Je viens de faire quelque chose que j'aurais du faire depuis fort longtemps, et que je repoussais d'année en année : supprimer mon compte Facebook.
J'ai des dizaines de liens dans mon Shaarli expliquant pourquoi Facebook çaymal, et j'avais pourtant un compte. Que je n'utilisais plus depuis belle lurette, bien entendu avec un pseudo, et sur lequel je n'avais posté que des liens à peu près du même genre que ceux que je poste ici, mais un compte Facebook quand même.
C'est ce (long) article qui m'a donné l'impulsion qui me manquait.
Pourquoi ai-je aussi longtemps reculé ce qui m'apparait comme étant de plus en plus nécessaire ? Pour des motifs tous plus futiles les uns que les autres :
je suis des personnes / des institutions intéressantes
=> C'est vrai, mais tu ne vas jamais sur Facebook. Aussi intéressant soient-ils, tu les liras ailleurs, ou alors tu continueras à ne pas les lire.
Je m'en servais juste pour débloquer des jeux gratuits.
=> Que dire, que dire... Tu n'as pas le temps de jouer aux jeux que tu achètes, tu crois vraiment que tu vas jouer à ces palanquées de jeux mal torchés que seule leur gratuité rend désirables ? Névrosé va.
Certains trucs ne sont accessibles que sur Facebook
=> TANT PIS POUR EUX, ils se passeront de ma divine présence.
Conclusion : adieu Facebook.
MEURS FACEBOOK.
Le syndicat alliance. : "S'pa un viol, puisque c'est moi qui vous le dit. Et puis c'est quoi ces manières de donner la parole aux victimes ?"
Genre vous savez plus ou moins que Facebook c’est mal, mais vous n’avez pas trop envie de savoir jusqu’à quel point.
[...]
Aucune de vos données sur Facebook n’est sécurisée ni anonyme, quels que soient vos paramètres de confidentialité. Ces réglages sont juste des diversions. Il y a des violations de confidentialité très sérieuses, comme la vente de listes des produits que vous recommandez à des annonceurs et des politiciens, le pistage de tout ce que vous lisez sur Internet, ou l’utilisation des données de vos amis pour apprendre des informations privées sur vous – aucune de ces pratiques n’a de bouton « off ». Pire encore, Facebook agit ainsi sans vous le dire, et sans vous révéler les dommages que vous subissez, même si vous le demandez.
J'aime beaucoup cette métaphore :
Ne confondez pas vie privée et secret. Je sais ce que vous faites dans la salle de bain, mais vous fermez quand même la porte. C’est parce que vous voulez de l’intimité, pas pour cacher un secret. (Extrait de Je n’ai rien à cacher, pourquoi devrais-je faire attention à ma vie privée en ligne ?)
J'ai rien à cacher ? Je ne fais rien de mal ? Même pas en rêve :
Si vous admettez avoir commis quelque chose d’illégal dans les messages privés de Facebook, ou si vous avez simplement mentionné un soutien à une action politique, cela pourra être utilisé contre vous à l’avenir, tout particulièrement par un gouvernement étranger. Vous pouvez être arrêté simplement parce que vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment, ou être mis à l’écart à l’aéroport un jour, pour risquer de la prison car vous avez révélé que vous avez fait quelque chose d’illégal il y a 5 ans. Un comédien New Yorkais a vu une équipe SWAT (un groupe d’intervention policière américaine musclé) entrer dans son appartement pour une blague sur Facebook.
14 municipalités françaises sont dirigées par le Front national aujourd'hui, et le bilan de l'action politique du parti d'extrême droite n'est pas encore effectué, mais la stratégie de sa présidente est clairement établie : démontrer que son parti est parfaitement en mesure de gouverner… grâce au bilan de son action locale.
La fuite d'élus en cours n'est donc pas faite pour conforter ce discours du parti "aux mains propres, qui ne s'entre-déchire pas et sait agir au plus près des besoins des gens" que le FN — par la voix de Marine Le Pen — tente d'imposer.
Le FN, premier parti de France... en nombre de démissions d'élus. Arf.
Good job, Mr President.
Headshot.
On est bien d'accord : les politiques mentent. Tous.
Mais j'ai l'impression que la communication par le mensonge est exacerbée dans l'univers Trump, en mode "plus c'est gros plus ça passe".
