Tout est parti d’un coup, sans trop réfléchir, une réaction à l’inaction (globale) des médias (globaux). Tout est parti sur Twitter, là d’où tout part.
Répertorier les vidéos (et quelques témoignages) de manifestants blessés, certains mutilés à vie, des traces de manquements graves (parfois possibles, souvent avérés) à la doctrine légale du maintien de l’ordre dit à la française : l’« absolue nécessité » et la « proportionnalité de l’usage de la force »
21/30, mais franchement, il y a des pièges.
Ce mélange des genres (Gilets jaunes, rejet des médias, Soral, Chavez, complotisme...) commence à me déranger de plus en plus.
Ça pue.
"Cette fracture (...) qui se manifeste à coups de cagnottes peut à certains égards friser l'indécence. S'il y a de la générosité dans ce pays, manifestons-là à la recherche médicale ou à l'enfance en danger mais les policiers n'ont pas besoin de cagnotte", a expliqué Éric Morvan.
Pour une fois qu'un flic ne dit pas de conneries, je tiens à le signaler. Faut dire que c'est le chef quand même ^^
"Il était porteur de la haine que des gens éprouvent pour les journalistes, m'accusant de défendre les milliardaires qui verrouillent l’information. Ces discours d'abrutis menacent la démocratie."
Comment te dire Jean-Michel, comment te dire...
Cette généralisation du masculin ne nous apparaît même plus comme telle. Autrefois, on disait par exemple «ça pleut», avant de le remplacer par «il pleut». De même, des formes se sont complexifiées avec un sujet dit «apparent», comme dans «il faut partir». «Il» est un sujet apparent, le vrai sujet est «partir». On disait jadis «faut partir», ce qui sur le plan du sens me paraît plus juste, mais qui pour nous est ressenti comme une forme populaire –donc impropre, et il y aurait beaucoup à dire là-dessus.
Et si on reparlait un peu d'écriture inclusive ?
En gros, il bosse entre cinquante et soixante-dix heures par semaine en tant que directeur financier et il ne supporte pas que sa chose sa femme, qui se coltine toutes les corvées domestiques, prenne une femme de ménage pour faire les lessives. Là, on comprend qu’elle a concentré son burn-out sur un truc: les lessives. Elle ne supporte pas de les faire, alors elle a embauché une aide ménagère. Et lui, ça le rend dingue qu’elle claque l’argent qu’il se donne tellement de mal à gagner pour un truc qu’elle pourrait faire elle-même, cette conne.
Je ne vais pas vous spoiler, mais dans tout l’épisode, il ne lui traverse pas l’esprit une seule seconde qu’elle paie quelqu’un pour faire la part de travail ménager qu’IL ne fait pas. Il pense qu’elle a un problème d’organisation; elle pense qu’elle a un problème d’organisation. Alors plutôt que de choisir la team Simone de Beauvoir, ils ont opté pour Marie Kondo.
Il faut dire qu’en général dans cette série, il y a pas mal de larmes de mères de famille convaincues que c’est leur faute si le foyer n’est pas agréable et qu’elles sont défaillantes parce qu’elles n’arrivent pas à tout faire. Et là, plutôt que d’analyser le fond du problème, elles jettent des choses. Mais en vrai, ce que vous devriez jeter, c’est le patriarcat, c’est ça qui vous rend malheureuses.
Face à ces situations, Marie Kondo tente bien de suggérer avec force sous-entendus que les maris devraient au minimum s’occuper de leurs affaires, mais ça ne percute pas dans les cerveaux des concernés. Par exemple, chez les Friend, ce type –qui selon mes critères est l’archétype du connard– s’exclame à la fin: «Je suis prêt à vivre dans la joie et la bonne humeur pour l’éternité», parce que sa femme fait enfin elle-même les lessives et que la maison ressemble à ce qu’il voulait. La fin de cet épisode est encore plus glauque qu’un film de Haneke.
Pendant ce temps, en France : "Seulement 4 mots peuvent rendre leur sourire aux femmes : "je t'aime" et "soldes" "
Les intérêts des industriels avant tout. Ainsi pourrait-on interpréter la décision du ministre de l’Économie de ne pas signer l’arrêté d’interdiction du dioxyde de titane (ou E171), cet additif controversé présent dans de nombreux produits alimentaires (confiseries, biscuits, plats préparés).
Mes 2 cents : avez-vous déjà pris des comprimés de Magnésium ? Ou de vitamine ? Du paracétamol peut-être ? Vous avez déjà pris des médicaments non ? Bon.
Regardez bien la composition de tous ceux qui sont bien blancs et brillants.
Étonnant non ?
