Lu dans l'édition de Brief.me d'hier :
L’ONG de défense des droits humains Amnesty International a publié aujourd’hui un rapport accusant les autorités françaises de mener « une attaque ciblée et intentionnelle » contre les militants écologistes. Pour expliquer cette répression, elle cite par exemple la « criminalisation des rassemblements et manifestations écologistes », une « rhétorique stigmatisante et négative » à leur encontre (l’utilisation de l’expression « totalitarisme vert » par exemple) ou encore l’usage excessif de la force par la police en manifestation.
Lien direct vers le rapport d'Amnesty : https://www.amnesty.fr/actualites/la-strategie-de-la-france-pour-empecher-laction-climatique
Et pendant ce temps, en France également :
Emissions de gaz à effet de serre : en 2025, la France encore plus à la traîne
Sur l’écologie, la droite en plein «climatodénialisme»
Transition écologique : face à «l’affaiblissement» du pilotage politique, le Haut conseil pour le climat appelle la France à réagir sans délai
Je trouve son point de vue intéressant. Plutôt que de rabâcher que l'homme est un animal commue les autres, ce chercheur explique qu'il faut au contraire tenir compte de sa place particulière qui, sans lui donner une quelconque supériorité ni des droits supérieurs sur les autres espèces, lui confère une écrasante responsabilité.
Il explique par ailleurs qu'il faut arrêter d'opposer les générations mais apprendre à voir la continuité, la transmission.
La «génération maintenant» est moins un groupe de personnes précis qu’une idée selon laquelle il y aurait un âge de la vie au cours duquel les gens ont en charge le présent : après une enfance passée sans pouvoir ni influence, vous entrez dans la fleur de l’âge avant de décliner.
C’est dans cet acmé que les gens se disent : «Nous sommes le présent, nous prenons les décisions, dirigeons les institutions, élaborons des plans, construisons les bâtiments pour créer un monde nouveau qui, nous l’espérons, durera pour toujours». Évidemment, ça n’est pas le cas puisque la génération suivante fait la même chose !
[...]
Si vous fabriquez une corde avec des brins d’herbe des prés, chaque brin n’excédera jamais une certaine longueur. Mais en les reliant par friction et par chevauchement, vous pouvez continuer à tresser indéfiniment la corde.
Dans cette conception, l’existence de chaque individu est reconnue, mais cela fait primer l’idée de collaboration intergénérationnelle en vue de créer quelque chose, d’alimenter un processus qui s’entretient.
Cela fait aussi relativiser l’idée d’être né ou de mourir à une date précise : nous naissons chaque jour, au sens où nous participons collectivement d’une naissance continue, et les anniversaires ne sont qu’un moment arbitraire dans un flux plus vaste.
On savait déjà qu'on trouvait des micro-particules à la pelle dans l'eau. Il y en a aussi, évidemment, dans le sols. Et on vient de se rendre compte que celles-ci altéraient la pousse des plantes.
Bizarrement, la question de la pollution des sols a mis beaucoup plus de temps à se poser. Pourtant, les masses de plastiques y seraient 4 à 23 fois plus élevées que dans les océans, explique Marie-France Dignac, chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). « Je ne m’explique pas vraiment ce délai, si ce n’est qu’il est plus difficile d’échantillonner un sol : impossible de le filtrer comme on le fait en mer. D’ailleurs, il n’y a toujours aucune méthodologie normalisée pour les sols. »
[...]
Il n’y a pas si longtemps encore, on pensait que les plantes ne pouvaient pas absorber ces microplastiques « en raison de leurs parois cellulaires complexes et de leurs mécanismes d’absorption sélectifs », peut-on lire dans un article de synthèse publié en 2024.
Raté. Probablement aucune paroi biologique n’est réellement étanche. D’autant moins lorsqu’on considère des particules de tailles microscopiques, voire nanoscopiques. Elles savent trouver leur chemin à l’intérieur des plantes, soit par les racines, en se faufilant dans les minuscules fissures ou par des phénomènes de transport actif des cellules végétales, soit par les feuilles, via les ouvertures stomatiques qui permettent les échanges gazeux.
