Il s'agit effectivement d'un site permettant de visualiser l'activité du satellite Hayabusa 2, lancé en décembre 2014 par l'agence spatiale japonaise, et qui vient tout juste de nous envoyer quelques images assez incroyables de l'astéroïde objet de sa mission.
ô_O
Plusieurs sites de presse comme Rue89 ou Slate se sont faits aujourd’hui l’écho d’une nouvelle que j’ai trouvée particulièrement glaçante : Barack Obama a promulgué la semaine dernière une loi (HR 2262) qui va autoriser des compagnies privées à s’approprier les ressources naturelles figurant dans l’espace extra-atmosphérique.
La portée de ce texte est potentiellement énorme et peut-être que dans un siècle, on citera encore la date de son adoption comme un des événements majeurs de l’histoire de l’Humanité. Car on peut considérer ce 25 novembre 2015 comme le jour où l’espace cessa d’être un bien commun, par l’effet d’une décision unilatérale des Etats-Unis d’Amérique.
Pas tout neuf (2015), mais dans la mesure où cette décision produra ses effets dans 50 ou 100 ans...
via Riff sur (°m
Bye bye Cassini ! 20 ans de voyage se terminent dans 3 jours !
Voir aussi https://cassini-huygens.cnes.fr/fr/tout-sur-la-fin-de-mission-cassini-cest-ici
Quel exploit. Pas bon pour Arianespace ça... ^^
A noter : SpaceX met ses photos dans le domaine public, ou en tout cas essaie : http://www.numerama.com/magazine/32579-spacex-creative-commons.html
=> https://www.flickr.com/photos/spacexphotos
Un passionné, profitant de la politique d'ouverture de la NASA, qui a placé un grand nombre de documents dans le domaine public, est en train de mettre en ligne l'intégralité des photos relatives aux missions Apollo. Oui, y compris les moins belles, les carrément ratées, les sur-exposées, les floues... elles font toutes parties de l'Histoire. Même les selfies, comme quoi cette mode ne date pas d'hier.
C'est marrant, il n'y a que 26 photos pour la mission Apollo 13 ^^
Seb Sauvage nous a ramené de belles photos de ses vacances en Auvergne ;)
http://sebsauvage.net/links/?kXFLrg
Ah ben bravo, je viens de me spoiler tout le film grâce à Wikipédia. Merci Bronco.
"Cooper comprend que c'était lui, le fantôme de sa fille et que le tesseract lui permet de parcourir le temps comme la quatrième dimension spatiale de cette structure géométrique. Il décide alors de s'envoyer les coordonnées du centre de la NASA par code binaire, afin que la branche du temps qu'il a vécue, nécessaire au sauvetage de l'humanité, se réalise : il se rendra sur le lieu indiqué par les coordonnées, découvrira le centre spatial de la NASA, et deviendra le pilote choisi."
J'adore ce genre d'histoire cyclique.
Et le type qui en quelques jours devient plus jeune que sa fille... (bon, d'accord, c'est que le temps s'est écoulé différemment, mais le résultat est là)... je comprends qu'on puisse pleurer. Et, oui, moi aussi, j'ai pleuré comme une madeleine dans un sac d'oignons épluchés à la fin de Million dollar baby.
Te fatigue pas, va. Carl Sagan a déjà dit la même chose beaucoup mieux que toi :p
https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_point_bleu_p%C3%A2le
« Regardez encore ce petit point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.
La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur d'indistincts habitants d'un autre recoin. Comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.
On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »
— Carl Sagan, Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space
Excellent.
TIL : Breakaway effect, EVA vertigo. Ça va être dur à caser dans une conversation.
