Au départ, Akira Toriyama est un gag mangaka, un auteur comique. Son premier succès, Dr Slump, narre les aventures potaches d’une fillette robot dans un monde loufoque peuplé d’aliens scatophiles, de scientifiques obsédés sexuels, d’animaux parlants, de superhéros ratés, et de mises en abyme malignes, qui n’est pas sans évoquer, parfois, l’humour d’un Gottlieb. C’est un Arlequin de tout, qui a fait hurler de rire des millions de Japonais. Son succès stratosphérique l’a même rendu millionnaire dès 1982, bien avant Dragon Ball.
L'histoire de la série Dragon Ball, le drame de son auteur. On pourrait faire un manga sur le mangaka, et ainsi boucler la boucle ?
via Liandri
Sébastien Fontenelle @vivelefeu :
Il va falloir arrêter d'incriminer seulement «l'extrême droite». C'est pas «l'extrême droite» qui invite Renaud Camus sur France Culture. C'est pas elle qui déroule des tapis rouges à Éric Zemmour. C'est pas elle qui vomit son islamophobie à longueur d'éditoriaux.
En Angleterre, un homme de 31 ans s’est rendu aux urgences avec des symptômes neurologiques.
Une infection qui venait de son oreille s’était propagée à un os du crâne et avait atteint les méninges.
À l’origine de ses problèmes se trouvait un petit morceau de coton, coincé dans son conduit auditif, qui a été retiré.

En rentrant chez moi, je jette TOUS les cotons-tiges ! :O
Le trafic de Tumblr au chuté de plus de 150 millions de pages vues depuis que le site Web a interdit les contenus érotiques et pornographiques.
Je ne sais pas quelle morale il faut tirer de cette histoire ? L'hypocrisie punie par la finance ?
Le charlatanisme médical fait fureur, on le sait, et à l’époque des infox, difficile de ne pas déplorer que la société basée à Seattle laisse passer de pareils ouvrages. Se pose alors, terriblement, la question de la complicité du marchand dans la propagation de fausses informations – dont les conséquences médicales peuvent être terribles.
Une fois encore, le monopole acquis par Amazon sur la vente en ligne, et la crédibilité dont le gratifient, sans réfléchir, les clients, du fait de sa notoriété, deviennent de plus en plus dangereux. Et de crainte de passer à côté de ventes, le cybermarchand n’attend que les situations les plus extrêmes pour enfin se décider à intervenir.
Évidemment, le marchand n’a fait aucun commentaire ni donné d’explication sur les raisons de ce retrait des livres. Ce qui est évident, c’est que les pressions qui ont jailli de toutes parts n’y sont pas étrangères. Le magazine Weird, qui avait tiré la sonnette d’alarme dans un long article, devrait être salué en premier lieu.
Loin de moi l'idée de défendre Amazon, plus prompt à compter les virgules qu'à prêter attention à la qualité éditoriale, mais si on appliquait aussi ce raisonnement aux librairies physiques ? Avez-vous déjà eu la curiosité de jeter un œil (de verre) aux rayons ésotérisme/new âge/occulte/développement personnel d'une librairie d'une chaîne genre Fnac ou Cultura ? Allez-y, c 'est instructif.
Attention, alerte au "Sammy appelle à la censure" dans 5... 4... 3... 2...
Que je comprenne bien : tu es Régis Portalez ?
Bravo pour ta démarche en tout cas.
Mon cas rentre dans la dernière catégorie. De tous les militants poursuivis, je suis probablement celui qui en a fait le moins, et celui dont les actes ont été les moins visibles. Mais la poursuite en justice, même si elle n'aboutira certainement jamais, est une menace. Une menace qui pèse sur moi et ma famille et aussi sur ceux qui voudraient suivre mon exemple.
A mon appel de république : "engagez-vous pour la justice", le pouvoir répond : "voyez ce qu'il en coûte".
Je vous conjure ne pas avoir peur et renouvelle mon appel: vous qui, comme moi, avez bénéficié des largesses de la république, c’est à dire du peuple, engagez vous pour la justice!
Moi, je l'avoue sans honte, j'ai peur. Ne serait-ce que de prendre un mauvais coup (la gâchette des LBD est tellement sensible) en étant au mauvais endroit au mauvais moment.
"Order" !
Merci Liandri d'avoir attiré mon attention sur cette vidéo.
