Un vieux blog qui trainait dans mon lecteur... Depuis 2009 (il a fini depuis, mais je ne sais pas à quelle date) l'auteur a fait un dessin à propos de chacune des pages de Moby Dick.
C'est bien Rimbaud. Le bourgeois à moustaches assis tout à droite sur une photo de groupe de 1880, prise à Aden en Abyssinie. (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?n3Pc1A) C'est sûrement lui, puisque c'est la science qui le dit !
Et voilà, une fois de plus (Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?eQD96g), j'ai envie de lire un livre non-traduit en français. Tout ça à cause de Claro et de sa série d'articles sur Marguerite Young et "Miss MacIntosh, my darling". Imaginez Proust en femme, recluse pendant 18 ans pour écrire un livre monumental et halluciné, demeuré à peu près totalement inconnu à cause de cela (mais pourtant deux fois moins long que La Recherche...). Socialiste, utopiste, elle eut juste la déveine d'être née aux USA et d'être une femme, en somme.
Cela fait deux semaines que Claro nous met l'eau à la bouche avec un art du teasing consommé (à tel point que j'en suis venu à me demander si il ne s'agissait pas d'une mystification de sa part, mais non, le livre existe, il est en vente sur Amazon). Claro est un grand traducteur et un super critique, qui a le sens de la formule et le don du style. regardez la façon dont il parle de ce livre : "Il porte en lui sa propre négation et sa perpétuelle renaissance, tel un rêve dans un rêve, et semble flotter dans un univers parallèle, ce qui le rend plus proche de l'œuvre d'un Henry Darger que des écrits de James Joyce, à mon sens. C'est un brasier de givre et d'éclairs, un foisonnement de sensations – la pensée s'y fait chair, la chair y parle toutes les langues. Pourtant, à peine l'a-t-on commencé qu'on est littéralement envoûté. Une magie d'écriture à l'état pur. On le feuillette alors, inquiet à l'idée que son incandescence puisse faiblir – il n'en est rien: quelle que soit la page à laquelle on l'ouvre, c'est le même saisissement, la même puissance, le même déferlement d'image, le même tourbillon onirique, d'un lyrisme granitique et incessant. C'est aussi le livre des métamorphoses, des transformations, des apparences: une tragédie grecque, un drame shakespearien, et une fascinante pastorale."
Un extrait du livre ?
""De longues nuits, à la recherche de celle qui était morte, moi, Vera Cartwheel, moi, la fille implorante d'une mère sous le joug de l'opium, une mère plus belle que les anges de lumière, moi, Vera Cartwheel, j'avais erré dans les rues de vastes et mystérieuses cités portuaires, celles qui, la nuit, se ressemblaient toutes, et où les visages fantomatiques surgissaient comme l'écume, disparaissant aussitôt, des visages aussi perdus que le mien, des voix qui criaient sous l'eau, des algues emmêlées dans les cheveux des noyés imprudents. J'avais dormi dans des abris pour âmes errantes, ces âmes qui ne manqueront à personne, à la recherche de celle qui était morte, et toujours dehors, et seule, l'unique personne qui ne rêvait pas et qui pourtant avait paru, au fil des années depuis sa disparition, le cœur central, le cœur de tous les cœurs, le visage de tous les visages, la défunte timonière, mon amour de Miss McIntosh, cette vieille gouvernante et domestique aux cheveux roux et dont le visage fixait le ciel océan.""
Tiens, tiens... Claro publie un extrait en français ? Serait-ce donc qu'il est en train de le traduire ? Gardons l'espoir...
Liste des billets déjà publiés :
http://towardgrace.blogspot.fr/2014/03/forever-young-le-plus-beau-livre-du.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2014/03/forever-young-le-plus-beau-livre-du_26.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2014/03/forever-young-le-plus-beau-livre-du_27.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2014/04/forever-young-le-plus-beau-livre-du.html
Découvert en regardant le film Rhum express ; initiateur du "journalisme gonzo" >> https://fr.wikipedia.org/wiki/Journalisme_gonzo
Sa page sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hunter_S._Thompson
Bien mieux, cet article sur Rage mag : http://ragemag.fr/hunter-thompson-itineraire-dun-journaliste-sous-lsd-50962/
"Une opportunité finit par se présenter : El Sportivo, un canard sportif basé à Porto Rico, lui offre un emploi. Soleil, rhum à foison et glandage en perspective ? Thompson signe derechef, même s’il ne parle pas un traître mot d’espagnol." >> Le film Rhum express commence à cet instant. Semble largement romancé pour la suite (il n'a pas été aussi grandiose dans la vraie vie que dans le film, il s'est surtout pinté la tronche en permanence).
Dans le même article, définition de "gonzo" : "Il s’agit d’un terme emprunté au jargon irlandais des quartiers sud de Boston et il désigne le dernier homme encore debout après une nuit de biture." Ça lui va comme un gant :)
Photos :
Je voulais faire un shaare privé, mais réflexion faite, c'est lisible aussi en vrac :)
Tentative de chronologie des événements de La Recherche.
Philippe Jacottet entre dans la Pléiade. De son vivant, ce qui est rare. Problème pour moi : quio est Philippe Jaccottet ?!? Voilà un monsieur qui a le privilège rare de rentrer tout vif dans la prestigieuse collection, et je n'en ai jamais entendu parler !?!
