Il y a quelques années encore, le survivalisme prêtait surtout à rire et ne semblait être qu’un symptôme de plus d’une Amérique malade. Aujourd’hui le mouvement a fait des petits. Il a essaimé un peu partout en Europe et semble avoir largement redoré son blason. Ses adeptes sont présentés ici et là comme des éco-citoyens plus branchés permaculture et appel de la forêt qu’armes lourdes et drapeau confédéré. Pourtant, l’histoire sent méchamment le soufre et certains continuent d’en écrire les pages.
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À côté de néo-ruraux « bien sous tous rapports », on trouve aussi de grands noms du conspirationnisme de droite, comme celui d’Alain Soral. La figure de proue d’Égalité et Réconciliation surfe sur toutes les vagues pouvant lui offrir un peu d’Audimat. Et le survivalisme fait visiblement partie de son fonds de commerce. À travers le site Prenons le maquis, une plate-forme éditée par la SARL Culture Pour Tous dont il détient 80 % des parts, Soral propose notamment des séjours en pleine nature pour patriotes chevronnés.
De l'apocalypse zombis au "Grand Remplacement" (TM), il y a un pas (de l'oie) que certains franchissement allégrement.