Je viens juste de penser que les tarés à l’œuvre dans les attentats de Nouvelle-Zélande rappellent fortement, par leur mode opératoire et leur logique de psychopathe, Anders Breivik.
Et juste après je me dis qu'il y en aura fatalement d'autres.
Il dit n’avoir pas participé à la manifestation, même s’il se considère comme un gilet jaune et indique qu’il était à Quimper pour faire un changement de bus avec des amis. Il assure ne pas avoir été violent et qu’il observait uniquement les manifestants : «Je restais sans bouger et je cherchais un ami à moi lorsqu’un CRS a dit : "Bah tiens, toi tu vas venir avec nous." Ils étaient cinq, tous la matraque à la main. Je lui ai répondu que non, je n’ai rien fait. J’ai reculé, je me suis retourné et j’ai vu cinq autres CRS. J’étais alors encerclé et par peur de me faire frapper, j’ai sauté sans réfléchir. Déjà dans l’eau, à un moment j’ai paniqué. J’ai cru que j’allais me noyer. Une fois sorti de l’eau. Ils m’ont plaqué au sol et m’ont emmené avec eux. Ils m’ont mis par terre et beaucoup de CRS m’insultaient. Ils disaient "ça aurait été drôle que tu te noies" ou "bah alors t’as froid ?" en rigolant. Ensuite les pompiers sont arrivés. Ils m’ont emmené à l’hôpital. Une fois arrivé là-bas, j’ai remis mes affaires mouillées et j’ai pris la fuite avant que les gendarmes ne reviennent.» Le jeune homme ajoute que son expérience et la violence des policiers, l’ont convaincu de participer à la prochaine manifestation à Quimper.
Joint par CheckNews, Jérôme, référent communication des gilets jaunes de Quimper estime que la cascade risquée du jeune homme était justifiée par la violence des gendarmes ce jour-là : «Quand on voit le matraquage de gilets jaunes, comme dans la vidéo sur le pont, on comprend que le jeune ait préféré sauter dans l’eau que d’être matraqué par une charge de gendarmes.»
Je pose ça là, en passant.
Ah, au fait :
Un «manifeste» expliquant les motivations de l’attaque a été publié vendredi matin sur un compte Twitter portant le même nom et la même image profil que la page Facebook ayant diffusé l’attaque en direct. Intitulé « le Grand remplacement», ce document de 73 pages déclare que le tireur voulait s’en prendre à des musulmans. Le titre semble être une référence à une thèse de l’écrivain français Renaud Camus sur la disparition des «peuples européens», «remplacés» selon lui par des populations non-européennes immigrées, qui connaît une popularité grandissante dans les milieux d’extrême droite.
http://lavdn.lavoixdunord.fr/552318/article/2019-03-15/le-tireur-identifie-comme-un-terroriste-extremiste-de-droite
Dans notre grande série "Quand c'est pas ton jour"
C'est bien la première fois que j'ai envie d'acheter un jeu juste pour sa musique. J'ai entendu un extrait (dans Silence on joue, what else ?) et c'est vraiment très efficace : que de la batterie.
Pour l'occasion, il nous livre une bande-son qui lorgne fortement sur la scène du Jazz d'improvisation, avec une emphase toute particulière sur les percussions. Car voyez-vous, à l'instar des niveaux qui sont générés aléatoirement, la musique se déploiera de manière procédurale dans chaque niveau. Au fur et à mesure de vos actions dans le jeu, la musique évoluera. Attrapez un ennemi et balancez-le contre un mur, et un crash de cymbale viendra ponctuer la gerbe de sang qui en résultera. Traversez un niveau à toute berzingue, et le rythme s'affolera, contribuant à vous pousser toujours plus avant dans votre fuite. Les différents niveaux présents dans le jeu, sont proposés comme autant d'albums à découvrir, disposant chacun de leur propre couleur sonore, comme pour renforcer la relation quasi synésthésique entre le son et l'image.
Une jolie frise, que je trouve malgré tout assez réductrice.
Toujours un pincement au cœur quand je vois Aaron Swartz.
C’est une course contre la montre autant qu’une bataille de communication. Alors que la justice a fait savoir qu’elle s’apprêtait à clore l’instruction sur « l’affaire Adama Traoré », la famille du défunt joue son va-tout avec une contre-expertise médicale, réalisée à ses frais, qui vient bousculer les certitudes établies sur les causes du décès.