En 2004, alors que la question climatique progresse dans la sphère politique et que le viseur se rapproche dangereusement des producteurs d’énergies fossiles, la British Petroleum missionne en effet l’entreprise de relations publiques Ogilvy & Mather pour améliorer son image. Ensemble, ils choisissent de tout miser sur la notion d’empreinte carbone individuelle, afin de faire porter la focale (et la responsabilité) sur les individus consommateurs (vive les « consommac’teurs ») et invisibiliser subséquemment la question brûlante du partage de l’effort climatique – entre les entreprises et les individus, entre les riches et les pauvres. Ainsi la compagnie pétrolière propose-t-elle au public de calculer son empreinte carbone pour tenter de l’améliorer. Comme l’écrira un chroniqueur du New York Times quinze ans plus tard : « S’inquiéter de votre empreinte carbone est exactement ce que les grandes sociétés pétrolières veulent que vous fassiez. »
Je ne vais pas tout recopier, mais vous voyez l'idée : c'est celle que je rabâche depuis des années. Pendant qu'on (le gouvernement, mais aussi les grandes entreprises, à l'origine de l'idée apparemment) vous répète de faire pipi sous la douche et de vider votre boîte mail (sous-entendant que vous êtes une ordure si vous ne le faites pas)
Comme le montre Jean-Baptiste Malet dans son enquête publiée par le Monde diplomatique sur le « système Pierre Rabhi », ce positionnement individualiste, typique de l’écologie bourgeoise, s’avère parfaitement soluble dans le régime d’intérêts de la classe dominante.
Non seulement, comme l'article l'explique, les "écogestes" c'est une "écologie du luxe" (quand t'as du mal à joindre les deux bouts, t'as autre à penser en général), mais en plus, ils ne servent à rien (ou alors à pas grand chose) quand ils n'aggravent pas le problème ; pour plusieurs raisons :
Une machine à laver qui recycle l'eau de la douche ! C'est génial !
Depuis le 3 juillet, les bouchons en plastiques doivent obligatoirement être solidaires de leur brique ou de leur bouteille.
Et c'est pas une bonne idée, personne n'est content :
Lu dans Brief.me :
« La répression que subissent actuellement en Europe les militants environnementaux qui ont recours à des actions pacifiques de désobéissance civile constitue une menace majeure pour la démocratie et les droits humains », estime le rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement dans un bilan publié aujourd’hui. Ces actions, qui connaissent un recours « accru », se heurtent à une criminalisation « croissante » et à des « brutalités policières », notamment en France, selon le rapport.
La méthode habituelle : mettre en place une mesure (prétendument) écolo, puis "l'assouplir" en douce pour la vider de sa substance. Pffff.
La dissolution des @lessoulevements de la Terre est un contresens historique : la lucidité est du côté de l'urgence écologiste, l'aveuglement du côté d'un pouvoir sourd à cette alarme. Cette mesure est une erreur démocratique et une absurdité politique.
C'est suffisant pour aujourd'hui, je coupe Twitter, j'ai ma dose de déprime.
J'avoue : je rôde comme une hyène sur Twitter pour voir si ça va s'effondrer sous mes yeux.
Bref. Une info qui n'étonnera personne : après les 19° (voire moins) c'est pour les autres, un jour sans viande, c'est un truc de khmer vert. Okayyy.
Pour la première fois le mois dernier, une étude a mesuré avec précision l’effet négatif de la présence des colonies domestiques sur la fréquentation des fleurs en ville. Cette étude, menée - à Paris - par Isabelle Dajoz, chercheuse en écologie à l’université Diderot, confirme que dans un rayon de 500 mètres, plus les fleurs sont visitées par les abeilles domestiques moins elles le sont par les sauvages. Surtout, l’équipe a estimé les quantités de nectars disponibles : et leur réponse est sans ambiguïté : les abeilles domestiques consomment TOUT ! Il ne reste plus rien pour les sauvages. Sur Paris, c’est simple : il ne faut évidemment plus implanter la moindre ruche mais il faudrait même envisager d’en enlever, et vite… Pour passer à moins d’une ruche au kilomètre carré (contre 15 actuellement).
