La rumeur était donc fondée.
Environ 40 000 policiers et gendarmes seront mobilisés jeudi 29 juin, dans la soirée, pour tenter d'éviter une troisième nuit d'affrontements
Comment te dire Gérald, comment te dire...
C'est à peu près du même acabit que le type qui a voulu éteindre une bagnole en flamme en jetant un seau d'essence dessus, tu vois le topo ?
Mort de Nahel : dénonçant des "scènes de désolation" et un "déferlement de violence", ces maires confient leur "incompréhension" après les échauffourées
Vraiment, vous ne comprenez pas ?
Sauf que cette fois, un petit grain de sable vient gripper cette indécente machine. Une femme a filmé la scène et la diffuse presque immédiatement sur les réseaux sociaux. On y voit une toute autre version. Non, le policier n’était pas face à la voiture, mais à sa gauche. Non, la voiture n’a pas foncé sur les forces de l’ordre. Sur cette vidéo de quelques secondes, on ne voit pas une tentative d’homicide d’un fonctionnaire de police, on assiste à l’exécution d’un adolescent. Insoutenable, insupportable. L’article L233-1-1 du Code de la route punit un refus d’obtempérer avec mise en danger de la vie d’autrui de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Sous nos yeux, ce délit est puni de la peine de mort.
Tir du policier : une décision « préméditée » pour l’un des avocats de la famille de Naël. Me Abdelmadjid Benamara, un des avocats de la famille de Naël, estime sur le plateau de BFMTV que le tir du policier mardi à Nanterre était «prémédité». «Le policier est sur le côté gauche du véhicule, c’est à dire à côté des roues et non pas devant les roues. Il n’est pas en situation de danger, estime le conseil. Et il prend la décision, préméditée puisqu’il a annoncé bien avant qu’il allait tirer une balle dans la tête du petit Naël, de tirer dans le thorax de la victime. Les faits parlent d’eux mêmes. C’est limpide.»
Le «racisme» en cause dans la mort du jeune Naël, estime Marine Tondelier. «Que ça plaise ou non à certains, pour Naël et pour les autres, on va devoir adresser sérieusement le problème du racisme dans la police», plaide la secrétaire nationale d’EE-LV au micro de Sud Radio. «Tous les policiers ne sont pas racistes. Mais tout le monde ne se fait pas tuer pour un refus d’obtempérer», précise-t-elle. «On a le sentiment qu’on va vers une américanisation de la police», estime-t-elle, rappelant qu’un refus d’obtempérer «c’est trois ans de prison et 75.000 euros d’amende, pas une balle dans la tête».
"Tous les policiers ne sont pas racistes" => Certains policiers ne sont pas racistes.