdit pas, par leur collecte, l’écoute des conversations dans son cabinet, entre l’avocat et son client, même si leur transcription est prohibée. Il s’agit-là d’une atteinte inadmissible et contraire au secret professionnel et aux droits de la défense.
Ces dispositions apparaissent contraires à la Constitution, à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi qu’à la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne.
Tout est dans le titre.
via la newsletter de CanardPC.
Leysner est l'une des dizaines de milliers de victimes de ce que les Néerlandais ont surnommé le "toeslagenaffaire", ou le scandale des allocations de garde d'enfants. En 2019, il a été révélé que les autorités fiscales néerlandaises avaient utilisé un algorithme d'autoapprentissage pour créer des profils de risque dans le but de repérer les fraudes aux allocations de garde d'enfants.
Les autorités pénalisaient les familles sur un simple soupçon de fraude basé sur les indicateurs de risque du système. Des dizaines de milliers de familles souvent à faibles revenus ou appartenant à des minorités ethniques ont été poussées dans la pauvreté en raison de dettes exorbitantes envers l'agence fiscale. Certaines victimes se sont suicidées. Plus d'un millier d'enfants ont été placés dans des familles d'accueil.
Les data et la privacy, c'est pas juste votre "vie privée" : c'est aussi -littéralement- votre vie.
via Seb
Traquer les traqueurs. Voilà, en résumé, quel est le plan de Mozilla pour 2022 avec sa nouvelle initiative, appelée « Facebook Pixel Hunt ». L’objectif est évident : il s’agit de chasser le « pixel Facebook » que le réseau social met à disposition des sites web pour qu’ils puissent obtenir des informations sur leurs visiteurs, mais qui sert aussi au site communautaire pour glaner des données.
Les navigateurs et la vie privée, banc de test : https://privacytests.org
Tor premier, Firefox (en privé) deuxième, Chrome sans surprise dans les bas-fonds du classement.
Les données ne sont pas la nouvelle ruée vers l'or. Les données sont le nouveau pétrole.
via @davduf et @laquadrature sur Mastodon :
Hier [le 10 mars, je date un peu...], le gouvernement a profité de la panique Covid pour autoriser par décret (sans autorisation du Parlement) la reconnaissance d'image automatisée dans les transports pour évaluer le port du masque à fins statistiques.
Trois décrets publiés vendredi au Journal Officiel, révélés par @nextinpact, créent la polémique et l'inquiétude des défenseurs des libertés. Ils vont permettre aux forces de l'ordre et aux renseignements de collecter beaucoup plus d'informations et des données très personnelles.
[...]
Il ne s'agit pas, théoriquement, de collecter des données de tous les citoyens, mais, selon le décret, de personnes "susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l'intégrité du territoire, ou des institutions de la République. Ou encore de constituer une menace terroriste".
[...]
Quant au contenu des données collectées : ce ne sont plus seulement les activités politiques, religieuses, syndicales, mais dorénavant également les opinions politiques, les convictions philosophiques, religieuses, ainsi que les comportements et habitudes de vie, les pratiques sportives... [...] Le renseignement territorial pourra également enregistrer des données relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques qui peuvent être considérées comme des atteintes au secret médical.
[...]
Surveillance actée des activités sur [les réseaux sociaux] avec possibilité de recueil des pseudonymes et identifiant, pas les mots de passe, uniquement les informations mises en ligne volontairement en source ouverte. Mais il sera possible de capter les commentaires et surtout les photos, reconnaissance faciale non exclue.
Je n'aime pas ces articles où le titre et le chapô sont en quasi-contradiction avec le contenu de l'article. Plutôt que de faire un long discours, je vous recopie le résumé du site du Conseil d’État :
Par crainte de possibles transferts de données personnelles vers les États-Unis, des associations et syndicats ont demandé au juge des référés du Conseil d’État de suspendre en urgence la plateforme Health Data Hub. Le juge observe que les données personnelles hébergées aux Pays-Bas dans le cadre d’un contrat avec Microsoft ne peuvent légalement être transférées en dehors de l’Union européenne. Si le risque ne peut être totalement exclu que les services de renseignement américains demandent l’accès à ces données, il ne justifie pas, à très court terme, la suspension de la Plateforme, mais impose de prendre des précautions particulières, sous le contrôle de la CNIL.
Et le dernier paragraphe :
En revanche, face à l’existence d’un risque, et compte tenu du fait que le juge des référés ne peut prononcer que des mesures de très court terme, il demande au Health Data Hub de continuer, sous le contrôle de la CNIL, à travailler avec Microsoft pour renforcer la protection des droits des personnes concernées sur leurs données personnelles. Ces précautions devront être prises dans l’attente d’une solution qui permettra d’éliminer tout risque d’accès aux données personnelles par les autorités américaines, comme annoncé par le secrétaire d’Etat au numérique le jour même de l’audience au Conseil d’État (choix potentiel d’un nouveau sous-traitant, recours à un accord de licence suggéré par la CNIL…). Il rappelle également que les projets recourant au Health Data Hub sont ceux pour lesquels il n’existe pas d’autre solution technique satisfaisante compte tenu de l’urgence de la situation.
Mon avis ? Ça pue. Parce que si vous comptez sur la CNIL pour jouer les gendarmes... voilà.
via Seb
La directrice du HDH assume ce choix : "Il nous faut des outils très performants sur le plan technologique. Nous avons rencontré un certain nombre d’acteurs fin 2018 et début 2019, notamment des acteurs français, raconte Stéphanie Combes. Il s’est avéré que la plupart n’avait pas la capacité de répondre à nos besoins." Encore aujourd’hui, selon Guy Mamou-Mani, aucun hébergeur français ne pourrait rivaliser avec le géant américain du numérique. "Vous vouliez le HDH, c’est très simple, tranche-t-il : c’était soit le HDH avec Microsoft, soit pas de HDH du tout !"
Cette présentation des choses est cependant loin de convaincre les détracteurs du contrat passé avec Microsoft. Si en 2018, peu d’opérateurs européens bénéficiaient de la certification nécessaire pour héberger des données de santé, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Plusieurs acteurs français ont obtenu une telle certification. Par ailleurs, des alternatives aux géants du numérique existent, explique le médecin et informaticien Adrien Parrot, porte-parole du collectif Interhop. "À l’AP-HP [Assistance publique - Hôpitaux de Paris], c’est un logiciel libre qui est utilisé pour gérer les données de près de 11 millions de patients."
Le "journal de référence" viole vos choix et permet à de nombreuses sociétés de l'adtech de vous surveiller
A ce niveau là, c'est plus du foutage de gueule, c'est de la performance artistique.
Trois chercheurs de Mozilla viennent de prouver que l’historique de navigation permettait d’identifier assez facilement les internautes. Ils ont collecté de manière anonyme l’historique de navigation de 52 000 utilisateurs Firefox pendant deux semaines. La première semaine servait à établir un profil de chaque utilisateur et la deuxième semaine à vérifier ce profil.
Résultat : les chercheurs ont réussi à établir 48 919 profils différents, dont 99 % étaient uniques. L’historique de navigation permet donc d’identifier assez sûrement une personne.
