Tiens, je voulais vous dire deux mots sur le dernier Deus Ex : Suis. Déçu.
Voilà, ça fait deux mots.
Bon, on va essayer de faire un peu plus que deux mots du coup, même si ce ne sera qu'un ressenti forcément subjectif.
Déjà, il y a un détail qui m'a frappé (aïe) il y a quelques jours : je regardais mes temps de jeu sur mon profil Steam (pitié, dites moi que je ne suis pas le seul névrosé à faire ça), et je me suis rendu compte que j'avais exactement le même temps pour Dishonored et pour Deus Ex Mankind divided, à savoir 26 heures. Sauf qu'en 26 heures, j'avais fini Dishonored et commencé une nouvelle partie, tandis qu'en 26 heures de DEMD, je ne faisais que commencer. (J'ai passé + de 50 heures sur Human Revolution...). Le problème, c'est que je garde de mes 26 heures de Dishonored un souvenir qui n'est pas proportionnel au temps passé ; j'ai l'impression d'avoir vécu beaucoup de choses, pendant ces 26 heures là.
En 26 heures de DEMD, je me suis emmerdé :O
Une (trop) grande partie du jeu tourne autour d'un hub : la ville de Prague, où l'on revient systématiquement quel que soit l'endroit où le jeu nous envoie (là où Human Revolution proposait 3 ou 4 grands découpages dans son scénario) et où on passe son temps à faire les courses pour les uns et les autres. A enchaîner les missions secondaires pendant des dizaines d'heures, on perd quand même vachement le souffle épique. C'est bien simple, ce n'est plus Deus Ex, c'est FedEx... Du coup, j'en suis rendu à accepter les missions à la chaîne pour m'en débarrasser. Des mafieux me demandent d'aller kidnapper un mec, ouais, ouais, j'y vais, pas la peine de m'expliquer pourquoi, je sais que je suis juste là pour ça. Et pour ce qui est de l'intrigue générale, pfff... j'espère encore être un peu surpris, mais pour le moment c'est tellement cousu de fil blanc que c'est à se demander s'ils ne l'ont pas fait exprès.
Les développeurs ont trouvé un super truc pour camoufler leurs temps de chargement apoplectiques : ils te foutent dans un métro. Et c'est comme dans la vraie vie, t'es debout comme un con pendant un temps qui s'étire interminablement, à regarder 3 types qui font comme toi, se demander ce qu'ils sont venus foutre là. Même que quand tu reprendras le métro deux heures plus tard, ben ils seront encore là. Voilà des PNJ bien constants.
Le gameplay est la seule chose qui sauve un peu ce jeu : on est dans un Deus Ex, on peut donc se greffer des lames à la place des bras, des yeux télescopiques à la Tex Avery ou des oreilles qui filtrent Céline Dion, c'est super. Sauf que niveau infiltration c'est pas tout à fait ça. En gros, on a le choix entre passer par la porte OU le conduit d'aération. Le FAMEUX CONDUIT que même Teddy Rinner il passe debout dedans tu vois ?!? Et le truc qui tue : il y a (au moins) 15 ans, dès le premier Splinter Cell, on pouvait porter les cadavres sur son dos, le gros truc de ouf. Histoire de les cacher dans un coin sombre. Ben là Adam "souleveur de frigos" Jensen, il est tout juste capable de les traîner par terre. E pour saisir, ZSQD pour se déplacer, C'EST TROP PRATIQUE, MERCY.
Sinon, il est bien ce jeu, achetez-le les yeux fermés.
Sinon vous verriez les textures dégueulasses, les miroirs qui ne reflètent rien...
...
Bon, je suis un peu dur. Il y a vraiment des moments sympas, le gameplay avec les extensions est vraiment bien, mais PUNAISE, c'est largement en-dessous de Human Revolution. Et les moments où l'on se sent enfin porté par l'intrigue et on fait un truc un peu cool sont trop rares et noyés au milieu du reste, et du coup, on ne se souviens que des passages où l'on s'est fait chier. C'est dommage.
Visiblement victime d’expériences qui lui ont coûté la mémoire, le docteur Morgan Yu se réveille à bord de Talos-1, tombée entre les pattes d’aliens polymorphes plutôt mal intentionnés. Pour éviter que la contamination ne s’étende à la Terre et n’éradique l’humanité, Yu doit détruire la station spatiale, au détriment de sa vie et de celle de ses coéquipiers. C’est un héros, mais aussi une proie : les aliens, redoutables, sont beaucoup trop rapides ou beaucoup trop puissants pour lui. Alors il ruse, les paralyse avec un pistolet à colle, les affaiblit d’une grenade bien placée – ou, idéalement, les contourne.
