Mais les rapports de classes, ce n’est pas les 1% vs. les 99%, Louis Vuitton vs. tous les autres gens (qui, eux, seraient tous charmants). Ruffin n’appartient pas au même monde ni à la même classe que les Klur. Il est même, il faut bien le dire, lui-même le petit patron de son entreprise, Fakir, qui gère maintenant un capital conséquent issu des recettes engendrées par le film. L’insistance obsessionnelle sur la figure du « grand patron », multimillionnaire et célèbre, apparaît ici comme un moyen commode de brosser à peu de frais le public dans le sens du poil, en le plaçant immédiatement dans le camp des non-millionnaires, soit des « gentils ». Ce discours qui sous-tend le film empêche en définitive les spectateurs de s’interroger sur leur propre position dans une société de classe, ceux-ci étant automatiquement placés dans la case des « 99% de non-fortunés », catégorie aussi hétérogène que socialement parfaitement absurde.
Le film fait enfin la promotion d’une sorte de paternalisme héroïque, qui tend la main à des pauvres incapables de se libérer eux-mêmes. L’hommage rendu aux prolétaires en général et à leurs luttes est insuffisant : le rôle de la CGT est rendu complètement anecdotique, les représentants syndicaux sont montrés comme de vieux bougons marrants, les salariés en lutte de Goodyear comme des trublions fouteurs d’ambiance. Dans un dialogue à la limite de l’humiliation entre Ruffin et une représentante syndicale, ancienne employée de l’usine de textile, il somme celle-ci de se réconcilier avec Bernard Arnault, sur un ton humoristique déplacé et indélicat, tandis qu’elle vient d’évoquer la vague de suicides qui a suivi la fermeture. Décidément, tous ces licenciés ne semblent vraiment pas disposés à faire des efforts. Le beau rôle est bel et bien laissé à Fakir et à Ruffin, qui semblent être le seul recours pour faire avancer les choses (non).
[...]
En résumé, le film laisse vraiment l’impression d’avoir assisté à une sorte de télé-réalité de la lutte plutôt qu’à un docu politique. C’est en fait un pur « justice porn » pour bourgeois, dans lequel on se moque finalement bien peu de Bernard Arnault, mais abondamment des Klur. Quelles seront les conséquences de ce film ? Pour Fakir, c’est certain, une rentrée d’argent et un boom des ventes vertigineux (en sortant de la salle, des vendeurs étaient postés devant le ciné pour proposer des numéros, et le journal a depuis lancé une campagne de pub à partir du film). Pour les Klur en revanche, on ne sait pas trop. On espère pour eux que tous les spectateurs vont pas débarquer dans leur Carrefour pour faire des selfies avec eux ; on espère aussi que tous les détails livrés sur leur maison, leur vie intime leur porteront pas préjudice. Et qu’ils toucheront quelque chose des bénéfices du film, qui a fait en France 500 000 entrées.
Nan, mais faut comprendre le ras-le-bol des policiers : ils ne peuvent même plus harceler en paix.
Ah oui, Giger, c'est carrément ça. Même si les images "Désert - NSFW" me font penser à Dali personnellement.
Lien direct : https://open_nsfw.gitlab.io/
Ah oui, j'avais déjà testé Lightbeam, c'est édifiant.
Je vais le réinstaller, histoire de voir si je suis toujours "clean" par-rapport à mes réglages µBlock-origin.
Juste parfait.
N.B. : ça fonctionne également avec arabes, musulmans, immigrés...
Entre celui qui vous traite de ploucs et celui qui traite de sans-dents, choisissez votre camp, chers cons patriotes.
via Liandri
En quittant la fonction, un ancien président devient automatiquement membre à vie du Conseil constitutionnel. Or les fonctions des membres du Conseil sont incompatibles avec tout mandat électoral depuis une loi organique de 1995.
Si un membre ordinaire du Conseil peut démissionner pour reprendre un mandat, il n’en va pas de même pour un ancien président qui est, aux termes de l’article 56 de la constitution, « membre à vie » du Conseil.
Oh purée. C'est tellement évident en plus, qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant.
Euh... Pincez-moi, je rêve.
Aïe-euh, pas si fort !
A la question « les jeux sont-ils trop longs ? », le constructeur japonais semble opposer une réponse audacieuse : « Non, c’est juste que vous êtes interrompus trop souvent, et n’avez pas loisir de pouvoir y jouer là et quand vous le pourriez. »
Malin.
