Efficacité de la chloroquine contre le Covid-19 : pas si simple. Ce qui marche in vitro n'est pas forcément reproductivle in vivo.
Mais cette action in vitro est malheureusement plus complexe à reproduire in vivo, notamment parce que le seuil de toxicité pour l'être humain est très bas et les interactions médicamenteuses sont nombreuses. Et c'est là-dessus que portent les recherches, la chloroquine a d'ailleurs été testée contre le chikungunya sans résultat, d'après une publication dans la revue The Lancet en 2007, mais aussi contre la dengue, Ebola ou la grippe, nous disait il y a 15 jours l'épidémiologiste et professeur de médecine Arnaud Fontanet, avec à chaque fois le même constat : la dose nécessaire in vivo est trop élevée, 10 fois supérieure à celle administrée contre le paludisme, et donc toxique.
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Sur l'essai de Didier Raoult :
Mais si on entre dans le détail, plusieurs doutes subsistent, tout d'abord, et avant tout, il s'agit d'un essai sur un tout petit groupe, de 24 personnes. [...] et sans « double aveugle » c'est-à-dire sans que les patients et les médecins ne sachent à quel groupe ils appartiennent, condition sine qua non pour s'assurer de l'effectivité du traitement testé.
Et ça risque de mal tourner :
Ce qui est problématique, c'est le triomphalisme en cette époque d'extrême préoccupation des citoyennes et des citoyens, la conséquence immédiate, ce sont ces gens qui, suite à ces annonces, se sont procuré en pharmacie de la Nivaquine ou du Plaquenil. Ces molécules sont dangereuses, l'automédication peut avoir des effets graves. Il faut donc rappeler que ces données, toutes intéressantes qu'elles sont, sont extrêmement préliminaires, qu'il est beaucoup trop tôt pour pouvoir affirmer « qu'on sait guérir la maladie ».
Dans une vidéo de 18 minutes enregistrée devant ses étudiants à Marseille, le Pr Raoult ne cache pas sa satisfaction. Concrètement, 24 patients atteints par le coronavirus ont accepté de prendre du Plaquenil, l'un des noms commerciaux de la chloroquine. Six jours plus tard, seulement 25 % sont encore porteurs du virus. Alors que 90 % de ceux qui n'ont pas reçu ce traitement sont toujours positifs.
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Cet essai clinique a reçu l'accord des autorités sanitaires pour être pratiqué à l'IHU à Marseille, l'un des centres de référence pour le coronavirus.
L'avantage de ce médicament, si son efficacité se confirme, c'est qu'il est déjà connu pour lutter contre la paludisme. Et en plus, il est bon marché.
OUI, je sais, effets secondaires si on en prend trop ou trop longtemps. Mais on parle de 6 jours là.
Et que fait-on ? On autorise des tests dans UN hôpital, dans une région pas trop touchée pour le moment.
On est vraiment dirigés par des génies.
"On est en guerre" => retour du marché noir.
Je trouve ce graphe stupide -et donc dangereux âr son côté faussement rassurant. On compare des pays qui ne sont pas au même stade épidémiologique, qui n'ont pas la même population, ni même la même densité de population ou le même âge moyen, et on dit : regardez, nous on est bons, eux ils sont très, mais eux, là, ils sont franchement nuls. C'est affligeant. Ce n'est pas de l'information, c'est de la propagande. Le nombre de cas en France, après avoir doublé toutes les 70 heures, augmente, à la louche, de 1000 à 1500/jour. A ce rythme, on atteindra les 15 000 d'ici dimanche. Les décès suivront, c'est mécanique. Pas de quoi s'auto-congratuler.
Et je note au passage que ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui s'en sont donné les moyens ; pas depuis 10 jours : juste en ne pétant leurs hôpitaux publics et leur système de santé.
Un pays européen semble aussi contenir le nombre de morts causés par l'épidémie, pour le moment : l'Allemagne. Malgré un nombre de cas important – plus de 10 000 jeudi 19 mars – la mortalité est restée faible, avec une vingtaine de décès seulement. Comment expliquer ce "miracle allemand" ? Beaucoup de tests très tôt, plus de places en soins intensifs et une épidémie moins avancée que dans d'autres pays, selon des spécialistes.
