Merci à toi et Alda (http://tools.aldarone.fr/share/?zcPAWA) pour les explications, même si incomplètes, et les liens, que je recopie ) mon tour :
lmsi.net/Pourquoi-nous-ne-pouvons-pas
https://pbs.twimg.com/media/CAKxm_XWoAASZrd.jpg
Et je quote Alda :
"L'histoire (écrite par les dominants) essaye de le faire passer pour quelqu'un de modéré mais il était beaucoup plus radical que ce qu'on nous apprend.
[Pourquoi :] Pour nous faire croire que les gens qui demandent poliment obtiennent ce qu'illes veulent et que celleux qui revendiquent ne méritent que le mépris. Les appels au calmes, à la mesure, à la politesse, à la sacro-sainte objectivité ce ne sont que des artifices de dominants qui veulent conserver leurs privilèges."
J'avais ça qui trainait dans mes fav...
"Difficile pourtant d’accepter d’avoir travaillé toute une vie, plus que les autres, mieux que les autres, pour finalement être réduite à une couleur de peau."
J'avais repéré ce hashtag chez le ci-devant Jean Roucas, ex humoriste et néo-facho : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?k7eEjw
"Dans La Naissance d’une nation, les Noirs, joués par des hommes blancs maquillés, sont dépeints comme "illettrés, corrompus et rustres", souligne le New York Post, qui n'hésite pas à parler de "film le plus raciste de l’histoire". Ils sont aussi présentés comme "hypersexualisés" et dangereux pour les femmes blanches. Dans une séquence, un ancien esclave poursuit son ancienne propriétaire qui a refusé sa demande en mariage. Elle préfère se jeter d’une falaise plutôt que de se laisser attraper."
C'est ce genre de chose qu'il faut avoir à l'esprit lorsqu'on lit "J'irai cracher sur vos tombes", de Boris Vian (Vernon Sullivan). Je ne vais pas faire un résumé du livre ici (lisez-le !!!), mais les thèmes du racisme, de l'attrait/répulsion pour la sexualité des noirs fantasmée, du lynchage... sont au cœur de l’œuvre. Et là où Vian est très fort, c'est qu'on ne comprend tout qu'à la toute fin du livre.
Bravo Larcenet. Oh, quel humour. Je suis plié en 8. Oh la la.
Je décris le dessin pour ceux qui n'auraient pas internet en couleur : une FEMME de ménage, NOIRE (ou peut-être ARABE) passe la serpillière dans une mare de sang en disant "Au moins, ça me change un peu du vin rouge, du vomi et du sperme."
Waaa ce que c'est drôle.
Je suis très déçu de ce dessin de Larcenet, que j'aime beaucoup habituellement (Le combat ordinaire, tout ça) :( (je prends la peine de rajouter cette phrase pour mes lecteurs qui n'auraient pas l'option "ironie" activée dans leur panneau de commande, hein)
Ça me met d'autant plus mal à l'aise que ce n'est pas le premier dessin "dans le plus pur esprit Charlie" que je vois. J'en ai vu un autre, qui exprimait à peu près la même idée, où l'on voyait une femme de ménage au milieu du sang en train de dire un truc du genre "Quel travail d'arabes"
Bravo les mecs. Vous vous servez de votre liberté d'expression. C'est très bien. Et continuez comme ça surtout. Vous faite de l'HUMOUR. C'est important l'HUMOUR actuellement. Avec tous ces barbares arabes mêmes pas chrétiens qui tuent tous les bons français drôles.
Je savais que Roucas était un militant du RBM mais à lire ses âneries sur Twitter, ce degré -15 du racisme primaire, entre tentatives de vannes nauséabondes et soutien inconditionnel et béat à MLP, je suis écœuré.
Je sais que cet homme a eu des malheurs dans sa vie ; est-il devenu comme ça, ou avait-il cette merde dans le cerveau quand il faisait le bêbête show ?