Fondamentalement, Nintendo s’adresse toujours aux enfants. Mais maintenant, le constructeur pense aussi aux enfants de 30 ans.
Et c'est un tournant décisif.
Impression que dans autant de pages qu'un [?] il se passe moins de chose
Pas d'humour (juste la 1ère page est drôle)
"colchique dans les braies" => très bof
Dommage de chercher à tout prix à coller à l'actualité (Assange, Twitter...) => sera oublié dans 10 ans, incompris dans 20
[NOM DU PERSO] : c'est censé être Séguela ? Pas ressemblant du tout.
Promoplus (?)
Un léger mieux, mais devenu une marque "figée", c'est très triste.
L'astuce consistant à rappeler les grands classiques : résonne comme un aveu d'échec.
Ce bel émir cruel ânnona : "Leur crime ? Le bec !"
Un jeu joué et rejoué pour son gameplay / mais on se souvient aussi de l'histoire
Film interactif : différent de mauvais jeu
Tautologie : film => qualité visuelle" cinéma". interactif = "on agit" => on peut mourir / perdre. Pas passif.
Sans doute un aveu implicite de mon type de jeu préféré.
Ex. : Life is strange, Mass Effect
La mission où tu as pris un gros risque (1 CEM seule, éloignée, face à un alien méca + cyberdisque + 2 petits gris et 2 pieuvres qui rodent on ne sait pas trop où) et qui se termine en "Excellent" <3
Il faudrait pouvoir faire des filtres sur la liste des soldats : par grade, par type, par nombre d'aliens tués...
Il faudrait refabriquer les objets (du type balise leurre par exemple) après utilisation (ou alors au moins en mode "Impossible")
Il est dommage de ne pas connaître les statistiques des armes dès leur fabrication, ça aiderait parfois à prendre une décision sur quoi fabriquer
5ème partie, mais seulement la 2ème avec EW ; satisfaction : 2 succès à stat relativement rares, quelques niveaux finis en "Excellent" (Mission à Terre-Neuve par exemple)
Pour Aurélie Bretonneau, le principe de neutralité « n’interdit pas d’installer des crèches sur le domaine public », sauf quand une « intention religieuse » préside à une telle manifestation.
Je vous laisse, il faut que j'aille piquer une crise de nerfs.
P.S. :
Article 28 (loi du 9 décembre 1905)
Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.
J'avoue piteusement ne pas avoir suivi cette histoire (faut pas croire, je bosse, aussi), et je suis en train de prendre conscience de la gravité de ce qui est en train de se passer, juste là, sous nos yeux trop occupés à chercher les pokémons pour voir la vérité.
Ce qui s'est passé cette nuit est plus grave qu'on a l'air de le penser. Ce qui s'est passé dans les faits, c'est que quelques centaines (!) de personnes dotées d'armes à feu et formés par l'Etat à leur maniement ont fait route vers le palais présidentiel, encadrés par leurs collègues compatissant. Ils étaient énervés, et revendiquaient leur colère face à une partie non définissable du peuple qu'ils considèrent comme hostile, et donc contre un ennemi. Je ne sais pas si on se rend compte d'à quel point ça dérape, et d'à quel point on a aucun contrôle sur ce que fait la Police. Si demain le demi millier de policiers énervés ne s'arrêtait pas à la porte de l'Elysée, qu'est-ce qui se passerait exactement ? Si demain une contre-manifestation s'organise, qui va arrêter les cinq cent types armés jusqu'aux dents et énervés qui se trouveront une cible idéale ? Je comprends leur colère en réalité, la Police perd pied, de plus en plus de gens se dressent face à eux et se rendent compte que ce n'est qu'un organisme de contrôle social, et pas de gentils policiers souriants attrapant les vilains voleurs comme dans les histoires. Du coup, ils tentent de "reprendre la rue" qu'on ne leur laisse plus. Pour l'instant c'est pacifique, mais il va se passer quoi quand on continuera à leur résister ?
Faut voir qu'à ce rythme là, dans deux mois maximum y'a un mort, couvert par leurs services. Et je vois pas comment désescalader le conflit social, ou comment contrôler ce genre de débordements de leur part, les mecs sont complètement en roue libre.
En se retournant sur son parcours, il tient que l’espionnage et la littérature ont partie liée :
« Tous deux exigent un œil prompt à repérer le potentiel transgressif des hommes et les multiples routes menant à la trahison ».
