Trump, c'est 1984 ("le faux c'est le vrai", etc.) en action. Et 1984, c'est une métaphore du fascisme, je ne vous apprends rien.
2 exemples tirés de la veille que Libé exerce sur les faits et gestes de la carotte malade :
les fonds versés par l'USAID c'est de l’argent dépensé "frauduleusement", de manière "inexplicable", le "niveau de corruption" atteignant de ce fait "des niveaux rarement vus avant".
Par association d'idées, cette rhétorique du non-sens me rappelle les arguments employés par Poutine pour justifier l'invasion de l'Ukraine, qu'il fallait "dénazifier".
Bonne nouvelle dans ce merdier : un juge fédéral a bloqué la procédure de "démission différée" à l'encontre de 2 millions (!) de fonctionnaires.
Un pas de plus...
L’USaid gère des projets d’aide alimentaire, de secours en cas de catastrophe naturelle et des programmes de santé dans plus de 100 pays. Avec un effectif de plus de 10 000 employés et un budget avoisinant les 40 milliards de dollars, l’agence a historiquement réinjecté des milliards dans l’économie américaine. Cependant, cette dynamique a été brusquement stoppée lorsque le président Donald Trump a ordonné le mois dernier un gel de quatre-vingt-dix jours des dépenses d’aide internationale.
Les cons.
On coche surtout une case de plus dans la marche vers la dictature fasciste. Et ça, c'est pas de la littérature.
Lien direct : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/il-est-grand-temps-non-donald-trump-promet-d-eradiquer-les-prejuges-antichretiens-20250206
La mission de ce groupe de travail sera de mettre fin immédiatement à toutes les formes de discrimination contre les chrétiens au sein du gouvernement, y compris au sein du ministère de la Justice, (...) du service des impôts, du FBI»
Bordel, on se croirait en Iran.
Les décrets présidentiels de Trump : florilège et analyse
(Qu’est-ce que le fascisme ?)
paru dans lundimatin#461, le 31 janvier 2025
Appel à dons
Le fascisme est là. Avec la panique, une certaine confusion règne et la question de ce qui est fasciste ou pas se pose de manière récurrente. Par quels critères faut-il définir le fascisme ? C’est à cette question que l’historien Paxton répond, dans un ouvrage magistral : Le fascisme en action. À l’aune de cette lecture, jetons un œil aux premiers décrets présidentiels de Donald Trump.
« On peut définir le fascisme comme une forme de comportement politique marquée au coin d’une préoccupation obsessionnelle pour le déclin de la société, pour son humiliation et sa victimisation, pour les cultes compensatoires de l’unité, de l’énergie et de la pureté ; ses militants, des nationalistes convaincus encadrés par un parti fondé sur la masse, collaborent de manière souvent rugueuse mais efficace avec les élites traditionnelles ; le parti abandonne les libertés démocratiques et poursuit, par une politique de violence rédemptrice et en l’absence de contraintes éthiques ou légales, un double objectif de nettoyage interne et d’expansion externe »
Robert O. Paxton, Le fascisme en action (p. 373)
Selon Paxton, il est d’abord nécessaire de voir l’action fasciste. Plutôt que l’idéologie, aller regarder les alliances, les coalitions, les usages concrets de l’état de droit et sa transformation en un état d’exception. Le fascisme est une hybridation qui dépend des circonstances locales d’un pays. En revanche, quelles que soient ces circonstances, on y trouve un certain nombre d’éléments : la peur du déclin, la violence politique et partisane institutionnalisée, le culte du chef, le vitalisme eugéniste, des projets de conquête de territoire, une propagande sur les ennemis intérieurs, une xénophobie et un racisme organisé et déposé dans les institutions de la vie ordinaire, etc.
Depuis le 20 janvier, Donald Trump est à la tête des États-Unis, le premier empire mondial. Son projet politique pour le second mandat est bien plus mature, et porte un nom : Projet 2025, sur lequel beaucoup de choses ont été écrites [1]
...