Ailleurs en France, quelques communes, bien conseillées, ont déjà pris des mesures drastiques : Besançon est la première à avoir interdit toute nouvelle installation sur son domaine public, la ville de Metz vient de s’y mettre, Lyon est aussi très mobilisé… Sachant qu’il faut à tout prix relayer le message aux entreprises et les particuliers, car rien ne les empêchent, eux, de continuer.
via Ecyseo
Une fois encore, se méfier des idées "a priori" bonnes : les écosystèmes sont quelque chose de complexe.
Vous voulez aider les abeilles ? Acheter bio ou "culture raisonnée" (un peu moins de pesticides), laissez pousser les fleurs et les mauvaises herbes.
Avec un peu de chances, et en étant attentif, vous verrez peut-être chez vous des espèces d'abeilles dont vous ignoriez l'existence : abeilles sauvages, abeilles charpentières...
Au terme d’une épreuve tournée dans les jardins du ministère à Paris, la ministre devra décerner le prix de “l’assiette verte” avec Mauro Colagreco, chef trois étoiles honoré par une feuille verte au guide Michelin et unique chef au monde à avoir reçu la certification “plastic free”, rappelle Le Parisien. “Je suis intervenue au meilleur moment: celui où l’on goûte les plats”, reconnaît Barbara Pompili dans Le Figaro.
Le défi? “Réaliser des assiettes qui font passer un message fort pour la préservation de la planète”. Car “l’écologie, c’est partout: dans la vie de tous les jours, y compris dans l’assiette”, explique la femme politique au Parisien en s’expliquant sur sa présence dans le programme. “C’est une émission très sensibilisée sur la question écologique, qui travaille sur le gaspillage alimentaire, donne les restes des menus à des associations”, assure cette dernière.
Au-delà du WTF et de la séquence ma trombine dans le poste, je note qu'une fois encore, on fait peser la responsabilité écologique uniquement sur les individus.
Y a pas un nous consommateurs innocents magiquement flottant au dessus des eaux du Capitalisme, c'est un système. Sinon on aurait gagné depuis longtemps. Vu qu'on est plein. Et pas eux.
[...]
Le schème du besoin, la question même du besoin, de l'estimation politique du besoin a été un tabou majeur pour la part du mouvement ouvrier qui a eu le manche pendant des decennies: fallait juste de plus hauts salaires pour acheter deux trabans au lieu d'une.
J'exagère même pas: après des années de réflexion et d'action du mouvement ouvrier sur la consommation, via les coopératives d'achat, par exemple, on a littéralement singé l'ideal bourgeois de consommation, au fond. Et laissé la question du besoin aux mouvements lifestyle.
[...]
Le fantasme aliéné qui voudrait séparer si fort la consommation de la production, comme si la sphère politique se limitait à la décision de production, le reste étant la pleine liberté du salarié de dépenser à son envie son salaire est un leurre.
via Je sais pû ki
Avant tout, Extinction Rebellion prône la non-violence. Occupations de lieux, blocages à coup de chaînes humaines, tags à la craie, pas de résistance en cas d’interpellation, la non-violence est primordiale pour les activistes du mouvement écologiste.
"S’en prendre physiquement à des policiers lors d’une manifestation, on ne pense pas que ce soit quelque chose de juste", raconte à France Culture Rémi, 35 ans, militant de la première heure en France. "Les policiers ne sont pas des ennemis, poursuit-il, ce sont aussi des victimes du système capitaliste que l’on dénonce". Celui qui est aussi formateur à la désobéissance civile au sein du collectif "Les Désobéissants" admet qu’il y a également une part de stratégie dans la non-violence. Il est plus facile de convaincre la population quand il n’y a pas de violence, qui elle, au contraire, repousse. Extinction Rebellion entend ainsi rassembler des "milliers de citoyens pour construire le monde de demain". Mais la non-violence attire également au mouvement certaines critiques, de collectifs qui souhaiteraient voir XR converger vers d’autres causes.
