les cybermilitants pro-Marine Le Pen sont pour le moins déçus du spectacle offert par leur candidate dans le débat présidentiel face à Emmanuel Macron.
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Globalement, les cybermilitants considèrent que Marine Le Pen est tombée dans le piège d'Emmanuel Macron, en se montrant agressive et en refusant de répondre sur les mesures de fond.
Si même son camp la trouve nulle...
Bah sinon c'est clair. Après sa tirade d'ouverture de 2 minutes qui a donné le ton, où elle s'est à la fois montrée agressive et portée sur le terrain de l'attaque personnelle, j'ai dit à mon épouse qu'elle tombait dans le même piège, toutes choses égales par ailleurs, de Ségolène Royal face à Sarko en 2007 : il était resté super calme, genre je remue ma camomille en t'écoutant hurler, et ça avait vraiment influé sur l'issue du vote pour le coup.
via Kevin
«Triste spectacle», titre Le Soir, en Belgique, en évoquant «deux heures de tension, pour ne pas dire de brutalité», pour un débat qui n’aurait été «tout simplement ni équilibré ni à la hauteur de la gravité du moment». Un débat «au goût très amer», d’après Le Temps, qui évoque «un dialogue de sourds» entre une candidate d'extrême droite «avant tout soucieuse de dominer et d'asséner des formules-chocs écrites à l'avance et un politicien modéré soucieux de ne pas tomber dans la caricature et de préserver le compromis». «Il y a quinze ans, en 2002, Jacques Chirac avait refusé d'affronter Jean-Marie Le Pen sur un plateau télévisé. A entendre sa fille rire avec condescendance et se moquer ouvertement d'Emmanuel Macron, on comprend mieux pourquoi», assène le journal suisse. Aux Etats-Unis, Politico évoque le ton «venimeux» adopté d’emblée par Marine Le Pen, et la façon «professorale» dont Emmanuel Macron lui a parfois répondu. Le candidat d’En Marche! est donné vainqueur aux points, à l’issue d’un match où il serait apparu plus «précis» que sa rivale. Le site doute toutefois qu’Emmanuel Macron ait exposé beaucoup d’arguments susceptibles de convaincre les indécis. «Un débat marqué par l’agressivité et l’insulte», répète The Washington Post, en prévenant que «l’issue de la campagne présidentielle française pourrait déterminer le futur de l’Union européenne». En Allemagne, justement, le Frankfurter Allgemeine Zeitung relève lui aussi «l’agressivité sans précédent» du débat, et la déclaration de Marine Le Pen, au moment où elle a été le plus en difficulté, lorsqu’il s’est agi de s’expliquer sur l’euro et l’Europe: «La France sera dirigée par une femme: ce sera moi ou Mme Merkel».
Voilà, c'est un bon résumé. J'ai regardé la première 1/2 heure du truc, puis j'ai entendu le reste plus que je ne l'ai écouté en jouant à Endless Legend (Les jeux Amplitude, c'est bon, mangez-en).
Globalement, MLP a axé toute sa stratégie sur l'attaque contre Macron, jouant sur l'amalgame entre Macron candidat / Macron ex-ministre de Hollande, sans jamais dire ce qu'elle ferait elle ; le seul moment où il m'a semblé qu'elle exposait clairement ses idées, c'était sur l'Europe : il faut sortir de l'Union européenne et de l'euro, rétablir le franc, fermer les frontières, et ça va résorber le chômage, éradiquer le terrorisme et rendre la vue aux paralytiques. De son côté, Macron avait en-effet un côté très professoral, donnant parfois l'impression qu'il expliquait les choses de la vie à une déficiente intellectuelle.
Je ne pense cependant pas que ce débat aura une quelconque influence sur le scrutin de dimanche : les jeux sont déjà faits. Les lepénistes voteront pour MLP, les anti-lepénistes voteront pour Macron.
A titre personnel -genre, on a en quelque chose à foutre de mon opinion- je pense qu'accepter de débattre avec l'extrême-droite était une mauvaise idée. Ca aurait bien sûr fait hurler les trolls frontistes, mais le débat contribue à légitimer le FN. Le fait que MLP soit au second tour contribue à la légitimer. Les 40%, voire plus, qu'elle va faire dimanche vont la légitimer aussi. De toute façon, quoi que l'on fasse, le mal est déjà fait, et il est profond. Et ce ne sont pas 5 ans avec le professeur Macron qui vont arranger quoi que ce soit, bien au contraire.
Un prélude soft de ce que serait une France gérée par le FN et la police FN : le règne de l'arbitraire.
via https://www.seven-ash-street.fr/links/?YWfMYg
Vu sur Twitter le 18/04/2017 : cette compilation de sondages annonce un duel Macron / Le Pen.
Compte : https://twitter.com/NateSilver538/status/853998602754158592
C’est dans les petites communes, là où les difficultés sociales sont relativement moins fortes, que le FN fait ses meilleurs scores.
Obligé :
C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages,
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages,
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est d'être habités.
