Car le fait qu'un écrivain ou une écrivaine prenne un nom d'emprunt et s'y tienne n'a rien d'une "affaire", la chose a existé de tout temps. Il vaudrait mieux, en fait, parler d'affaire Gatti – ce dernier sait-il même que le prénom de Colette est Gabrielle? que Guy Chantepleur est le pseudonyme de Jeanne-Caroline Violet, Léo Dartey celui d’Henriette Féchy, Champol celui de la Comtesse de Lagrèze, Fred Vargas celui de… Assez. Les exemples sont légion, et on remarquera que souvent, et surtout aux siècles passés, les femmes prenaient des pseudos masculins. Pas fou, le guêpe.
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Non, ce qui a dû agacer le triste flic qu'est devenu Gatti, c'est le choix de la discrétion, un choix qui pour lui ne pouvait que relever d'un désir de dissimulation. Comme si on ne cachait que ce qui a du prix, de la valeur. Derrière la valeur-Ferrante, donc, le voilà qui soupçonne une valeur-X, qu'il lui faut absolument élucider, estimer, publier. Or il est incapable de penser cette chose pourtant simple: certaines valeurs sont précieuses, donc inestimables, mais précisément parce qu'elles n'ont de valeur qu'aux yeux de ceux ou celles qui leur donnent un sens intime. Le fait qu'une information – relevant de l'état-civil, qui plus est – puisse être dissimulée, alors qu'elle n'a en soi aucune valeur, voilà ce qui a rendu fou le charognard Gatti. Sauf à penser qu'il avait espoir de découvrir que Ferrante était en fait quelqu'un de connu, ce qui lui aurait permis de multiplier la valeur connue par la valeur cachée. Mais même pas. Elena Ferrante est juste le nom qu'a pris quelqu'un désirant signer ses livres Elena Ferrante.
L'important, c'est que, Dylan or not Dylan, un lecteur, un jour, se réveille, regarde autour de lui et se dise, en se frottant les yeux, que les honneurs, aussi dotés, aussi éclairés, aussi embrumés, aussi manipulés, aussi lucides, aussi provocateurs, aussi surprenants, aussi décalés, aussi révolutionnaires, aussi saucissons soient-ils, ne sont que des couronnes mortuaires collées à coup de bienveillant merlin sur les fronts conséquemment bovins des humbles prétendants à la vanité tarifée. "Les honneurs déshonorent", écrivait Flaubert. Qui brigue la couronne lèche le trône. Ô lévrier, tu as battu le lapin.
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De grâce, n'usez pas vos crocs inutilement sur le Dylanobel. La saison des prix littéraires ne fait que commencer en France. Vous n'êtes pas au bout de vos surprises-Kinder. Sachez juste que les plus beaux livres qui paraissent actuellement en France, la presse n'en parlera pas, presque pas. Ils sont publiés par des discrets éditeurs, des ninjas, des poètes. Vous ne verrez que l'iceberg à paillettes qu'ont concocté pour vous les éditeurs les plus en vue, les attachés de presse les plus pugnaces, les journalistes les plus au fait des enjeux, les diffuseurs les plus efficaces, les présentateurs télé les mieux coiffés. Hormis votre menacé libraire ou un proche audacieux, personne ne vous indiquera où les dés sont vraiment lancés. Il vous faudra errer dans les rayons, renifler, tâter, compulser, hésiter, hésiter encore, hésiter mieux – fuir les bandeaux rouges.
Racisme, obsession sécuritaire, sexisme, et mépris pour le reste du monde.
Il n'y a pas à dire, Robert Ménard aura fait beaucoup pour l'image de Béziers.
Ah, je ne suis pas le seul à avoir été choqué.
Mes 2 cents :
pourquoi est-il si difficile d'écrire "une personne noire" ou "un homme noir" ? Pourquoi ce besoin de toujours mettre un substantif devant "noir" ? Un "individu de couleur noire", ou le très malheureux "race noire" ? C'est comme si -c'est comme ça que je l’interprète pour ma part- on voulait atténuer l'annonce de la couleur, comme pour dire, "eh oh, j'ai bien vu qu'il était noir, mais comme j'suis pas raciste, je vais mettre de gros guillemets sémantiques autour du mot noir".
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.
Tellement de mensonges en si peu de mots, c'est admirable. Mais on en reparlera une autre fois.
Le simple fait de préciser " sans distinction [...] de race" est en soi problématique, puisqu'il sous-entend que l'on pourrait, justement, distinguer des races...
Tiens, à propos. Je voulais parler de Civilization VI.