Toujours via le cri du lapin (décidément j'ai bien fait de me mettre à la lire) : les "bosswares" sont des logiciels espions que des entreprises installent sur les PC de leurs employés... ben pour les fliquer y'a pas d'autres mots. Au menu des plus perfectionnés : monitoring de l'activité (ton boss sait que tu vas sur Youporn), Screenshots, Keylogger intégré, activation à distance du micro et de la webcam, et fonctionnement totalement invisible ! Elle est pas belle la vie ?
Encore un système de reconnaissance faciale qui fait polémique : celui de la ville de Detroit affiche un taux d'erreur de... 96% !
(via Le cri du lapin #12, la seule newsletter qui soit lue par ses abonné·e·s)
Premier pays à avoir lancé le pistage du virus par smartphone de manière volontaire, Singapour lance un nouveau service liberticide, baptisé SafeEntry.
Les applications pour "tracer" les malades du Coronavirus : un (gros) pied dans la porte des libertés. L'exemple de Singapour. Édifiant (à ceci près que les singapouriens n'ont pas l'air particulièrement indisposés de la chose).
"Bon ben là les étudiants ils crèvent la dalle, ils sont enfermés depuis 2 mois dans des chambres de 7 à 9 mètres carrés, ils sortent à peine pour tenter de grapiller un kilo de pâtes à une banque alimentaire, ils n'auront pas de job d'été à cause de la crise, ils se trouvent privés de formes vitales de sociabilités depuis déjà deux mois et peut-être encore pour quelques temps, ils sont flippés d'être privés de certains cours, ils sont ultra flippés de se ramasser à leurs putains de partiels ou d'examens, et là, l'institution dans sa grande bienveillance, son immense lucidité et son empathie constante, l'institution va donc leur proposer de les traiter comme des délinquants de base et faire du respect de leur vie privée le torchecul dont on craignait de manquer aux débuts de la pandémie."
Mon amour des gros mots m'a fait choisir ce passage en particulier, mais lisez tout l'article : il est terrifiant par ce qu'il révèle, de cette politique du "pied dans la porte" (ou de la grenouille dans la casserole, vous savez, au début l'eau est froide et elle bouge pas, puis on augmente un peu la température et elle ne bouge toujours pas... et à la fin elle est cuite). On commence à accepter des pratiques aussi indignes que douteuses soi-disant parce qu'on aurait pas le choix, et on se retrouve 5, 10 ou 15 ans plus tard dans un monde ultra-orwellien (je veux dire : pire que maintenant, si, si, c'est possible, regardez les chinois, ils y arrivent, eux, un exemple pour nous tous) et la grenouille est cuite.
Au passage, j'aime beaucoup beaucoup la partie sur l'efficacité des outils mis en place par les étudiants eux-mêmes (Discord), comparée à la machine à gaz administrative qui... qui fonctionne, juste fonctionne, on va dire ça.
Déjà, on va arrêter tout de suite avec les injonctions à mettre de côté nos principes : si votre éthique ne s'applique que quand tout va bien, ce n'est pas de l'éthique, c'est juste un joli costume pour faire chic en soirée.
Le 12 février dernier, le Conseil d’État a accepté notre demande de transmettre au Conseil constitutionnel une question sur la constitutionnalité des pouvoirs de la HADOPI. Cette question porte sur le pouvoir donné à ses agents pour accéder aux données permettant d’identifier les internautes à partir de leur adresse IP. Ce même pouvoir qu’à plusieurs reprises, la Cour de justice de l’Union européenne et le Conseil constitutionnel ont déjà jugé contraire aux droits fondamentaux dans d’autres cas semblables. Il ne reste plus au Conseil Constitutionnel qu’à prendre la même décision pour la HADOPI – et ainsi l’enterrer pour de bon !.
Une décision positive du Conseil constitutionnel constituerait une victoire historique. Elle serait un nouveau clou dans le cercueil de la HADOPI, institution que nous combattons depuis sa création il y a plus de dix ans et dont le fonctionnement repose sur la surveillance de masse de la population. Elle serait aussi l’aboutissement d’une longue bataille menée devant les juridictions françaises et européennes et qui pèsera, quoiqu’il arrive, dans le projet de loi audiovisuelle débattu en ce moment à l’Assemblée nationale, lequel vise à fusionner l’HADOPI et le CSA au sein d’une nouvelle instance, l’ARCOM.
Google, c'est le voisin toujours aimable et souriant qui vous fait de grands signes de la main le matin quand vous partez travailler et le soir quand vous rentrez, mais qui passe son temps à mater ce qui se passe chez vous à travers vos fenêtres.
Et un jour il vous sort de but en blanc : "J'ai vu que le 23 janvier à 17:29 vous êtes allés à la jardinerie pour regarder les tondeuses à gazon pendant 25 minutes et 13 secondes, mais en ne prenant pas votre trajet habituel. Vous ne voulez pas que je vous prête la mienne ?"
CREEPY AS FUCK.
IRL on le recadrerait sérieusement, mais sur internet tout le monde trouve ça COOL.
Purin mais réveillez-vous, les gens. Les GAFAM c'est pas vos amis, et encore moins bienveillants.
C'est tellement ça. Ça me fait penser à un truc que j'ai entendu dans une émission de radio ou un podcast, comme nous étions passé de la société de la société de la surveillance (année 50 à 80, affrontement des 2 blocs, grosses dictatures façon Staline, etc.) à une société du contrôle : c'est plus insidieux, et c'est à plusieurs détente : on veut contrôler nos vies, le flux d'informations, on veut "monitorer" tout et n'importe quoi... et au final, c'est nous qui sommes contrôlés, surveillés à force d'avoir mis nos donnée à dispositions. Impossible de me souvenir d'où je tiens ça. La méthode scientifique ou une émission du même genre sans doute.
Bref, du pain bénit pour la police qui videra le contenu du portable en question : elle aura les noms, les adresses, les centres d'intérêt de tout ton réseau, mais aussi leurs visages. Elle est pas belle la vie ?
Sur beaucoup de téléphones récents, les applications vous proposent de "taguer" les visages des amis (Facebook, Google+). Certains fabricants (comme Samsung) propose également cela dans leur galerie photo, et incluent souvent aussi la possibilité de déverrouiller votre téléphone avec votre visage, ou encore de temporiser le verrouillage automatique de l'écran s'il l'appareil détecte votre visage en train de regarder l'écran (fonction SmartStay).
Là où ça devient glauque, c'est que non seulement on ne sait pas trop ce qu'en font ces applications, mais même en les désactivant toutes (Déverrouillage par visage, fonction SmartStay, désactivation de la galerie Samsung....) ces foutus fichiers continuent être créés. :-(((
La police peut siphonner ton portable en 10 minutes.
Aucun mot sur le cadre légal d'utilisation du bouzin, ce qui sous-entend bien qu'on s'asseoit sur la vie privée des citoyen·nes.
Un avis partagé, et de façon bien plus alarmiste encore, par l'association de défense des libertés en ligne la Quadrature du net. « Ce qu'on peut craindre, c'est qu'une personne soit placée en garde à vue pour quelque chose d'un peu loufoque pour accéder à ses messages et contacts pour que la police identifie d'autres personnes à arrêter. On prend un gars dans la rue qui a une tête de gauchiste, on se dit qu'il est peut-être dans des discussions privées sur son téléphone avec des gars un peu plus radicaux et on remonte le fil ». L'association soulève également que, en vertu de la directive européenne 2016-680, l'extraction de données personnelles dites sensibles (biométriques, politiques, religieuses, orientation sexuelle) est conditionnée à des cas de « nécessité absolue ».
