Tiens, je profite de ton lien pour caser ma perfidie : ça m'a bien fait rire la baston entre hooligans russes, anglais, et flics à Marseille. Vous savez pourquoi ?
Parce que l'un des motifs pour lesquels l'état d'urgence a été prolongé, c'était justement pour assurer une sécurité maximale lors de l'Euro de sole. De foteball, pardon.
Oh qu'il a bon dos le terrorisme. Oh que les homophobes, les hypocrites compatissants aiment Daech aujourd'hui. Nicolas Martin a trouvé le terme juste dans sa revue de presse de ce jour : invisibilisation.
Et oui… pas un grand titre qui inclut cette information, qui n’est pourtant pas accessoire… cette discothèque, ce club… c’est un club gay. Une information qui ne figure même pas dans les sous-titres du Parisien, ou de l’Huma [...] Cette pratique a un nom, elle est souvent d’ailleurs assez inconsciente… ça s’appelle l’invisibilisation… un peu comme si au lendemain des attaques de Charly Hebdo, la presse avait évoqué des attentats contre des bureaux… ou après l’Hyper Casher, contre un supermarché. Sans préciser la nature de la cible de l’attaque terroriste…
Voilà le pourquoi de mon introduction toute en finesse et en diplomatie. La compassion de Christine Boutin et de La Manip pour tous ? Vraiment ? De la part de personnes qui permettent ou maintiennent un climat favorable aux crimes homophobes ? Au moins, les fabricants d'armes ne s'excusent pas, ne publient aucun communiqués compatissant à chaque tuerie. Ils ont moins cette décence là.
Oh, et pour faire bonne mesure dans l'invisibilisation :
Et pour conclure sur cette notion d’invisibilisation… le Pulse, cette discothèque gay et lesbienne d’Orlando, n’est pas qu’une discothèque gay et lesbienne. C’est une discothèque fréquentée majoritairement par des noirs et des latinos. Et ça, pour le coup, tout le monde semble s’en moquer éperdument.
Voir aussi cette revue de presse internationale apportant pour sa part un éclairage sur la promptitude à qualifier les faits de terrorisme, avant même toute revendication. Logique, diront ceux qui ont suivi : l'auteur des faits s'appelle Omar Seddique Mateen, américain né de parents afghans.
Ah, si seulement il s'était agit d'un connard normal, blanc*. On aurait peut-être davantage entendu le qualificatif de tuerie homophobe. Mais ça n'aurait pas été du terrorisme du coup...
*ironie, référence à Coluche. Je précise pour les cons et les mal-comprenant.
EDIT : ajout d'un lien twitter montrant à quel point la compassion de LMPT est gerbatoire.
Hop, dans ma collection :)
J'avais un peu le cafard ce matin (et écouter les infos a fini de me plomber), mais là, je sais pas pourquoi, ça va mieux.
(je sens que je vais reprendre deux fois des nouilles, genre)
Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii : un film Battlestar Galactica ?
Appelez le 15, je suis en train de faire un malaise. (et va falloir attacher Kevin aussi quand il sortira, tel que je le connais, il est capable d'aller le voir 42 fois)
via Liandri
Du coup j'en profite pour lire cette autre chronique.
Il cogne dur :)
... mais c'est mérité, y'en a marre de ces sites vitrines plein de vent ; le titre est on ne peut plus exact : ils nous disent effectivement quelque chose de la politique, ces sites de campagne : c'est du vent. Vos réactions, vos commentaires, on s'en tamponne. Ils nous disent aussi que les politiques français n'ont toujours rien compris à internet.
Je me demande ce qui est le plus grave.
Je ne connaissais pas Sci-Hub, découvert grâce à cette chronique de Xavier de La Porte.
Je cite Wikipédia pour gagner du temps :
Sci-hub (ou Scihub) est un moteur de recherche pour les articles scientifiques, qui contourne les paywalls (« péages ») classiques des éditeurs académiques et fournissant un accès libre à un répertoire de plus de 48 000 000 articles1,2. De nouvelles publications sont ajoutées quotidiennement après avoir été téléchargée via des proxies d'établissement universitaires3. Il permet ainsi de consulter gratuitement des articles dont l'accès coûterait sinon plus de 30 dollars4,5. Il a été attaqué par la principale maison d'édition scientifique, Elsevier, car il permet un accès illégal à des documents de recherche6. En novembre 2015, l'adresse originale, sci-hub.org, est fermée. Des sites alternatifs sont alors mis en place, tels que sci-hub.io (qui ferme en avril 2016), sci-hub.cc et , ou sci-hub.bz.