. Si vous avez suivi l’actualité, vous aurez remarqué que Trump a déclenché une blitzkrieg de décrets exécutifs présidentiels, dans une stratégie bien huilée de « lawfare ». Ce texte propose de regarder le fascisme en action de Trump à travers les vingt premiers ordres exécutifs de Trump, dans l’objectif de trancher le débat : oui, les États-Unis sont devenus un pays fasciste. Pour combien de temps ? Seule la résistance le dira. Nous listerons donc une grande partie décrets présidentiels, de Trump et ajouterons à chaque fois un bref résumé de la loi, ainsi que des citations traduites en français.
Donald Trump, a déclaré, jeudi 6 février, que "la bande de Gaza pourrait être remise aux Etats-Unis par Israël à la fin des combats". Sur son réseau Truth Social, le président des Etats-Unis ajoute que, d'ici cette échéance, les Palestiniens "auraient déjà été réinstallés dans des communautés bien plus sûres et plus belles, avec des maisons neuves et modernes dans la région".
Non mais, n'importe quoi. Ma seule question c'est : il y croit vraiment à ses conneries ? Ou ce sont seulement ses reîtres qui font semblant d'y croire ?
EDIT :
Israël prépare un plan pour le "départ volontaire" de Gazaouis. Le ministre de la Défense israélien a ordonné à l'armée, jeudi, "de préparer un plan qui permettra à tout habitant de Gaza qui le souhaite de partir vers n'importe quel endroit du monde qui accepte de l'accueillir". Israël Katz a précisé que le plan comprendrait "des options de sortie aux points de passage terrestres ainsi que des dispositions spéciales pour les sorties par voie maritime et aérienne".
Un "plan de départ volontaire". Comme pour des employés qu'on voudrait licencier, amis c'est mieux s'ils partent tout seuls. Vous vous rendez-compte de ce que ça implique ? La Chine prépare un "plan de départ volontaire" des tibétains et des oïghours aussi peut-être ? Non mais, vraiment, vous vous rendez compte des implications : pour ces dirigeants d'extrême-droite, on peut disposer d'une population entière, au mépris du droit, pour faire des aménagements, comme un big boss qui veut réorganiser sa boite.
Suite à l'élection de Donald Trump, Elon Musk a pris les rênes de son fameux service de « l’efficacité gouvernementale » nommé DOGE. Le milliardaire utilise ce statut pour mettre la main sur les systèmes informatiques de différentes agences, comme celui des ressources humaines des employés fédéraux américains. Le nouveau gouvernement a continué la purge des sites internet des agences gouvernementales. Des données sur le VIH sont supprimées et une agence de santé a demandé à des chercheurs de rétracter certains articles scientifiques.
Elon Musk a rapidement transformé la commission DOGE à laquelle il a été nommé par Donald Trump, officiellement chargée de « l'efficacité gouvernementale », en un outil pour mettre la main sur les différentes agences de l'État fédéral américain, de leurs systèmes informatiques et des informations qu'elles publient.
Selon le New York Times, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, aurait donné l'accès au système de paiement fédéral à des représentants du service d'Elon Musk vendredi 31 janvier. « Elon Musk et l'équipe qu'il dirige disposent ainsi d'un outil puissant pour surveiller et potentiellement limiter les dépenses gouvernementales », commente le journal.
Nos confrères expliquent que, plus tôt dans la semaine, un employé du Trésor a refusé de donner l'accès à ce système qui gère l'argent au nom de l'ensemble du gouvernement fédéral. Mais il aurait été mis en congé puis « soudainement en retraite dès vendredi après le conflit ».
Les proches d'Elon Musk auraient obtenu des accréditations pour l'accès au système de paiement, mais ne pourraient pas encore agir. « Aucun paiement gouvernemental n'[aurait] été bloqué », selon des sources du journal.
Les ressources humaines fédérales rapidement prises en mainLe DOGE se serait déjà installé dans d'autres services. Selon l'agence de presse Reuters, il aurait pris la main sur l'outil informatique de l'Office of Personnel Management (OPM, l'agence des ressources humaines des employés fédéraux américains). Des fonctionnaires de cette agence ont perdu leur accès à certains systèmes de données du ministère.
Un de ces systèmes est « une vaste base de données appelée "Enterprise Human Resources Integration", qui contient les dates de naissance, les numéros de sécurité sociale, les évaluations, les adresses personnelles, les niveaux de rémunération et l'ancienneté des fonctionnaires », explique l'agence de presse.