Je découvre un livre qui à l'air fantastique et qui n'est pas traduit en français. Crotte ! Je n'ai plus qu'à espérer que Christian Bourgeois finisse par l'éditer... http://www.christianbourgois-editeur.com/fiche-auteur.php?Id=104 Ca ressemble à ça : http://www.slow-media.net/wp-content/uploads/weihn_zt.jpg
"Pour réaliser ce livre, où il décrit par force images tous les reflets d’une journée à Bargfeld, le village où il est installé, Arno Schmidt a utilisé tout un système de fiches dans lesquelles il note ses impressions, avant de les classer puis de les assembler. Par la démesure de l’œuvre, par sa taille géante, le volume de temps et d’engagement qu’il y consacre, Arno Schmidt forge une hyperbole qui puisse donne de l’imagination, du travail à l’œuvre dans toute reconstitution, une représentation qui marque."
Mon soutien psychologique à Jean-François Copé, durement affecté il y a peu par une révélation traumatisante.
EDIT : le Gorafi a commis un article un peu dans le même style : http://www.legorafi.fr/2014/02/11/jean-francois-cope-refuse-de-faire-sa-sieste-depuis-quil-a-lu-tous-a-poil/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=jean-francois-cope-refuse-de-faire-sa-sieste-depuis-quil-a-lu-tous-a-poil
J'ai écouté ce type ce matin sur France culture... je n'avais pas réalisé qu'il était aussi jeune. Il parle de littérature, de niveaux de langage, de techniques d'écriture... on jurerait entendre un "vieux". Roman d'autant plus intrigant que ce n'en est pas un, tout est vrai... Délicate est la question de la frontière entre l’œuvre de fiction et le témoignage.
Sacrée maîtrise par ailleurs : http://salon-litteraire.com/fr/la-selection/content/1859592-edouard-louis-extrait-de-en-finir-avec-eddy-bellegueule
Résultat de la manœuvre : tout le monde va se précipiter sur le site de Bibliobs http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20121024.OBS6797/affaire-aragon-le-chapitre-censure.html (dans mon respawn : http://sammyfisherjr.net/respawn/index.php?public&publicget=2014-01-30-10-45-59) pour lire le chapitre censuré, dont une bonne partie de gens ne connaissant ni Aragon ni son œuvre, et qui n'achèteront pas le livre d'où le chapitre a été retiré, ce qui n'est profitable ni à Gallimard, ni à l'auteur, ni à la mémoire d'Aragon, ni à la connaissance de son œuvre.Good job guys.
La défense de l'exécuteur testamentaire d'Aragon (à l'origine de la censure) à la fin de cet article d'Assouline : http://passouline.blog.lemonde.fr/2012/10/23/effet-collateral-de-la-confusion-des-genres-en-aragon/
Ah merde, Cavanna est mort. 90 ans quand même.
Je ne suis pas du genre à faire cocorico à chaque truc, mais il faut quand même relativiser : "Le projet peut impressionner, mais il n’est pas pour autant exceptionnel: il s’agit de numériser quelque 250000 ouvrages d’ici 2017; il en restera ensuite environ 200000 à traiter. Comparativement, Gallica a déjà numérisé et rendu public plus de 470000 ouvrages, et son objectif est de numériser 100000 ouvrages par an."
Mais quand même, c'est une vachement bonne idée.
Hé, c'est quoi cet OVNI ? Amusant.
via nicolas-delsaux.hd.free.fr:8080/Shaarli/?mL4JrA
Ça fait quand même plaisir, ça contrebalance le niveau des kikoo lol d'internet... Je me crée un flux pour suivre le nom de ce jeune homme dans Feedspot ; c'est du long terme, mais je pense qu'on entendra parler de lui tôt ou tard.
J'en avais déjà parlé l'année dernière, ils remettent le couvert cette année : le magazine britannique The Literary review décerne, cette année encore, ses "Bad sex awards", qui "récompensent" les romans (ni érotiques, ni pornographiques, juste des romans "normaux" avec une scène de sexe) comportant la pire narration d'ébats sexuels. Petit florilège :
« Il plongea deux doigts dans sa vulve et commença à sonder son canal vaginal, comme s’il cherchait ses clés de voiture perdues. »
« Elle a ressenti ses émotions monter si fort et si haut que son corps a fondu en une seule note de musique. »
« Il me tire vers lui afin que mon corps se plie contre lui comme la position de yoga dite “de l’arc” que nous avons déjà pratiquée. Je sens son pénis grimper le long de ma cuisse. »
« Elle désire au plus profond d’elle-même sucer chaque goutte, toutes les gouttes, de ce jus chaud qu’il a tiré de son estomac. »
Ça donne envie hein ^^
Après les accointances entre jeux vidéo et cinéma (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?XmyqUA) voici un autre article sur les liens entre jeux vidéo et littérature.
Est-ce Baudelaire qui joue les fantômes au second plan de cette photo ? Sans doute. Ou pas. Nous ne serons jamais complètement sûrs, à moins de tomber sur le journal intime du photographe, qui se plaindrait de ce que Charlie est venu faire du photo-bombing pendant une séance de pose...
Quoi qu'il en soit, c'est du même ordre que la soi-disant photo de Rimbaud au milieu du groupe de brigands : c'est d'autant plus touchant que l'on veut absolument que ce soit lui.
On meurt beaucoup dans Game of Thrones...