Laissez-moi deviner : ça ne finit pas bien.
Résumé des #MacronLeaks:
- Une comptabilité bien organisée
- Des emails chiants
- Pas de sex-tape Manu&Brigitte
- Des fakes qui circulent
— Achille (@tachillon) 5 mai 2017
J'avais loupé ça. Je n'avais rien loupé.
Au-delà du navrant spectacle donné par Manuel Valls, je voulais juste partager ceci : Alexis Bachelay, très fort en donnage de leçon, est pour sa part telleeeeement fier d'appartenir au PS... qu'il en oublie de le faire figurer sur son affiche de campagne pour les législatives. Ce que ça fait faire la distraction tout de même.
=> https://pbs.twimg.com/media/C_ZAf2rXgAAz9qK.jpg
Facebook vous observe, vous manipule et se fait du fric sur votre dos.
Non, rien de neuf.
Et voilà, si l’on trouve un caractère complotiste à son propos, c’est qu’on fait partie du complot (en tout cas, je serais ravi d’être pour une fois la pièce majeure de quelque chose).
Dans une semaine, la militaire américaine qui avait fourni des documents à Wikileaks sera libre.
LIBRE.
On a donc demandé de retirer les panneaux car les électeurs pouvaient se poser des questions avant d’aller aux bureaux de vote situés dans le même bâtiment.
Et des électeurs qui se posent des questions, c'est pas bon.
Ravi de voir que la commémoration de la Shoah continue de gêner le FN aux entournures.
Trois records :
Et les têtes de cul habituelles à la télévision.
Et vous êtes contents ?
Et si on en voit un seul 48 fois, ça compte ?
Bon, mis de côté quand même : http://www.msn.com/fr-fr/divertissement/entertainmentmovies/48-films-%C3%A0-voir-absolument-une-fois-dans-sa-vie/ss-BBwJCc4?ocid=NL_FRFR_2017May5OM2-PID85307
Ma petite âme meurtrie va un peu mieux, merci.
Cela dit, on ne peut pas vraiment dire que Mediapart se soit emparé du sujet :/
Intéressant.
via Kevin
sur Twitter, un lecteur nous a affirmé que ceux qui ont créé le .pdf qui prouve soi-disant l’existence d’un compte off-shore pour le candidat Macron ont oublié un détail : un calque. Nous avons en effet ouvert le .pdf sur le logiciel Adobe Illustrator et on y voit clairement que le calque du texte a été ajouté à un document vierge qui comporte l’en-tête de la société.
Ces gens là ne sont même pas assez bons pour faire une bonne fake news.
Je vais encore vous emmerder avec mes pensées pessimistes.
Mais au moins vous pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus.
Je vais juste mettre en regard deux extraits d'articles de deux personnes assez différentes : Clochix et Vinvin.
Clochix
Voici quelques années, j’ai été contrôlé par des flics dans le métro. J’allais au taff, étais habillé en informaticien lambda sans aucun symbole gauchiste sur moi. Je me suis probablement fait contrôler comme caution, les flics voulant éviter les accusations de contrôle ciblé des citoyen⋅ne⋅s racisé⋅e⋅s. Tout s’est passé poliment jusqu’à ce que le condé avise le bouquin que j’avais en main. J’ai oublié lequel c’était, mais son titre fleurait bon le gauchisme. Aussitôt, le contrôle a pris une autre tournure, j’ai eu droit à une palpation et ai dû attendre qu’ils vérifient mon matricule à la radio.
Cette histoire date d’avant l’état d’urgence, avant même je crois qu’Alliot-Marie n’invente la notion d’ennemi public numéro un « anarcho-autonome ». Et pourtant, un simple livre avait suffit à me rendre suspect. Je me demande comment se serait passé ce contrôle aujourd’hui, sous l’état d’urgence et alors que les flics n’ignorent plus combien ils sont haïs.