Suite du shaare précédent (le lien figure d'ailleurs dans la tweet story du CNES), qui montre la longue gestation scientifique, économique et politique du projet Ariane avec, comme d'habitude pour tout ce qui est européen, la volonté française, l'argent allemand et la traitrise anglaise (je simplifie par goût de la formule lapidaire, mais c'est assez proche de la vérité ; les anglais ont bel et bien tout fait pour saborder le projet à ses débuts). Ah, et il faut parler de la gué-guerre franco-française (néanmoins tragique) entre les partisans des modèles ayant précédés Ariane, remarquables de constance dans l'échec, et les partisans de ce qui deviendra Ariane. Il y a eu des moments d'une extrême violence, ce que j'ignorais. (voir l'avant-dernier paragraphe de cette page : http://nospremieresannees.fr/lanceurs/laj-Ariane/laj4-morin/page-04.html#lechant4-1)
Le reste explique les douloureuses étapes à base de bout de ficelle, concertation et budget réduit qui conduira au résultat actuel. C'est là que l'on voit les divergences d'approche entre l'Europe et les USA : aux USA, c'est "on va mettre le paquet pour que ça marche" ; en Europe c'est "montrez-nous que ça marche, après on mettra le paquet"
Et aussi TIL "Arthur C. Clarke, physicien anglais mondialement connu comme auteur prolifique de romans de science-fiction (dont La Sentinelle qui inspira 2001 : l'odyssée de l'espace) et découvreur incontesté des propriétés singulières de l'orbite géostationnaire. En 1945, à 28 ans, il publie les caractéristiques de ce qui va devenir dans le monde scientifique, l'orbite de Clarke. Il établit par le calcul qu'un satellite tournant autour de la Terre, plein est, dans le plan de l'équateur, à 36 000 kilomètres du sol, à une vitesse de 2,65 km/s, reste stationnaire par rapport au point géographique qu'il survole."
J'adore ces "histoires de science", avec des rebondissements, du suspens et de l'émotion... Bref, des vrais morceaux d'humain dedans. Merci Neko de nous l'avoir retranscrit.
La version sur Twitter : https://twitter.com/CNES/timelines/544635049069772800
Je recopie ici Neko :
« Ça vous dirait, une petite tweetstory ?
Allez. On va dire que oui.
Ce soir, nous sommes il y a 35 ans. Oui, 35 ans exactement, le 15 décembre 1979. À Kourou, la première fusée Ariane doit décoller. C’est déjà la fin d’une longue histoire, cette fusée Ariane. Il y a eu avant elle la française Diamant, l’anglaise Black Arrow. Il y a eu les fusées Europa, qui n’ont jamais tout à fait fonctionné. Il y a eu des déménagements, des changements de continent au gré des tumultes de l’histoire. Il y a eu des routes, des ponts, des bâtiments construits, des milliers d’hommes et femmes mobilisés.Une maquette puis une répétition générale ont permis de s’exercer. Mais maintenant, il faut la lancer, Ariane.
À l’église Sainte-Catherine, à Kourou, les cierges se multiplient soudainement. Ce jour-là, la météo est moyenne. C’est la petite saison des pluies en Guyane. Il faut retarder un peu le lancement. Les satellites météo ne sont pas d’une grande aide. Mais la femme du météorologiste guette les nuages à quelques km. Ariane attend sur une aire de lancement débarrassée de toute présence humaine. Plus de 100 ingénieurs sont cachés dans un bunker, à moins de 200 mètres du pas de tir. Retenez-le, ce bunker. Seuls restent les oiseaux, qui tentent vainement de se poser sur les bras glacés qui alimentent la fusée.
Un couloir maritime a été dégagé, sous la trajectoire prévue, pour éviter tout incident. Deux navires américains, maquillés en russes, ont été fermement invités à quitter la zone. Le compte à rebours se déroule sans problème. Plus qu’une heure. Plus que dix minutes. Plus qu’une. Trois, deux, un, feu, les moteurs d’Ariane crachent leurs flammes. Ariane doit décoller quatre secondes après. Elle ne décollera pas. On le saura un peu plus tard, deux capteurs ont trompé l’ordinateur qui a coupé automatiquement les moteurs. Commence alors une course contre la montre. Dans dix jours, les réservoirs d’Ariane, rongés par le carburant, seront inutilisables. Ah, aussi, les ingénieurs dans le bunker sont à quelques mètres d’une bombe géante. Bunker hermétiquement clos, évidemment. De rares équipes pourront sortir, quelques minutes, récupérer des vivres. Car il faudra plus de 20 heures pour vidanger les réservoirs. Les ingénieurs peuvent alors sortir… pour entamer un phénoménal travail de remise en état. À deux par poste, ils se relaient jour et nuit. Il n’y a de toute façon qu’une douzaine de lits sur place. Il faut dormir deux heures quand c’est possible. Des renforts sont envoyés de métropole. Sur la route de Roissy, un bus vide suit le bus plein, pour ne pas perdre de temps en cas de panne. Car il faut inspecter la fusée et le pas de tir, réparer ce qui doit l’être. Et donner un petit coup de peinture. Il faut qu’Ariane soit belle sur la photo.
Tout cela dans une ambiance indescriptible, qui marque les souvenirs à jamais. Le lancement est fixé au 23 décembre. Mais une fuite d’hélium et la pluie obligent, encore une fois, à reporter le lancement. Va pour le 24 Décembre. Ce lancement est la dernière tentative : hommes et matériel sont épuisés, les dernières gouttes de carburant ont été utilisées. Si Ariane ne part pas, ce sera dans plusieurs semaines. Au mieux. Et là, à 14h14, Ariane décolle enfin. Elle déposera quelques minutes après une capsule sur orbite.
