ressusciter n’est pas une mince affaire
Oui, je recommence à vous foutre les pétoches ^^
Non, je ne suis pas payés par le gouvernement.
Oui, vous devriez aller le blog de Fiamma Luzzati (autrice de "La femme qui prenait son mari pour un chapeau. Voyage au pays du cerveau", cité tout à l'heure)
Jo, brillant avocat, attrape le Covid-19 dans une forme très sévère et manifeste une « belle indifférence » à la maladie: à tel point qu’il se préoccupe de sujets totalement anodins sur son lit d’hôpital. Cet étrange comportement a donné lieu à des études qui s’intéressent aux manifestations neuro-psychiatriques du Covid-19. Le virus attaque le cerveau, on ne sait pas encore par quelle voie, et fragilise le malade qui, au moment où il devrait se réjouir d’avoir dépassé la crise, plonge en dépression.
C'est, comment dire ? Horriblement fascinant.
J'ai décidé de refaire pour 2018 (je ferai 2017, 2019 et 2020 plus tard, et je commence par 2018 si j'veux) le test effectué en 2016 sur ma proportion "d'hommes blancs décédés" parmi mes lectures de l'année.
Lu en 2018 : 59 livres (je n'ai pas compté les 4 XXI annuels, car œuvre d'un collectif d'auteurs, mais j'ai pris en compte les "grosses" BD comme "Dans la combi de Thomas Pesquet" de Marion Montaigne).
Bref, encore beaucoup d'hommes blancs morts, mais pas mal de femmes blanches mortes aussi \o/
Pour assumer complétement ce que cette démarche a de militant, voici les ouvrages écrit par des femmes, lus en 2018 :
Aujourd’hui sobre depuis plus d’une décennie, l’auteur continue de produire des romans avec une régularité confondante, mais ces années de toxicomanie ont laissé des traces. Nombre de ses projets ont été rédigés sous l’influence de psychotropes, de cocaïne ou d’alcool, mais l’un de ses livres a été écrit à une période si agitée de sa vie que King n’a pratiquement aucun souvenir de l’avoir travaillé.
Ah ouais, quand même ^^
Le titre de l'article est un peu trompeur : King se souvient bien avoir écrit le livre, mais plus des conditions dans lesquelles il l'a fait, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Sortons-nous [les médecins] de notre rôle en nous adressant directement à la population et au gouvernement, sur les réseaux sociaux, ou au travers des deux tribunes sur le port des masques que nous avons publiées dans Libération ? La nature, paraît-il, a horreur du vide, et si nous prenons la parole, c’est parce que nous sommes, comme vous, confrontés au vide sidérant de la pensée gouvernementale.
Vu sur la newsletter Le cri du lapin #15
Il y a bien des raisons d'admirer Arkane : ils comptent parmi les derniers gardiens de la véritable immersive sim, ils se renouvellent à chacun de leurs jeux au lieu de pondre des clones de leur dernier succès comme leurs concurrents. Et en plus ils réussissent à vivre à Lyon sans devenir obèses à bouffer des bugnes toute la journée, je sais pas comment vous faites franchement, moi dès que j'y passe trois jours je me goinfre comme un cochon. Mais surtout, ils maîtrisent comme personne l'art du level design. Et ils nous expliquent leur technique sur le blog de Bethesda.
Et contrairement à ce que l’on peut penser, ce Shazam des araignées et des serpents a surtout pour objectif de relativiser sur la dangerosité des espèces présentes en Australie. En effet, si l’on prend l’exemple des serpents, seules 2 morsures mortelles sont répertoriées chaque année. Entre 2008 et 2017, 23 personnes sont décédées à cause d’un serpent dans le pays : c’est moins que les morts causées par les vaches, les chevaux, les guêpes et les méduses.
:O
Hashtag phobie des vaches.
Remnant : From the Ashes captive, car il propose un feeling des armes très convaincant, que ce soit en termes de recul, de rechargement ou de sons émis. L’immersion est totale et la variété de l’arsenal, à améliorer avec des ressources et des modificateurs, constitue une autre qualité indéniable. Il y a aussi des compétences puissantes, des traits pour se spécialiser, du butin… En bref, Remnant : From the Ashes s’approprie tout ce qu’il faut du genre RPG pour tendre une carotte aux aventuriers désireux d’en voir le bout.
Bref, prenez-le.
Avec Taba-Taba (429 pages, 20 euros, Seuil), Patrick Deville se place lui aussi au centre de l’action et les lecteurs de Pura Vida, Equatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra, Viva ne s’en plaindront pas. Car c’est bien lui qu’ils viennent d’abord retrouver, ce nonchalant au long cours à la cigarette blasée, épris de voyages et de rencontres, de petits hôtels et de bars à la lumière faiblarde. Lui aussi dit Je, mais lui non plus sans se pousser du col, sans la ramener, ménageant des effets de réel pour mieux raconter la vie des gens. Sa quête, âpre, touffue, d’une richesse parfois étourdissante, est truffée d’histoires, de lettres, de souvenirs de lecture, de paysages, d’adresses, de maisons, de rues, de villes, surtout de villes, car il les aime et de toutes tailles. Ce qui donne une forte densité urbaine à son récit et l’inscrit dès l’entame dans l’épaisseur de l’Histoire, en bordure de Loire, dans les années 60.
