Encore un excellent article, qui partant de Crusader Kings II, analyse le concept de décadence.
Ma recherche de la soirée.
DLUO = Date limite de consommation optimale, c'est la date au-delà de laquelle le fabriquant ne garantit plus les qualités gustatives optimales. Elle est souvent rendue sur le produit par une mention A consommer de préférence avant... Vous pouvez le manger (sauf si le produit a une drôle d'allure, d'odeur...)
D'une manière générale, il faut impérativement respecter les dates limites des produits de la mer, de la viande hachée, de la charcuterie et de la crème fraîche.
Les yaourts peuvent attendre une petite semaine. les fromages peuvent attendre... en fonction de vos goûts (mais ceux au lait cru sont toutefois déconseillés aux femmes enceintes)
La DLUO est de plus en plus décriée et il est demandé de procéder à son retrait, car elle est source de gaspillage. Les consommateurs, de peur d'être malades, préfèrent jeter tout produit dont la date est dépassée, sans s'arrêter aux considérations sémantique... Il faut dire que les termes français et le choix de deux formules proches par le législateur ne les aident pas vraiment. Les anglais n'ont pas ce problème, mais il serait intéressant de voir si ils gaspillent moins.
« En anglais, il n’y a aucune confusion entre deux mentions très différentes. ‘Use by’ représente la date limite et ‘best before’ celle après laquelle le produit est moins bon. En France, les autorités ont malheureusement choisi deux mentions très similaires. »
Je crois que je vais le boire, finalement, mon jus d'orange "à consommer de préférence avant" le 25/02/16...
Sources :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/a-consommer-de-preference-avant-faut-il-supprimer-cette-mention-de-nos-aliments_1545554.html
http://www.lesyeuxdansnotreassiette.be/les-yeux-dans-notre-assiette/18-janvier/160-qa-consommer-jusqa-consommer-jusquauq-ou-q-a-consommer-de-preference-avantq
http://www.beurk.com/breves/a-consommer-de-preference-avant-un-grand-gachis-alimentaire
http://www.60millions-mag.com/2011/01/07/peut-consommer-des-produits-perimes-8054
http://agriculture.gouv.fr/quoi-servent-les-dates-de-consommation
Car, contrairement aux asperges et aux bananes, les oranges pré-épluchées peuvent avoir une réelle utilité, notamment pour les personnes handicapées et malades qui peinent à éplucher ces fruits. Plusieurs d’entre elles ont ainsi regretté la décision de Whole Foods.
Par ailleurs, des centaines de produits transformés et/ou emballés jusqu’à l’absurde autour de nous ne provoquent pas l’émoi populaire. Comme le remarque le site d’informations américain Grist, cette polémique est un peu l’arbre qui cache la forêt du suremballage
Oh, l'auteure de Tous à poil est morte.
J'avais commis ça à l'époque de la "polémique" de Copé : http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article53
Oups, j'ai ripé.
(Cf. http://sebsauvage.net/links/?c5phBA)
De la prison pour un délit ?
Oh bien. Joli. EXTRAORDINAIRE.
J’ai essayé d’imaginer des façons d’exercer ce type d’activité tout en pouvant en vivre dans le système actuel. Je n’ai pas trouvé. Je pense notamment à l’éducation populaire au numérique qui me semble un chantier astronomique et essentiel, c’est évidemment sans espoir. On va vers une fermeture de notre bureau de Poste, l’école est menacé de perdre une classe, partout les budgets sont restreints, il parait qu’il faut être « réaliste », alors mes lubies d’émancipation citoyenne, ce n’est pas exactement une priorité.
Après... Faut-il absolument mélanger ce qui nous passionne, et peut effectivement être un vrai "travail" et "emploi" ? Je pose juste la question.
via Seb
« Je fais partie des gens chanceux. Avoir un soutien familial et les moyens de se payer docteurs et thérapeutes m’a donné la chance de survivre à ce processus. Les transgenres sans soutien, moyens et privilèges n’ont pas ce luxe. Et beaucoup d’entre eux ne survivent pas. »
Voilà.
Ce moment sublime où tu réalises que c'est Boulet qui a ouvert le blog à la con "Je suis sûr que c'est vrai" pour se délester de tous ses GIF bizarres.
Le responsable de la chasse aux fraudeurs fraudait lui-même : il bénéficie d'une rupture conventionnelle et de 160 000 € d'indemnités.