Vinvin (Cyrille de Lasteyrie)
La Loi de Renseignements et le Fichier TES sont passés par là et je sens que ça ne tourne plus rond. Tous les appareils de contrôle, légaux ou non, se multiplient partout sur la planète, je n’aime pas l’idée. Les états ont grignoté l’espace et reprennent la main à pas feutrés. On bannit pour une origine ou pour une opinion, sans subtilité. Dans certains pays, et pas des dictatures, on vous demande d’ouvrir votre Facebook ou même de donner vos mots de passe. J’ai en magasin quelques anecdotes à ce sujet qui font peur. Je n’ai pas envie, jamais, de justifier des opinions et des propos à qui que ce soit, ici ou ailleurs. Alors je le fais une bonne fois pour toutes aujourd’hui et je dis adieu à 31500 tweets.
Les temps ont changé depuis juillet 2007, date à laquelle je me suis lancé sur Twitter. 31500 tweets plus tard, quiconque voudrait me faire dire un truc pourrait le faire sans difficulté. C’est la guerre des mots et des GIFS, la bataille du temps qui ne passe plus. Ce que vous dites un jour est gravé pour toujours, vos propos s’empilent et s’empalent sur le mur de l’actu chaude sans aucune exigence de vérité. Ce qui est dit est dit, cochon qui s’en dédit, peu importe le sens, le contexte, le droit à la connerie, au changement d’opinion ou à cette sublime contradiction qui fait de nous ce que nous sommes. Certes, personne ne me cherche de poux aujourd’hui, mais dans six mois, deux ans ou même dix ? Et vous ?
Ont-ils tort ? Ont-ils raison ? Comment savoir ?
La seule certitude, c'est que nous avons collectivement perdu.
Parce que quand l'on commence à s'auto-censurer, à faire attention à ce qu'on lit, à ce qu'on dit, à qui l'on parle...
Quand on ne sait pas si l'on est surveillé mais que l'on fait comme si.
Quand on ne sait pas si on va avoir des problèmes, mais qu'on les anticipe et essaie de les atténuer.
Alors la dictature n'est pas loin. On y est peut-être déjà, c'est juste que ça n'en porte pas encore le nom.
... et tout ça alors que le FN n'est même pas encore au pouvoir.
Trigger warning : je vais passer comme un gros naïf.
J'avais loupé cet article, que j'avais pourtant vu passer du coin de l'oeil sur quelques Shaarlis : Fictif(s) : deux ans à l’UDF payé par la République (Nicolas Grégoire). Non seulement l'auteur explique comment il a bénéficié d'un "emploi fictif" (qualification inadéquate à mon avis, puisqu'il a tout de même travaillé, mais le détournement de fonds publics semble constitué) en étant payé comme attaché d'un parlementaire qu'il n'a jamais vu, et en travaillant pour le parti plutôt que pour le parlementaire en question, mais il détaille également de quelle façon le pouvoir, fut-il petit, corrompt grandement :
Contrôle routier ? Le motard regarde ma carte du Sénat avec autorité. “Et vous êtes assistant de quel sénateur ? Depuis combien de temps ?” En costume de banquier, je hausse immédiatement le ton. “Non mais dites donc, vous allez arrêter de m’emmerder, ou vous allez avoir de gros problèmes !” En à peine un an, j’ai adopté du politique le langage, dont la classique menace de “problèmes”. Immédiatement, son binôme plus âgé le pousse de côté. “Excusez-le monsieur. C’est un jeune, il est pas habitué. Excusez-le”. “Bon, ça va.” Je repars en trombe, énervé d’avoir été pris de haut par ce qui n’est plus pour moi qu’un coursier.
Et son article éclaire par contre-coup pas mal de choses :
Je vois aisément pourquoi, après des décennies d’impunité, François Fillon ne comprend pas qu’on l’emmerde “pour des costards” ou son indemnité parlementaire. Sa réalité n’est pas la nôtre.
Il explique dans la deuxième partie de sa confession -car c'en est véritablement une- comment, en deux phases, il a ouvert les yeux : une affaire de viol, où la victime n'a pas été écoutée par la police puis humilié par les coupables ; puis un déclic lors d'un diner où les convives "hurlent de rire" quand il explique avoir choisi ce métier dans l'ambition d'un jour "aider la France".
Et puis ? Et puis rien. La confession, qu'il pensait explosive, a fait pschiit. Il publie alors (il y a deux jours) un nouveau texte qui rejoint par bien des aspects celui d'Aude Lancelin que je shaarliai le même jour : Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40, qui expliquait de quelle façon les grands médias aux mains de quelques industriels et banquiers (Niel, Bergé, Pigasse, Dassault, Drahi, Bolloré...) ont "vendu" Macron, comme on vend un baril de lessive, car sa candidature va dans le sens de leurs intérêts.