Or, le contexte social actuel ne donne pas matière à se rassurer sur ce point. Le journaliste Olivier Tesquet ajoute : « Une fois qu'on a combiné cet aspect-là avec le fait, qu'aujourd'hui, en France, il peut y avoir une judiciarisation des mouvements comme les manifestations, et ce pour pas-grand-chose, ça fait un cocktail potentiellement explosif ».
J'ouvre un shaare pour regrouper des liens qui trainent dans mes onglets sur la problématique de la reconnaissance faciale, l'expérimentation du gouvernement...
- France Info : Présentation de la phase d'expérimentation
- Moratoire comme la Ville San Francisco sur la reconnaissance faciale var la « propension de la reconnaissance faciale à mettre en danger les droits civils et les libertés civiles, l'emporte largement sur ses prétendus avantages »
- La reconnaissance faciale sur Yandex (le Google russe), assez flippant
- San Diego: en sept ans, le système de reconnaissance faciale n'a permis d'arrêter aucun délinquant (via Seb)
Vu à l'instant sur Mastodon : le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients.
Outre-Manche, l'exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d'accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d'Amazon sans aucune compensation financière et sans l'accord des patient·es.
Pour le dire en une phrase : Apple et Google font ce qu'ils veulent sur leurs services et le font avec un esprit et une mentalité qui là encore n'est ni française ni européenne.
Ajoutez à cela que ces gens, Apple en particulier, ont une fâcheuse tendance à se réveiller un matin en se disant que ce qui était bien pour vous hier n'est plus bien aujourd'hui et que dans 15 jours vous devrez avoir accepté cette nouvelle vision qu'ils imposeront au monde. Si vous pensez que je caricature, parlez-en aux petits programmeurs comme aux gros industriels qui se sont fait jeter du jour au lendemain ... (oui, j'en ai été : Apple m'a dicté ce que devait être mon application mémopilule parce qu'eux savaient ce que devait être un aide mémoire sur les contraceptifs oraux disponibles sur le sol français)
Alors vous êtes libre de penser que l’État français ne sera pas un client comme les autres de ces boites ... Mettez-vous plutôt le doigt dans l’œil (et appuyez bien fort) : que valent 60M de Français dans un écosystème mondialisé ?
[...]
Par contre, là où vous serez certain que l’État et le citoyen français seront considérés comme des utilisateurs lambda, c'est quand il s’agira pour la NSA de piocher dans ce qu'elle peut accumuler de vous sur les smartphones et serveurs sous sa tutelle (ou pas, puisqu'elle semble se ficher totalement des moindres considérations du droit, même sur son sol). Je ne détaille pas, si vous ne l'avez pas fait, lisez le livre d'Edward Snowden.
Bref, le pire est à venir.
via Seb je crois
« Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, cité dans un communiqué. « Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd’hui nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance – où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer – soit nous renonçons aux avantages du monde numérique. »
Soit on se démerde sans eux ? Chiche ?
Depuis six ans, le gouvernement a adopté plusieurs décrets pour autoriser l’identification automatique et massive des manifestants. Cette autorisation s’est passée de tout débat démocratique. Elle résulte de la combinaison insidieuse de trois dispositifs : le fichier TAJ (traitement des antécédents judiciaires), le fichier TES (titres électroniques sécurisés) et la loi renseignement.
L’hypocrisie du gouvernement est totale lorsqu’il prétend aujourd’hui ouvrir un débat démocratique sur la reconnaissance faciale : il en a visiblement tiré les conclusions depuis longtemps, qu’il nous impose déjà sans même nous en avoir clairement informés.
Réponse du gouvernement : "Oh, regardez ce qu'il se passe à Hong-Kong !Ohlala, les méchants chinois !"
Vous n'aimez pas Qwant et du coup vous utilisez StartPage.com ?
Pas de bol: Ils viennent d'être rachetés par System1, une boîte spécialisée dans l'identification et la classification des internautes.
Noooooooon ! :'-(
"Health Data Hub", c'est le petit nom sympa de ce nouveau monstre issu d'une volonté du sommet de l'état. Et comme avec toute volonté idéologique venant de personnes qui n'y connaissent rien et qui sont sous influences, le risque d'aller à la casse est souvent plus grand que les bénéfices.
De quoi parle-t-on ici ? Ce hub est une grande marmite numérique connectée dans laquelle on va déverser toutes, TOUTES, les datas santé françaises disponibles. Et par le saint miracle de l'IA on pense qu'il va en sortir quelque chose.
[...]
Mais attendez, on a gardé le meilleur pour la fin : devinez chers amis, chers confrères quelle entreprise est présentie pour héberger ce nouveau joujou idéologique ? OVH, boite française ? Perdu. Scaleway, branche de Online (Free) ? Perdu. Cherchez un peu quoi !
Allez, on est sympa on vous le dit : une boite américaine qui a un grand cloud couleur ciel sur lequel l'administration US a TOUS les droits (et on a bien compris après avoir lu Snowden que détenir l'autorisation légale n'était plus vraiment la préoccupation là bas, à plus forte raison quand on parle des datas qui ne concernent pas les citoyens US) . Boite qui s'illustre déjà par sa présence dans l'éducation nationale et la défense française. Oui vous ne rêvez pas : Microsoft.
=> nos données de santé vont être stockées chez Microsoft.
via Seb
La reconnaissance faciale débarque en France et vous n’y échapperez pas - Médias / Net - Télérama.fr
Alors que l’ombre de l’exemple chinois et de son “crédit social” plane sur les libertés publiques, la France s’apprête à déployer ALICEM, un système de reconnaissance faciale pour accéder aux services publics en ligne. Malgré de nombreuses réticences...
Supayre 😿 Google dote ses mouchards personnels (que d’aucuns s’obstinent à appeler « téléphone ») d’un nouveau type de senseur, un radar capable d’identifier tout ce qui se passe à proximité https://atap.google.com/soli/ La reconnaissance faciale est une aimable plaisanterie à côté de ce machin qui, avec un peu d'apprentissage, pourra reconnaître tout le monde en fonction du physique, de l’attitude, des gestes…
Vivement la fin du monde qu’on échappe à ça.
En lien avec la conférence de presse tenue à Nice ce matin avec la Ligue des Droits de l’Homme, la FCPE et CGT-Educ, La Quadrature du Net lance un appel à rejoindre la campagne « Technopolice » pour s’opposer aux « Smart City » policières. Elle invite également toutes les organisations intéressées à signer le manifeste associé à cette campagne pour résister à la mise sous surveillance totale de nos villes et de nos vies.
[...]
L’objectif de la plateforme Technopolice sera double : documenter de la manière la plus rigoureuse possible le déploiement de ces projets de surveillance à travers le pays, et construire ensemble des outils et des stratégies de mobilisation capables de les tenir en échec. L’enjeu, c’est de parvenir à organiser des résistances locales en les fédérant afin qu’elles puissent se nourrir les unes les autres.
Je recopie le shaare de Seb :
La biométrie pose beaucoup, beaucoup de problèmes.