Suite de ce que j'abordais ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?3N-cJA#3N-cJA
Mercredi matin. Les faits me donnent raison, et la position que je défends depuis lundi s'avère être la bonne :
Cependant, ce matin, je me sens quand même très malheureux (je pose tout en vrac, vous faites le tri) :
Bon, sûrement d'autres choses vont-elles me revenir. Mais je me sens très déprimé là.
*Çà y est, je viens de lire UN article qui remet en cause (du bout des lèvres) le suivi médical du "fou de Dijon" : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/12/23/pietons-fauches-dijon-le-chauffard-ete-presente-au-parquet-618626.html
Voilà sur quoi je viens de tomber en checkant les tweets haineux et dans le meilleur des cas incompréhensifs qui fleurissent dans ma boîte depuis tout à l'heure (oui, j'ai fait l'erreur de parler à un con, ça m'apprendra).
Je crois que cette image est pire que les clichés racistes de base : il y a le mauvais musulman -le terroriste- et le bon musulman : celui qui fait le ménage...
Pour faire suite à ce que je disais tout à l'heure (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?LtolXA), il faudrait un jour que j'écrive un billet à ce sujet : les égalités foireuses qui tiennent lieu de raisonnement à la plupart de mes conpatoyens. Pour résumer à grand traits, ça donne ça : musulman = islamiste = arabe = bordel = attentat
Et ça me désole.
Ils s'en défendent pourtant, mais faites un peu parler les gens autour de vous, et vous errez, on retrouve toujours les mêmes termes de cette "égalité" foireuse.
Voili voilou...
Sinon j'ai retrouvé ça aussi : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20121012.FAP0401/terrorisme-valls-met-en-garde-contre-l-ennemi-interieur.html
Je ne veux pas relancer la polémique, je pose ça là pour lire plus tard
Il faudra que je lise les liens d'Alda sur le sujet aussi :
http://mrsroots.wordpress.com/2014/10/14/boycotthumanzoo-i-le-racisme-sinvite-au-musee/
https://equimauves.wordpress.com/2014/11/02/boycotthumanzoo-ii-a-la-culture-de-notre-servitude/
http://oeildafrique.com/exhibit-b-negre-face-la-culture-dominante/
http://uneafropeenneenliberte.wordpress.com/2014/12/02/on-est-pas-vos-enfants/
http://misskoala.canalblog.com/archives/2014/11/30/31054266.html
http://www.crepegeorgette.com/2014/12/01/communautarisme/
EDIT : lire aussi http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2014/12/20/dorcy-rugamba-brett-bailey-fait-une-epuration-ethnique-de-lhistoire-233929
Et aussi : blog.mondediplo.net/2014-12-02-Exhibit-B-ne-pas-se-tromper-d-adversaires
"Oui, ces « tableaux vivants » sont terribles et provoquent choc, effroi et colère. Mais si Bailey remonte aux origines du commerce des esclaves et de l’idéologie qui la sous-tend en démontant la mécanique de l’histoire, ce n’est pas pour faire une œuvre « muséale » mais pour questionner le présent."
C'est mal le racisme, hein Manu ?
"Le premier problème de ce joli discours réside dans le fait qu’englobant indistinctement dans le même ensemble des cultures étrangères, des cultures d’origine de certains immigrés et des cultures simplement françaises de Français non-blancs, il considère d’emblée comme étrangère une population, étranger un public, qui dans les faits ne devraient pas l’être, et dont les seuls points communs sont de ne pas appartenir à la communauté majoritaire, c’est-à-dire la communauté blanche."
Le texte est une analyse à l'arme lourde du slam "C'est du lourd" d'Abd Al Malik (jamais entendu, je ne dois pas écouter les bonnes radios), « traducteur attitré du président Sarkozy auprès des populations indigènes ». Et effectivement, c'est du lourd. Si vous croyez que l'auteur exagère, les paroles sont ici : http://www.paroles.net/abd-al-malik/paroles-c-est-du-lourd
« A 13 ans, j’ai volé une voiture avec mes potes et on l’a conduite deux semaines avant de se faire choper. Un seul d’entre nous a été poursuivi : il était noir. »
Ils ont oublié celui-ci : "J'ai violé une femme de chambre noire et c'est elle que les médias du monde ont fait passer pour une coupable"
Tiens, Alda a des potes aux USA : "Mais tout le monde n’est pas convaincu, en particulier au sein de la communauté noire américaine. Ainsi, la journaliste du New York Times Jenna Wortham s’indigne : « A quoi rime tout ce #CrimingWhileWhite ? A qui profitent vraiment toutes ces façons d’affirmer et de rejouer les privilèges des Blancs ? » " Pour certains, même quand tu prends conscience de ton privilège de blanc, tu restes malgré tout un oppresseur. On s'en sortira pas de cette façon les gars...