Une petite recherche a posteriori, ne serait-ce que pour m'auto-confirmer que je n'ai pas déliré :
Les produits alimentaires ne sont pas les seuls à pouvoir contenir du E171 ou dioxyde de titane (TiO2), et de loin. Bien davantage que dans vos placards de cuisine, c’est dans votre armoire à pharmacie qu’il se cache. Faites le test en consultant les notices de vos comprimés, gélules et autres sachets, ce colorant est omniprésent ! Les chiffres obtenus en consultant la base de données recensant les médicaments mis sur le marché en France sont vertigineux : plus de 4 000 médicaments contiennent le colorant E171.
« Qui voudra demain être fouillé et palpé pour accéder aux cortèges ? »,« qui prendra le risque d’une garde à vue pour s’être protégé de gaz lacrymogènes avec une écharpe ou des lunettes de piscine » ou de « rembourser collectivement des dégâts causés par d’autres ? » s’interroge le Syndicat de la magistrature, évoquant « de nouveaux reculs massifs pour les droits fondamentaux » : « En fait de “loi anti-casseurs”, il s’agit plutôt d’un projet” anti-manifestants »… Le premier ministre a quelques réflexes, ces propositions ayant été portées par la droite sénatoriale en octobre… « Les Républicains » réclamaient d’interdire de manifestation « toute personne à l’égard de laquelle il existe de sérieuses raisons de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », mais pas ce fichier.
En attendant ce sombre futur à la Minority Report (1), le présent des manifestants n’est pas tout rose. Depuis le début du mouvement, le 17 novembre, on compte 5 339 gardes à vue sur le territoire national, et 815 comparutions immédiates, pour 152 mandats de dépôt au final, selon un décompte effectué par le Monde. Mais si, en province, les interpellations semblent ciblées (88,3 % donnent lieu à des poursuites judiciaires), à Paris, sans doute parce que les yeux de la nation s’y braquent à chaque mobilisation, la police ratisse plus large : sur les 1 628 gardes à vue, 798 ont été classées sans suite, soit 49 % ! Ce qui accrédite l’idée que l’exécutif veut « faire des exemples ».
[...]
Pas sûr que le chiffre d’une soixantaine d’enquêtes pour violences menées par l’Inspection générale de la Police nationale depuis novembre 2018 ne grimpe pas…
La version Leetchi sur l'histoire de la cagnotte des policier : la mise en place d'un cloudfare et un étalement sur la nuit du traitement des dons pour encaisser la charge due à un afflux inhabituel sur le site ces derniers jours.
Entre une explication purement technique et un soupçon de manipulation basée sur les allégations d'un gars connu pour son complotisme, qu'est ce qui vous semble passer le mieux au rasoir d'Occam ?
C'est dommage, j'aimais bien cette histoire de robots qui donnent du fric moi...
Je viens de tomber sur un livre de Robert Galbraith et, le nom me cet auteur ne me disant rien, je décide de chercher un peu, et vais sur Babelio voir ce qu'il en est dit.
Elle a publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith la série Cormoran Strike : "L'Appel du coucou" (The Cuckoo's Calling, 2013), "Le Ver à soie" (The Silkworm, 2014), La Carrière du mal (Career of Evil, 2015).
Alors d'abord je me dis, tiens, Robert en américain c'est un prénom de femme ?
Puis après, c'est marrant, sa tête me dit quelque chose.
Et puis en fait :
Robert Galbraith est l'un des pseudonymes de Joanne Rowling romancière britannique, connue sous le nom de J. K. Rowling.
Ah oui. Ok. En fait d'accord.
Je le savais en plus !
Dans Les livres de Jakób, la romancière polonaise Olga Tokarczuk s’intéresse aux frankistes, une secte d’hérétiques juifs qui accumulaient les conversions — d’abord à l’islam, puis au christianisme — et les péchés. À travers une pratique assidue des « Actes contraires » (pratiquer l’inceste, la sodomie et la polygamie, manger du porc ou du pain non casher), ils espéraient précipiter la chute de l’humanité et appeler ou confirmer de cette façon la venue du Messie. Du bonbon romanesque.
[...]
Imposteur de génie, comédien, mégalomane et faux Messie, faiseur de prodiges dépravé ? Tout cela. La réalité semble ici dépasser la fiction. Et tout cela nous est raconté tantôt par une vieille femme qui flotte entre la vie et la mort et par de multiples narrateurs : fidèles frankistes de la première heure, aristocrates européens séduits ou ecclésiastiques polonais.
Un roman qui rend de manière particulièrement vivante toute la complexité et la diversité de l’Europe centrale au milieu du XVIIIe siècle, traversée par la philosophie des Lumières. Et une plongée dans la diversité des langues et des cultures — vision d’une Pologne aux origines multiculturelles qui n’a pas plu, semble-t-il, à une frange de la droite politique en Pologne.