Une source a expliqué à Reuters qu'une équipe d'Elon Musk a pris le contrôle de l'OPM le jour de l'entrée en fonction de Donald Trump. Elle s'est installée à l'étage du siège de l'agence « réservé au directeur et accessible seulement avec un badge spécifique ». Comme lors du rachat de Twitter en 2022, cette équipe aurait même installé des lits dans ces bureaux.
Selon le Washington Post, Elon Musk a personnellement visité les bureaux de l'OPM vendredi 24 janvier. Il aurait placé à des postes de direction de l'agence plusieurs de ses proches collaborateurs, « notamment Anthony Armstrong, qui a aidé M. Musk à acheter Twitter, Brian Bjelde, qui a dirigé les ressources humaines de SpaceX, l'entreprise de M. Musk, et Amanda Scales, qui a travaillé dans l'entreprise d'intelligence artificielle de M. Musk, xAI », affirme le journal américain.
Un autre proche d'Elon Musk, Thomas Shedd, a pris la tête des Technology Transformation Services (TTS), une agence chargée de la maintenance d'une grande partie de l'infrastructure informatique du gouvernement américain. Il a notamment travaillé pendant huit ans en tant qu'ingénieur chez Tesla.
Les services informatique fédéraux sous surveillance du DOGESelon Wired, son arrivée a plongé l'agence dans le désarroi. Thomas Shedd a engagé une remise en question du travail des employés de TTS en les convoquant à des réunions pour évoquer « leurs plus grandes "victoires" et les "obstacles" les plus importants qui les empêchent de travailler de manière aussi efficace que possible », comme l'avait fait Elon Musk lors du rachat de Twitter.
Alors que certains s'attendaient à rencontrer Thomas Shedd, des réunions à distance se seraient passées avec de « parfaits inconnus – certains assez jeunes – qui n'avaient pas d'adresse électronique officielle du gouvernement et qui ont été réticents à s'identifier ». Ils utilisaient des adresses Gmail, explique le média américain.
Thomas Shedd se serait excusé pour les invitations vagues et l'ajout au processus de personnes avec des adresses Gmail en assumant « la responsabilité des actions de chacun d'entre eux lors des appels » et de leur accréditation.
Wired explique que les TTS ont régulièrement des projets avec d'autres agences gouvernementales, avec des données externes faisant l'objet d'accords de confidentialité. Pour cette raison, les fonctionnaires des TTS étaient peu enclins à partager leur travail avec des personnes non accréditées.
Comme d'autres agences, les TTS ont suivi les consignes du gouvernement de Donald Trump demandant d'arrêter les politiques de « Diversité, équité et inclusion » (DEI). Selon Wired, l'agence a mis fin à une série de réunions sur la diversité et au canal #g-diversity du Slack de l'agence.
Wired a repéré plus généralement que de jeunes ingénieurs avec peu d'expérience forment l'équipe d'Elon Musk chargée de reprendre en main les agences fédérales américaines. Deux d'entre eux, encore récemment étudiants, feraient partie des « experts » envoyés à l'OPM. Un autre, tout juste étudiant, aurait participé aux réunions de certains employés des TTS. Un quatrième, Luke Farritor, est le lauréat du concours qui a permis de déchiffrer une toute petite partie (5 %) d'un seul rouleau de papyrus d’Herculanum.
Pendant ce temps-là, les purges dans les données et sites internet des agences américaines, redoutées par des chercheurs et des militants (et dont nous parlions déjà la semaine dernière), continuent.
Wired explique que des sites comme USAID.gov, ForeignAssistance.gov (de nouveau disponible au moment où nous publions), NeglectedDiseases.gov et ChildrenInAdversity.gov ont été mis hors ligne. Nos confrères se sont aperçus qu'au moins sept sites liés à USAID (l'Agence des États-Unis pour le développement international) ont été supprimés en deux heures samedi après-midi. Cette agence a particulièrement été ciblée par Elon Musk pendant ce week-end. Selon lui, explique CNN, Donald Trump est d'accord pour dire que cette agence doit être « fermée ». Son financement est actuellement gelé et ses employés mis en congé.
