Synthèse des conseils de sabotage des organisations, dans un manuel de l'OSS de 1944. A priori c'est authentique
C'est malheureux, nous allons tous nous mettre à considérer plein de collaborateurs ou de supérieurs hiérarchiques persuadés de leur efficacité comme autant de saboteurs infiltrés. Personnellement, je trouve que ça explique tellement de chose dans notre organisation... ^^
En 1944, l’OSS (ancêtre de la CIA) proposait un petit manuel de sabotage des organisations à la portée de tous. J’ai essayé de synthétiser ça en 10 points avec mes propres mots :
1/ Insistez systématiquement pour que les procédures en place soient respectées et suivies à la lettre. Ne laissez jamais personne prendre une initiative qui pourrait accélérer le processus.
2/ Soyez verbeux, à l’oral comme à l’écrit. Multipliez les références et les anecdotes, attirez l’attention sur des problèmes secondaires et abstenez-vous de résumer votre avis ou vos recommandations.
3/ Remettez toujours la légitimité de votre instance de décision en question : faites valider chacune de vos décisions par la hiérarchie et multipliez les comités consultatifs aussi larges que possible.
4/ Montrez-vous extrêmement prudent sur tous les sujets, insistez sur le fait que toute erreur pourrait avoir de graves conséquences et invitez régulièrement le groupe à reconsidérer des questions déjà tranchées.
5/ Convoquez fréquemment des réunions, multipliez les participants (au motif que leur avis pourrait être utile) et insistez pour que la réunion se fasse en présentiel pour que tout le monde perde autant de temps que possible.
6/ Récompensez les meilleurs opérationnels en leur offrant (ou en appuyant leur candidature pour) des postes prestigieux mais pour lesquels ils ne sont pas compétents et qui les éloignent le plus possible du terrain.
7/ Montrez-vous aussi pointilleux que possible sur les questions de vocabulaire mais insistez sur le fait que les délais impartis ne permettent pas d’organiser des réunions spécifiquement dédiées à ce problème.
8/ Privilégiez systématiquement les échanges écrits, même pour les choses les plus anodynes, et demandez toujours (par écrit) le plus de précisions possibles avant de commencer à travailler effectivement.
9/ Assignez toujours les tâches critiques (i.e. potentiellement bloquantes) à des collaborateurs peu compétents ou lents et exigez que leur travail soit parfait avant de passer à l’étape suivante.
10/ À chaque dysfonctionnement, organisez une réunion (cf. point 5) afin d’établir une nouvelle procédure (cf. point 1) et discutez-en par écrit (cf. point 8) avec votre hiérarchie (cf. point 3).
Oh non, Lorant Deitsch a pollué Dijon de sa présence.
(oui, je suis excessif, et alors ?)
Origines de l'expression "mort aux vaches". Entre Henri IV, les guerres franco-allemandes et mai 68, y'a qu'à se baisser pour ramasser celle qui nous plait.
N.B. : origines données sous toutes réserves, je ne sais pas quel crédit il convient d'apporter à un site qui ne fait pas la différence entre "anachique" et "anarchiste" (au-dessus de la vidéo).
Cool, une liste de livres à lire !
J'en ai déjà lu quelques uns (Silo, L'anomale, La horde du contrevent, Le problème à trois corps...) dont j'ai pu parler ici, d'ailleurs. Il y en a un bon paquets qui me tentent (les Becky Chambers notamment)... et pas mal totalement inconnus. Et c'est cool.
Il va y a voir une série Netflix adaptée de Cent ans de solitude.
Je suis en train de lire ce livre, je me demande comment il est possible d'adapter en série quelque chose d'aussi barré.
Attention, ce livre est écrit par une ancienne scientifique qui a mal tournée et est devenue antivax et complotiste.
Je fais ce petit rappel parce que je l'ai vu dans pas mal de rayons livres d'aires d'autoroutes ou de supermarchés pendant les vacances, et qu'il ne faudrait pas que son poison touche trop de personnes.
