Depuis quelques jours, je mets en œuvre l'outil présenté par Korben pour nettoyer son compte Twitter :
Voici à peu près mes critères de suppression :
Ceux que j'ai gardé : tout ce qui traite de culture, de littérature, de science, de jeux vidéo ; les féministes, les gauchiasses, quelques médecins-qui-bloguent et tous les gens que j'apprécie d'une manière générale.
Je partais de 2500 comptes suivis environ (c'est bête, j'ai oublié de regarder avant de commencer).
Je suis passé sous les 1500, et je suis loin d'avoir terminé.
EDIT : quand vous lancez l'outil, allez dans les options avancées et cochez la case "Skip confirmation/undo step" : vous gagnerez un temps fou.
Reconnaître ses erreurs, c'est BIEN :
Dans notre article "Clique du LOL : une éthique en toc" nous avons laissés entendre que plusieurs membres de la Ligue du LOL avaient débuté dans le métier de journaliste à OWNI.
Il y a tout de même un énorme point commun entre les membres de la « ligue du LOL », comme un éléphant au milieu de la pièce, qui peut se résumer, du point de vue journalistique, en ces quatre lettres : O. W. N .I.
Ce passage de l'article est une erreur. Seuls deux membres de la ligue du LOL, si l'on retient la liste citée des salariés d'OWNI.
Bon, ça ne rend pas l'article beaucoup moins bancal pour autant, mais ça en enlève la pire partie. C'est déjà ça.
Il fallait au fond que des femmes se mettent à poil même pour montrer à un macho qu’il avait tort. Fin décembre, on avait gueulé contre la pub Aubade, jugée sexiste, et elle avait été retirée de la façade des Galeries Lafayette. Début janvier, on montrait docilement son cul à Yann Moix qui ne nous jugeait pas désirables.
Ouais. Bien vu. Ce qui me conforte dans mon opinion : quand un blaireau dit une connerie, laissez-le dire. Corrigez sur le fond (la discrimination c'est immonde) mais restez factuel ou vous risquez de devenir aussi con que lui.
Je reviendrai sur cette histoire de rester factuel, j'ai un sujet là dessus.
Ce que vous venez de lire, c’est une partie de la trajectoire logique d’une femme qui voulait juste travailler dans un milieu identifié comme masculin, et qui croyait qu’il suffisait de serrer les dents, de ne rien lâcher et de garder les petites humiliations pour elle, et qu’ainsi elle aurait les mêmes chances que n’importe qui d’autre de réussir.
Aujourd’hui, je suis un peu moins bête.
Un témoignage, encore un témoignage, je me sens coupable en tant qu'homme de devoir écrire ça : "encore un" sur une femme harcelée juste pour avoir voulu travailler dans un milieu considéré comme masculin.
Bon, je crois que quand on a vu ça on peut mourir.
Ou changer de pays.
"Et du coup, tu restes débile"
Nan, promis, j'arrête, mais moi (wink, wink) ça me fait rire.
"Je vais lubrifier mes idées pour qu'elles rentrent mieux dans ta tête" ou : l'éducation sexuelle, c'est important.
Pas mal ! Je crois que je vais en regarder quelques autres.
La chronologie du feuilleton Benalla.
Vous savez quoi ? Je crois bien que je m'en fous.
Je suis tombé là dessus ^^'
On garde ? On garde !
(je ne suis pas sûr de toutes les comprendre!)
Tout est dans le titre.
Via Korben, Affordance, et ailleurs.
C'était un dessinateur pour enfants (qu'il voyait intelligents), mais aussi pour les adultes (qu'il voyait libres) : l'artiste aux talents multiples Tomi Ungerer est mort dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 87 ans. Parmi ses livres pour enfants, on retrouve Les Trois brigands ou encore Jean de la Lune.
Ses œuvres "jeunesse" ont le trait particulier de celles qui ne font pas insulte aux enfants de les croire trop bêtes pour ne pas comprendre la peur, la mort ou la douleur.
Oh, Tomi Ungerer est mort :-(
Instagram fait clairement preuve de grossophobie puisqu'ils ne touchent pas aux milliers de photos de gros plans sur des culs en strings, aux photos nues d'Emily Ratajkowski alors que c'est photos sont clairement explicites.
Toutes les causes politiques qui pourraient expliquer leur situation ont été écartées. Ils sont en difficulté, mais on ne sait pas pourquoi. Il n’est jamais question d’inégalités sociales, de répartition capital/travail...
[...]