Car le fait qu'un écrivain ou une écrivaine prenne un nom d'emprunt et s'y tienne n'a rien d'une "affaire", la chose a existé de tout temps. Il vaudrait mieux, en fait, parler d'affaire Gatti – ce dernier sait-il même que le prénom de Colette est Gabrielle? que Guy Chantepleur est le pseudonyme de Jeanne-Caroline Violet, Léo Dartey celui d’Henriette Féchy, Champol celui de la Comtesse de Lagrèze, Fred Vargas celui de… Assez. Les exemples sont légion, et on remarquera que souvent, et surtout aux siècles passés, les femmes prenaient des pseudos masculins. Pas fou, le guêpe.
[...]
Non, ce qui a dû agacer le triste flic qu'est devenu Gatti, c'est le choix de la discrétion, un choix qui pour lui ne pouvait que relever d'un désir de dissimulation. Comme si on ne cachait que ce qui a du prix, de la valeur. Derrière la valeur-Ferrante, donc, le voilà qui soupçonne une valeur-X, qu'il lui faut absolument élucider, estimer, publier. Or il est incapable de penser cette chose pourtant simple: certaines valeurs sont précieuses, donc inestimables, mais précisément parce qu'elles n'ont de valeur qu'aux yeux de ceux ou celles qui leur donnent un sens intime. Le fait qu'une information – relevant de l'état-civil, qui plus est – puisse être dissimulée, alors qu'elle n'a en soi aucune valeur, voilà ce qui a rendu fou le charognard Gatti. Sauf à penser qu'il avait espoir de découvrir que Ferrante était en fait quelqu'un de connu, ce qui lui aurait permis de multiplier la valeur connue par la valeur cachée. Mais même pas. Elena Ferrante est juste le nom qu'a pris quelqu'un désirant signer ses livres Elena Ferrante.
L'important, c'est que, Dylan or not Dylan, un lecteur, un jour, se réveille, regarde autour de lui et se dise, en se frottant les yeux, que les honneurs, aussi dotés, aussi éclairés, aussi embrumés, aussi manipulés, aussi lucides, aussi provocateurs, aussi surprenants, aussi décalés, aussi révolutionnaires, aussi saucissons soient-ils, ne sont que des couronnes mortuaires collées à coup de bienveillant merlin sur les fronts conséquemment bovins des humbles prétendants à la vanité tarifée. "Les honneurs déshonorent", écrivait Flaubert. Qui brigue la couronne lèche le trône. Ô lévrier, tu as battu le lapin.
[...]
De grâce, n'usez pas vos crocs inutilement sur le Dylanobel. La saison des prix littéraires ne fait que commencer en France. Vous n'êtes pas au bout de vos surprises-Kinder. Sachez juste que les plus beaux livres qui paraissent actuellement en France, la presse n'en parlera pas, presque pas. Ils sont publiés par des discrets éditeurs, des ninjas, des poètes. Vous ne verrez que l'iceberg à paillettes qu'ont concocté pour vous les éditeurs les plus en vue, les attachés de presse les plus pugnaces, les journalistes les plus au fait des enjeux, les diffuseurs les plus efficaces, les présentateurs télé les mieux coiffés. Hormis votre menacé libraire ou un proche audacieux, personne ne vous indiquera où les dés sont vraiment lancés. Il vous faudra errer dans les rayons, renifler, tâter, compulser, hésiter, hésiter encore, hésiter mieux – fuir les bandeaux rouges.
Racisme, obsession sécuritaire, sexisme, et mépris pour le reste du monde.
Il n'y a pas à dire, Robert Ménard aura fait beaucoup pour l'image de Béziers.
Ah, je ne suis pas le seul à avoir été choqué.
Mes 2 cents :
pourquoi est-il si difficile d'écrire "une personne noire" ou "un homme noir" ? Pourquoi ce besoin de toujours mettre un substantif devant "noir" ? Un "individu de couleur noire", ou le très malheureux "race noire" ? C'est comme si -c'est comme ça que je l’interprète pour ma part- on voulait atténuer l'annonce de la couleur, comme pour dire, "eh oh, j'ai bien vu qu'il était noir, mais comme j'suis pas raciste, je vais mettre de gros guillemets sémantiques autour du mot noir".
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.
Tellement de mensonges en si peu de mots, c'est admirable. Mais on en reparlera une autre fois.
Le simple fait de préciser " sans distinction [...] de race" est en soi problématique, puisqu'il sous-entend que l'on pourrait, justement, distinguer des races...