"There are still two Americas..." (le dessin montre un petit garçon blanc et un petit garçon noir qui sortent de chez eux. Au premier, sa mère dit : "Met ton manteau". Au second : "Met ton manteau, garde tes mains toujours visibles, ne fais pas de mouvements brusques/imprévisibles, ne parles pas en présence de policiers, ne court pas, ne porte pas de hoodie, ne leur donne pas une excuse pour te blesser, ne..."
Pouah. Merci Kevin. (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?gM2atQ)
Et je note au passage que si Chouard est un hypocrite fini, Soral est vraiment un fou dangereux (je veux dire : j'ai beau le savoir, ça me stupéfie toujours autant à chaque fois)
Eh oh, je demandais de l'aide pour y voir plus clair, pas une engueulade ! J'aimerais que tu arrêtes d'agir comme si le monde se divisait en deux catégories : toi, et tous les autres connards autour. Je te l'ai déjà dit, je vais le reformuler avec une image : les ânes (moi inclus), ça n'avance pas uniquement à coups de bâton.
Sinon, oui, je lis les textes que je critique, contrairement aux gens qui demandent à interdire un spectacle sans l'avoir vu. Et j'ai donc lu cette phrase sur la subvention, qui m'a fait -amèrement- sourire. Pour deux raisons : d'abord pour le fait de partir du principe que l'art est forcément subventionné (et peut-être ce théâtre l'est-il, je n'ai pas vérifié), et ensuite parce que je ne vois pas en quoi le fait de payer des impôts (qui permettent aux dites subventions d'exister) permettrait à tout un chacun de s'ériger en censeur. Ou alors cela revient à accorder implicitement son soutien à tous ceux qui pensent de la sorte. Je pense en particulier aux illuminés de la Manip pour tous qui exigent le retrait des livres, films ou spectacles -à coup de menaces le cas échéant- qui ne leur conviennent pas.
Utiliser l'argument des noirs qui se font matraquer par les CRS pour justifier la demande d'interdiction, c'est un peu renverser la charge de la preuve, non ? Pour moi, cela justifierait plutôt l'interdiction des CRS, ou des matraques. Pas du spectacle mis en cause.
"Que le spectateur incarnerait le rôle du coupable par le simple fait de regarder c'est bien joli, mais c'est un pur angélisme." Qui fait de l'angélisme et qui refuse les remises en question ? Moi, ou toi qui refuse d'admettre que le commerce triangulaire a été rendu possible parce que des chefs tribaux ont vendus des captifs, dans le meilleur des cas ? Cela ne disculpe en rien les blancs qui se sont livrés à ce commerce, bien au contraire. Et je trouve inacceptable que tu m'accuses de "rejeter la faute sur les noirs". C'est vraiment me faire dire ce que je n'ai pas dit. Si tu avais lu mes deux posts d'un œil un petit moins partial, tu aurais vu que j'en appelle à la mémoire et au respect. Mais tu ne me prendras jamais au piège de la confrontation des douleurs et des mémoires, c'est trop facile. Si j'ai rappelé une vérité historique, comme tu dis, c'est juste pour contredire certains propos de la rappeuse Casey que tu rapportais : "L'esclavage ça s'est pas fait tout seul, on s'est pas enchaînés tous seuls." Je n'ai pas beaucoup de convictions, mais il est une chose à laquelle je m'accroche, c'est de me garder de la simplification. Et cette phrase est une simplification.