D'abord, si un serveur se fait pirater vos données biométriques, vous ne pourrez pas changer de visage ou d'empreintes digitales.
Mais en fait, c'est bien pire que ça: Ces données volées pourraient être réutilisée pour se faire passer pour vous sur d'autres services qui utilisent aussi la biométrie. Ensuite en cas de litige, amusez-vous bien à prouver que ce n'était pas vous ! La biométrie vous met juridiquement en danger.Et même si ces serveurs ne se font pas pirater, voler vos données biométrique est facile.
Vos empreintes digitale ? Oh pas besoin de les collecter sur un verre que vous auriez tenu en main: Il suffit d'une photo. Un hacker Allemand du célèbre CCC a réussi à reproduire l'empreinte digitale de la ministre de la défense allemande à partir de simples photos de presse.
ET CE HACK DATE DE 2014.
https://www.theguardian.com/technology/2014/dec/30/hacker-fakes-german-ministers-fingerprints-using-photos-of-her-handsVotre visage ? Quelle blague. Même les enfants savent pirater les systèmes biométrique basés sur le visage: Cet homme politique américain se demandait pourquoi la batterie de son ordinateur se déchargeait aussi vite. Il a compris: Ses enfants utilisaient ses affiches de campagne pour déverrouiller l'ordinateur : https://twitter.com/mattcarthy/status/1120641557886058496
Vous voudriez bien arrêter de faire de la merde avec la biométrie et arrêter de présenter ça comme une solution miracle ? Ça n'est une solution miracle que dans les films.
Je vais le répéter: La biométrie ne doit PAS être utilisée pour l'authentification (aka "mot de passe"). Elle est seulement acceptable pour l'identification (aka "login").Et bien entendu, je n'ai pas abordé le risque du fichage en masse et du détournement de ces fichiers à des fins politiques/idéologiques.
Présenté comme une interface à YouTube, Invidious se positionne entre vous et YouTube afin de vous préserver du tracking, de la publicité, de la création d’un compte et j’en passe.
[...]
Et la cerise sur le gâteau c’est qu’Invidious est un logiciel libre qui fonctionne sous la forme d’instances comme le fait par exemple Mastodon. Cela veut dire que vous pouvez héberger vous-même votre propre Invidious ou créer un compte sur l’instance de votre choix.Pour voir à quoi ça ressemble et pourquoi pas vous créer un compte, voici quelques instances (dont 2 via Tor) :
- Invidio.us (l’instance officielle)
- yt.elukerio.org
- fi.invidious.snopyta.org
- invidious.13ad.de
- kgg2m7yk5aybusll.onion
- axqzx4s6s54s32yentfqojs3x5i7faxza6xo3ehd4bzzsg2ii4fv2iid.onion
via (°m
Le règlement européen donne à chaque personne un droit d’accès à ses données. Mais souvent, cet accès n’est pas assez bien sécurisé, ouvrant la porte à l’ingénierie sociale.
via Liandri
Déjà que j'ai du mal à comprendre, voilà qui me refroidit l'engouement pour les enceintes connectées, voilà qui me refroidit encore un peu plus. En même temps, c'est pas déconnant :
il serait impossible d’avoir des assistants personnels vraiment efficaces sans l’intervention des humains, du moins dans l’état actuel des technologies qui les animent. Car les algorithmes sont entraînés de deux façons : grâce à des logiciels d’apprentissage (technique dite « non supervisée »)… et grâce à des humains. Ce sont eux qui entraînent les algorithmes d’Alexa. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que certains algorithmes présentent des biais
via Seb
Encore une histoire de journaliste fichée ? Décidément, illes le font exprès !
Pour Camille Poloni, c'est la suite d'un marathon commencé il y a longtemps... genre vraiment longtemps
En matière de renseignement, le secret défense règne en maître, écrasant le respect du contradictoire. Pendant six ans, je n’ai eu accès à aucun des éléments dont les services de renseignement, la Cnil et les juges administratifs avaient connaissance. Ni moi, ni mes avocats n’avons pu lire le contenu des fichiers de la DRM. Même les décrets qui encadrent ces fichiers de renseignement et en définissent les objectifs sont classifiés. Ni moi, ni mes avocats n’avons pu assister à l’intégralité des audiences devant le Conseil d’État : c’était interdit. La décision du Conseil d’État m’a permis d’apprendre que quelque chose d’illégal avait eu lieu, mais en l’état actuel de la législation – durcie par la loi renseignement de 2015 –, je n’ai pas le droit de savoir de quoi il s’agit. Je ne dispose d’aucun indice sur la teneur des données illégales en question, sur leurs conséquences éventuelles ou sur les responsables de cet état de fait.
C'est cool quand sa propre vie devient un sujet de reportage, non ?
Non.
Le problème est que si l’utilisateur contrôle la première couche ["ce que nous partageons"], ce n’est pas le cas des deux autres ["ce que nos comportement disent aux machines" et "ce que les machines pensent de nous". Or ces inférences permettent de déterminer beaucoup de nos comportements : profil psychométrique, QI, situation familiale, maladies, obsessions, engagements… Or, nombre de décisions contraignantes sont prises depuis ces interprétations et corrélations. Le problème est que le « double » numérique que le traitement de ces données produit ne nous est pas accessible… et que si nous y avions accès, nous pourrions ne pas nous y reconnaître. « Que diriez-vous si vous découvriez que votre « double de données » est malade ou émotionnellement instable, sans possibilité de crédit, ou plus simplement pas assez cool, et tout cela à cause de la façon dont vous faites vos requêtes en ligne ou de vos relations en ligne ? »
Du coup une petite liste non exhaustive de choses à faire :
Eviter comme la peste tous les périphériques connectés (frigos, bornes intelligentes, voitures hyperconnectées, etc.) Check
Eviter les commandes vocales et assistants "intelligents" Check
Utiliser Firefox et ublock-origin Check
Préférez Qwant et Startpage à Google Check
Désactiver les trackers et historiques android/ios (position, recherches, etc.) Check (n'ai pas :p)
Désactiver votre GPS en permanence et ne l'activer qu'au besoin Check (idem)
Fuir google, facebook, twitter, instagram, whatsapp, etc. Pas fait : oups Twitter
Changer de DNS sur son PC et téléphone (OpenDNS ou autre) Pas fait
Désactivez tous les trackers Windows 10 https://www.reddit.com/r/Windows10/comments/3f38ed/guide_how_to_disable_data_logging_in_w10/ Vérifier
Utilisez Signal ou Wire pour discuter avec vos amis Sans objet (pas d'amis ?)
Si possible, installez une ROM custom sur votre Android ou virez toutes les applis Google qui espionnent tout ce que vous faites Sans objet
Au travail, si vous vous connectez à des comptes persos, vérifiez les certificats des sites (pour éviter du MITM). Il arrive que les sociétés créent des certificats installés de force sur les machines, et ensuite font du Man In The Middle pour écouter tout ce que vous dites ou faites Sans objet
Utilisez un VPN Pas fait
Créez un faux compte avec de fausses informations, et utilisez le pour vos smartphones/tablettes Noté !
Rootez vos smartphones/tablettes et virez les droits inutiles des applications installées Noté !
Le site de Jean-March Manach.