A mettre en parallèle avec d'autres points de vue expliquant que la non-violence "rend service" à l’État... (Cf https://shaarli.guiguishow.info/?U-ehuQ)
Cinq panneaux publicitaires consommant à eux seuls plus d'énergie que quinze logements familiaux diffusent dans un hall de gare désert un message incitant à la sobriété énergétique par le renouvellement de son équipement électroménager...
Cf. ce que je disais ici : le changement de comportement, les efforts individuels, c'est bien, mais vu l'ampleur du problème, ça ne sert à RIEN.
le Colibrisme est une forme d’environnementalisme libéral, inoffensif pour les véritables responsables et inaudible pour les plus vulnérables, culpabilisant et individualiste, et enfin, inefficace.
via OpenNews
Chaque geste compte. C’est vrai, je crois. L’éducation est une clé. Les enfants, un espoir. Mais je crains malheureusement que l’échelle de temps ne joue désormais contre nous. Pour avoir une chance, le sursaut doit maintenant venir des états, et des gens qui tiennent les manettes.
Ce moment de déprime vous est offert par Maliki.
Et maintenant, une page de publicité.
Nous culpabilisons bien volontiers car, si nous sommes coupables, c’est que tout dépend de nous, c’est nous qui tirons les ficelles, il suffit que nous modifions notre style de vie pour nous tirer d’affaire. Ce qu’il nous est plus difficile d’accepter, nous Occidentaux, c’est d’être réduits à un rôle purement passif d’observateur impuissant. Nous préférons nous lancer dans une frénésie d’activités, recycler nos papiers usagés, manger bio, nous donner l’illusion de faire quelque chose, apporter notre contribution, comme un supporter de foot bien calé dans son fauteuil, devant un écran de télé, qui croit que ses vociférations influenceront l’issue du match.
[...]
Les enjeux idéologiques d’une telle individualisation sont évidents: tout occupé à faire mon examen de conscience personnel, j’en oublie de me poser des questions bien plus pertinentes sur notre civilisation industrielle dans son ensemble. Cette entreprise de culpabilisation trouve d’ailleurs une échappatoire facile: recycler, manger bio, utiliser des sources d’énergie renouvelables, etc. En toute bonne conscience, nous pouvons continuer notre petit bonhomme de chemin.
J'avais ça qui traîne dans mes onglets ouverts depuis avant les vacances [via Riff], je partage avant de nettoyer...
Une fois de plus, méfiez-vous des histoires un peu trop belles...
Je vois que nous avons les mêmes lectures...
Déçu je suis :/
D'un autre côté, je vois confirmé mon sentiment relatif à Rabhi : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?Mof5Nw
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?ZAIziQ
Oh, EDIT, c'est un bon gars le Dalaï-lama, je ne le connaissais pas comme ça : » L’attirance pour une femme vient surtout de la pensée que son corps est pur, mais il n’y a rien de pur dans le corps d’une femme. De même qu’un vase décoré rempli d’ordures peut plaire aux idiots, de même l’ignorant, l’insensé et le mondain désirent les femmes ; la cité abjecte du corps, avec ses trous excrétant les éléments, est appelée par les stupides un objet de plaisir. » C'est intéressant cette réflexion ; je ne sais pas si vous avez lu Le nom de la rose, mais vers le début du roman, un vieux moine de l'abbaye dit en substance que l'on ne peut souhaiter étreindre une femme, car cela revient à vouloir embrasser le asac qui contient la merde... Les religions ont toujours des rapports supra-cool avec les femmes quand même...