Ce sera un beau réveillon. Avec embrassades, bataille de boule de neige, sauts habillés dans la piscine. Un peu de ti-punch aussi. Depuis, 220 fusées Ariane se sont envolées de Kourou. Seules 9 n’ont pas intégralement remplis leur mission. C’est un immense succès. Sans ces hommes, leur dévouement, leur travail acharné, peut-être en aurait-il été autrement. Alors, ce soir, deux images : le lancement, évidemment, mais aussi l’équipe au grand complet, quelques jours avant. (Les photos : https://twitter.com/CNES/status/544557053189324800).
En entamant la bûche, ces hommes et quelques femmes auront probablement une pensée pour ce Noël pas comme les autres. Peut-être que vous aussi ? En attendant, merci à eux. Merci en particulier à Yves Beguin et Michel Mignot pour leurs témoignages.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire le récit de Jean-Pierre Morin. C’est passionnant http://nospremieresannees.fr/lanceurs/laj-Ariane/laj4-morin/page-01.html
Aussi, ne manquez pas ces courts témoignages, rassemblés il y a cinq ans http://www.cnes.fr/automne_modules_files/standard/public/p8185_e1dfd528a2caba6d29ff2a4f774e9711livret_30_ans_Ariane.pdf
Bonne soirée :) Promis, nous répondrons à vos questions ! »
Incroyable. Ils ont replacé le satellite sur la bonne orbite par des manœuvres successives.
via https://links.nekoblog.org/?YJ6EHA
C'est beau. Je ne comprends rien, mais c'est beau.
via http://daniel.gorgones.net/shaarli/?lHnwXw
Nos sommes coincés sur Terre. Pas vraiment une révélation pour 99,99 % de l'humanité. Là où ça devient plus gênant, c'est que ces débris vont finir par empêcher tout nouvel envoi de satellite ou engin spatiaux.
TIL : Syndrome de Kessler : "Ce n’est qu’en 1978, que Donald J. Kessler, consultant à la Nasa, envisage le scénario qui porte maintenant le nom de “Syndrome de Kessler”. Le principe en est simple : plus il y a de débris en orbite, plus ils vont heurter des objets ou d’autres débris, provoquant une réaction en chaîne qui augmentera le nombre de débris de façon exponentielle. A terme, l’exploration spatiale et le lancement de satellites seraient impossibles."
via https://fralef.me/links/?GJNFTA
Waaaa... Ça me laisse toujours rêveur ce genre de choses.
Pour faire court et approximatif : Hubble prend une photo d'un point hyper lointain de l'espace, qui semble a priori "vide" ; en fait il contient des dizaines de milliers de galaxies, qui elles mêmes contiennent... vous avez compris le principe. L'univers, c'est grand.
via Kevin
Et vous imaginez combien de sondes Facebook aurait pu financer plutôt que de racheter WhatsApp ? #troll
Entièrement d’accord avec vous deux au passage. J'avais déjà vu l'illustration utilisée par Korben dans son article, et dans mon esprit, cela ne faisait pas de doute : l'opération n'a coûté l'équivalent "que" de 4 airbus.
Philae a "rebondi" sur la comète à l’atterrissage. Un petit bond de... 1 km de haut ! C'est le plus haut rebond jamais enregistré par n'importe quel objet fabriqué par l'homme (cette phrase est réputée vraie jusqu'à ce que Timo démontre le contraire ^^)
Ça me rappelle la conversation que nous avons eu autour de cet article http://www.gizmodo.fr/2014/08/01/nasa-teste-impossible-moteur-combustible-marche.html (voir sur Shaarlo), notamment sur les distances et le retour impossible, et aussi cette remarque de Riff sur le fait que ce soit des compagnies privées qui géreraient la chose : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?p-y_9Q
Je trouve que ce qui se profile est encore pire : non seulement on confie l'exploration à une compagnie privée, mais en plus, c'est pour faire de la télé-réalité ! WTF ?!? La production s'en moque bien qu'ils meurent pendant ou après le voyage : ça ne fera que plus d'audience...
Je sens que l'envie de rejouer à Dwarf Fortress me reprend : en lisant la phrase "commenceront à mourir au bout de 68 jours", j'ai pensé : "ben ouais, c'est le jeu. Et puis losing is fun..."