C’est la grande mode. Après avoir dépensé des centaines de millions d’euros pour des caméras aux résultats insignifiants, les industriels ne jurent désormais que par l’analyse automatique des images. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, s’en faisait le VRP encore récemment, alors qu’il dissertait le 8 juin dernier sur la répression des mouvements sociaux (il parlait des ZAD et des manifestations).
EDIT : Du coup je pose ça là : https://www.metropole-dijon.fr/Les-grands-projets/OnDijon-metropole-intelligente-et-connectee
Parano ?
Pour celleux qui se poseraient la question :
Le réglage des cookies tiers est disponible dans le panneau Vie privée et sécurité des Options de Firefox :
Cliquez sur le bouton de menu Fx57Menu et sélectionnez Options
Choisissez le panneau Vie privée et sécurité et allez à la section Cookies et données de sites.
https://support.mozilla.org/fr/kb/desactiver-cookies-tiers
On constate ainsi que sur une période de 24 heures, Android :
- a effectué environ 900 connexions vers les serveurs de Google (environ 40 par heure),
- a transmis environ 300 fois la localisation du smartphone (environ 14 fois par heures)
via river
Google sait où vous êtes, même quand vous désactivez la géolocalisation.
Oh ben quelle surprise.
Après quelques recherches, les deux médias ont identifié nommément des officiers de la National Security Agency (NSA) américaine, du MI6 et du Government Communications Headquarters (GCHQ) britanniques, des services de renseignement militaires et extérieurs russes, mais aussi des militaires basés à Guantanamo (Cuba), à Gao (Mali) ou en Afghanistan… Ils ont également pu retrouver des salariés d’installations nucléaires, de prisons de haute sécurité, ou des troupes stationnées à la frontière entre les deux Corées. Et sont parvenus, dans de nombreux cas, à retrouver leur adresse civile, voire le nom et le visage de certains de leurs proches.
"Rien à cacher"
Ah bon ? Même pas le fait que tu travailles à la DGSE / au MI6 / dans une installation nucléaire secret défense... ? Et du coup tu t'en fous aussi que TOUT LE MONDE sache où toi / ta famille vous habitez ? T'es con·ne ou t'es con·ne ?
Sérieux, JE NE COMPRENDS PAS. Mais vraiment hein. Au sens le plus profond du terme. Je ne comprends pas que des personnes en charge de la sécurité nationale, même si ça fait un peu ronflant, n'aient pas plus de simple jugeotte que ça.
Compris ?
via Tommy
La télémétrie envoie vos données cryptées (sensible ou pas) à Microsoft toutes les cinq minutes à l’adresse ssw.live.com sur le port 80. Bloquer l’adresse ssw.live.com revient à bloquer Windows Update. Windows Update ne pouvant pas être désactivé signifie que Microsoft peut :
• Lancez le logiciel sur votre ordinateur sans votre consentement.
• Obtenir des données de votre ordinateur sans votre consentement.
• Supprimer les logiciels et les fichiers de votre ordinateur sans votre consentement.Cela qualifie pleinement Windows 10 comme un botnet, qui est un type de malware, et la mise à jour anniversaire (Redstone 1) fait encore pire. Mais pour ceux qui s’intéressent un peu au sujet des données personnelles, ce n’est qu’un acteur de plus qui collecte des tas d’infos sur nous. Un de plus et qui le fait de manière totalement décomplexée sans se cacher et avec l’accord de la CNIL.
Si même la police le dit...
Document à télécharger ici : https://tuxicoman.jesuislibre.net/blog/wp-content/uploads/Windows10_Telemetrie_1709.pdf
EDIT : source originale : https://linuxfr.org/users/scoubidou--2/journaux/windows-10-gros-mouchard et voir ftp://eoleng.ac-dijon.fr/Archive-Mimo/mimo-dev/w10/
Voir aussi https://social.nah.re/@alex/99699321529592263
J'utilise Google Agenda.
Je sais çaymal. Mais j'en ai pris l'habitude depuis tellement longtemps que c'est très difficile de faire autrement.
A l'instant, je viens d'avoir un déclic. Vous savez, ce genre de chose qui synthétise tout ce que vous savez déjà mais que vous avez occulté, parce que justement c'est trop pratique (qui a dit dissonnance cognitive ?)
Mon fils est inscrit à un stage de théâtre. J'inscris donc "Théâtre" dans mon agenda Google le mardi soir. Comme il vient de se casser la clavicule, il na va pas aller à son activité pendant quelques temps.
Je clique sur la case pour la supprimer -au passage, je déteste cette nouvelle interface- et là, je me rends compte que le fond en a été personnalisé : un joli fond cramoisi (façon rideau de théatre) avec un décor stylisé de billets avec des masques et de lunettes de théâtre. Pourquoi ? Parce qu'il y a une fonction dans ce merdier qui "lit" ce que j'écris dans mon agenda, et qui l'interprête en fonction de son contenu. Qui l'interprête un peu trop bien à mon goût d'ailleurs.
Cette fois c'est décidé : je vais activement chercher une solution de remplacement.
Il y a un peu moins de deux semaines, nous lancions un dossier sur la question du pistage en ligne et la préservation de la vie privée. Dans la foulée de ces publications, nous avons initié le projet Kimetrak. Il s'agit d'une petite extension qui permet à chacun de voir quels sont les domaines tiers appelés depuis les sites visités, et d'obtenir des statistiques.
La lâcheté dont ont fait part les députés a été nourrie dès le début des débats par le gouvernement, qui prétend dans l'exposé des motifs du projet de loi que cette directive ne serait pas « applicable aux traitements intéressant la sûreté de l’État et la défense, qui ne relèvent pas du droit de l’Union européenne ». En plus d'être fausse6, cette affirmation n'a pas grand chose à voir avec le problème, et ne saurait être qu'une piètre excuse pour les députés qui souhaiteraient en couvrir leur couardise.
En effet, la directive 2016/680 encadre les traitements réalisés « à des fins de prévention et de détection des infractions pénales [...], y compris la protection contre les menaces pour la sécurité publique et la prévention de telles menaces ». Or, la loi renseignement de 2015 autorise précisément des traitements afin de « prévenir » et de « détecter » une multitude d'infractions définies comme telles par le code pénal (terrorisme, traffic de stupéfiants, traites d'êtres humains, vol en bande organisée, manifestations illégales, émeutes...). Ce sont exactement les activités visées par la directive, qui encadre donc clairement les traitements réalisés dans le cadre de la loi renseignement7.
En refusant de corriger la loi renseignement, l'Assemblée nationale fait honneur à l'hypocrisie de son gouvernement qui, invoquant le droit de l'Union européenne dès qu'il s'agit de déconstruire nos droits, s'entête à le violer quand il s'agit de respecter notre vie privée8. Dans les dix jours à venir, l'ensemble des députés seront invités à déposer de nouveaux amendements (le texte n'est aujourd'hui examiné qu'en commission des lois). Puissent-ils être guidés par le courage et la cohérence qui ont manqué à la commission hier.
« Le contrôle du renseignement : comment concilier surveillance et respect des droits de l’homme ? ». C’est lors de cette conférence à l’intitulé alléchant, que Francis Delon, tête de la CNCTR, a révélé qu'une boite noire était activée « depuis plus d’un mois ».