Bref, c'est encore et toujours cette gabegie ahurissante de devoir "racheter [...] des publications déjà payées par le contribuable pour les rendre accessibles... à leurs auteurs." (article de Rue 89). Pour le dire autrement, en prenant un autre extrait du même article : les éditeurs scientifiques "revendent donc chèrement aux universités un contenu qu’elles ont elles-mêmes produit"
Rappelons que c'est sa lutte contre ce système qui a conduit Aaron Swartz au suicide.
Je n'arrive pas à démêler s'il s'agit d'une vraie innovation ("on est vraiment pas pareil que les autres") ou si Podemos est devenu, justement, un parti "comme les autres", mais maîtrisant mieux les codes et ce qui fait le buzz ?
via https://www.lacaryatide.fr/liens/?Q8YJgQ
Le "catalogue" ici : http://www.abc.es/gestordocumental/uploads/nacional/programa-podemos.pdf
L’aventure d’Adam Jensen débuta pour moi dans une ville en plein chaos où je devais infiltrer une base et mettre un terme aux agissements d’un groupe de terroristes. Ce qui m’a tout de suite interpellé, c’est la facilité avec laquelle on retrouve nos repères dans le jeu. Si vous avez joué à Human Revolution, vous ne serez pas dépaysé par le système proposé par Mankind Divided qui reprend en majorité les lignes de son grand frère. Dans cet univers cyberpunk toujours aussi aguichant et fouillé, c’est avec une aisance particulière que l’on avance et arpente les premiers espaces mis à notre disposition.
Plutôt encourageant, donc.
Mais le plus gênant reste que cette – soi-disant – libre circulation ne tolère pas vraiment le chemin buissonnier, et se résume souvent à un seul sentier bien balisé.
Exactement l'écueil du premier, et la crainte, désormais avérée, du second. Dommage.
Je serai réellement surpris le jour où l'on m'apprendra que telle ou telle société n'a jamais collaboré avec aucun service.
EDIT : une remarque intéressante : https://www.ecirtam.net/opennews/?yaMNxA
Bon c'est rigolo, mais au final on ne sait pas qui a fait ça.
En tout cas, cela a suscité des réactions... appropriées : https://twitter.com/dorcel/status/740564793749327872
Pour ceux qui n'auraient pas suivi ce drame national, le faux tweet imputé à notre Juju national lui faisait dire "un très bon Ramadan à mes frères et sœurs en Islam. Que la paix d’Allah soit sur vous". On comprend le courroux du bonhomme : laisser croire qu'il pourrait être sympa avec des musulmans...
Le journaliste fut torturé à plusieurs reprises au cours de sa détention, et ce sont ces séances de « gégène » qui constituent le point de départ du livre « La Question ».
Pour l’establishment français de l’époque, Henri Alleg était un « traître ». Il fut jugé pour « atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat » et « reconstitution de ligue dissoute », et condamné à dix ans de prison.
Il parvint à s’échapper, et rejoignit la Tchécoslovaquie alors communiste. Il ne put revenir en France qu’après l’amnistie des Accords d’Evian qui accordèrent l’indépendance à l’Algérie en 1962.
Mesdames, messieurs : la France.
via https://tviblindi.legtux.org/shaarli/?pjI4kQ
P.S. : Maurice Audin ; le lien de Rue89 est cassé.
Yop ! Erreur de lien, à la place on a le parkour dans Watchdogs 2
Il est génial ce blog !
via http://www.seven-ash-street.fr/links/?iBcr6g
Aujourd’hui, le foot n’est plus, évidemment, interdit. Mais on retrouve toujours cette logique de rentabilité, de profit : l’État a horreur du temps perdu, du temps gaspillé, improductif. A l’heure de la crise économique, les hommes politiques de gauche comme de droite ne cessent de nous répéter qu’il faut « faire des efforts » – un discours culpabilisateur qui fait sournoisement retomber la responsabilité de la crise sur les gens qui ne feraient pas ces « efforts » jamais définis. « Faire des efforts » : tirer à l’arc hier, accepter des hausses d’impôts et des lois arbitrairement imposées aujourd’hui, et demain ? Les Londoniens et les Parisiens du XIVe siècle nous montrent la voie : il faut continuer à vivre, à jouer, à faire du sport, pour le plaisir d’en faire, pour ignorer les sirènes de l’urgence.