Et à force de vouloir tout savoir "“à l’euro près”", on rentre dans un degré d’intimité qui oblige, à un moment à un autre, ceux qui sont filmés à devoir se justifier.
Une intéressante analyse de plus (déjà posté un truc là dessus, mais la flemme de chercher) sur le "droit de regard" que la société s’arroge sur l'argent des pauvres : moins t'en as, plus tu es sommé de justifier comment tu le dépenses, avec toujours cette putain d'arrière pensée de merde que si les pauvres sont pauvres, c'est qu'ils ne savent pas gérer leur budget.
Et, encore une fois, on s'intéresse à l'argent des pauvres, et uniquement à l'argent des pauvres :
Evidemment, les télés ne feraient pas ce type de reportage sur les riches. Vous imaginez Bernard Arnault détailler son frigo (A-t-il un frigo d’ailleurs ? Ou est-ce plutôt son personnel de maison qui a un frigo ?) ? Vous l’imaginez montrer ses achats de Noël (On offre quoi à Noël quand on a une fortune estimée à 72 milliards d’euros ?) Et vous imaginez Bernard Arnault détailler, calculette à la main, sur un petit cahier d’écolier, toutes les aides qu’il a reçues de l’Etat, à l’euro près ? 500 millions pour sa fondation Louis Vuitton, les millions d’euros d’aides pour ses journaux ("Le Parisien", "Les Echos"), les niches fiscales, les sociétés en cascade dans les paradis fiscaux… Non, le riche n’ouvre pas ses livres de compte chez lui devant des caméras, il n’a pas à se justifier aux journalistes. Et surtout : il ne viendrait pas à l'idée des télés de filmer leur intimité à l'euro près. Question de pudeur.
Sociétalement - et un peu plus sérieusement aussi - les trois grands fléaux des internets, les trois grands "risques" actuels qui se disputent la une de l'actualité, sont constitués du tiercé gagnant suivant :
- la désinformation (les Fake News mais pas que, les logiques d'influence, les rumeurs et hoax, etc)
- les contenus haineux
- (les tétons)[barré dans l'article] la pornographie (et les tétons aussi, et surtout quand même)
>Donc :
Or ce contre quoi les plateformes propriétaires - les "jardins fermés" comme les appelle Tim Berners Lee - luttent le plus activement et le plus efficacement ne sont ni les discours de haine ni le stratégies de désinformation, mais bien les contenus relevant de la nudité (souvent extensivement assimilée à de la pornographie).
Et ce que j'entends vous démontrer dans cet article est que qui vole un oeuf vole un boeuf et que qui censure des tits censure aussi des speechs. Allons-y.
Mince, je devrais le lire plus souvent lui.
L'analyse de Xavier de La Porte
Leçon 4 : Ce n’est pas la levée de l’anonymat sur Internet qui réglera les problèmes du harcèlement
… comme essaie de le faire croire le gouvernement, avec cynisme ou naïveté.
Tous ces gens ont opéré sous leur nom ou sous des pseudos qui les dissimulaient à peine. Et même, l’une des victimes, opérant dans les réseaux sous le nom de Daria Marx, a expliqué que c’est son pseudonyme qui l’a sauvée, elle lui permettait de mettre à distance les attaques dont elle faisait l’objet.
A méditer.
Un article bien mieux construit (et partant, compréhensible) que l'indigent article de Reflets cité hier. La mise en perspective et l'analyse sont intéressantes, ainsi que ce constat qui a dû être coûteux à son auteur :
Des noms que je connais, que j'apprécie, dont il m'est arrivé souvent de citer le travail. Vincent Glad bien sûr pour ne parler que du plus récent et de sa couverture du mouvement des gilets jaunes, mais aussi Alexandre Hervaud, Henri Michel, Guillaume Ledit. Bref. Des noms que je connaissais. On réagit toujours différemment aux histoires de harcèlement lorsque l'on connaît les gens, qu'il s'agisse d'ailleurs des victimes ou des coupables du harcèlement.
Intéressant contre-point à mon shaare précédent : les pitoyables tentatives de minimisation des soutiens du gouvernement. Après la panoplie habituelle sur l'air du "il l'a bien cherché", ils osent maintenant le "ce n'est pas la main, c'est seulement 4 doigts"
A suivre : t'es pas aveugle, il te reste un œil, la mâchoire pour manger c'est surfait, ce n'est pas un mort, c'est un regrettable accident, etc.
La liste est impressionnante, horrible, et les photos, font mal, très mal.