Quelques infos ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandra_Henrion-Caude#D%C3%A9sinformation_pendant_la_crise_du_Covid-19
J'ai vu la bande-annonce de ce film dont je n'avais pas entendu parler avant ce week-end au ciné, et purée, quelle claque. Immédiate envie d'aller le voir. Un mélange de Terminator (l'IA qui fait la guerre aux humains) et de cyberpunk, avec une vibe Star Wars (les premières images m'ont fait penser que c'était un nouveau Star Wars - vu que c'est le même réalisateur que Rogue One, ce n'est peut-être pas un ressenti si absurde que ça).
Et il y a un bon gros feeling Mando + Grogu ; je ne sais pas si c'est fait exprès, mais le soldat qui se barre avec l'enfant trognon qui était la cible qu'il devait éliminer, si c'est pas du copié-collé...
Alors ce sera peut-être une grosse bouse, mais j'ai envie d'y croire.
EDIT : Le "Creator", avec une majuscule, c'est Dieu... je ne sais pas ce qu'il faut en penser.
Faites pas gaffe, je parle tout seul ^^
Si le CIO souffre de la rarification des villes hôtes potentielles, c’est parce que les saccages commencent à être connus, ne serait-ce que vaguement. Cela amène à une situation où des villes candidates, de plus en plus rares, ne font pas de référendum par peur de l’opinion négative de leurs habitant·e·s, et fait naître un cercle vicieux dans lequel la démocratie est négligée.
Est-ce que ce cercle vicieux sera brisé bientôt ? Ou est-ce que les Jeux Olympiques et Paralympiques feront toujours rage dans les années 2030 et saccageront encore tout ce qui est autour d’eux ? Dans un monde sans neige à cause du réchauffement climatique, les JOP d’hiver continueront-ils avec de la neige artificielle ?
Une chose est certaine. Ce n’est pas le CIO qui dira : "Bon, on arrête un spectacle has been comme ça". La tâche d’enterrer les JOP sera menée par celles et ceux qui luttent contre le capitalisme de fête. Pour cela, il nous faudra deux, trois, plusieurs Daisuke Kuroiwa. Il nous faudra plus de pétards qui rappellent tous les favelas détruits, tous les sans-abris chassés, tous les morts sur les chantiers olympiques et tous les anciens membres du CIO condamnés de corruption.
Fuck the Olympics, vive les pétards.
Des pigistes non payés depuis des mois, des nouveaux projets lancés sans financement assuré, un flou entretenu sur l’avenir de la publication… Les nuages s’accumulent au-dessus de la revue de journalisme au long cours XXI (et sa petite sœur axée photojournalisme 6 Mois), en difficulté financière au point d’être proche du dépôt de bilan selon les informations de Libération. Dirigés par le journaliste David Servenay et édités par la société Quatre, détenue par les créateurs de la Revue dessinée et Topo (mais au sein d’entités séparées) Frank Bourgeron et Sylvain Ricard, les deux «mooks» peinent à payer leurs journalistes, illustrateurs et autres créanciers depuis plusieurs mois. Le groupe Indigo publications (la Lettre A, Intelligence Online…) serait sur les rangs pour reprendre les titres.
Aïe aïe aïe aïe aïe. J'ai un profond attachement pour cette revue, à laquelle je suis abonné depuis quasiment le premier numéro. Ce qui me fait mal, ce n'est pas tant la perspective d'un dépôt de bilan (j'ai toujours confusément pressenti que ça finirait comme ça, et j'ai l'impression que l'équipe dirigeante multiplie les conner*es depuis le départ des fondateurs ; sans compter mon pessimisme habituel, qu'on pourrait résumer par "la merde ça rapporte, la qualité, non"), c'est ce qu'on entraperçoit du début du deuxième paragraphe de l'article (je ne suis pas abonné à Libé) : manque de transparence, menace sur les pigistes... Si c'est avéré, c'est très décevant.