« Ce n'est pas anodin si sur certaines images on montre un noir peint en blanc.» : je me suis déjà exprimé là dessus à maintes reprises, je vais donc faire court : un noir n'est jamais mieux accepté que quand il est... blanc, ou se rapproche du blanc : qu'il adopte le point de vue du blanc, les codes du blanc... voire s'il est "noir mais pas trop". Et ne me dis pas que tu ne vois pas ce que je veux dire.
Cela me désole, car nos arguments se rejoignent sur le fond, on est juste en désaccord sur le bien-fondé de l'existence de cette exposition. Peut-être est-elle effectivement choquante, j'avoue que sur ce point, je pêche par l'excès inverse de ceux qui en demandent l'interdiction : moi non plus, je ne l'ai pas vue... Mais les appels à la censure me donnent des boutons. Surtout quand ce type d'appel vire au buzz et au phénomène de masse. Plus personne ne sait de quoi il est question, on se contente de relayer des arguments génériques en se traitant d'un bord à l'autre de "raciste" et de "censeur" en ayant perdu de vue depuis longtemps l'objet du problème. J'en porte ma part de responsabilité puisque, comme je viens de le dire, je défends ce spectacle sans l'avoir vue, et participe donc moi aussi à ce débat stérile.
Au milieu de tes anathèmes, j'ai quand même pêché ceci : "Que le spectateur incarnerait le rôle du coupable par le simple fait de regarder c'est bien joli, mais c'est un pur angélisme. Le spectateur blanc fait partie d'un système raciste qui l'encourage à ne jamais se considérer comme tel, et on attends de lui qu'il se remette en question juste en regardant un noir en cage ? Il est tellement inconscient qu'il faut qu'il aille voir un noir en cage pour prendre conscience de l'existence du racisme et tu attends qu'il comprenne ensuite qu'il profite lui même, directement, par sa seule existence, de ce racisme ? Juste, rappelle moi combien de temps il t'a fallu pour seulement envisager que peut-être tu bénéficies du privilège d'être un homme ?" Je crois que c'est le seul argument que tu aies daigné livrer à ma réflexion, et je t'en remercie.
Je ne pense qu'il faille -ou plutôt, qu'il me faille- voir un noir en cage pour prendre conscience du racisme. Mais si j'extrapole ta phrase, cela interroge surtout la nécessité de cette sorte d’œuvre. Valait-elle la peine d'être produite -le sentiment d'humiliation pour la population noire en valait-il la peine- juste pour rappeler aux blancs que si les ancêtres des comédiens ont été esclaves, leurs ancêtres à eux ont été esclavagistes ? Tu vois, tu m'aurais présenté les choses comme ça, je l'aurais mieux pris... Tu n'es pas obligé de fonctionner comme moi, mais amener les choses de cette façon m'aide davantage à prendre du recul et à réfléchir que de me traiter de "blanc raciste dominant et oppresseur qui ne se projette pas".
Pour répondre à la question que je me pose à moi-même : je n'en sais rien. De fait, toute la polémique qui s'est développée autour de ce spectacle a pu permettre à certaines personnes de prendre conscience des limites de leurs bonne conscience, de leur position de "blanc qui ne voit pas le mal, c'est juste de l'art", et de l'humiliation dans laquelle les populations noires ou immigrées peuvent vivre. Dans cette optique, la pièce a atteint son but (désolé de sacrifier ainsi à mon goût des paradoxes).