Une école d’un nouveau genre s’est installée depuis quelques mois au centre de Mulhouse : une classe de « sport-études » consacrée… aux futurs champions de jeux vidéo.
Ce siècle a aussi ses bons côtés.
Je pose ça là.
Ctrl + F : Hamon.
Merci Grise Bouille.
Merci Seb pour cet aspirateur temporel :D
Ah tiens, j'avais loupé ça : dans l'appli des "décodeurs" du Monde, Fakir est en "jaune" (orienté politiquement) quand Valeurs actuelles est en "vert" (c'est de la bonne came coco).
Ce serait pas Le Monde, le jaune, dans cette histoire ?
Il n’y a pas plus subjectif que Le Monde et que les grands titres de presse en général, mais cette subjectivité est infiniment plus dangereuse que celle de Fakir parce qu’elle se donne l’apparence de l’objectivité. Tout le problème de l’idéologie dominante, c’est qu’on ne la perçoit même plus comme une idéologie. Ce qui permet de présenter tranquillement les tenants de cette idéologie comme des « réalistes », « pragmatiques » tandis que les autres seront de doux rêveurs, des utopistes voire même de dangereux extrémistes. Et cette rengaine est tellement martelée en permanence dans 90 % des médias qu’elle est totalement intégrée par leur public.
"Heroes of Might and Magic system"
J'ai ri.
Ça y est, c'est modifié. Plus qu'à voir si ça marche.
un très gros dérapage ce matin, évidemment involontaire
Raclure, oui. Je l'ai déjà dit : c'est trop facile de qualifier a posteriori ses saloperies de "dérapages". Quand on a de la merde dans le cigare, on assume.
Puis, au beau milieu de ce tollé, l’administration a publié samedi soir une note présidentielle réorganisant le Conseil national de sécurité et conférant à Steve Bannon, stratège en chef de Trump, plus de pouvoir que le directeur des renseignements nationaux et le président du Comité des chefs d’états-majors. Cette décision montre que la figure centrale de l’équipe de la Maison-Blanche, et l’un des hommes les plus puissants d’Amérique, est désormais Steve Bannon. Et on reconnaît clairement sa patte dans les décrets présidentiels anti-immigration et anti-réfugiés de Trump.
Inquiétant, surtout si on met ceci en regard.
EDIT : voir aussi https://m.slate.fr/story/136193/donald-trump-daech
Un troisième décret, signé ce week-end, risque d’empêcher encore plus Trump de comprendre ces réalités. Par ce décret, Trump a réorganisé le Conseil de Sécurité nationale de manière à ce que le directeur du renseignement national et le président du comité des chefs d’état-major interarmées ne soient plus membres permanents du Principals Committee (groupement des chefs de cabinets qui débattent des questions urgentes de politique étrangère) tout en donnant ce droit à Steve Bannon, son très controversé chef de la stratégie politique.
En matière de sécurité nationale, le président peut et doit confronter ses propres intérêts et positions politiques aux conseils de ses chefs de cabinets, ainsi qu’aux avis des responsables de l’armée et des agences de renseignement. Il est là pour ça. Mais l’intérêt premier du Conseil doit toujours être la sécurité des États-Unis. C’est dans son nom: Conseil de Sécurité nationale. Permettre au chef de la stratégie politique du président de siéger à ce Conseil (et l’élever par conséquent au même niveau que le Secrétaire d’État et le ministre de la Défense) ne peut qu’y faire entrer un biais que ces réunions sont précisément censées éviter. Et compte tenu de l’idéologie du «stratège» en question, Steve Bannon, ce biais risque d’être fort dommageable aux États-Unis.
via Riff
EDIT : Je viens de tomber là dessus.

Sympa ça.
Intéressant de voir que malgré le foirage de No man's sky, les "jeux dans l'espace" ont toujours la cote.
Evidemment, elle ne peut pas. Ruth Elkrief a des amis chers (Penelope, François, et toutes les victimes du totalitarisme). Mais elle a aussi un public : le peuple totalitaire, justement, à qui il faut continuer à vendre de la publicité, entre deux envolées. Et la voici, pauvre petite balle rebondissante, coincée entre les deux, renvoyée d'un mur à l'autre de sa prison mentale. Quel cerveau humain y résisterait ?
Bon anniversaire, madame Juliette Gréco : 90 ans aujourd'hui.