P.S. : la description qui est faite de la sole, ou foteball ("le jeu est, disons, assez physique : on s’y blesse, et parfois, on s’y tue") n'est pas sans évoquer {Allez les mages !]1 :)
AH ! Ça y est ça me revient ce que je voulais mettre en lien hier !
Les miettes, ça m'a fait penser à Discours à la Nation
Ouf, je ne suis pas assez myope pour être vraiment tenté par ce genre d'opération. On pourrait justement arguer du fait que je n'aurais plus à porter de lunettes, mais je m'y suis habitué (argument à la con) et surtout j'ai bien trop peur !
Ouais, parfaitement, et j'assume tout. C'est déjà un exploit pour moi de me mettre un truc genre collyre dans les yeux quand c'est nécessaire. Je ne supporte pas que l'on me touche les yeux, et même quand c'est moi qui le fait, c'est limite. Alors, imaginer voir les outils du chirurgien, le laser, les écarteurs à paupières (chuis sûr qu'il y a des trucs pour écarter les paupières, genre Orange mécanique. Sûr.), pour moi ça tient plus du cauchemar que de la réelle possibilité :S
Je voulais aussi dire juste un mot à propos de ça :
De retour au bureau, je constate que ne parviens pas à me servir de l’ordinateur : même en agrandissant les caractères, même avec une loupe d’écran, je n’arrive pas à lire. En fait, le médecin m’autorise à reprendre une vie normale, sans limitation aucune, sauf que je n’y vois guère… Ma vue reviendra très progressivement, de façon imperceptible, jour après jour. C’est long. Je reste plusieurs semaines en situation de handicap, malvoyante, utilisatrice des aides techniques que sont la synthèse vocale et la loupe d’écran, avec lesquelles, faute d’en être familière sans doute, je me débrouille assez mal, même si j’apprécie l’expérience, qui excite ma curiosité d’experte en accessibilité numérique.
J'ai une collègue qui est malvoyante. Mais malvoyante au sens où c'est suggéré dans le texte : handicapée. Elle ne voit rien. Elle reconnait les gens à la voix, à la silhouette. Même à deux mètres. Elle a un logiciel pour grossir ce qui est affiché sur son écran, elle est à x4 et c'est encore difficile pour elle. (ce niveau de zoom, c'est grosso modo le logo en haut à gauche d'un courrier, et un peu de page autour). Imaginez 30 secondes travailler comme ça toute la journée... Elle, ça ne s'arrête pas au travail, elle ne pose pas ses yeux dans le pot à crayons avant de partir. Ça continue dans les transports en commun, à la maison... ça ne s'arrêtera jamais, et ça risque même de s'aggraver.
Un jour, elle est venue avec des lunettes de simulation à l'usage des bien-voyants que nous sommes. des lunettes en plastiques censées nous montrer ce qu'elle distingue. Je les ai mis 5 minutes. C'est absolument insupportable. C'est comme voir à travers... ben du gros plastique un peu opaque, pas très lisse. Oh, au début on se dit que c'est pas si terrible, on "voit", mais on se rend compte très vite que c'est l'enfer. Fixer quelque chose ? Mais quoi ? Plus rien n'a de contour. Lire ? Mais c'est impossible, je ne peux pas voir les lettres. Travailler à l'ordinateur ? Mais je pourrai jamais ! Et là tu réalises que tu chouines, alors qu'elle, elle se plaint pas. Ou si peu.
Voilà, je voulais partager ça avec vous. Ça ne vous apportera peut-être rien, mais sans doute y repenserez-vous un de ces jours, quand quelque malpoli vous rentrera dedans comme s'il ne vous avait pas vu. Peut-être qu'il ne vous a vraiment pas vu en fait. C'est ça qui est """marrant""" avec ce handicap : c'est qu'il ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont des lunettes, mais comment savoir si c'est juste une myopie légère ou une atteinte fondamentale aux conditions d'existence de la personne ?
Ma myopie ? Je la garde, merci. Elle me convient tout à fait.