EDIT : on arrive à avoir un peu plus d'infos sur l'article équivalent du Monde :
Si elle était précurseure en 2008, XXI est désormais concurrencée par des dizaines d’autres mooks (format hybride entre le livre et le magazine) comme Zadig, We Demain ou L’Eléphant. Revendiquant 8 500 abonnés pour XXI et les 3 500 de 6Mois ainsi que les exemplaires vendus en librairies, les revues restent aujourd’hui déficitaires pour la cinquième année de suite. La société éditrice Quatre totaliserait également plus de 700 000 euros de dettes.
Sur la centaine de collaborateurs concernés, certains d’entre eux disent se sentir « floués » et « en colère d’avoir été baladés » pendant plusieurs mois. Contactées par Le Monde, plusieurs personnes accusent la direction des revues d’une « fuite en avant » soulignant la myriade de projets récents alors que les finances étaient déjà fragiles.
La Federal Trade Commission, agence gouvernementale indépendante, scrute les pratiques d'Amazon et envisage l'ouverture d'une procédure. Cette dernière pourrait voir le gouvernement américain attaquer la société, pour abus de position dominante.
La FTC ciblerait en particulier la marketplace d'Amazon, une plateforme mise à la disposition de vendeurs tiers pour qu'ils puissent présenter toutes sortes d'articles en profitant de la logistique de la firme. Mais l'agence dénoncerait certaines règles imposées à ces tiers, notamment celle qui oblige de vendre au prix le plus réduit sur la marketplace, et non chez la concurrence, ou l'incitation à recourir à la publicité chez Amazon.
Je suis un peu triste, mais pas étonné.
Contrairement à l'auteur de ce blog, j'avais trouvé assez moyen le Vargas précédent (Quand sort la recluse) ; l'idée était bonne, mais il y a un rebondissement complètement pété vers la fin, qui permet de rabouter deux choses sans rapports apparents entre elles, grâce à un providentiel souvenir d'Adamsberg qui, comme c'est pratique, a croisé la meurtrière dans son enfance.
J'ai l'impression que comme bien des séries qui durent trop longtemps (la comparaison faite avec Astérix est pertinente), celle-ci va se finir en tomes catastrophiques, la faute ) un auteur qui n'arrive pas à s'avouer n'avoir plus d'inspiration, d'envie, qui a perdu le tour de main. C'est pas grave en soi, mais il faut savoir l'admettre.
Divinity: Fallen Heroes is the planned seventh game in the Divinity series. It is a direct sequel of Divinity: Original Sin 2. Originally announced for 2019, the game was put on hold on 15 October 2019 and officially abandoned by Larian on 14th July 2023.
Bouh ouh ouh.
Mais vous savez que l'ingrédient essentiel d'un jeu vidéo n'est pas son pitch. Ni même la taille de son terrain de jeu, la qualité des dialogues, le nombre de polygones qu'il affiche à l'écran. Non, l'ingrédient essentiel, c'est... l'amour, bien sûr. Et on sent que les développeurs coréens de MintRocket en ont mis un gros paquet. Tout, dans Dave the Diver, est pensé pour faire plaisir au joueur, lui donner le sourire, le divertir sans jamais le frustrer. Après une première demi-heure d'acclimatation où sont gentiment introduits ses principaux mécanismes, on découvre que le jeu est en fait bien plus riche qu'annoncé.
[...]
J'y ai donc pris ma dose de poissons perroquets, de balistes Picasso, de platax, de vivaneaux, de mérous, de barracudas et de poissons-clowns ; j'y ai vu des cocotiers et des gens en bermuda qui m'ont rappelé ces lointains souvenirs de séjour plongée/détente sous les tropiques. Peut-être est-ce ça, le futur de l'Humanité : nous ne partirons plus en vacances pour de vrai – parce que ça coûte trop cher, parce que ça pollue, parce que l'inflation, parce que la guerre –, alors nous les passerons sur des jeux vidéo pleins de soleil, d'eau turquoise et d'animaux exotiques. Eh bien écoutez, si j'ai un Dave the Diver chaque été, pourquoi pas.