Pas mal :) (Suite de http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?sP1W5w)
PAs de quoi fouetter un ours polaire : tout le monde dit des conneries, même le type qui a raison sur tout, il se gourre sur quelque chose. TAzzieff avait raison sur le réchauffement, il a dit des conneries sur les CFC. Faut-il rappeler qu'Einstein ne croyait pas à la physique quantique ?
J'aime bien l'idée selon laquelle "L’indignation cache notre aveuglement actuel"
Ok, faire chier les tortues et péter les récifs à la dynamite, c'est pas glop. Aplatir les requins à la pelle non plus.
Après, en faire le titre de l'article et laisser entendre qu'on peut en tirer une généralité sur le comportement de Cousteau pendant 50 ans d'une vie à parcourir les océans, c'est parfaitement dégueulasse. Le monde du silence, c'était en 1956. Cousteau est mort en 1997. En 41 ans, on change. On évolue. On change d'avis et de façon de faire.
Dans les années 50, ouais, Cousteau c'était un peu Conan le barbare en scaphandre. Mais désolé, cracher sur sa tombe juste pour ça, faudra pas compter sur moi. Cousteau, malgré tous les reproches qu'on peut et qu'on pourra trouver à lui faire, aura tout de même été un des grands précurseur de la défense de l'environnement, des écosystèmes marins etc.
via Timo
"Même selon nos hypothèses, qui tendraient à minimiser la preuve d’une extinction massive naissante, le taux moyen de perte d’espèces de vertébrés au cours du siècle dernier est jusqu’à 114 fois plus élevé que le taux de base."
Et on n' a même pas de battlestar sous la main pour se barrer ailleurs.
C'est d'ailleurs un thème de la SF qui m'a toujours fait sourire (jaune) : l'humanité menacée par les aliens, une météorite, une maladie, les zombies... alors que la seule et unique menace, c'est nous-mêmes...
A rapprocher de cette chronique de Daniel Schneidermann : http://rue89.nouvelobs.com/2015/06/23/especes-menacees-soyez-donc-charismatiques-259907
Hein ?!?
Après, il n'y a pas que ça dans ce plan : "Les « écogestes » annoncés se veulent à la fois nombreux et très concrets : une tasse sera fournie à chaque agent afin de supprimer les gobelets des distributeurs de boissons ; les imprimantes et photocopieuses seront programmées pour que les impressions se fassent systématiquement en recto-verso ; la température des bureaux sera abaissée à 17° la nuit et les week-ends ; des places de parking seront réservées aux personnes faisant du covoiturage, etc."
Lien vers le PDF : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/Plan%20d%27action%20administration%20exemplaire%20-%204%20f%C3%A9vrier%202015.pdf
Je comprend ton point de vue, il me rappelle ce que tu avais expliqué à propos de je ne sais plus quelle twittos, Maggie truc, qui comparait les ouvriers travaillant dans les abattoirs à des nazis, ou peu s'en faut.
Mais cela me pose tout de même problème, parce que tu as l'air de sous-entendre qu'il ne faut rien faire, pour ne pas aller à l'encontre des intérêts des employés de ces sociétés qui, il est vrai, n'y sont pour rien.
Mais aller harceler les bateaux de pêche en situation illégale, qu'est-ce, sinon "s'en prendre directement aux grosses industries" ? Quelles autres solutions envisagerais-tu ?
Idée sympa, à voir sur le long terme. Mais ne perdons pas de vue que "Si le projet paraît être une véritable aubaine pour l’environnement, certains ont des doutes quant à sa viabilité à long terme. Néanmoins, les véritables pollueurs des océans se trouvent actuellement en amont, du côté d’une industrie chimique qui peine à s’adapter à la réalité environnementale."