Un journaliste indien a pu, moyennant 7 euros, acheter à un groupe anonyme l'intégralité de la base de données nationale contenant les informations privées d'un milliard de citoyens. Un fiasco de plus pour ce projet gouvernemental controversé.
via Seb
Loin de disparaître, les oppositions se renforcent et retrouvent ou commencent à cerner des motifs plus essentiels, ceux qui relèvent des rapports de pouvoir, de la dépossession des instruments utilisés pour des enjeux de la vie quotidienne et de la violence de l’intrusion dans la sphère intime. Voilà exactement où nous en sommes en ce qui concerne le déploiement des compteurs qu’on a nommé intelligents pour mieux masquer la dépossession qu’ils infligent aux usagers traités en objets de contrôle et d’une surveillance pudiquement appelée analyse des comportements ou production des données. Il ne faut donc pas s’étonner que les compteurs jugés intelligents par leurs concepteurs soient considérés par ceux qui ne les ont pas choisis comme des compteurs débilitants.
Si vous voulez sauver les compteurs de nouvelle génération, ou tout au moins ne pas avoir à les installer de force, il faudra donc accepter de rouvrir le débat sur les relations de pouvoir et les capacités qu’ils donnent respectivement aux distributeurs et producteurs d’énergie et aux usagers et citoyens. Ce n’est pas qu’un problème de données personnelles. Dans ce domaine comme tant d’autres, les personnes acceptent de fournir des données bien plus intimes, par exemple sur l’alimentation et la santé, pour des études, à condition d’être associées à la définition de leurs buts et à leur mise en œuvre et que des garanties d’indépendance à l’égard des grands intérêts économiques existent, ce qui est hélas rarement le cas.
La réouverture de ces débats sur les pouvoirs d’agir de chacun, loin d’être une perte de temps, est la seule chance d’en gagner, même si cela passe par la mise à la poubelle d’une génération de Linkys et Gazpars. Attention, il ne s’agit pas que de calmer des peurs jugées irrationnelles par les techniciens. Il s’agit de prendre en compte qu’il y a un enjeu démocratique essentiel, une condition d’exercice des droits fondamentaux lorsqu’on déploie des dispositifs informatisés dans la sphère intime, celle du foyer ou celle des comportements quotidiens. Il s’agit de prendre conscience que le fait qu’un compteur appartienne au distributeur et soit sous son contrôle - qui était presque universellement accepté lorsqu’il s’agissait d’un dispositif « bête » - devient intolérable lorsqu’il incorpore une « intelligence » (des algorithmes aussi élémentaires soient-ils) conçue par d’autres dont on ne partage pas nécessairement les buts. La technique est une composante essentielle de la vie humaine, mais elle ne remplace pas la démocratie.
Et encore, j'ai failli tout citer.
La petite expérience valait le coup d’être vécue. En 2011, j’ai voulu exercer un droit (tout le monde peut le faire) : demander, par l’intermédiaire de la Cnil – la Commission nationale de l’informatique et des libertés –, l’accès à toutes les fiches de police et de renseignement me concernant. À supposer qu’elles existent, et il faut bien essayer pour le savoir. Six ans de procédure ont suivi avant que le Conseil d’État ne tranche, le 8 novembre 2017. Dans sa décision, il « enjoint la ministre des armées (…) de procéder à l’effacement des données concernant Mme Polloni illégalement contenues dans les traitements de données nominatives de la direction du renseignement militaire ». Il y avait donc quelque chose, et quelque chose d’illégal. En l’état actuel du droit français, ces données doivent disparaître, mais sans que j’apprenne de quoi il s’agit. Voici donc l’aboutissement de ma démarche, qu’on ne peut pas vraiment appeler une victoire.
L'article est incomplet (le site est payant), vous pouvez lire un résumé ici mais vous avez compris l'idée : on vit dans un beau pays démocratique, je suis très heureux, merci (j'écris à l'intention de mes ficheurs, pour qu'ils me mettent une bonne note de bon citoyen).
via (°m
Les dirigeants de Facebook ou Google multiplient les déclarations bien intentionnées pour nous convaincre qu’ils ne nous veulent aucun mal. Mais le problème c’est le business model qu’ils élaborent. Ils se défendent en prétendant que leur pouvoir d’influence est limité, mais de deux choses l’une : ou bien Facebook est un énorme escroquerie et les publicités ne fonctionnent pas sur leur site (et dans ce cas pourquoi des entreprises paieraient-elles pour leur publicité sur Facebook ?), ou bien leur pouvoir d’influence est terriblement préoccupant. C’est soit l’un, soit l’autre. Même chose pour Google évidemment.
Pour un mug, il faudra ainsi accepter de donner 3 photos tirées de la pellicule de son smartphone ou bien des captures d’écran de conversation WhatsApp, par email ou SMS. Un t-shirt se monnaye pour sa part exclusivement contre les 3 dernières photos de sa pellicule ou les 3 derniers messages reçus — sans possibilité de choisir lesquels. Pour s’offrir l’affiche, le client doit aller encore plus loin : prêter son smartphone au vendeur, qui sélectionne alors librement les photos ou capture d’écran de son choix.
L’initiative vise à sensibiliser sur l’importance des données personnelles. Historique de navigation, vidéos regardées sur YouTube, recherches effectuées, produits consultés… Toutes ces informations ne sont pas seulement sensibles parce qu’elles sont personnelles mais aussi parce qu’elles ont une valeur commerciale pour les entreprises qui les revendent et les acheteurs qui les convoitent. Il s’agit donc, aux yeux de Kaspersky, d’une monnaie comme une autre — et d’un moyen original de promouvoir ses services de protection des données.
Un petit rappel de Gee, toujours bienvenu.
Faudrait p'têt que je trouve le temps de le lire, cet article sur Contributopia...
[Google] Consciente qu'une activation aléatoire contrevient au respect de la vie privée des utilisateurs
Tandis que si c'est l'utilisateur qui accepte volontairement d'être espionné, plus de problèmes.
Pas lu (je ne maîtrise pas assez l'anglais pour pouvoir faire une lecture en diagonale dans cette langue), mais je sens que c'est "réjouissant".
Au Kirghizstan, rares sont les personnes à part quelques proches qui savent où nous sommes. La photo nous met en danger.
On s’est renseigné sur nos droits. On n’a pas le droit de prendre les gens en photo comme ça, sans autorisation.
On vit tranquillement, sans histoires. Pourquoi nous tourmenter ainsi ?
Nadine, il y a une place qui vient de se lbérer dans l'organigramme du FN. Ca t'intéresse ?
Face à la constitution de bases de données de plus en plus massives et au développement d’outils d’analyse de plus en plus sophistiqués, il est urgent, lance-t-elle, que les codeurs s’interrogent sur leur responsabilité sociale : «En tant qu’ingénieurs, développeurs, administrateurs système, nous avons l’obligation éthique de réfléchir aux conséquences des systèmes que nous construisons.»
