Juste pour partager deux graphiques :
Je ne suis pas du genre à faire dans l'analyse politico-philosophico-politique, mais je trouve que nous vivons un moment intéressant.
Déjà, le Brexit. Je m'y attendais. Je m'en fiche un peu. Mais je trouve ça intéressant à plus d'un titre :
EDIT : voir http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?HjkFaw
EDIT 2 : je me suis trompé, la sortie de l'UE est prévue par le fameux article 50 du Traité de Lisbonne (2009) dont nous avons maintenant tous entendu parler, je crois...
Et le trajet a une forme de bite : http://www.20minutes.fr/insolite/1870967-20160622-loi-travail-parcours-manifestation-23-juin-forme-phallus
C’est que cette main-d’œuvre qualifiée et low-cost présente tous les avantages. Le stagiaire est corvéable à merci : la loi ne dit pas explicitement qu’il est soumis aux 35 heures. Il n’a pas droit aux RTT ni aux congés payés. Enfin, cette jeune pâte ne coûte pas plus de 417 euros par mois à ceux qui s’en tiennent au minimum légal. En outre, son "contrat" est ultra-flexible : on peut le prendre six mois et renouveler sa convention de stage d’autant, sans avoir à justifier quoi que ce soit ! Certes, il n’est pas censé occuper un vrai poste, mais les entreprises ne recrutent pas les stagiaires pour jouer aux morpions. Bref, et très cyniquement, on peut dire que l’abus de stagiaire n’est pas dangereux. A condition toutefois de ne pas dépasser certaines bornes.
Oh, et quelles sont ces bornes à ne pas dépasser ami patron, vite, enseigne moi ta sagesse !
C'est bien simple, petit scarabée : le stagiaire ne doit pas faire plus d'heures que tes employés (tu sais, les cons que tu es obligé de payer), sinon ça va trop se voir que tu l'exploites.
Pour finir, Jean-Claude Dassier fait part de sa frayeur face au droit-de-l’hommisme revendiqué par notre Premier ministre mardi dernier à l’Assemblée. « Je reviens aux déclarations de Manuel Valls qui me traumatisent un peu. Nous n’échapperons pas à un débat sur l’ouverture de centres de rétention. Centres de rétention qui peuvent parfaitement fonctionner avec les centres de déradicalisation. » L'un ne va pas sans l’utre, il faut jouer la complémentarité. « On peut avancer là-dessus, convient Françoise Degois, le débat fait son chemin. »
Il me suffit de zapper sur France 5 pour constater que le débat fait du chemin et que je n’y échapperai pas. La première discussion de C à vous interroge en effet : « Faut-il un Guantánamo à la française ? » Le lendemain, iTélé renchérit au pluriel : « Des Guantánamo à la française ? » Pour ma part, je préférerais un Belzec à la française, c’est plus efficace et ça ne laisse pas de traces. A moins que nous ne nous reposions sur notre savoir-faire national : après tout, la gégène a déjà fait ses preuves sur les islamo-gauchistes du FLN.
J'ignorais ce qu'était Belzec. Je suis consterné de honte.
Le camp d'extermination de Bełżec (en polonais : [ˈbɛu̯ʐɛt͡s], prononcé « Béoujets ») a été le premier des trois centres destinés à l'extermination des Juifs d'Europea dans le cadre de l’Aktion Reinhard, avec Sobibor et Treblinka. Il fut aussi le premier à être doté de chambres à gaz fixes construites à cet effet1. En activité de mars à décembre 1942, soit dix mois, entre 450 000 et 500 000 personnes, quasiment toutes juives, y furent gazées.
Après les opérations d'incinération des cadavres, le camp est démantelé au printemps 1943 ; tous les bâtiments et leurs fondations sont détruits, certaines parties des baraquements étant vraisemblablement transférées dans le camp de Majdanek59. Les SS détruisent également l'essentiel des documents relatifs aux activités du camp, à l'exception de ceux qui sont entreposés dans un bâtiment de la gare de Bełżec, lesquels seront également détruits le 7 juillet 1944 lors du bombardement par l'aviation soviétique d'un train de munitions, faisant ainsi disparaître une documentation extrêmement précieuse sur l'histoire du camp59. Des arbres résineux sont plantés sur le site afin de dissimuler toute trace de ses activités59. Une exploitation agricole, tenue par un Volksdeutsche est installée sur le site après le démantèlement des installations, jusqu'en juillet 1944, période durant laquelle l'exploitant fuit devant l'offensive de l'Armée rouge59.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d%27extermination_de_Be%C5%82%C5%BCec
Encore une catégorie d'opprimé.e.s, que tout le monde écrase, vraiment tout le monde. Qui n'a jamais rigolé à la blague du fou qui repeint son plafond ? Les méchants dans les films ils sont toujours un peu... fous ? Et je ne parle pas de la maltraitance évoquée par la psychiatre.
Le style graphique :O
Quand on s'est arrêté comme moi au Combat ordinaire ça fait un choc.
Ben s'il y a bien une merde que je ne vais pas regretter, c'est le Petit Journal.
RIP.
Hu hu hu. Il écrit ses discours lui-même ? Sinon, quelqu'un va être viré ce soir.
Oh, quelle bonne idée. Le tout choupinou Laurent Wauquiez (mon chouchou, juste devant ma copine Valérie Pécresse) projette d'interdire Twitter lors des séances du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes (en menaçant de taper les élus récalcitrant là où ça fait mal, c'est à dire au porte-feuille), juste après que l'une de ses décisions les plus objectivement dégueulasses aient été twittée en quasi-live par un conseiller régional.
Pour rappel : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?searchterm=Wauquiez#klDH-g
EDIT : roulade arrière, rétropédalage et cépamoi c'est l'autre : http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/24/tweet-or-not-tweet-wauquiez-renonce-a-punir-les-conseillers-regionaux-264452
Bref, il a pas osé.
Ce n'est même pas de l'écho, c'est des bruits de couloir.
Le Canard enchaîné du 1er juin 2016 rapporte sur un mode ironique les grandes lignes de la petite sauterie organisée par Bob Ménard et ses potes à Béziers fin mai. Renaud Camus (et aussi Denis Tillinac) figuraient parmi les invités, et ont ont pu étaler la gelée de coing qui leur tient lieu de pensée.
Il est à noter que le FN se désolidarise de ces encombrants amis. Pour le moment.
Non, la dernière fois qu'une manifestation de syndicats a été interdite, c'était le 17 octobre 1961. 50 morts pour l'Histoire, 200 pour les empêcheurs de dormir. Papon préfet de police. T'es pas tombé loin remarque.
Pour le reste, ouaip : https://twitter.com/laurentchemla/status/745514907571871744
Y'a de ça, oui. A noter que le café frappé serait potentiellement la solution à tous les problèmes.
Salim, agent de sécurité, était au Stade de France le soir des attentats du 13 novembre. Nicolas, « préventeur » Santé Sécurité, est en première ligne en cas d'accident sur un chantier. Ils racontent comment ils préviennent ou ont prévenu le danger.
Il me semble qu'il y a eu un article sur elle dans un ancien N° de XXI ; il faudrait que je le relise.
Ce qui était une blague tient alors de l’absurde. Après les bugs, les personnages désarticulés prennent la forme de cauchemars enfouis dans une partie encore cachée du cerveau humain. Les visages et les corps se tordent, l’œil fuyant et angoissé est celui d’êtres sur lesquels des expériences scientifiques auront laissé la marque de la mort en mouvement.
C'est vrai que ça fait un peu peur.
Oh, c'est cool ça :)