Je sais que j'aime bien faire des rapprochements intempestifs, mais ça me fait penser au Manuscrit trouvé à Saragosse, où on retrouve cette notion de narrateurs multiples et réalisme/fantastique, mais poussée à l'extrême. C'est un véritable livre culte pour moi, si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas. (du coup, j'espère que celui d'Olga Tokarczuk sera au moins aussi bon).
EDIT : j'ajoute que j'aime bien Le Devoir (journal québecois) et ses pages littéraires. D'abord parce que j'aime bien les journaux (belges, suisses, québecois) étrangers rédigés en français d'une manière générale, ça permet d'avoir un point de vue extérieur sans pour autant devoir faire l'effort de lire en anglais (EDIT dans l'EDIT : et accessoirement, me rendre compte du nombre d'anglicisme que je lis et utilises sans même m'en rendre compte) ; ensuite parce qu'il a une vraie section "Lire", hiérarchisée au même niveau que "Politique" ou "Sport", et ça c'est cool.
Elle était venue manifester de manière pacifique. On ne lui fera, aucune fleur... 15 h de garde à vue, 500 euros d'amende, et un stage de citoyenneté. La raison de cette condamnation est d'avoir dessiné des coquelicots sur les marches de la mairie.
C'était le 2 novembre dernier, Katia, une infirmière de 38 ans, maman célibataire, travaillant dans un service de réanimation néonatale et pédiatrique, manifestait ce jour-là au côté des Coquelicots, un mouvement qui lutte pour l'interdiction des pesticides de synthèse. Deux mois après cette affaire, elle s'interroge, et est partagée entre colère et incompréhension.
Pesticides de synthèses > Peinture à l'eau.
(je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement avec ça : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-grenades-de-la-zad-renvoyees-la-prefecture-deux-militantes-relaxees-6162729)
D'après le syndicaliste, cette cagoule peut aussi être un moyen de dissuasion. «Plus on fera peur, moins les gens oseront passer à l'acte», abonde une source policière.
Je pose ça là, en passant.
EDIT : Bien sûr, ce n'est qu'un cas isolé... Bien sûr.
Internet ne doit pas servir à vendre de la pâtée pour chiens mais être l’outil pour trouver des remèdes au cancer. Du haut de ses 14 ans, Aaron Swartz ne transige pas avec ses idéaux face aux patrons de la tech’. Virtuose de la programmation informatique dès son plus jeune âge, Internet est son moyen de changer le monde. Créateur d’une encyclopédie collaborative avant Wikipédia et d’Infogami, une plateforme de création de sites et de blogs accessible sans savoir coder, il veut libérer la connaissance. Un combat pour lequel il a sacrifié sa vie. À 26 ans, il est retrouvé pendu à la fenêtre de son appartement new-yorkais. Nous sommes en janvier 2013. Poursuivi par le gouvernement américain, il risquait trente-cinq ans de prison et un million de dollars d’amende pour avoir téléchargé des millions de publications scientifiques sur les serveurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Après quatre ans d’enquête, Flore Vasseur porte son message avec engagement et tendresse dans son dernier ouvrage, Ce qu’il reste de nos rêves.
Maître Eolas a finalement remporté la bataille judiciaire qui l’opposait à l’Institut pour la justice (IPJ), baptisée ironiquement « #cacagate » sur Twitter. Le 8 janvier 2019, la chambre criminelle de la Cour de cassation a cassé sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel de Versailles du 1er février 2017 qui avait condamné le célèbre avocat blogueur et twittos pour injure publique. En cause : un tweet de 2011 dans lequel Maître Eolas indiquait : « je me torcherais bien avec l’institut pour la justice si je n’avais pas peur de salir mon caca ». Ce message s’inscrivait dans le cadre d’échanges relatifs au « Pacte 2012 pour la justice » prônant un durcissement des peines, lancé alors par l’IPJ à destination des candidats à la présidentielle. La Cour de cassation a estimé que ces propos « exprimaient l’opinion de leur auteur sur un mode satirique et potache, dans le cadre d’une polémique ouverte sur les idées prônées par une association défendant une conception de la justice opposée à celle que le prévenu, en tant que praticien et débatteur public, entendait lui-même promouvoir, de sorte qu’en dépit de leur outrance, de tels propos n’excédaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression dans un pays démocratique ».
Me Eolas champion du cacagate !
J'irais même jusqu'à dire que TOUT a sa version porno sur internet...
https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?9THqrw
Troublant.
EDIT : Riff m'apprend à l'instant que Le Yéti est une sorte de complotiste "de gauche" affilié à Chouard. L'info ci-dessus est donc à prendre avec circonspection.