La virologue de l'université de Saskatchewan, Angela Rasmussen, a déclaré à la revue scientifique Science : « Je savais que les choses allaient mal tourner, mais je ne pensais pas qu'elles allaient être aussi graves ». Elle a ajouté : « c'est comme une apocalypse de données ».
En jeu, les informations publiées par le réseau de Centres de contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC). Plusieurs pages web du CDC contenant les termes LGBTQ ont été supprimées.
« Toutes les données relatives au VIH ont disparu. Normalement, il y a un menu pour les professionnels de la santé », mais il a disparu, a expliqué Angela Rasmussen à Science.
Selon Science, l'un des sites dépubliés concerne une enquête importante sur les comportements à risque des jeunes recueillant notamment des données sur les jeunes LGBTQ. Le site inaccessible actuellement a encore été archivé mercredi par Internet Archive.
D'autres données étaient sur le site data.cdc.gov. L'agence a d'abord dépublié vendredi 31 janvier l'entièreté du site pour se conformer au décret signé par Donald Trump contre les informations sur le genre. Elle l'a ensuite remis en ligne en affichant en haut un bandeau : « Le site web du CDC est en cours de modification pour se conformer aux décrets du président Trump ».
Selon la newsletter du média spécialisé Inside Medecine, le CDC a demandé à ses chercheurs d'interrompre ou de rétracter toute publication d'articles de recherche en cours de publication pour que l'institution vérifie qu' « aucun terme interdit » n'y figure.
Sont traqués par l'agence les termes « Genre, transgenre, personne enceinte, personnes enceintes, LGBT, transsexuel, non binaire, assigné masculin à la naissance, assigné féminin à la naissance, biologiquement masculin, biologiquement féminin », selon un email envoyé aux employés du CDC qu'a pu se procurer Inside Medecine.
Science explique que le National Institutes of Health (NIH) a aussi supprimé des pages web et annulé des programmes pour favoriser la diversité dans le domaine de la recherche biomédicale. Rappelons que le NIH a une place importante dans la gestion d'outils de la recherche biomédicale mondiale. Par exemple, le National Center for Biotechnology Information, qui dépend du NIH, gère des bases de données comme PubMed, principal moteur de recherche d'articles médicaux et de biologie, ou encore GenBank, une base de séquences nucléotidiques et de leurs traductions protéiques.
Dans un billet de blog, le journaliste Garrett Graff publie une dépêche qu'il aurait pu écrire si les derniers événements s'étaient passés ailleurs qu'aux États-Unis. Celle-ci commence par :
« Ce qui avait commencé jeudi comme une purge politique des services de sécurité intérieure s'est transformé vendredi en un véritable coup d'État, les unités techniques d'élite alignées sur l'oligarque des médias Elon Musk s'étant emparées des systèmes clés du Trésor national, bloquant l'accès extérieur aux dossiers du personnel fédéral et mettant hors ligne les réseaux de communication du gouvernement ».
Mardi 04 février 2025 : enfin, je lis un article, dans un média ni européen, ni grand public, qui ose enfin qualifier les événements en cours aux États-Unis de coup d’État. Il y a eu les doutes sur la fraude électorale, il y a eu le salut nazi de Musk. On pouvait tenter feindre de ne pas savoir ou argumenter de manière fallacieuse. Maintenant, avec des fonctionnaires mis à pied ou licenciés pour avoir refusé des ordres illégaux, il est difficile de continuer à se dissimuler la réalité.
A coup is underway in the United States, and we must stop pretending otherwise. The signs are unmistakable and accelerating: in just the past 48 hours, Elon Musk’s DOGE commission has seized control of Treasury payment systems and gained unauthorized access to classified USAID materials, while security officials who followed protocols were removed. Career civil servants across agencies are being systematically purged for having followed legal requirements during previous administrations. The president openly declares he won’t enforce laws he dislikes, while Congress watches in complicit silence. This isn’t happening through tanks in the streets or soldiers at government buildings—it’s occurring through the systematic dismantling of constitutional governance and its replacement with a system of personal loyalty to private interests. Those who resist are being removed, while those who enable this transformation are being rewarded with unprecedented control over government functions. The time for euphemisms and careful hedging has passed. We are watching, in real time, the conversion of constitutional democracy into something darker and more dangerous. To pretend otherwise isn’t prudence—it’s complicity.