Et c'est d'être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts,
La race des chauvins, des porteurs de cocardes,
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part,
Les imbécil’s heureux qui sont nés quelque part.
Mais les lepénistes, voulant peut-être maladroitement préempter le souvenir gaulliste pour l'entre-deux-tours, rappellent ainsi à notre souvenir un homme-clef de cette période: Victor Barthélémy. Car la rafle du Vél d'Hiv ne fut pas faite que par la police française: cette dernière était aidée, les 16 et 17 juillet 1942, par plusieurs centaines d'hommes du Parti populaire français de Jacques Doriot, PPF dont Barthélémy était alors le numéro 2. Avant de devenir, trente ans plus tard, le numéro deux du Front national.
Des preuves formelles d'accointances entre le FN et la police.
Charmant.
Je ne sais pas si je dois être triste ou gêné pour lui. Je trouve son rôle de pantin-faire valoir assez pitoyable en fait.
Que j'aime le titre de cet article. Et comme je déteste profondément tous les autres, qui ont écrit, entre dux virgules, que MLP serait au second tour comme si cela était une vérité scientifique.
On en parlait un peu plus tôt dans ce live : ce matin Gilbert Collard (photo AFP) a tranquillou expliqué à un journaliste qu'il le prenait pour un con. Ce qu'on avait manqué en revanche, c'est que dans la même interview, le député FN assure être sur écoute. La preuve ? «Je le sais parce que mon téléphone, de temps en temps, se déclenche tout seul et me dit. "Répétez ce que vous venez de dire ?" Bon, je vois pas comment le téléphone pourrait se déclencher tout seul.» Donc, si Gilbert Collard nous lit : M. Collard, connaissez-vous Siri, l'assistant vocal de l'iPhone ?
et le fameux passage donc :
«Je vous prends pour un con».
Comme ça c'est dit. Le député Gilbert Collard, interrogé par un journaliste sur Radio classique à propos d'un passage du livre Bienvenue place Beauvau, affirmant que la patron du Raid avait été démarché par l'ex-avocat rallié au FN pour offrir ses services au parti d'extrême droite, a eu le mérite de l'honnêteté. Comme l'a repéré le Lab, après avoir affirmé qu'il ne connaissait pas Christian Lambert, à la tête du Raid, alors que le journaliste l'interrompait d'un «excusez-moi, mais...», le député a franchement répondu : «Je vous prends pour un con, tout à fait». Et ça continue : «Vous me prenez pour un con ?»
- «Oui oui, tout à fait»
- «Donc vous le connaissez très bien ?»
- «Pas du tout.»
La rédaction de Mediapart s’est mobilisée pour évaluer et démonter le programme du Front national. Mesure par mesure, nous vous présentons en dix-sept fiches la vraie nature du projet de Marine Le Pen.
Et c'est en accès libre.
Pas bon ça :(
On dirait bien qu'on se dirige vers un second tour Le Pen / Macron.

François Fillon :
"J'exècre tous les racismes, dont le racisme anti-Français"
Purée, mais on va où là ?
«Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’Etat, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales, car elles sont totalement illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote.»
C'est toujours intéressant quand MLP tombe le masque. Flippant, mais intéressant.
Plus je la regarde, plus j'ai l'impression que l'effet du polyynectar va bientôt se dissiper et que Jean-Marie ne va plus pouvoir se dissimuler bien longtemps...
Oh bravo France Télé. Le côté "les fafs parlent aux fafs" c'est très réussi. Vous nous dites si on est de trop, d'accord ? (c'est purement métaphorique car je ne regarde pas la télévision, et surtout pas les émissions politiques).
14 municipalités françaises sont dirigées par le Front national aujourd'hui, et le bilan de l'action politique du parti d'extrême droite n'est pas encore effectué, mais la stratégie de sa présidente est clairement établie : démontrer que son parti est parfaitement en mesure de gouverner… grâce au bilan de son action locale.
La fuite d'élus en cours n'est donc pas faite pour conforter ce discours du parti "aux mains propres, qui ne s'entre-déchire pas et sait agir au plus près des besoins des gens" que le FN — par la voix de Marine Le Pen — tente d'imposer.
Le FN, premier parti de France... en nombre de démissions d'élus. Arf.
Pourquoi le FN ne surfe pas sur la polémique autour de Pénélope Fillon ?
TL;DR : parce qu'il fait exactement pareil.
Le service antifraude européen (Olaf), a demandé à Marine Le Pen et son père Jean-Marie de rembourser respectivement 340.000 et 320.000 euros pour couvrir les salaires de leurs assistants parlementaires dont les preuves de travail au sein de l'institution européenne sont jugés insuffisantes. Bruno Gollnisch a également été sommé de rembourser la somme de 380.000 euros pour des faits similaires.
[...]
Autre malaise pouvant gêner une offensive du Front national sur le "PénélopeGate", le fait que Marine Le Pen avait elle aussi embauché Louis Aliot, son compagnon, sur les deniers du contribuable européen
Voir aussi : https://twitter.com/JSLefebvre/status/826740280078565377