C'est un petit avion qui décolle... et POUM, Leclerc.
(Pardon à la famille, tout ça)
"Le débat du 'chanson de droite', je ne m'y attarde pas. Ce qui est sûr, c'est que j'ai rarement vu autant d'insultes, sexistes quand elles sont pour Armanet, pour une toute petite phrase sur une chanson que quelqu'un dit ne pas aimer", a poursuivi l'animateur de Tipik. "C'est terrifiant."
Lundi, Jacques Revaux, compositeur des Lacs du Connemara, a réagi à la polémique auprès de BFMTV. "Jamais je ne suis tombé sur une personne aussi immonde", a-t-il lâché, évoquant des propos "infectes" tenus par Juliette Armanet. "Je ne sais pas pour qui elle se prend (...) Elle a de bonnes chansons, elle chante très bien, mais elle ferait mieux de se taire", a-t-il rétorqué. Le compositeur a ajouté que la prise de parole de Juliette Armanet était "indigne d'un artiste", tout en concédant ne pas avoir regardé l'interview intégrale de la chanteuse.
Oh que c'est symptomatique : quand une femme émet une opinion impopulaire (aka "dire la vérité") on lui rétorque que "elle ferait mieux de se taire".
Je crois qu'on ne pourrait trouver meilleur exemple du patriarcat en action, de la condescendance des vieux messieurs blancs envers les femmes, et d'une certaine forme de panique morale de droite, aussi.
Sur les réseaux sociaux, des centaines d'internautes partagent en ce début août des photos de leur facture : 2 672 euros de régularisation pour l'un, 5 185 euros pour l'autre et dans des cas exceptionnels, jusqu'à près de 10 000 euros. C'est la mauvaise surprise qui tombe en plein cœur de l'été, qui n'a rien à voir avec une surconsommation mais avec la hausse des prix de l'énergie répercutée par les fournisseurs alternatifs.
Quelle honte.
Mais sinon, l'ouverture à la concurrence, c'était pour le plus grand bien des consommateurs, hein.
"Sur le plan juridique nous nous félicitons de cette décision qui rappelle des évidences, qui avaient été ignorées par le gouvernement, comme la distinction entre les violences et les dégradations, mais aussi le fait que l'appel à la désobéissance civile n'est pas punie par la loi et ne peut pas justifier de dissolution. Enfin, l'importance de la liberté d'expression et de la liberté d'association. Ce sont tous ces principes que rappelle le Conseil d'Etat et qui ont été ignorés par le gouvernement", a développé Raphaël Kempf. "Cela met fin à cette dérive vers l'arbitraire de M. Darmanin", a estimé l'avocat.
Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société longtemps traversée par le coronavirus. Aujourd’hui, il pointe le refus collectif de réagir face à la recrudescence des cas de Covid en plein cœur de l’été.
Longtemps considéré comme le dandy cool et impertinent de la vie littéraire française, Frédéric Beigbeder a fini par sombrer dans les paniques morales de la droite réactionnaire. Défendant sa liberté contre la société, il pourfend désormais le « wokisme », redoute les féministes et déplore la « dictature de la bien-pensance ».
Il y a évidemment les qualités littéraires des textes traduits mais surtout Becky Chambers est une des figures de proue d’un nouveau sous-genre de la science-fiction. On appelle ça le hopepunk. Cet oxymore qui mêle ensemble le mot « espoir » et le mot « punk » est né il y a une dizaine d’années. Il refuse le fameux « No futur » et croit que le changement humain dans nos sociétés reste possible. Le hopepunk se concentre sur les émotions et les sentiments de ses personnages, sans pour autant tomber dans un optimisme béat.
Nouveau sous-genre de la SF : le hopepunk.
J'ai de plus en plus envie de lire ce qu'elle écrit.