Dans noptre grande série "si vous n'avez rien à cacher, vous n'aurez rien contre", la résidence universitaire de Rennes vous présente le lit connecté qui détecte combien vous êtes dedans. Classe, non ?
via Mastodon
EDIT : rétropédalage de compét' au CROUS de Rennes : https://www.nextinpact.com/news/105122-big-brother-dans-lits-connectes-detudiants-la-reponse-concepteur-retrait-crous.htm
« Client : — Si je vous demande de me pister et de me dire où je suis, vous pourriez ? Teemo : — Oui, donnez-nous votre IDFA [identification publicitaire des iPhone]. »
Le client cherche dans son iPhone cette suite de numéro mystérieuse. Une fois trouvée, les ingénieurs l’entrent dans leur base comme s’il s’agissait d’une plaque minéralogique. Quelques secondes plus tard, sur une carte de Paris, ils retracent les derniers déplacements du client : « Vous êtes allé au restaurant hier soir ? ».
Mieux encore : sans l’IDFA, et seulement avec l’adresse et le lieu de travail d’une personne, retrouver n’importe quel Français prendrait 5 secondes à une équipe de 20 personnes, selon les informations que notre source nous a communiquées. Le Président de la République est encore plus simple à trouver, nous explique-t-on, car « il est fan de l’Équipe et est toujours suivi par une dizaine d’autres smartphones ».
via Seb
J'en parlais il y a quelques jours :
Paris, le 7 juin 2017 - Des groupes industriels de presse ou détenant des titres de presse ont annoncé le lancement d'un nouveau projet conjoint baptisé « Alliance Gravity »1. Deux jours après, Le Monde et Le Figaro annoncent leur propre alliance, nommée « Skyline ». Sous couvert de lutter contre Google dans le partage des revenus publicitaires liés à la presse, ils comptent créer des plateformes communes pour centraliser les données personnelles de leurs lecteurs, afin de mutualiser l'achat d'espaces publicitaires. Cette annonce fait suite à des tribunes communes contre le règlement européen ePrivacy en cours de négociation (protection des communications en ligne), au lobbying pour instaurer un droit voisin pour les éditeurs de presse dans la directive européenne de réforme du droit d'auteur, et plus généralement à des années d'action pour aller toujours plus loin dans l'exploitation des données à des fins publicitaires, et l'extension du droit d'auteur.
Ces futures plateformes concentrent tous les échecs d'une industrie de la presse française incapable de respecter ses lecteurs. Au-delà, ces annonces montrent une industrie qui refuse de saisir l'occasion de la récente refonte de la législation européenne de protection des données pour créer, sur la base de celle-ci, des modèles de financement innovants, respectueux des lecteurs et des journalistes, en sortant du couple néfaste « exploitation des données / publicité ».
Pour mémoire :
- Gravity = les Echos-le Parisien, Lagardère (Europe 1, Paris match, Le JDD, Doctissimo...), SoLocal (maison mère des Pages jaunes), SFR (propriétaire de Libération), Prisma, M6, FNAC-DARTY
- Skyline = Le Monde, Le Figaro
A creuser pour savoir qui ne plus lire (en tout cas à qui ne plus donner du fric) à l'avenir.
Je viens de tomber là dessus sur Mastodon :
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Bref, installez Privacy Badger, mais viendez sur Mastodon, c'est bon.
Techniquement, même sans aborder le problème de l'homophobie, Hanouna devrait risquer 2 ans de prison.
La loi est claire:
« C’est pourquoi les articles 226-1 et 226-2-1 du Code pénal punissent de deux ans d’emprisonnement et de 60.000 euros d’amende le fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie privé d’autrui: 1° en captant, enregistrant ou transmettant sans le consentement de leur auteur, des paroles (présentant un caractère sexuel) prononcées à titre privé ou confidentiel (…).»Il peut pleurer qu'il n'est pas homophobe, la question n'est même pas là. Il a violé l'intimité de personnes.
Là où ça pourrait être marrant, c'est que cette peine pourrait être accompagnée d'une peine complémentaire du genre: «l’interdiction d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise.» (article 226-31 du Code pénal).
C'est à dire, enfin ne plus voir ce connard à la télé ! \o/
Je vais encore vous emmerder avec mes pensées pessimistes.
Mais au moins vous pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus.
Je vais juste mettre en regard deux extraits d'articles de deux personnes assez différentes : Clochix et Vinvin.
Clochix
Voici quelques années, j’ai été contrôlé par des flics dans le métro. J’allais au taff, étais habillé en informaticien lambda sans aucun symbole gauchiste sur moi. Je me suis probablement fait contrôler comme caution, les flics voulant éviter les accusations de contrôle ciblé des citoyen⋅ne⋅s racisé⋅e⋅s. Tout s’est passé poliment jusqu’à ce que le condé avise le bouquin que j’avais en main. J’ai oublié lequel c’était, mais son titre fleurait bon le gauchisme. Aussitôt, le contrôle a pris une autre tournure, j’ai eu droit à une palpation et ai dû attendre qu’ils vérifient mon matricule à la radio.
Cette histoire date d’avant l’état d’urgence, avant même je crois qu’Alliot-Marie n’invente la notion d’ennemi public numéro un « anarcho-autonome ». Et pourtant, un simple livre avait suffit à me rendre suspect. Je me demande comment se serait passé ce contrôle aujourd’hui, sous l’état d’urgence et alors que les flics n’ignorent plus combien ils sont haïs.
Vinvin (Cyrille de Lasteyrie)
La Loi de Renseignements et le Fichier TES sont passés par là et je sens que ça ne tourne plus rond. Tous les appareils de contrôle, légaux ou non, se multiplient partout sur la planète, je n’aime pas l’idée. Les états ont grignoté l’espace et reprennent la main à pas feutrés. On bannit pour une origine ou pour une opinion, sans subtilité. Dans certains pays, et pas des dictatures, on vous demande d’ouvrir votre Facebook ou même de donner vos mots de passe. J’ai en magasin quelques anecdotes à ce sujet qui font peur. Je n’ai pas envie, jamais, de justifier des opinions et des propos à qui que ce soit, ici ou ailleurs. Alors je le fais une bonne fois pour toutes aujourd’hui et je dis adieu à 31500 tweets.
Les temps ont changé depuis juillet 2007, date à laquelle je me suis lancé sur Twitter. 31500 tweets plus tard, quiconque voudrait me faire dire un truc pourrait le faire sans difficulté. C’est la guerre des mots et des GIFS, la bataille du temps qui ne passe plus. Ce que vous dites un jour est gravé pour toujours, vos propos s’empilent et s’empalent sur le mur de l’actu chaude sans aucune exigence de vérité. Ce qui est dit est dit, cochon qui s’en dédit, peu importe le sens, le contexte, le droit à la connerie, au changement d’opinion ou à cette sublime contradiction qui fait de nous ce que nous sommes. Certes, personne ne me cherche de poux aujourd’hui, mais dans six mois, deux ans ou même dix ? Et vous ?
Ont-ils tort ? Ont-ils raison ? Comment savoir ?
La seule certitude, c'est que nous avons collectivement perdu.
Parce que quand l'on commence à s'auto-censurer, à faire attention à ce qu'on lit, à ce qu'on dit, à qui l'on parle...
Quand on ne sait pas si l'on est surveillé mais que l'on fait comme si.
Quand on ne sait pas si on va avoir des problèmes, mais qu'on les anticipe et essaie de les atténuer.
Alors la dictature n'est pas loin. On y est peut-être déjà, c'est juste que ça n'en porte pas encore le nom.
... et tout ça alors que le FN n'est même pas encore au pouvoir.
