Couché sur le côté, un homme dort. Il tousse dans son sommeil, d’une toux sèche et pénible à entendre. Sans doute la mince couverture bleue dans laquelle il est enveloppé ne le protège t-elle pas suffisament. Couché sur le côté, il dort. La nuit est fraîche, peut-être un peu trop pour un 15 août, mais vraiment, pas de quoi attraper la mort, oh non. Il dort. La couverture est bleue, la nuit est fraîche. Le banc est vert.
Le banc est vert dans cette allée déserte, passage qui n’a d’autre (…)
Articles les plus récents
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Chronique des couvertures bleues
15 août 2006, par Sammy -
Folie joyeuse, chronique des supermarchés épisode III
5 août 2006, par SammyCadillac, cadillac...
Ce qu’il y a de bien dans les supermarchés, c’est qu’il n’est pas forcément obligatoire d’être attentif aux détails pour surprendre l’insolite -les moineaux dans les poutrelles, au-dessus du rayon des féculents, la dame qui monte sur le bord du meuble réfrigéré pour aller chercher le paquet de gruyère râpé le plus haut perché (il est plus frais ?), la mamie qui fonce droit devant elle avec son chariot et qui vous reprocherait presque de vous être laissé rouler sur les (…) -
Histoire avec des si... (Le complot contre l’Amérique)
1er août 2006, par SammyRien n’est jamais écrit à l’avance. Avec le recul, il est aisé de se figurer que les événements s’enchaînent avec cette logique infaillible, mécanique et pour ainsi dire automatique du bel ordonnancement des livres d’Histoire. Une succession de détails en apparence anodins, ne prendra sa véritable importance qu’avec le recul qu’apportent les années.
Il suffit de peu de choses pour que tout bascule. Que se serait-il passé si l’aviateur Charles Lindbergh avait été élu contre Roosevelt en (…) -
Festival #01 - L’art de ne rien faire
16 juillet 2006, par SammyLa cour de Flore a dû voir bien des choses, mais ça, je pense que c’est la première fois. Deux journées consacrées à l’art délicat de la farniente, au savant problème du laisser aller, bref, aux différentes manières de ne rien faire.
Les préparatifs avaient déjà attiré les curieux, il était donc normal que les participants soient nombreux, et entièrement plongés dans cette activité, habituellement peu usitée dans cette cour de prestige accolée à la mairie : se poser les fesses dans un (…) -
Festival #01 - Shadow blues (chronique de l’ennui profond)
15 juillet 2006, par SammyCa partait pourtant d’un bon sentiment. Un spectacle qui devait mélanger des lectures de Tanizaki (Eloge de l’ombre, Le tatouage), de la musique orientale, des projections et du théatre. Seulement voilà, c’était soit trop long, soit trop lent, soit les deux à la fois, mais ce fut bien pénible.
Dans la cour de Bar aménagée en jardin japonais, plusieurs histoires s’entremêlent entre passé et présent, orient et occident, lecture et mise en abyme du cinéma dans le théatre.
Le prétexte (…) -
Intermède... en attendant la suite
14 juillet 2006, par SammyJeudi soir, 22h. La semaine est terminée, je suis de facto en vacances. Je suis à nouveau sur la Place de la Libération ; venu pour voir le spectacle du jour, Shadow blues. Une affiche sur la porte menant à la cour de Bar m’indique néanmoins qu’il me faudra attendre jusqu’à 22h30.
Bah, tant pis, flânons un peu.
Je refais un tour de Palais, l’accès à la cour de Flore étant bloqué pour les préparatifs de Tongs #01 ou L’art de ne rien faire. J’y reviendrai. La cour Grand Siècle, recouverte (…) -
Festival #01 - La boum cardinalice (chronique des rencontres fortuites)
14 juillet 2006, par SammyComment décrire un délire total qui fait pleurer de rire pendant deux heures ? Je vais néanmoins m’y risquer.
Sous le chapiteau en bois du Magic Mirror, Calixte de Nigremont accueille ses spectateurs en vrai maître de cérémonie mondain et raffiné. D’une voix entre Léon Zitrone au sommet de sa gloire et Zaza prise d’un accès de virilité, il commente l’entrée des malheureux retardataires à la façon d’une description de bal mondain, "Monsieur l’ambassadeur de Papouasie orientale auprès le (…) -
1602 jours (Intermède 02)
14 juillet 2006, par SammyEntre fanfare et tongs, patientant jusqu’à l’heure du spectacle, je croise une affiche dans le hall de la mairie. Elle rappelle qu’Ingrid Bettancourt est détenue en Colombie.
Combien de temps ? Je viens de chercher : 1602 jours aujourd’hui.
J’ai fait cette photo comme un hommage, je ne sais pas si elle a atteint son objectif. -
Festival #01 - Insaisissable
13 juillet 2006, par SammyMozart est-il soluble dans l’électronique ?
Le propos du spectacle "Insaisissable" était de faire travailler ensemble un quatuor à cordes, un groupe de musique électronique et une danseuse. En prenant comme prétexte le 250ème anniversaire de la naissance de Mozart. Pourquoi "Insaisissable" ? D’abord parce que le quatuor se nomme le quatuor Insaisi, et parce que le génie est par nature insaisissable... pour ma part, je ne suis pas très sûr d’avoir tout saisi...
Cette deuxième soirée (…) -
Festival #01 - 3600 secondes
11 juillet 2006, par SammyLe spectacle 3600’’ ouvre le festival #01 (Dièse 1) , qui va animer les nuits dijonnaises toute cette semaine. Votre blogueur-reporter sera sur place, prenant sur ses heures de sommeil pour vous rapporter l’information ! (mais quelle mauvaise foi...) Mon planning est donc très chargé : j’ai décidé de tout voir, mais aussi de tout rapporter...
Cette représentation-performance a donné le ton de ce festival je pense. On en reparlera samedi. La nuit était chaude et claire, le public nombreux (…)