D’impressionnantes photographies ici : http://www.stephenmallon.com/Photography/Next-Stop-Atlantic/1/
via http://shaarli.pandouillaroux.fr/?k-w87g
Korben en avait parlé à l'époque : http://korben.info/sea-shepherd-et-paul-watson-comment-pourquoi.html
"Ce combat est allé loin : en 2012, dans le cadre de procédures judiciaires initiés par Tokyo, pour un face-à-face avec un baleinier dans les eaux antarctiques, et par le Costa-Rica, pour avoir empêché des captures de requins, Paul Watson s’est retrouvé sous le coup de mandats d’arrêts d’Interpol.
[...]
Mais en 2012, alors qu’il se rendait depuis les États-Unis au Festival de Cannes, il est arrêté lors d’une escale à Francfort puis assigné à résidence. Malgré les soutiens qu’il a pu recevoir en Allemagne, il a su qu’il allait être extradé vers le Japon, raconte-t-il. « Je me suis rendu à la frontière avec les Pays-Bas, j’ai embarqué sur un bateau et mis le cap sur l’Atlantique », témoigne-t-il. "
Je crois que c'est Hubert Reeves qui disait à peu près que ce n'était pas la planète qu'il fallait sauver, mais l'humanité...
Deux exemples de campagnes pour la préservation de l'environnement et des espèces menacées, incitant le spectateur/consommateur à prendre conscience de sa responsabilité.
https://imgur.com/gallery/tQVCC
https://imgur.com/gallery/DR8yo
Les insectes disparaissent. On est foutus.
Alors si j'ai bien compris, comme son idée est trop compliquée, il vaut mieux ne rien faire ?
"L’approche low-tech, c’est une voiture beaucoup plus simple, plus légère, avec un moteur bridé, absolument aucun équipement électronique – disons le moins possible... C’est la deux-chevaux avec un filtre à particules, si j’exagère.
L’étape d’après, c’est de se passer de la voiture, de la circonscrire à quelques usages spéciaux, et d’enfourcher un vélo."
Loin de moi l'idée de jouer les bisounours, mais le délire écolo-bobo autour des loups, putain ! Ça me fait bondir. Oui, le loup est un prédateur. Oui, le loup s'attaque aux proies les plus faibles. Et vous savez ce que c'est les proies les plus faibles dans le Mercantour ? Les bébés bisons malades ? Les élans estropiés ? VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE LES ECOLOS ? Ce sont les MOUTONS.
Bon, vous allez dire "un ou deux moutons de plus ou de moins, qu'est ce que ça peut foutre ?" Oui, sauf que ce n'est pas si simple. Déjà, si le loup bouffe un mouton, il va peut-être en estourbir 3-4 qu'il faudra euthanasier. Il faut ensuite savoir que le mouton est un animal extrêmement CRAINTIF et STUPIDE (oui, ce n'est pas une légende) : Les brebis pleines avortent, ces abrutis de bestiaux se tuent en voulant échapper au loup, alors que s'ils restaient groupés... enfin bon, on va pas changer leur instinct.
Bref, tout ça mis bout à bout, ce ne sont pas "un ou deux moutons" mais plusieurs dizaines par an. Les éleveurs sont indemnisés ? Je vous rassure, très peu. Et puis ça fait toujours plaisir de voir foutre en l'air son travail et de s'entendre dire qu'on va être indemnisé. Le fric ça ne remplace pas tout. Ça ne paie pas la peur. Vous voulez encore un argument ? Facile : c'est avec VOTRE argent qu'on indemnise les éleveurs. Tiens, vous allez moins aimer les loups d'un coup...
Encore une louche ? Allez, encore une. Effectivement, la société n'est pas prête pour le retour du loup, mais pas dans le sens où vous pensez. Parce que le jour où il n'y aura plus de brebis dans les alpages, ben vos randonnées en famille pendant les vacances, vous pourrez vous les foutre où je pense. Oui, je m'énerve. Mais on vit dans une société du plaisir immédiat, où il faut protéger les loups, où les paysans ne sont qu'à des emmerdeurs toujours en train de réclamer du pognon à l’État, et il faut quand même maintenir les loisirs dans la nature. Eh, oh ! Si vous l'aimez tant que ça la nature, acceptez-en TOUTES les conséquences. Les loups, les moutons crevés, vos impôts pour dédommager les éleveurs, ou alors l'absence d'éleveurs, le mouton à 55€/kg et les prairies d'alpage en friche. Vouas allez voir, les ronces c'est super pour la circulation veineuse. Ah, et encore un dernier truc : l'herbe rase, ça ne brûle pas. Les terres en friche couvertes de végétation séchée par le soleil... est-il besoin de vous faire un dessin ?