C’est dans moins d’une semaine que l’on connaîtra le nom du futur locataire de l’Élysée : Marine Le Pen ou Emmanuel Macron. Les électeurs s’exprimeront démocratiquement dans les urnes dimanche. Une excellente occasion pour revenir sur les pouvoirs de surveillance qui résideront dans ces nouvelles mains.
Petit rappel. De toute façon, ces trop grands pouvoirs atterriront forcément dans de mauvaises mains : de telles mesures n'auraient jamais du être adoptées.
De fait, chacun de ces logiciels est une arme qui possède une cible. Si l’on en croit l’organisation — il faudra évidemment que chacun des documents soit analysé –, l’arsenal exhaustif de la CIA pourrait attaquer aussi bien une voiture connectée, un serveur Linux, un smartphone iOS, une tablette Android etc. En réalité, en regardant les différents logiciels dévoilés dans Year Zero, presque toutes les manipulations possibles, du phishing au malware, ont été travaillées et essayées par la CIA.
Bien qu'il ait bien baissé (Cf. toute la merde autour d'Hillary Clinton et le soutien de fait à Trump, la propagation de fausses informations comme la fausse vidéo de l'explosion dans une centrale nucléaire française...) il semblerait que Wikileaks fasse encore son boulot.
Et puis ? Ça va changer quoi ?
Les gens vont-ils rendre leur télévision, jeter leur smartphone, acheter une 2CV ? Nan hein.
Déjà que les précautions à prendre suite aux révélations de Snowden étaient beaucoup plus simples, et que j'ai l'impression que RIEN n'a changé, là pour le coup, je n'espère plus rien de ces nouveaux leaks.
C’est un étudiant à l’université de Sarrebruck, nommé Stefan Hessel, qui a soulevé en Allemagne la question de la sécurité d’un tel dispositif, en révélant qu’il n’y avait aucun mot de passe pour protéger la connexion. Un intrus situé à moins de 15 mètres de distance du jouet pourrait entendre les conversations à travers le micro de Cayla, mais aussi parler directement aux enfants.
Au-delà de ces saloperies de jouets connectés, la question doit aussi se poser pour l'ensemble des objets connectés, absolument pas pensés en terme de sécurité, mais juste comme n'importe quel produit de consommation de masse.
Cortana, l’intelligence artificielle développée par Microsoft, avait été mise à jour l’année dernière avec une nouvelle fonctionnalité qui lui permettait de reconnaître nos promesses et nos engagements écrits sur des mails, en nous aidant à gérer les activités de nos calendriers à notre demande. Maintenant, l’IA est capable de faire cela de manière plus indépendante, en sauvegardant automatiquement chaque engagement pris dans son Centre d’Action avec un système de notification plus « intelligent ».
Flippant.
Je viens de faire quelque chose que j'aurais du faire depuis fort longtemps, et que je repoussais d'année en année : supprimer mon compte Facebook.
J'ai des dizaines de liens dans mon Shaarli expliquant pourquoi Facebook çaymal, et j'avais pourtant un compte. Que je n'utilisais plus depuis belle lurette, bien entendu avec un pseudo, et sur lequel je n'avais posté que des liens à peu près du même genre que ceux que je poste ici, mais un compte Facebook quand même.
C'est ce (long) article qui m'a donné l'impulsion qui me manquait.
Pourquoi ai-je aussi longtemps reculé ce qui m'apparait comme étant de plus en plus nécessaire ? Pour des motifs tous plus futiles les uns que les autres :
-
je suis des personnes / des institutions intéressantes
=> C'est vrai, mais tu ne vas jamais sur Facebook. Aussi intéressant soient-ils, tu les liras ailleurs, ou alors tu continueras à ne pas les lire. -
Je m'en servais juste pour débloquer des jeux gratuits.
=> Que dire, que dire... Tu n'as pas le temps de jouer aux jeux que tu achètes, tu crois vraiment que tu vas jouer à ces palanquées de jeux mal torchés que seule leur gratuité rend désirables ? Névrosé va. -
Certains trucs ne sont accessibles que sur Facebook
=> TANT PIS POUR EUX, ils se passeront de ma divine présence. -
Ma femme joue à Candy Crush sur mon compte Facebook XD
=> Ça doit bien faire 2 ans qu'elle n'y a pas joué. \o/
Conclusion : adieu Facebook.
MEURS FACEBOOK.
Genre vous savez plus ou moins que Facebook c’est mal, mais vous n’avez pas trop envie de savoir jusqu’à quel point.
[...]
Aucune de vos données sur Facebook n’est sécurisée ni anonyme, quels que soient vos paramètres de confidentialité. Ces réglages sont juste des diversions. Il y a des violations de confidentialité très sérieuses, comme la vente de listes des produits que vous recommandez à des annonceurs et des politiciens, le pistage de tout ce que vous lisez sur Internet, ou l’utilisation des données de vos amis pour apprendre des informations privées sur vous – aucune de ces pratiques n’a de bouton « off ». Pire encore, Facebook agit ainsi sans vous le dire, et sans vous révéler les dommages que vous subissez, même si vous le demandez.
J'aime beaucoup cette métaphore :
Ne confondez pas vie privée et secret. Je sais ce que vous faites dans la salle de bain, mais vous fermez quand même la porte. C’est parce que vous voulez de l’intimité, pas pour cacher un secret. (Extrait de Je n’ai rien à cacher, pourquoi devrais-je faire attention à ma vie privée en ligne ?)
J'ai rien à cacher ? Je ne fais rien de mal ? Même pas en rêve :
Si vous admettez avoir commis quelque chose d’illégal dans les messages privés de Facebook, ou si vous avez simplement mentionné un soutien à une action politique, cela pourra être utilisé contre vous à l’avenir, tout particulièrement par un gouvernement étranger. Vous pouvez être arrêté simplement parce que vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment, ou être mis à l’écart à l’aéroport un jour, pour risquer de la prison car vous avez révélé que vous avez fait quelque chose d’illégal il y a 5 ans. Un comédien New Yorkais a vu une équipe SWAT (un groupe d’intervention policière américaine musclé) entrer dans son appartement pour une blague sur Facebook.
Je me note ça.
Bon, c'est encore une variation sur le fameux "profil fantôme" de Facebook, dont l'existence est tout de même avérée depuis plusieurs années.
Mais le pire dans tout ça, c'est que les cons vont trouver ça très bien, cet algo qui retrouve à rebours les personnes que l'on est censé connaitre.
via http://shaarli.mydjey.eu/?AosA3A
Ça veut dire que 7 fois par jour en moyenne, il y a eu une consultation injustifié effectuée au sein de la NSA (quand on sait ce qu’est une consultation justifiée aux yeux de la NSA, on flippe assez de ce nombre considérable de consultations injustifiées selon elle).
[...]
Même en admettant que l’Etat soit infaillible dans ses intentions et le plus précautionneux dans les règles qu’il instaure, ce qui rend dangereux ce type de fichiers, c’est son existence même. A cause d’un paramètre qui s’appelle l’être humain. Et l’être humain avec ses mobiles profonds : l’amour, l’amitié, l’entraide, la reconnaissance…
TIL : loveint
La note de blog évoquée par XDLP : http://blog.iteanu.com/index.php?post/2016/11/13/Le-TES-ou-le-fichiermonstre-aussi