Je ne comprend pas l'engouement autour de ce jeu. Attention, j'aime beaucoup cette série, et je sais déjà que je vais aller repasser quelques heures sur Civ 5 dès que j'aurai fini de me faire latter la tronche par Endless legend.
Mais -vous me corrigerez si je me trompe, je n'ai acheté ce jeu qu'un peu plus de 5 ans après sa sortie, merci les promos Steam- j'ai le sentiment que Civ 5 n'est devenu vraiment bon qu'avec l'adjonction de ses "gros" DLC, Gods and Kings et surtout Brave New World, qui ont ajouté les Cités-Etat, l'espionnage, la religion...
Ne pensez-vous pas que Firaxis risque de prendre le même chemin avec Cilization VI, à savoir vendre (cher) un jeu "pas mal mais améliorable", puis refaire payer les joueurs pour toute une kyrielle de DLC, dont un ou deux modifieront le jeu en profondeur pour le rendre (presque) parfait ?
Mankind Divided est donc, sans mauvais jeux de mots — ou si, allez —, une suite "augmentée" de Human Revolution. C'est du Deus Ex pur jus, presque à l'ancienne dans ses mécaniques de jeux, mais la qualité de l'univers dépeint, la direction artistique et la solidité du concept le rendent fascinant et tout à fait addictif. En un clin d'œil, les 30 heures sont atteintes et l'on en redemanderait presque. Si vous avez aimé Human Revolution, il n'y a donc aucune raison de ne pas vous précipiter sur le titre. Si vous êtes en quête d'une expérience intelligente et complète, que vous êtes sensible à la science-fiction et que vous n'aimez pas être pris par la main, là aussi, vous pouvez y aller les yeux fermés.
Bon, cette fois c'est sûr je vais l'acheter.
Tiens, je ne savais pas que Gamekult, Les numériques, ZDNet et CNET appartenaient à la même maison.
Mais pourquoi tant de colère, jeune padawan ? =)
J'ai juste dit ce que ce bidule m'évoquait, chacun est libre de trouver ça génial (et ça l'est sûrement, puisque grosso-modo 150 000 gogos ont cassé leur tirelire pour apporter 1,6 millions de $ à cette entreprise). Je n'empêche personne de dépenser son pognon comme il l'entend, je suis juste trop vieux, trop con, trop pauvre ou trop pas dans le coup pour comprendre l'utilité du machin.
EDIT : 6 368 445 $
OMG
Merci Liandri pour la correction
JE DEMANDE UNE LITTÉRATURE JEUNESSE AUX CRÉATURES BIOLOGIQUEMENT RIGOUREUSES ET CRÉDIBLES DANS LEUR COMPORTEMENT.
Très bon :D
De la même source, j'ai aussi appris aujourd'hui que Tchoupi est censé être un pingouin :O :O :O Je vais pas m'en remettre.
Ce strip m'a fait rire comme un bossu.
Hey, elle est chouette cette nouvelle affiche, nan ?
Y'a ça aussi qui est bon :
– Quel auteur ?
– Je sais pas… 20 cm…
(Et si la libraire a encore la force pour du second degré : – Vincent qui ?)
Ce gif.
Alors moi c'est tout le temps comme ça. Et je ne suis jamais bourré.
On peut y lire des consignes pour contrer la création de syndicat au sein de l’entreprise ou encore des méthodes pour « dominer les employés » au quotidien. [...] Le document appelle les hauts placés dans la hiérarchie à trouver des moyens de punir les leaders des syndicats, d’isoler les employés qui posent problème ou, pire encore, de « causer des conflits internes ». Autrement dit, tout doit être mis en œuvre pour fragiliser le moindre mouvement de contestation ou de réclamation parmi les employés.
via Seb
Bon, après j'arrête de parler de cette navrante histoire, mais la mécanique ainsi présentée a le mérite de pouvoir s'appliquer à toutes les agressions. Car c'est une agression, CQFD.
Notre époque stressée et compulsive a inventé l'objet qui lui ressemble : un gadget pour occuper les doigts des gens incapables de rester immobiles 30 secondes d’affilée. C'est stupéfiant.
Le kickstarter était de 15 000 $. Je vous laisse découvrir le montant que ces futurs millionnaires ou escrocs ont récolté grâce à leur idée (idiote ? géniale ? les deux ?).
via Liandri
Sarkozy a proféré beaucoup d'horreurs, mais celle-ci est fausse.
=> https://twitter.com/laurencedecock1/status/786271966672007170
(mais ne le dites pas trop fort, ça pourrait lui donner l'idée)
Sinon, j'affabule, ou il avait bien dit un truc du genre "la terre, elle, ne ment pas" il y a quelques années ?