Le monde va mal. Twitter vit au rythme des messages incendiaires de Donald Trump, le Brésil sombre dans le fascisme, l’Europe cède aux sirènes de l’extrême droite, Youtube regorge de vidéos d’attentats, les chaines d’info tournent en boucle sur des accidents meurtriers, les journaux titrent sur les guerres du Moyen Orient et les vitrines des librairies sont remplies d’ouvrages sur la crise environnementale qui nous guette. Tout ceci existe, et pourtant d’après notre invité d’aujourd’hui tout ceci est faux. Le monde, quoi qu’on choisisse de nous en montrer et quoi qu’on décide d’en retenir, n’est jamais allé aussi bien.
Pour en discuter aujourd’hui dans Les Matins de France Culture, Guillaume Erner reçoit Steven Pinker.
Je pense que ce monsieur très optimiste a un gros biais de jugement, et donc tort :
Est-ce que Trump, Orban et Poutine signifient que les Lumières sont terminées ? Je ne pense pas. Le populisme est populaire dans les régions rurales, mais le monde s'urbanise. Il fonctionne chez les gens peu éduqués, or l’éducation progresse partout. Il marche chez les électeurs de la vieille génération, et par définition ces gens-là ne seront plus là très longtemps.
Un article sur les jours qui ont précédé l'armistice : tout le monde veut la fin de la guerre, mais la guerre n'est pas finie. A telle point qu'on assiste à cette scène surréaliste, où les plénipotentiaires allemand venus négocier les conditions de l'armistice ont failli se faire tuer avec leur escorte française en rentrant dans leur lignes avec le message !
Beaux exemples bien crades de récupération mémorielles :
Dans les deux cas, ça en dit bien plus long sur ces deux guignols qu'ils ne voudraient bien le reconnaître.
Et pendant qu'on célèbre les maréchaux, les généraux, les victoires, qu'on dépose des saloperies de fleurs sur quelques tombes, des bises sur les joues des petites filles, tout en faisant un beau discours conjuguant le plus jamais ça au conditionnel passé, on pisse à la raie des 10 millions de pauvres bougres assassinés pour la plus grande gloire des fondeurs d'acier.
Cette modification récente laisse entrevoir un changement de position de Google qui commence à utiliser la position dominante de Chrome pour pousser les utilisateurs à partager plus de données mais également favoriser le traçage des utilisateurs par les services de Google. Ca contrevient à une règle majeure : Chrome ne devrait pas agir différemment avec les sites de Google qu’avec les autres sites.
ABANDONNEZ GOOGLE CHROME.
(Google tout court en fait)
Le rachat de Star Wars par Disney en 2012 (4 mds de dollars)... est déjà rentabilisé.
En vieillissant, on préfère les jeux de gestion aux jeux d'action.
Vous verrez, p'tits cons.
Pleins d'infos sur LaTeX.
Imprimé pour une lecture ultérieure... => Ursula Le Guin
via Riff ?
Soit un total de 372 morts sur 17 ans, soit une moyenne de 20 morts par saison ; une saison c'est environ 5 mois, ça fait donc à la louche 1 mort par semaine…
Je répète : L'ACTIVITÉ DES CHASSEURS PROVOQUE 1 MORT PAR SEMAINE !
Au moins, c'est clair.
Oh. Si c'est aussi bien que ça a en l'air, où est le piège ?
Dans 6 mois c'est payant et dans 2 ans racheté par Facebook ?
via Seb et Liandri
"L'expérience, c'est comme une bougie : elle n'éclaire que celui qui la porte"
Pas tout à fait vrai, mais joliment tourné.
Au laboratoire, avec mes collègues, nous nous intéressons aux gels, des matériaux qui sont principalement constitués d’eau, typiquement de l’ordre de 90% d’eau, et qui se comportent pourtant comme des solides élastiques. Ceci est rendu possible par l’ajout de très petites quantités de polymères qui vont pouvoir s’organiser sous la forme d’un réseau, un peu à l’image d’un filet de pêche tridimensionnel, avec des tailles de mailles de l’ordre 1/10 000 mm. Nous explorons de nouveaux designs moléculaires et développons des stratégies de renforcement mécanique originales pour concevoir des gels presque aussi robustes que les caoutchoucs des pneus!
via Riff ? Je ne sais plus, trop d'onglets ouverts pas lus...
Ce texte prévoit de porter les dépenses militaires françaises à 2% du PIB en 2025, soit 50 milliards d’euros, alors que le pays fait déjà partie des puissances les plus dépensières dans le domaine [1]. Au total, 295 milliards d’euros seront consacrés à faire la guerre ou à la préparer dans les six années à venir. En comparaison, le « plan pauvreté » présenté par Macron le 13 septembre prévoit une dépense de 8 milliards d’euros sur quatre ans.
Oui, mais avec la dissuasion nucléaire, les pauvres ne se révoltent pas ! Ah ah ! Malin, non ?
Le sentiment croissant d’injustice qui accompagne cette évolution sape la « légitimité démocratique », dont parle Paul Tucker dans son livre Unelected Power. Au sein d’une économie mondiale dont les membres sont fortement interconnectés entre eux, les mesures prises par un seul pays (par exemple le choix du montant des taxes douanières, du montant des taux d’intérêt ou d’une politique d’expansion monétaire) peuvent avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières. Ainsi les Mexicains se préoccupent non seulement de l’élection de leur propre président, mais également de celle du président des Etats-Unis, alors qu’ils n’y participent pas. En ce sens, la mondialisation conduit tout naturellement à l’érosion de la démocratie.
Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que la politique soit elle aussi en plein remaniement. Le sentiment de frustration d’une grande partie de la population crée un terrain propice au tribalisme – ce que des politiciens comme Trump et Bolsonaro exploitent à fond.
La notion de "tribalisme politique" est intéressante.
Du même auteur que le blog cité dans le shaare précédent. Il s'agit cette fois de sa thèse, transposée en BD. Le sujet : "Analyser l'accueil des personnes âgées en institution. De l'autonomie aux transferts de responsabilité."
Eh bien, contrairement à ce que le titre laisse accroire, c'est passionnant.
De la sociologie en BD. Génial.
Le syndrome de l'imposteur est un fait social.
(et Emile Durkheim va vous expliquer pourquoi)