Une idée intéressante. Et puis comme ça, on pourra créer des "jardins du souvenir" au sens propre du terme !
Et il a agonisé à terre de longues minutes, se vidant de son sang, tandis que des passagers, plutôt que de lui porter secours, filmaient son agonie et postaient les images sur Snapchat.
Je découvre à l'instant ce drame de l'absurde.
Dans La machine à explorer le temps (1895), H.G. Wells imagine un futur lointain où l'humanité aurait dégénérée en deux groupes opposés : les Eloïs, sorte de hippies benêts, et les Morlocks, créatures repoussantes vivant sous terre et se nourrissant des précédants.
Les Eloïs sont parvenus à un tel niveau d'oisiveté et de désintérêt que, lorsque le narrateur les rencontre pour la première fois en sortant de sa machine, qu'une jeune fille est en train de se noyer sous les yeux de ses semblables sans qu'ils ne manifestent la moindre réaction.
Ce jour-là aussi je me fis une amie – en quelque sorte. Comme je regardais quelques-uns de ces petits êtres se baigner dans une anse du fleuve, l'un d'entre eux fut pris de crampes et dériva au fil de l'eau. Le courant principal était assez tort, mais peu redoutable, même pour un nageur ordinaire. Vous aurez une idée de l'étrange indifférence de ces gens, quand je vous aurai dit qu'aucun d'eux ne fit le moindre effort pour aller au secours du petit être qui, en poussant de faibles cris, se noyait sous leurs yeux. Quand je m'en aperçus, je défis en hâte mes vêtements et, entrant dans le fleuve un peu plus bas, j'attrapai la pauvre créature et la ramenai sur la berge.
Qui, des Eloïs ou des Morlocks, sont les plus abjects ?
Vous voyez où je veux en venir ?
Les tragédies des vendredis et samedis soir, les « virées en boîte » qui se terminent dans les fossés de routes départementales ne cessent ainsi de remplir les pages de faits divers des quotidiens régionaux. Au-delà du constat de « l’importance de la sous-estimation du risque et/ou de la volonté de prise de risque chez les hommes en général et les jeunes garçons en particulier » fait par l’Observatoire national de la Sécurité routière (ONSR), il s’avère nécessaire de « savoir de quoi l’on parle (4) » lorsque l’on évoque cette forme d’« insécurité ».
[...]
Fragilisé, il puisait dans les ressources que son milieu d’origine lui a appris dès l’enfance à mobiliser : la force physique, la résistance à la fatigue, la virilité qui fait qu’à certains moments de la socialisation juvénile « boire beaucoup » doit rimer avec « tenir le coup ». Dans les moments de crise, cette quête de virilité ne peut que prendre des formes exacerbées : elle constitue un réflexe ultime.
Le véritable problème de l’insécurité routière contemporaine est qu’elle ne constitue, sous ses formes les plus persistantes, que l’une des conséquences du développement de l’insécurité sociale.
Un article à lire.
Linux Mint, c'est bon, mangez-en :)
J'ai lu "Miner du Romero" xD

AH ! C'est bien cool ça.
Et ils vont faire un prix "spécial" pour fêter ça ? xD
Oui, ça lui permet d'offrir un meilleur spectacle... mais est-ce ça qu'on veut ? Suivre des joueurs excellents qui au final ne sont que des fraudeurs ?
Tu parles du football, du tour de France, ou de PUBG ?
J'aime beaucoup l'idée mais dans ces conditions, autant jouer à un jeu au tour par tour... ça tombe bien, j'en connais ^^
The red solstice free for a limited time, etc. etc.
EDIT : cet instant de solitude où tu tentes d'ajouter à ton compte Steam un jeu que tu as déjà... et que ignorais l'avoir.
A lire tranquillement plus tard.
Dans un précédent article de notre série sur le traitement médiatique de l’affaire Weinstein et du hashtag « BalanceTonPorc », nous évoquions la manière dont certains commentateurs et éditocrates ont occulté la question de la libération de la parole de femmes victimes de violences. À ce sujet de fond, ils ont substitué de vaines polémiques sur les termes employés, qui renverraient à la délation ou seraient trop insultants pour la gent masculine… voire pour les porcs.
Dans ce nouvel article, nous revenons plus particulièrement sur des formes plus radicales de détournement voire de déni du phénomène, et sur la large audience médiatique dont elles ont bénéficié. Un nombre significatif d’éditocrates et de polémistes réactionnaires aux positions parfois édifiantes ont en effet joui d’une exposition médiatique considérable, au-delà des médias de parti-pris dans lesquels ils interviennent quotidiennement.
[...]
On l’a compris : le féminisme ne devrait être bon qu’à se focaliser sur les agresseurs musulmans ou les migrants, mais certainement pas à remettre en cause la domination masculine.
Ce qui me fait le plus peur, à la lecture de cet article, c'est la façon dont il met en lumière à quel point nous vivons dans un pays, une société, une époque hyper-réactionnaire... pour ne pas dire dominée par la pensée conservatrice, pour ne pas dire d'extrême-droite.
Aucun Greedo n'a été maltraité durant la réalisation de cette vidéo
Une série d'articles à suivre.
Canard PC s’est associé à Mediapart pour une série d’articles et d’enquêtes sur les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo. Depuis le mois de septembre 2017, deux journalistes de chacune des rédactions travaillent directement ensemble, partageant démarches et informations. Ce croisement des regards et des compétences entre un magazine de jeu vidéo et un média spécialiste de l’investigation, au service d’une enquête commune, est à notre connaissance inédit.
A lire.
Des cambrioleurs ont dévalisé la cave d’un producteur affineur de saint-nectaire à Murol (Puy-de-Dôme), dans la nuit de lundi à mardi. Plus de 650 fromages ont été volés.
Monsieur le procureur, quelles sont vos réquisitions ?
/bave aux lèvres, tremblements/ La mooOooOrt ! La mort pour les profanateurs du Saint Fromage ! La mooooort !
/les infirmiers font irruption dans la salle d'audience et emmènent le procureur écumant/
Je ne sais pas quoi faire de ça que je viens de trouver sur (°m alors je le pose ici. Tires-en les conclusions que tu veux, y compris sur la stratégie de communication d'une entreprise du web.
Je n'avais même pas connaissance de cet état de fait :(
Marrant. Je suis curieux de connaitre le prix.
Aujourd’hui, le romancier est remonté : « Il y en a marre de tondre le tondu : cette idée de redevance sur les lectures publiques ne tient compte ni de la réalité des besoins ni de l’organisation. Quand des gosses viennent dans une bibliothèque, c’est tout naturellement, parce qu’ils sont là, qu’on va leur lire des textes, leur faire découvrir. »
Que les bibliothèques doivent « signaler à l’avance qu’elles vont faire faire une lecture, tout cela n’est pas sérieux. Les gamins en banlieue, on a besoin de les accueillir avec des livres : je suis absolument opposé à cette idée ». Alors, imposer une redevance sur la lecture publique, « c’est non. Et oui, je signe cette pétition. », affirme Daniel Pennac.
Purée, y'a des génies quand mêmes. Des gens qui sont capables de prétendrent qu'ils militent pour la promotion de la littérature et pour défendre lesintérêts des écrivains, et qui dans le même temps souhaitent mettre en place les outils de la destruction de l'accès du public à cette même littérature. Bravo. Champions.
Et merci monsieur Pennac <3