Et comme le dit Fakir :
« Il y a aussi tous ceux que l'@Elysee a oublié d'inviter : Bernard Friot, Alain Badiou, Didier Eribon, Annie Lacroix-Riz, les Pinçon-Charlot, François Bégaudeau, Vincent Cespedes, Geoffroy de Lagasnerie, Pablo Servigne, Mathilde Larrère... »
Bien vu.
Lien vers l'article : https://www.liberation.fr/amphtml/checknews/2019/03/19/qui-sont-les-intellectuels-qui-ont-refuse-l-invitation-a-debattre-avec-macron_1716146
Une pétition en ligne demandant au gouvernement britannique de renoncer au Brexit engrange un succès fulgurant, avec plus de 800 000 signatures ce jeudi au lendemain de son lancement, à huit jours de la date prévue pour la sortie de l'Union Européenne.
Je pourrais être sarcastique, mais je trouve ça très triste pour tout dire.
Au final, on aura confisqué deux fois le vote des britanniques : une première fois il y a deux ans, lorsque des mensonges les on conduits à voter pour le Brexit, une seconde maintenant, quand on leur explique qu'ils n'ont pas le droit de changer d'avis...
Pour le cas où vous ne l'auriez pas vu : Oxenfree est le nouveau jeu gratuit sur l'Epic Store. Ce doit être le 7ème jeu gratuit qu'ils offrent si ma mémoire est bonne, et ça devait bien arriver un jour : je l'ai déjà !
Epic Games a signé un deal avec Quantic Dream. Dans un tweet publié le 20 mars 2019, le studio français a annoncé le lancement de Heavy Rain, Beyond : Two Souls et Detroit : Become Human sur PC. Ils seront disponibles cette année.
[...]
Du coté de l’Epic Games Store, c’est une nouvelle victoire face à Steam et une énième preuve que sa politique de distribution est un sacré atout pour convaincre les éditeurs (Epic Games prélève moins d’argent que Valve). Pour les joueurs PC, ce sera l’occasion de découvrir les productions de Quantic Dream, dont l’orientation à mi-chemin entre jeu vidéo et cinéma a autant de fans que de détracteurs.
Cool.
Au XVIIIème siècle, pour réanimer un noyé, il fallait lui souffler de la fumée dans le cul et coucher tout nu avec lui.
J'adore ce site.
Et là, c'est le drame :
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Allez, je vous indique un article rigolo pour la route : dans les années 20, un chirurgien français (même si son nom fait très méchant russe dans Black et Mortimer), s'était mis en tête de rendre vigueur et jeunesse à ses patients en leur greffant... des couilles de singe.
Une histoire qui finit bien sûr dans la débandade généralisée.
Soudainement, Menton n’est plus la modeste « capitale du citron » française mais celle de la greffe testiculaire. Les vieux messieurs fatigués se bousculent aux portes du château Grimaldi. Selon Voronoff, qui n’hésite pas à dévoiler à la presse des photos avant/après, ces hommes (à commencer par son frère aîné, l’un de ses premiers cobayes) s’en trouvent rajeunis, ragaillardis et fringants.
[...]
Pendant six ans, le célèbre Voronoff exerce à Menton et l’on estime à près de mille le nombre d’opérations pratiquées durant cette période. Jusqu’à ce que l’engouement retombe, et pour cause : la greffe n’a médicalement aucun effet.
Des nouvelles de la presse d'hier. Très chouette site, très bien fait. Gros boulot éditorial derrière. Et c'est fait par la BNF.
Oh. Cool : un mod Battlestar Galactica pour FTL.
Ça parait évident vu le thème du jeu, mais il faut croire que ça n'existait pas encore.
Si la réforme Blanquer de l'école primaire passe telle quelle au Sénat, les fonctions de directeur d'école seront mutualisées, et confiées en partie aux collèges
[...]
comme Jean-Michel Blanquer l'avait annoncé dès le 12 novembre 2018 : des “établissements publics des savoirs fondamentaux” regrouperont sur le terrain plusieurs écoles primaires sous un collège, en mutualisant plusieurs services... et notamment les fonctions de direction.
Lisez la suite de l'article sur les "moines-soldats" de la République, ces "érudits locaux" aujourd'hui sacrifié au nom de quoi ? Je ne sais quelle vulgate néo-libérale, encore ?
Autres liens intéressants dans l'article :
"Nous étions son faire-valoir". Dans une tribune publiée par Libération mardi 19 mars, la sociologue Dominique Méda revient sur la soirée de la veille, à savoir l'échange entre Emmanuel Macron et 64 intellectuels organisé dans le cadre du grand débat.
Voilà ce qu'il se passe quand on réfléchit pas avant d'agir.