Nicolas Grégoire va un cran plus loin, en expliquant comment la candidature Macron était non seulement désirée, soutenue et marketée, mais aussi protégée, jusqu'au plus haut niveau de l'Etat : Pas avant le deuxième tour.
A ce stade, il est peut-être utile de préciser pour celleux qui l'ignoreraient que la candidature Macron est soutenue par Bayrou, et attaquer Bayrou c'est donc affaiblir Macron. CQFD.
Il explique comment son article a été partagé sur les réseaux sociaux, puis a été repéré par des journalistes ; comment il a reçu des demandes d'interviews, le lien qu'il fait entre ce pourrissement institutionnel et le risque de voir le FN un jour au pouvoir.
Et c'est là que j'ai été dégoûté.
Marianne lui demande la permission de publier son texte... et publie à la place une interview... de François Bayrou.
Mediapart publie son texte en lui en retirant la paternité. Et n'abordera plus jamais cette histoire par la suite quand il s'agira d'évoquer la "revanche" de Bayrou à travers le succès de Macron.
Le Canard enchaîné ne publiera pas son article, pas même une allusion, mais multipliera, comme on le sait, les révélations sur Fillon et Le Pen.
A ce stade là, je suis triste, profondément triste. Je me sens trahi et partant, naïf. Que Marianne se soit foutu de sa gueule passe encore. Mais que Mediapart et le Canard enchaîné, que je voyais, dans mon esprit avide de repères rassurants, comme deux phares dans la nuit, la nuit qui vient, c'est trop.
Seul Le Télégramme publiera un article sur son histoire.
Mais ses déboires ne s'arrêteront pas là. Il sera ensuite victime d'une tentative d'effraction, puis rentrera un jour chez lui pour retrouver son disque dur effacé. Evidemment, on ne peut avoir que des soupçons laissant libre court à toutes les envolées paranoïaques, mais tout de même...
J’appelle ensuite une amie, journaliste en Suède. En lui racontant ma semaine, j’ai l’impression d’évoluer dans une réalité parallèle. Où l’information est sous contrôle. Où l’on espionne les lanceurs d’alertes. “Bon allez, je te laisse, dis-je, il faut que j’aille à la piscine avec ma fille. A bientôt !” Deux heures plus tard, je m’installe à mon bureau, allume mon ordinateur. Rien. Des pans entiers de mon disque dur ont été effacés. Je pense à un piratage. Puis me souviens avoir éteint ma machine. Il fallait donc y accéder physiquement. On s’est introduit chez moi. Un vertige me prend.
Cette histoire sortira peut-être dans ces "grands médias", dans quelques semaines, ou dans quelques mois. Pour rien. Juste comme une ponctuation dans l'actualité, à laquelle plus personne ne fera attention.
Mon père était un homme intelligent et lettré. Il vantait à sa descendance la lecture nécessaire des classiques, l'éduquait à la musique, il était de ces gens qu'on qualifie d'élite.
Mon père était électeur du Front national, à une époque où il était dur de le dire. Sur la table du salon, côtoyant les grands auteurs qui sont le socle de notre conscience au monde, se trouvait National Hebdo, le journal du Front national au discours haineux et à la prose déficiente. Je ne comprenais pas ce paradoxe mais il m'est vite apparu alors que les thèses de Jean-Marie Le Pen, loin de faire appel à l'intelligence ou aux qualités d'analyse de mon père, ne faisaient que répondre à ses peurs et à sa solitude profonde en leur donnant un moyen d'expression et une justification aisés.
Oui, Le Figaro. Mais c'est juste histoire de dire qu'il ne faut pas réduire l'électeur FN à un prolo sous-éduqué.
Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux de Rome ou de New York, pour sa dernière soirée de campagne
...elle va mourir la mamaaa.
« Ma voix n’a été que l’écho de la violence sociale qui va exploser dans ce pays », a-t-elle lancé. Une manière d’anticiper les possibles soubresauts du quinquennat Macron. Et d’entériner, donc, l’hypothèse de sa défaite le 7 mai.
Loin, très loin de moi l'idée de défendre MLP, mais je trouve ce genre de phrase éminement dangereuse. Oh les mecs, vous avez une boule de cristal ? Vous êtes devins ? Non ? Ben fermez la alors.