Vous aussi, commencez la semaine en effaçant votre sourire à grands coups de nouvelles déprimantes (garanti sans botox -Cf. le shaare précédent) :
Je suis abasourdi par le silence des médias et journalistes français sur ce qui se passe aux USA. Ça me semble extrêmement grave. Un petit résumé (partiel) :
- les personnes en charge de vérifier la légalité des actions du gouvernement (personnes indépendantes dépêchées dans tous les ministères et organisations gouvernementales) ont TOUTES été virées.
- Trump ré-ouvre des camps de concentration (https://sebsauvage.net/links/?SKH_6A).
- Trump détruit toutes les politiques anti-discrimination (envers les femmes, les personnes racisées, les LGBT...)
- Elon Musk a envoyé des personnes mandatées par lui-même dans tous les ministères organisations gouvernementales qui ont pris la main sur tous les systèmes informatiques et documentaires. Ces personnes dorment carrément sur place et travaillent 24h/24. Les séniors qui administraient ces systèmes ont vu leurs accès coupés. Les sbires d'Elon Musk sont en train d'effacer massivement des documents.
- Exemple: Le CDC (ministère de la santé) a vu tous les papiers scientifiques parlant de genre, intersexe, LGBT, etc. effacés (https://insidemedicine.substack.com/p/breaking-news-cdc-orders-mass-retraction)
- Toutes les informations sur les droits ou la santé des personnes étrangères, handicapées ou LGBT a été purgée des sites gouvernementaux (par exemple, il n'y a plus rien concernant le VIH)
- Cette suppression de documents est tellement massive que certains ont commencé à archiver en panique les documents avant qu'ils disparaissent (il y a déjà un torrent de 280 Go d'article scientifiques sur Archive.org).
- À la NSA, sur le mur des portraits des meilleurs employés, les portraits des femmes ont été recouvertes avec du papier.
- Les fonctionnaires sont encouragés à la délation s'ils voient des initiatives anti-discrimination. Le fait de ne pas faire de délation s'ils étaient au courant est également puni.
Que fait une dictature habituellement ?
Elle désigne un coupable des maux du pays (les "wokes" et les immigrés).
Elle brûle des livres (de nos jours, on efface des documents électroniques).
Elle ré-écrit l'histoire.Vous utilisez un service américain (GMail, autre) ? Dégagez vite de là : https://european-alternatives.eu/categories
Et si vous vous dites "meuh on je ne vais pas être impacté", dites-vous bien que ça a déjà commencé: Microsoft GitHub CoPilot refuse de fonctionner si votre code mentionne sexe ou genre. https://github.com/orgs/community/discussions/72603Et je pense que les prochaines cibles du gouvernement US seront : Wikipedia, Archive.org et Signal.
Merci pour ce rappel salutaire Seb.
C’est le Canard enchaîné qui dévoile cette information : plusieurs grands patrons français étaient présents auprès de Donald Trump comme Bernard Arnault ou Xavier Niel. Des représentants politiques d’extrême droite étaient également présents comme Marion Maréchal Le Pen, Eric Zemmour ou Sarah Knafo, rapporte le canard.
Le journal Libération précise que Xavier Niel est notamment partenaire en affaires avec Joshua Kushner, le beau-frère d’Ivanka Trump.
De fait, en étant présent, Xavier Niel prend aussi le rôle de représentant milliardaire de la tech française auprès de Donald Trump.
Mince, j'ai vomi mes nouilles. C'est dommage, elles étaient bonnes.
Le mémo de la Nasa va encore un peu plus loin : l’administration encourage ses employés à signaler tout collègue qu’ils soupçonnent de promouvoir des politiques de diversité, d’équité, d’inclusion et d’accessibilité. Cela vise notamment des tentatives de « déguiser » des programmes en utilisant « un langage codé ou imprécis », indique ce message.
via le shaare précédent.
Oui, c'est proprement terrifiant.