Allez... avouez que ça vous rend un peu nostalgiques =)
(Source : https://www.reddit.com/r/pcmasterrace/comments/ans8ue/the_good_ol_days/)
Les militant·e·s -majoritairement noir·e·s- de Ferguson ayant impulsé le mouvement BlackLivesMatter sont la cible d'assassinat politiques ciblés depuis 2014. Dans l'indifférence, voire le mensonge, de la police -blanche- et des médias. Cela ne fait que quelques jours que, devant l'accumulation de morts violentes, Associated Press a été quasiment contrainte de reconnaître que oui, il y a vraisemblablement des suprémacistes blancs qui travaillent à éliminer les leaders noir·e·s.
Ça fait peur. Très peur.
Accusant, entre autres, "les autochtones" d’avoir "gardé leurs gènes de sauvages", elle critiquait "une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches."
[...]
Brigitte Bardot, 84 ans, a été condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale.
La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière "renforcée" samedi dans le cadre des manifestations des "gilets jaunes" afin de protéger des bâtiments officiels et autres "points fixes", a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Je cite Riff :
La généralisation de la présence militaire dans l'espace civil au nom de "l'antiterrorisme", c'était déjà bien craignos, là, on passe à la mobiliser dans le contexte de manifestations civiles, c'est (encore) un cran de plus qui saute...
Croit-elle que cacher un film va changer quoi que ce soit à la prise de conscience en cours ? La violence policière s'exerçait encore il y a peu seulement dans l'enfermement des quartiers relégués, mis au ban, et sur les racisés ; maintenant qu'elle s'exerce sans distinction (disons-le : de manière aveugle), il va être difficile de faire marche arrière.
via Riff
Au lieu de la division binaire, les sondages suggèrent plutôt que les « europhobes » et les « europhiles » convaincus ne sont que les minorités extrêmes d’une opinion qui oscille entre au moins trois attitudes : ceux qui pensent que l’Union a plus d’avantages que d’inconvénients, ceux qui pensent le contraire (chaque groupe est au-dessous de 40%) et ceux qui jugent qu’il y a autant d’avantages que d’inconvénients. À l’arrivée, l’opinion positive et l’opinion négative globales sont à égalité, mais la volonté de sortie est très minoritaire. Telle est la réalité : elle n’est pas et elle ne sera pas univoque, en tout cas pour longtemps.
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Alors que la nation était promise à la disparition progressive, il y a quelques décennies à peine, nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’un monde que le politologue Bertrand Badie désigne justement comme « néo-national ». En soi, cela pourrait n’avoir rien d’inquiétant : tout esprit national n’implique pas sa perversion chauvine. Mais, précisément, l’air du temps est aussi à la dominante d’un véritable « néo-nationalisme », et pas seulement en Europe. Tout discours « national » s’enchâsse aujourd’hui dans cette dynamique, au risque d’être dévoré par elle. Lordon déteste le « mondialisme abstrait » ; mais jusqu’où peut conduire le « nationalisme concret » que l’on opposerait à lui ?
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Lordon a l’habitude de dire que la sortie de l’Union est d’autant plus nécessaire que c’est l’Europe communautaire qui a imposé le cours néolibéral de nos sociétés. Il sous-entend que cette sortie permettra de contester cette imposition. Je ne pense pas comme lui, et d’abord pour une raison historique : c’est parce que le mouvement ouvrier et les forces les plus démocratiques ont été nationalement battus, y compris en France, que la vague libérale a déferlé sur notre continent, et pas l’inverse. L’offensive néoconservatrice avait de solides bases nationales, qu’aucune configuration nationale des classes, aucune tradition démocratique, aucun dispositif local des gauches politiques n’a été en mesure de contrecarrer. Penser qu’il suffit de sortir du cadre de l’Union pour relancer la grande contestation sociale et dégager la nation du cadre ultralibéral est une illusion. D’une certaine manière, ce que propose Lordon relève d’un « nationalisme abstrait ».
via Riff
“Je m’y suis intéressé, tout début décembre, quand j’ai vu que circulaient sur les réseaux sociaux des images épouvantables de mutilés. Parce que c’est bien de mutilés que l’on parle : je recense 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq qui ont perdu une main. Parce que la police française utilise des armes qui sont catégorisées en armes de guerre par le code de la sécurité intérieure : le Lanceur de balles de défense (LBD), la Grenade lacrymogène instantanée (GLI F4). À ce moment-là, ces images, ces mutilations n’étaient pas répercutées dans les médias de masse. J’ai donc recensé ces blessures parce que j’étais sidéré par la violence policière polymorphe, en effet, mais aussi par la complicité coupable des médias.”
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nous sommes passés à une phase d’industrialisation de la violence. Et je pèse mes mots ! Quand on en est à 500 blessures, plus de 200 personnes frappées à la tête dont 110 par des tirs de LBD, 110 cas complètement interdits parce qu’on ne doit absolument pas viser la tête, 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq une main...
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Après, si le journalisme c’est être neutre et accepter le statu quo, on comprend pourquoi il est passé à côté des ‘gilets jaunes’.