J'ai commencé par me demander pourquoi il passait en F2P : le modèle économique ne marchait pas. Après je me suis demandé, mais sinon, c'est quoi comme type de jeu : un Battle Royal.
Ok, j'ai compris ^^
A rapprocher de https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?J1544w
via Seb
Théorie intéressante : le commandant serait le 4ème élu.
C'est pas si con :
NON, je ne pense pas trop à XCOM !
"Hey les cons, vous avez mal voté. Revotez !"
C'est ce qu'on appelle la démocratie.
Ce jeu est vraiment délirant.
Hmmm... doit bien y avoir un moyen de contourner ça, non ?
On the first turn I uncover two pods. I hack to control an Advanced Mec and I dominated an Andromedon with my psi op. These guys soaked up damage for me in between turns. Next turn, I have them both fire on the EMP spike and it's destroyed in two hits, allowing my soldiers to lift off without shooting once. Needless to say, I'm feeling quite proud of myself.
La mega classe.
Va t-on vers une résurrection de Clubic ? J'en doute un peu, dans ce domaine, une fois que tu t'es cassé la gueule, c'est dur de remonter la pente.
Les gens ne savent plus s'alimenter correctement, idiocracy n'est pas très loin.
Punaise, ça fait vraiment mal de lire ça. Non seulement si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute, mais si en plus ils en crèvent, c'est encore plus de leur faute, ils n'avaient qu'à bouffer correctement ces connards là !
Cette résurgence du scorbut -à côté de l'épidémie d'obésité, de la massification des maladies cardio-vasculaires et autres joyeusetés liées à la "malbouffe" comme certains types de cancer comme cela devient de plus en plus probable- frappe avant tout les plus démunis. Parce que moins tu as de revenus, plus la part de ceux-ci que tu consacres à ton alimentation est importante (=> Loi d'Engel ; aucun rapport avec le copain de Marx).
De fait, quand tu es pauvre, tu ne vas pas tellement te tourner du côté des fruits et des légumes frais, si important pour ta santé, mais tellement dispendieux. Tu vas plutôt ingurgiter de la junk food, des plats industriels tout préparés ; du gras, du sucre, du sucre, du sel, du gras, et encore un petit peu de sirop de glucose. Et quelques autres additifs que l'académie de médecine réprouve. Parce que c'est moins cher. Parce que c'est nourrissant. Et parce que tu n'as pas été vraiment éduqué à autre chose, il faut bien le dire. Mais là encore, c'est pas parce que tu es con·ne, c'est parce que tu n'as pas eu la chance de naître dans le bon milieu social. Et quand bien même l'aurais-tu été (éduqué·e), tu n'aurais pas les moyens de cotiser à une AMAP.
Et ça a fait un gros débat dans le Silence on joue de cette semaine là. Alors que c'est quand même un non-sujet : ça ne va pas remettre en cause les bénéfices des industriels du JV, les parents flippés par leur ado ne le seront pas beaucoup plus, et la grande époque des reportages FUD de TF1 est derrière nous... enfin j'espère.
A titre personnel, c'est le terme "addiction" qui me gêne : je sais qu'il y a des gens qui partent en vrille devant leur écran et qui en oublient jusqu'aux fonctions permettant de rester en vie, mais j'ai toujours eu le sentiment que leur attitude vis à vis de leur écran était plus le révélateur d'un problème préexistant plutôt que sa cause. D'autre part, l'addiction, d'un point de vue clinique, suppose un effet chimique sur le cerveau : en gros, une drogue (cannabis, tabac, alcool, héroïne, LSD...) qui va remplacer tel ou tel neurotransmetteur... et c'est ça qui fait tant de mal aux malades en cas de manque. De ce point de vue les JV (ou les réseaux sociaux, le sport, le travail, le sexe...), dans les cas pathologiques, deviennent des comportements déviants, pas des addictions.
Cette semaine, c’est la rentrée de «Silence on joue !». La douzième depuis ses débuts en 2007. Et c’est donc en tant qu’ancêtre du podcast en France que nous rejoignons avec beaucoup d’enthousiasme (hell yeah !) la grille des programmes de Binge Audio.
Content.
On constate ainsi que sur une période de 24 heures, Android :
- a effectué environ 900 connexions vers les serveurs de Google (environ 40 par heure),
- a transmis environ 300 fois la localisation du smartphone (environ 14 fois par heures)
via river
Jeu vidéo : la voiture (beau placement de produit) n'a pas d'immat.
Simon Astier, né le 31 décembre 1983 à Dijon
Today I Learned
En bref, une proposition de loi pour des prunes. Pour le pur plaisir de réécrire un texte dans l’autre sens, de faire croire qu’on agit tout en ne faisant rien. Et c’est bien dommage car sur le portable à l’école il y aurait matière à réfléchir. Notamment sur comment faire respecter cette interdiction. Mais se poser cette question, c’était ouvrir le risque de parler financement des écoles, car faire respecter l’interdiction du portable demande des moyens.
Bon courage donc aux chefs d’établissements, pour qui cette proposition de loi ne va rien changer et qui n’auront rien de plus pour faire appliquer cette interdiction inapplicable.
Ah ils sont forts. Ils sont très très forts.
Parce que si t'as des ovaires, ça ne marche pas ?
L'évolution de Steam.