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?8WfQJw
P.S. : c'est pas contre toi Kevin hein, c'est juste que je profite de ton lien pour dire ce que je pense sur le fond du sujet.
C'est exactement ça. Il y a quelques années, j'ai découvert l'acronyme NIMBY, et le nimbyisme qui en découle. NIMBY = Not In My Backyard...
Oui, j'ai souvent l'impression qu'en dehors du domaine informatique/web/tech, Reflets raconte parfois un peu n'importe quoi...
Quelques dessins sont aussi efficaces qu'un long discours : les dangers (et la stupidité intrinsèque, c'est destructeurs et pas rentable) du chalutage en eaux profondes.
Oui, c'est notre violence à tous, mais je trouve quand même ce film un peu caricatural.
via comme d'hab... http://sebsauvage.net/links/?IOZVyg
Bon, faut pas caricaturer non plus : ce sont les foyers ouverts qui sont interdits. Les chaudières à bois, poêles ou foyers fermés type insert restent autorisés. Double raison de cette interdiction des foyers ouverts : 1/le rendement énergétique 2/l'émission de particules fines (notez que ces raisons sont complémentaires : quitte à polluer, autant que ce soit efficace)
:(
"Pourtant, selon les propres chiffres de la marine américaine, cette activité pourrait tuer 186 baleines et dauphins, uniquement sur la côte est, et 155 à Hawaï et en Californie du Sud. Dans ces trois zones, 13 000 cétacés seraient grièvement blessés, et 2 millions seraient "légèrement" blessés et pourraient perdre leur faculté auditive. Or Sarah Dolman, de l'ONG Whale and Dolphin Conservation, rappelle au Guardian que pour les cétacés "l'ouïe est aussi importante que la vue pour les humains : ils communiquent, mangent et se déplacent en utilisant le son". "
Le dernier paragraphe de ce texte offre une bonne analogie entre les "discussions longues et difficiles qu'avaient eues les Américains avant d'entrer dans la Seconde Guerre mondiale" et la l'immobilisme actuel sur les problèmes liés à la pollution. via http://seenthis.net/messages/193654#message193717
Déjà lu il y a quelques jours cette histoire de baisse de la rentabilité du gaz de schiste aux USA, mais je ne sais plus où. Plutôt une bonne nouvelle, mais quand la bulle va péter, ça va faire mal. Et encore une fois, ce ne sont pas les "gros" qui vont morfler... via http://qosgof.fr/fosteb//?L6WtiA
EDIT : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?pkUZAw
Les poules pour lutter contre les frelons asiatiques : Je n'aurais jamais pensé.
via http://www.cochisette.com/links//?FzDeZg
La poule aux œufs d'or du gaz de schiste est déjà presque morte. Il se pourrait que ce désastre écologique s'arrête beaucoup plus tôt que prévu, non pas parce qu'il n'y a plus de poches de gaz à "fracturer" mais parce que ce n'est plus rentable...
Le guépard, ce prédateur qui n'a vraiment pas de bol (lire l'article pour comprendre) pourrait avoir disparu d'ici 30 ans...
:(
Le site qui t'explique que tous les produits que tu achètes sont soit mauvais pour l’environnement, soit fabriqués dans des conditions indignes, soit les deux... Et je ne parle pas de ceux qui contiennent des substances aux effets pas glop...
"L'arrivée de ce prédateur d'abeilles est une menace supplémentaire pour l'apiculture européenne qui souffre déjà d'une multitude de facteurs adverses."