L'équipe à la tête du gouvernement des USA :
- détruit toute notion d'inclusivité et invite à la délation https://www.numerama.com/politique/1891140-cest-terrifiant-la-nasa-tue-son-programme-de-diversite-sur-ordre-de-trump-et-encourage-la-delation.html
- saluts Nazi https://www.francetvinfo.fr/vrai-ou-fake/salut-nazi-d-elon-musk-que-se-cache-t-il-derriere-cette-sequence-qui-a-fait-le-tour-du-monde_7036373.html
- cherche à s'accaparer le Groenland, et menace d'utiliser la force s'il le faut https://www.liberation.fr/international/amerique/horrible-une-douche-froide-lappel-incendiaire-de-donald-trump-a-la-premiere-ministre-danoise-pour-acheter-le-groenland-20250124_R54G6XCYWRAMBAFZS5HMVOHI44/
- sort de l'OMS https://www.bbc.com/afrique/articles/clyn3dly4qqo
- sort des pactes de lutte contre le réchauffement climatique https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/01/21/climat-donald-trump-engage-le-retrait-des-etats-unis-de-l-accord-de-paris-pour-la-deuxieme-fois_6507674_3244.html
- déportation de migrants https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/24/etats-unis-la-maison-blanche-annonce-avoir-arrete-538-migrants-illegaux-et-en-avoir-expulse-des-centaines_6513255_3210.html
- sans parler des tas de décrets signés à la va-vite, dont certains ne seraient même pas consitutionnels https://www.amnesty.fr/actualites/etats-unis-donald-trump-signe-une-serie-de-decrets-anti-droits
- et la volonté d'une fusion avec le Canada https://www.lefigaro.fr/international/la-fusion-canada-etats-unis-une-provocation-de-donald-trump-qui-resonne-cruellement-avec-l-histoire-20250108
- Et ses positions sur Gaza à vouloir déporter les peuples dans d'autres pays ... https://www.courrierinternational.com/article/moyen-orient-trump-veut-deplacer-les-habitants-de-gaza-en-jordanie-ou-en-egypte_226988
Mais bordel,tout ça en moins d'un mois ... j'ai l'impression que le monde entier laisse faire en "attendant" de voir ce qu'il va se passer.
Mais capitaine, ça fait juste 8 jours.
Par ce décret, le locataire de la Maison-Blanche ordonne notamment au ministre de la Justice et au directeur du renseignement national de présenter un plan dans les quinze jours “pour la divulgation complète des documents relatifs à l’assassinat du président John F. Kennedy”. Ces mêmes responsables ont quarante-cinq jours pour présenter un plan “pour la divulgation complète et intégrale” des documents relatifs aux assassinats du sénateur Kennedy et de Martin Luther King, poursuit le quotidien new-yorkais.
:O
Alors ça... Je ne sais pas quoi en penser. Je suis absolument certain que quel soit le domaine considéré, Trump n'agit pas sans raisons, et elles souvent bien souvent dans son intérêt bien compris. Alors, le motif ? Faut-il en conclure que oui, il y a eu un complot, que oui, la CIA est impliquée, et qu'il veut faire tomber des têtes, voire des institutions... pour avoir les mains libres ?
Z'avez comme c'est facile de tomber dans le délire conspi avec un taré pareil ? :/
André Pietri ne dit pas autre chose, il promeut la French Tech à l'étranger : "Il faut arrêter d'être énervé sur Donald Trump. Il pousse son avantage. Il sent que les Européens et le reste du monde sont affaiblis, inquiets de la puissance américaine. À nouveau, c'est un pari sur la puissance américaine financière, technologique, politique, militaire. Il sent qu'on est faible, c'est en montrant qu'on n'est pas agressifs mais certains de notre puissance, certains de la taille de notre marché, de nos talents, de la force de nos valeurs, qu'on se fera respecter."
Il y a du vrai...
Quand on vous dit que tout est politique :
Le visage de Trump dans ce portrait arbore une expression sérieuse, avec les sourcils froncés et un regard perçant. Shealah Craighead, ancienne photographe officielle de la Maison Blanche, a noté que cette pose est l’une des préférées de Trump, car il considère le sourire comme un signe de faiblesse. « Il cherche toujours à projeter une image de puissance, et cette pose illustre parfaitement cela, » a-t-elle déclaré au New York Times.