Le salarié qui a révélé l'affaire est licencié sans indemnité.
Cherchez l’erreur.
Une situation dont Ubisoft est coutumier : l’éditeur français est régulièrement sanctionné pour la différence de rendu entre les bandes-annonces alléchantes de ses jeux et ces derniers.
Ubisoft. Ubisoft never change.
Encore une couche sur la santé et la sécurité au travail, et la réduction à néant des progrès accomplis.
Durant son quinquennat, François Hollande aura dynamité le code du travail avec plus de violence que tous les gouvernements de droite réunis depuis trois décennies.
Cette génération est mobile, formée, ouverte sur le monde et prête à beaucoup pour faire son chemin. Elle a parfaitement intégré la crise, le chômage de masse. Les petits boulots pour payer des études, les stages qui s’enchaînent pour valider une formation, pour commencer, les centaines de CV envoyés sans réponse, ils connaissent par cœur. Comme ils connaissent par cœur les refus, parce qu’ils sont soit trop formés ou pas assez, qu’ils ont de l’expérience ou qu’ils n’en n’ont pas. Bref, qu’ils n’ont jamais le bon profil. Leurs témoignages mettent en lumière un monde de travail totalement en miettes, une jungle où le droit du travail n’existe plus et pas seulement dans le monde de l’ubérisation. À les lire, on se demande de quelle flexibilité ont encore besoin les entreprises ? Car elles ont tout.
A propos des "exemples" italiens et espagnols. Si l'emploi remonte en Espagne... c'est qu'il pouvait difficilement tomber plus bas. Et le chômage progresse en France, c'est aussi parce que la population active augmente.
Et à propos du prétendu "immobilisme" français :
C’est d’ailleurs cette volonté constante de créer des exceptions et des dérogations supplémentaires – à la demande du patronat – qui a autant complexifié et fait gonfler le code du travail.
Qu’est-ce que « la réforme de trop » ? C’est un texte qui s’inscrit dans une série négative, et qui, par là même, prend un sens qui dépasse son objet pour devenir le condensé d’un mécontentement général, accumulé depuis longtemps. Ainsi l’épisode du code du travail vient-il au bout d’une politique mise en place depuis 2012 par le nouveau président, en contradiction avec la campagne qui l’avait porté au pouvoir.
Oh oui, j'aimerais vraiment que ça pète là.
Cambadélis n’a d’ailleurs pas franchement détaillé la question, insistant plutôt sur ce qui semble être un point d’accord : l’importance à donner au compte personnel d’activité (CPA) – un compte unique qui suit le salarié sur toute sa carrière et pas seulement auprès d’un employeur, regroupant droit à la formation, compte pénibilité ou encore chômage
Oh le bordel. Résumons-nous : la loi travail vise à donner la primauté aux accords internes à l'entreprise par-rapport au droit communs (en plus de raboter pas mal de choses dudit droit commun) ; mais on va mettre le CPA (compte personnel d'activité) au bout pour créer des exceptions individuelles aux exceptions d'entreprise au droit commun ?
Alors non seulement c'est inique, mais en plus c'est compliqué.
Ne me dites pas qu'ils ne le font pas exprès.
Le CPA, c'est pas une mauvaise idée en soi, hein. Mais je n'y crois pas une seconde, et surtout pas avec ce gouverneMEDEF. On reparle de l’enterrement de première classe du compte pénibilité ?
Ce texte n’est pas un texte qui fait des jeunes une catégorie à part, qui serait moins bien traitée que les autres salariés.
On est bien d'accord. On va tous être traités comme de la merde, pas seulement les jeunes.
Il s’agit de transformer la médecine du travail en médecine de sélection médicale de la main d’œuvre.
Un peu comme des maquignons qui tâtent les bestiaux avant de les acheter, la loi El Khomri voudrait transformer les médecins du travail en "vérificateurs" qui devraient dorénavant attester de « la capacité du salarié à exercer l’une des tâches existant dans l’entreprise » et « de s’assurer de la compatibilité de l’état de santé du travailleur avec le poste auquel il est affecté ».
Pour faire court (lisez l'article), on n'adapterait plus le travail à l'homme, mais on virerait l'employé incapable de s'adapter (trop vieux, handicapé, malade, burn-outé...)