EDIT : et je viens d'aller voir ça : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pente_savonneuse Ok, je suis donc un sophiste qui s'emploie à mettre en œuvre des raisonnements fallacieux. Ben voyons. Si je mets de côté l'aspect relativement insultant pour ma personne, je ne vois vraiment pas le rapport avec la choucroute. Ah mais c'est vrai, j'oubliais : je ne suis jamais qu'"un blanc qui ne se projette pas en tant que blanc. Un de plus." Ce qui doit me rendre inapte à toute réflexion un peu poussée, contrairement à toi. (je m'emporte, mais voir cette définition a posteriori m'a foutu la hargne)
Ça m'embête toujours un peu quand on est pas du même avis, j'ai tellement l'habitude de relayer ce que tu écris, que dans ces cas là j'ai l'impression d'avoir écrit une connerie ^^
J'avais exposé mon point de vue ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?ojolFQ
J'ai imprimé l'article de Slate, je vais le lire tranquillement pour voir ce qu'il apporte de plus par-rapport aux critiques que j'ai déjà relevées. J'ai reperé des articles dans Le Monde que je vais lire aussi. Et je vois ce matin qu'Alda en rajoute une couche : http://tools.aldarone.fr/share/?gzkJbQ
Ça m'ennuie, parce que l'impression fugace que j'ai en lisant tous les arguments développés par les opposants à cette mise en scène, c'est qu'il faut être noir pour parler des noirs... Et puis cette phrase : "Faut que le blanc il se détermine en tant que blanc. Il était là. L'esclavage ça s'est pas fait tout seul, on s'est pas enchaînés tous seuls. Mais ils ont du mal à se projeter." non seulement j'ai déjà dit ce que j'en pensais -le spectateur incarne, par le simple fait de regarder, le rôle du coupable- mais est en outre historiquement fausse (ce sont certes des blancs qui ont fait le commerce de noirs, mais il a bien fallut qu'il se trouve des noirs pour en vendre d'autres pour que ce commerce soit possible ; en évoquant ses souvenirs d'enfance, Prévert raconte avoir été scandalisé le jour où il a compris qu'il n'y avait pas les méchants blancs d'un côté et les gentils noirs de l'autre)
Pour revenir à l'incident en cause, il présente ceci de particulier que le metteur en scène est sud-africain. Je sais bien qu'en sudafriquie tout le monde est raciste, à part Ted (merci Pierre Desproges), mais le simple fait d'être sud-africain blanc lui retirerait automatiquement la légitimité de dire ou de faire ? Je sais déjà que l'on va me répondre sur le thème du dominant, du dominé, etc. mais ça ne me suffit pas. Je trouve cette approche réductrice dans la mesure où, contrairement à ce qui a déjà été dit sur cette même approche dominant/dominé au sujet du féminisme, il ne s'agit pas d'un dominant qui explique aux dominés comment vivre leur domination ; ce n'est pas non plus un blanc qui explique aux noirs ce qu'ils doivent penser de l'esclavage dont leurs ancêtres ont été victimes, ni un blanc qui explique à un noir comment mieux vivre le racisme dont il est victime. C'est un type -blanc en l’occurrence- qui fait un happening qui perturbe et qui questionne sur la mémoire, l'esclavage, les responsabilités individuelles et collectives... et aussi, bien sûr, le rapport à la couleur de peau. Ce n'est pas anodin si sur certaines images on montre un noir peint en blanc.
Seuls les noirs pourraient parler de l'esclavage ? Ça reviendrait à dire "c'est un truc de noirs, ça ne nous concerne pas" alors que, justement, nous sommes collectivement concernés. Et si un blanc organisant un spectacle/happening sur le thème de l'esclavage est raciste, alors Die Antwoord (https://www.youtube.com/watch?v=AIXUgtNC4Kc) est raciste, alors Littell (le type qui a écrit des milliers de pages nauséeuses relatant les pensées intimes d'un SS) est nazi... C'est un peu nier le sens de toute démarche artistique, non ?
Bon, j'ai un peu mis en vrac tout ce qui me passait par la tête, mais ce sujet me passionne. Il faut encore que je lise les articles en question. Je suis preneur -voire demandeur- de toutes vos explications et points de vue sur cet événement culturel polémique. Je ne voudrais pas rester sur une analyse erronée :)
Intéressant : fixette raciste et ethno-centrée d'un côté, avec la rengaine du racisme anti-blanc en prime ("Si on avait mis que des Blancs sur cette affiche, on aurait dû faire machine arrière") et color-blind de l'autre ("Je n'y vois pas des personnes d'une couleur ou d'une autre, simplement les jeunes qui ont fait ce film")