Il part d’un Lazaret et de chez les fous, près de l’embarcadère de Mindin pour Saint-Nazaire, pour dérouler un ruban qui nous amènera à peu près partout, de Saint-Brévin-l’Océan à Managua, au cœur de l’Afrique sur les traces de l’infernal colonne Voulet-Chanoine et au bar de l’hôtel Lutetia à Paris, accoudé à la camionnette de la Friterie Jacqueline du côté de Sedan et dans la zone de Longuyon parmi une famille qui en est à sa troisième génération de chômeurs, parfois pour des retrouvailles avec ses héros des livres d’avant, comme quoi on ne se débarrasse jamais de ses fantômes (pareil pour Jeanada). Il recherche quelqu’un mais c’est lui qu’il finit pas trouver, et jamais loin de lui une présence amoureuse évoquée par une infinie délicatesse.
Lu cet été, de Patrick Deville : Peste et Choléra, Taba-Taba et Amazonia. Tout à fait comme le dit Assouline. De gros livres pleins d'histoires, où tout est vrai; où l'auteur parle de lui sans se mettre en avant.
Je vous conseille particulièrement Peste et Choléra, qui raconte la Vie d'Alexandre Yersin (prononcez ièrssin, pas yerssine, il est suisse naturalisé français), pasteurien, découvreur du bacille de la peste, mais le bonhomme à la bougeotte, il se fait marin, explorateur, ouvre de nouvelles routes en Indochine et se construit son petit paradis dans son coin de Viet-Nam. Son nom est d'ailleurs encore parmi les rares noms d'européens à ne pas avoir été enlevé des plaques de rues lors de l'indépendance du pays. Touche-à-tout génial, il est curieux de tout, veut tout voir, tout savoir, tout apprendre, c'est une sorte de Rimbaud scientifique, l'auteur revient souvent sur ces deux vies qui auraient pu être parallèles.
« Pour la deuxième année consécutive, la littérature Young Adult est mise à l’honneur au salon Livre Paris », lit-on sur le site internet de cette manifestation qu’on appela longtemps le Salon du Livre. À côté de la « littérature jeunesse », qui dispose de sa propre « scène » au Salon, il y en aurait donc une autre, cette fois « jeune adulte ». Passons sur le bien-fondé de cette catégorie qui remonte au succès commercial de Harry Potter— et se distinguerait peut-être d’une littérature « adulte mûr » et d’une troisième« vieil adulte ». Mais pourquoi doit-elle être dite en anglais ? Poursuivons notre lecture du site internet : la « scène YA » accueillera « Le Live » (performances et lectures musicales), une « Bookroom » (un espace de rencontres), un « Brainsto » (discussion entre créateurs), un « Photobooth » (pour laisser une trace sur ses réseaux sociaux). Il était aussi prévu un « Bookquizz », très malheureusement annulé.
Ah, merde. Et j'ai la triste impression que cette disparition ne rencontre pas l'écho qu'elle mérite.
Déjà évoqué le bonhomme ici ou là : https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?searchterm=Stiegler
Je cite Seb (Mastodon) :
Microsoft Excel fait de la merde, en essayant d'interpréter "intelligemment" ce que vous entrez dans les cases.
Le résultat: Quand les scientifiques entrent un site génomique comme MARCH1 (“Membrane Associated Ring-CH-Type Finger 1”), Excel le convertit en date: "1er mars".QUE FAIRE ??? Changer de logiciel ? Configurer correctement le type des colonnes ?
Non plus simple: Changer le nom de la séquence génomique au niveau international, bien sûr !
Juste énorme (et révélateur de la dépendance aux solutions Microsoft)
F1 2018 gratuit sur Humble Bundle.
Warhammer 40,000: Rites of War gratuit sur GOG.
CW : mentions de menaces de mort, viol, suicide.
Le harcèlement subi par @Manonolita, streameuse. Dire que je suis horrifié par l'ampleur de ce qu'elle a subi est bien faible par-rapport à la stupeur qui m'a saisi en regardant son témoignage. On est au-delà de tout.
Cette petite découverte rappelle combien la nudité frontale est loin d’être un sujet simple au sein de l’industrie vidéoludique. Certains, comme CD Projekt Red, assument pleinement de montrer des corps dans leur plus simple appareil. C’est le cas pour la saga The Witcher, dans laquelle la sexualité du héros Geralt est mise en avant. Ce le sera aussi dans Cyberpunk 2077. « C’est juste… normal ! La nudité rend l’univers plus crédible ; voilà pourquoi nous l’intégrons. Il n’y a rien de spécial », expliquait Adam Badowski, à la tête du studio, en 2018.
Mouiii mais en fait non. Geralt passe certes son temps à baiser, mais on ne voit jamais de pénis. Des seins autant que t'en voudras, mais des pénis et des vagins, jamais.
C'est marrant hein : quand un joueur (pro) prend position en faveur des manifestants de Hong-Kong, il est banni à vie ; quand toute une bande de streamers toxiques et leurs cohortes de fans décérébrés commettent des agressions sexuelles... il ne se passe rien. Rien de rien. Sauf pour les victimes, qui se font harceler.