Les termes médicaux ont beau être complexes, la conclusion de ce travail est limpide. Ce rapport, rédigé par quatre professeurs de médecine interne issus de grands hôpitaux parisiens et que Le Monde a pu consulter, balaye les conclusions des précédents experts, remettant même en cause leur éthique médicale.
Un site qui permet de trouver des jeux dans le même genre qu'un que l'on apprécie (un peu comme http://alternativeto.net/ pour les logiciels, fait fort justement remarquer Bronco )
via Bronco et Seb
Oh ! Moi, j'avais l'Atari 1040 :'-)
Dans un récent N° de Silence on joue que je viens d'écouter, Erwan Cario s'est posée la question à peu près dans les mêmes termes /théorie du complot ON : c'est étonnant d'ailleurs, même l'âge semble concorder.../
Hum. Je ne sais plus qui lui a répondu qu'il fallait peut-être chercher du côté ultra-compétitif, façon dont le jeu (celui-ci et d'autres) met en avant le top 1 à chaque nouvelle partie, les tableaux de score, la course pour être "LE MEILLEUR"...
Si une bidouille informatique permet à un·e pauvre ado pas bien dans ses baskets d'avoir son 1/4 d'heure de gloire, ben ille va le faire, sans trop d'interroger sur les conséquences...
Je ne peux pas m'empêcher d'établir un rapport entre cette problématique et mon shaare de tout à l'heure ("ton jeu est politique") : la triche aussi, c'est politique. On vit dans une société de l'individualisme, de la compétition, où l'on t'inculques dès la maternelle qu'il faut écraser les autres ; d'ailleurs AFK, certain·e·s ne se privent pas de "tricher" et d'en retirer des avantages, pourquoi les jeux vidéo devraient-ils être épargnés ?
« Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, confier aux préfets le pouvoir d’interdire à une personne de manifester, y compris sans qu’elle ait connaissance de l’interdiction prononcée et donc sans recours effectif possible, faire d’un visage en partie couvert un délit, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion »
via Riff
Peu de jeux (du moins peu de jeux à gros budgets portés par des éditeurs de renom) ont en effet un positionnement très arrêté ou des idées très élaborées sur la marche du monde, la gouvernance, l’économie, la démocratie ou encore la place des minorités. On y combat souvent, de manière violente, des oppresseurs, des extraterrestres, des machines, des empires maléfiques, des corporations démoniaques, des laboratoires avides de transformer les gens en zombie, mais rarement on est face à des menaces qui dépasseraient, portées au cinéma, le méchant de film pour enfant des années 80. C’est étonnant, car cette frilosité ne se retrouve ni en littérature, ni en théâtre, ni au cinéma, médias où il est commun, voire banal, que des œuvres portent haut leur thèse ou leur parti pris. Le film islandais de 2018 Woman at War porte par exemple très clairement un discours faisant l’apologie de la violence et de la révolution armée pour stopper la destruction climatique de la planète, le tout sans qu’à ma connaissance son réalisateur ou son actrice principale n’aient dû quitter les réseaux sociaux sous le coup de menaces de mort. Je ne suis pas persuadé qu’un jeu en open world dont l’héroïne aurait été une femme quinquagénaire lancée dans une croisade terroriste pour faire sauter des centrales électriques aurait été très bien reçu par une certaine frange de la communauté.
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Mais une sorte de consensus mou semble s’être établi autour de la normalité du fait que pour qu’un jeu vidéo se vende à un large public, il doive proposer l’élimination ou la domination d’un adversaire.
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Tous les messages du monde affirmant avec moult précautions que le jeu a été créé par une équipe aux croyances diverses dans un contexte éthéré où tout ne serait que pure fiction ne saurait effacer cet état de fait : un ours en peluche dans un jeu d’horreur taïwanais est un message politique, vous faire tirer à vue pendant cinquante heures sur les représentants d’une secte apocalyptique sans qu’on vous demande votre avis ne l’est pas moins. Cesser de le nier serait déjà le début de quelque chose.
Il est bien ce site ! Merci Riff de l'avoir shaarlié, je ne le connaissais pas.
A rapprocher de Merlan Frit et de Faut appuyer sur Start (plus mis à jour, c'est dommage), notamment cet article.