À cela s’ajoute une étrange similitude avec son fameux mugshot pris en 2023 en Géorgie lors de ses démêlés judiciaires. Cette association visuelle pourrait être interprétée comme un message assumé de défi face à l’adversité. D’ailleurs, Daniel Torok, à l’origine de cette photo, a confirmé que cette photo officielle était fortement inspirée du mugshot de Donal Trump, “une des photos les plus recherchées sur le web depuis 2023”.
[...]
En s’éloignant des conventions des portraits présidentiels, ce choix visuel renforce l’image d’un Trump combattant, en rupture avec les normes traditionnelles. Pour ses partisans, cette image incarne la détermination et la force nécessaires pour diriger le pays. Pour ses détracteurs, elle renvoie à un leader autoritaire, voire intimidant.
« Deux lettres ouvertes rédigées par des informaticiens et des experts en piratage informatique expliquent comment le logiciel électoral des États-Unis a été compromis et comment un piratage relativement simple aurait pu être utilisé pour modifier les résultats dans les sept États clés. »
Lien direct vers l'article : https://www.planetcritical.com/p/cyber-security-experts-warn-election-hacked
Juste après la réflexion de Ploum sur l'improbabilité statistique du résultat des élections ayant amenées Trump au pouvoir.
A voir si ça devait se confirmer. Si c'est le cas, c'est puant (et c'est un coup d’État).
Alors que son successeur républicain a juré de se "venger" de ses adversaires politiques, le démocrate de 82 ans a décidé de donner sa protection à des personnalités qui sont aussi les bêtes noires des trumpistes : l'ancien chef d'état-major des armées de Donald Trump, le général Mark Milley ; l'ancien architecte de la stratégie contre le Covid-19 sous Trump et Biden, Anthony Fauci ; et les élus et fonctionnaires ayant participé à une commission d'enquête sur l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, ainsi que les policiers ayant témoigné devant cette même commission.
Donald Trump a fustigé cette décision de Joe Biden, qui a gracié, "des personnes qui sont très, très coupables de crimes très graves", a-t-il dénoncé devant la presse, juste après le premier discours de son mandat.
Pour qu'en j'en vienne à être d'accord avec Ploum, c'est que l'heure est grave.
Ce n'est pas une formule : moi aussi, j'ai peur.
J'ai lu, il y a peu mais je ne sais plus où, qu'une parenthèse libérale ouverte à la fin du XIXème siècle était en train de se refermer.
Je note au passage son paragraphe sur une (possible ? éventuelle ? probable ?) tricherie aux élections :
Ne vous demandez pas s’il est probable que Trump ait triché, mais, au contraire, s’il est probable qu’il ne l’ait pas fait.
Résumons : l’équipe de Trump avait clairement les moyens de pirater le vote électronique. Elle avait les données nécessaires (souvenez-vous d’Elon Musk offrant un million de dollars dans une tombola en échange des données personnelles des votants). Et Trump a obtenu un résultat statistiquement incroyablement improbable : gagner les sept swing states en gagnant juste les comtés les plus disputés avec juste ce qu’il faut de marge pour éviter un recompte et avec entre 5% et 7% de "bullet votes" (des bulletins juste pour Trump, mais ne participant pas aux autres élections) alors que la norme pour les "bullet votes" est entre… 0,05% et 1% dans les cas extrêmes (ce qui est le cas dans les comtés moins disputés). Le tout en ayant exactement le même nombre de voix que lors de l’élection de 2020.
Mais vous savez quoi ?
Cela ne change rien. Parce que depuis Al Gore, on sait que les républicains trichent à outrance et que les démocrates, pour être élus, ne doivent pas juste remporter l’élection : ils doivent la gagner à un tel point que même les tricheries ne soient pas suffisantes. Cela ne veut pas dire que les démocrates ne trichent pas. Mais juste qu’ils le font moins bien ou qu’ils ont une certaine retenue quand ils le font.
La tromperie et la menace de violence gouvernent. Pendant que les politiciens vaguement plus progressistes/humanistes perdent les élections en tentant d’obtenir des followers sur des réseaux sociaux propriétaires totalement contrôlés par leur ennemi juré. Ils sont peut-être moins malhonnêtes, mais totalement crétins.