De toute façon, les anglais ils ne peuvent jamais rien faire comme tout le monde...
Les masques, ça ne coûte que quelques centimes. C’est juste du papier. C’est incompréhensible qu’on n’en ait pas.
Les personnes qui sont à la rue non seulement n’ont pas la possibilité de se confiner mais elles sont en plus confrontées à la raréfaction des services dont dépend leur survie.
Mais j’avoue être en colère. Cela fait des mois, maintenant, que nous pouvons observer ce qui se passe en Chine. Nous avons vu les Chinois se débattre, cafouiller puis rapidement réagir, prendre la mesure de la catastrophe et s’organiser : fermeture d’écoles, d’entreprises, d’usines, confinement obligatoire, port du masque. Nous avions donc le temps de nous organiser, nous aussi. De tirer les enseignements de leur expérience. De faire comme Taïwan, qui a efficacement géré le problème. Eh bien non. On n’a rien fait. En France, il fallait que la vie continue comme si de rien n’était. Comme si la Chine était sur une autre planète !
Même quand l’épidémie s’est rapprochée, plongeant l’Italie dans le malheur, les Français ont continué de planifier leurs vacances, des réunions, des festivals, des congrès, sans songer une seconde à réviser leurs plans, voire à les annuler. Je le voyais tous les jours dans mon métier. Un tel aveuglement, doublé d’un entêtement à ne rien bousculer, même devant l’évidence du désastre, me laisse pantois.
Dans notre série "la religion altère le jugement" : les juifs ultra-orthodoxes
Mais à Geoulah, des milliers de juifs ultraorthodoxes vaquent encore sur les trottoirs. Jeunes et vieux font des emplettes, en longs manteaux et chapeaux noirs sous la bruine. Les vendeurs de luminaires et les drapiers sont ouverts. Les écolières, dispensées de classes, s’égaillent partout avec leurs mères, en grappes serrées. Deux policiers regardent cela les yeux ronds : ils ne font rien. Circulez ! Dieu nous protège.
En résumé : plutôt que d’appliquer rigoureusement les règles essentielles de la santé publique sur la base d’arguments épidémiologiques aujourd’hui bien connus, on masque de graves insuffisances matérielles logistiques par de soi-disant arguments médico-scientifiques à géométrie variable. La mascarade continue.
Si les attestations sur smartphones ne sont pas autorisées, c'est, littéralement, pour faire chier les gens et les obliger à y réfléchir à deux fois avant de sortir...
« Il ne s’agit pas de faciliter la vie des Français », confirme Christophe Castaner. L’objectif est bien que l’attestation soit une contrainte, qu’elle invite les gens à rester chez eux.
Pfff... Alors si je comprend bien, une attestation imprimée c'est ok, une attestation faite à la main pour aller faire pisser Youki c'est ok, mais la même chose en pdf sur ton smartphone, c'est pas possible ?
Toutes les erreurs du discours de Manu.
TL;DR : vous pouvez faire l'attestation à la main si vous n'avez pas d'imprimante.
Pour Liandri xD
Dimanche soir, le bilan était officiellement de 5 423 cas de Covid-19 en France, soit plus de 900 supplémentaires en vingt-quatre heures, et de 127 morts liés à la maladie. Un bilan que tous les médecins s’accordent à dire sous-estimé, tous les patients n’étant plus testés.
Moyen efficace d’enrayer l’escalade, le confinement de l’ensemble de la population a été évoqué lors d’une réunion téléphonique, dimanche après-midi, entre les directeurs de cabinet du gouvernement. Durant cette discussion, la liste des options possibles pour freiner la propagation du virus a été passée en revue, dont celle du confinement total. Une issue jugée désormais possible au sommet de l’Etat, au vu « des images des Parisiens qui font comme si de rien n’était », indique Matignon.
Car si le principal enjeu, dans le cadre de la diffusion d’un virus, est la vitesse de réaction, chaque pays a choisi ses priorités. Et contrairement à la Chine, qui a choisi de cloîtrer une partie de sa population pour contenir le mal, Séoul a choisi l’action.