J'ai dû lire La vie mode d'emploi il y a... OMG... plus de vingt ans ? C'est pas vrai ? :/
Bref, va falloir que je le relise ; pourquoi dans un ordre différent, comme le suggère Jean-Philippe Depotte ?
Imagine dans quarante ans quand on va découvrir une malle pleine d'inédits de Guillaume Musso. Le choc.
J'ai ri.
Il était l’auteur des Tuniques bleues, de Pierre Tombal, des Femmes en blanc ou encore de Cédric. Le scénariste belge de bande dessinée Raoul Cauvin est mort jeudi 19 août, trois mois après avoir révélé être atteint d’un cancer incurable, a annoncé Dupuis, sa maison d’édition.
Oh.
Autant je trouve le sujet passionnant, autant y'a rien à faire, Céline me débecte toujours autant, c'est viscéral.
Proust ne veut pas être intimiste, l’homme d’un seul livre qui publie ses souvenirs et après cela, c’est fini. Il veut être l’égal de Balzac, de Stendhal, de Dostoïevski, des plus grands ! Les "soixante-quinze feuillets" sont devenus un brouillon, parce qu’il les a abandonnés, mais quand il les écrit, Proust croit que ça va être son livre. C’est cela que je trouve très extraordinaire. Moi, j’aurais été très content d’avoir écrit ça, mais pas lui, parce qu’il y a cette formule "Je sens un allons plus loin" qui va toujours le guider, dans l’approfondissement du texte, de la vie, de la pensée et de la poésie. Proust était porteur d’une œuvre qui le dépassait et qu’à force de travail, il rejoindrait cette image idéale.
1h d'entretien avec Kim Stanley Robinson :)
Cool, cool, cool, cool :)
via Riff
Je n’ai pas noté de grosse erreur de narration comme dans La horde du contrevent (le coup des personnages qui ne sont pas dans le même lieu lors de l’assassinat, mais qui savent, à cause de la narration tournante, ce qui s’est passé alors qu’ils n’y étaient pas et n’ont pas été mis au courant)
Mince, cela doit faire trop longtemps que j'ai lu ce roman, je ne vois pas du tout à quoi tu fais allusion. Je me rappelle de trucs qui m'ont un peu gênés en terme de cohérence (le corroyeur par exemple), mais pas d'un assassinat et de personnes présentes / pas présentes.
Molière est bien l'auteur de ses pièces. Les spécialistes de la littérature le savaient, les spécialistes des statistiques le prouvent.
Votre méthode est-elle une façon de concilier sciences humaines et formelles dans ce type de débat ?
F. C. : L’imperméabilité qui perdure parfois entre ces deux mondes se brise lentement, mais elle est parfois dommageable. D’un côté, les chercheurs en littérature ont souvent maintenu que Molière était bien l’auteur de ses œuvres, mais ils ne pouvaient pas répondre aux arguments statistiques qu’on leur opposait. De l'autre, des statisticiens, peut-être moins au fait de la manière d’appréhender ce type de littérature, n’avaient pas forcément les outils pour remettre leurs calculs en question.Nous avons eu la chance d’arriver dans ce débat sans a priori : à l’origine, nous cherchions juste un exemple amusant pour intéresser nos étudiants à la linguistique computationnelle. En essayant de comprendre avec eux ce que les statistiques pouvaient apporter à ce problème, et en nous plongeant dans la littérature de l’époque et sa critique, nous avons compris qu’il fallait probablement reprendre les études précédentes. Nous nous inscrivons pour notre part dans le champ des humanités numériques, entremêlant les apports des sciences humaines et formelles. Une nouvelle génération de chercheurs travaille à l’interface de ces deux mondes, et commence à obtenir des résultats très enthousiasmants
J'ai rencontré Bernard Noël en vrai : il avait été invité dans mon lycée.
Étions-nous jeunes et cons ? C'est probable.
Ce qu'il écrivait était-il réellement abscons ? C'est très possible.
Nous avons en tout cas collectivement vécu cette matinée comme une purge interminable. Et je n'ai jamais tenté de lire un de ces livres tellement ça m'avait vacciné... Les prescripteurs institutionnels devraient sans doute y réfléchir à deux fois avant d'inviter des auteurs, l'effet négatif peut s'avérer redoutable.
Et pour cause : au croisement de Courrier international et de la New York Review of Books, Books traitait de l’actualité du monde, à travers les livres et les parutions. De quoi ramener l’activité de notre planète à des ouvrages, à même de l’éclairer.
Une chronique intéressante sur une nouvelle... visionnaire, un auteur italien injustement oublié et les affres de la traduction.
Oh oh ! Je n'ai pas encore tout lu d'Ursula Le Guin ! Cool !
via Riff
Triboulet fut le difforme et volubile bouffon de Louis XII et François Ier. À travers sa vie de frasques et de facéties, il testa chaque instant les limites de sa liberté. Jusqu'à... la blague de trop.
Le pouvoir tolère-t-il vraiment le rire ? Lorsqu'elle est permise par un roi, l'irrévérence fait-elle révérence ?
L'ascension et la chute de Triboulet, racontée par un bouffon du XXIe siècle.
DO WANT
Quand tu allais chez Umberto Eco et que tu demandais la salle de bain, il devait te répondre un truc du genre "entre les rayonnages 41 et 42, allée 3, salle B" (mattez un peu la vidéo en bas de l'article).
L’Écume des jours n’est donc pas qu’une poétique histoire d’amour, loin de là. C’est l’occasion pour l’auteur de se livrer à une subtile mais dévastatrice critique de la société de son temps. Deux piliers de la morale de 1946, le travail et l’Église, y sont critiqués. Quant à la famille, autre pilier fondamental, elle n’apparaît qu’illustrée par le mariage, que Boris Vian définit comme la porte d’entrée vers le malheur. Si une lecture superficielle du roman peut laisser penser qu’il s’agit d’une douce bluette, il est évident que L’Écume des jours est un ouvrage autrement subversif.
Diantre. Il me faut le relire.