La question a l’air futile mais elle est éminemment politique dans la mesure où elle révèle notre rapport à la technologie. Quelle place veut-on donner aux objets? En fait, le problème, c’est qu’on a tous tendance à croire que ces objets ont vraiment une âme ou des sentiments ou un truc humain. Les parents que cela dérange d’entendre leur enfant mal parler à Siri, Alexa ou Google, c’est parce qu’ils entendent un dialogue entre deux voix humaines, deux interlocuteurs. Alors qu’à l’inverse, ils n’apprécieraient sans doute pas d’entendre leur enfant dire «merci» à la télé quand elle s’allume. Pourtant, respecter un objet, c’est ne pas le casser. Ça n'a jamais été de lui dire merci. On est en train de créer une forme d'animisme des objets.
La société s’est toujours arrogé le droit de dire ce que devait être le corps des femmes et il y a une évidence: la société aime les femmes fragiles. Frêles. Vulnérables. Et qui ne s’en plaignent pas. Des femmes fragiles qui au contraire s’épanouissent en trouvant la protection d’un corps viril. Une femme qui peut gagner au bras de fer contre un homme perd aussitôt son diplôme de femme.
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En novembre dernier paraissait une étude d’une équipe d’anthropologues de Cambridge qui avait comparé les squelettes de femmes vivant au Néolithique, il y a environ 7.000 ans, à ceux de championnes actuelles d’aviron (qui rament en moyenne 120 kilomètres par semaine). Il en est ressorti que les femmes du Néolithique avaient des bras bien plus musclés que ceux des athlètes contemporaines. Mais dites donc, est-ce que ça voudrait dire que notre idée du corps féminin naturel serait… construite ?
Mais le fait de penser de façon aussi abstraite n’est pas une simple erreur. C’est un choix philosophique.
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Peut-on réellement penser hors de soi-même? Personnellement, j’ai un gros doute. Et c’est d’autant plus difficile quand on jouit de privilèges parce que le privilégié croit toujours que son regard sur le monde est universel, la preuve: c’est sa vision du monde qui domine partout. Il se voit donc légitimé en permanence. Il peut traverser la vie et penser sans réfléchir à sa position dominante parce qu'il ne la ressent pas.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un article de Titiou Lecoq. C'est un tort.
Il passe trop vite. On n’en a jamais assez. Il fait son œuvre, et parfois, on le tue. Le temps nous dirige, mais si on le regarde de plus près, c’est une énigme. Peut-être la plus importante de l’univers. Qu’est-ce que le temps ? D’où vient-il ? Pourquoi ne se souvient-on pas du futur ? Dès qu’on s’approche d’un peu trop près de ces interrogations, la réalité semble se dérober sous nos pieds. C’est l’effet induit par la lecture du dernier ouvrage de Carlo Rovelli, l’Ordre du temps (Flammarion). Le physicien italien, à l’origine de la théorie de la gravité quantique à boucle, déjà auteur en 2014 du best-seller Sept Brèves Leçons de physique, traduit en 41 langues et vendu à plus d’1,3 millions d’exemplaires, y déconstruit la temporalité telle que nous la concevons au quotidien.
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Oui, notre grammaire est basée sur une vision approximative du monde et c’est pour ça qu’il est compliqué de changer d’idées sur des choses plus fondamentales. Les temps du verbe sont le passé, le présent et le futur. Nous n’avons pas les moyens de parler d’une chose qui n’est ni passée ni future, tout en n’étant pas au présent. On tombe vite dans des pièges grammaticaux, et il faut alors se mettre à faire des dessins pour expliciter les choses dont on est en train de parler. Une situation similaire s’est produite quand on s’est rendu compte que la Terre était ronde, mais avec le bas et le haut. Aujourd’hui, on sait que haut et bas sont des notions relatives et ne désignent pas les mêmes directions à Paris et à Sydney. Ce qui est normal pour nous ne l’était pas du tout à l’époque. Sur le temps, c’est la même chose. Il faut se rendre compte que dire «maintenant ici», c’est différent que de dire «maintenant ailleurs», ce n’est pas le même «maintenant».
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On sait que les équations fondamentales du monde ne font pas de distinction entre passé et futur. Seul le deuxième principe de la thermodynamique qui établit que l’entropie (le désordre global si on veut) d’un système isolé ne diminue jamais, fait cette distinction. L’idée, c’est que l’augmentation de l’entropie implique de la chaleur, et cette chaleur laisse des traces. Je donne l’exemple du film d’une balle qui roule. S’il est projeté dans le bon sens ou à l’envers, ce sera tout aussi crédible. Par contre, si la balle ralentit et s’arrête, à cause des frottements, donc de la chaleur produite, le film passé à l’envers montrera une balle qui se met en mouvement elle-même, ce qui est impossible. C’est donc la chaleur qui établit la différence entre le passé et le futur. Mais nous ne comprenons pas pourquoi, dans ce qu’on appelle le passé, il y avait cette basse entropie initiale, cet ordre. C’est la source des traces, de la mémoire, de ce que nous appelons la temporalité dans son sens le plus large. On a bien compris que tout vient de là et la question ouverte sur laquelle je travaille, c’est de savoir d’où elle vient.
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A un niveau fondamental, on a perdu des morceaux du temps. Il n’est pas unique, il n’y a pas de présent, il n’y a pas de distinction entre passé et futur, etc. Et, finalement, il ne reste presque plus rien de cette idée du temps qui passe, de cet ordre dans les événements du monde que nous appelons usuellement «le temps». Je dis «presque», parce qu’on ne décrit pas un monde figé où rien ne change. Quand on dit «rien ne change», on sous-entend que le temps passe, mais que rien ne change. C’est plutôt le contraire : les choses changent, mais elles ne sont pas ordonnées dans le temps.
Bobo la tête. Mais je trouve ce sujet passionnant : sans être physicien, je me suis déjà posé la question : est-ce que le temps existe vraiment ? Où est-ce une création arbitraire qui n'a d'intérêt qu'à notre toute petite échelle ?