Dans un article publié sur le site The Dissolve, Tasha Robinson utilise l’expression « Trinity Syndrome » pour désigner le trope consistant à introduire un personnage féminin particulièrement compétent et intéressant, pour finalement le réduire à la fonction de bras droit du héros masculin.
On peut résumer en une phrase l’idée sexiste véhiculée par ce trope : une femme a beau être extraordinairement compétente, intelligente, forte, etc., elle sera toujours moins digne d’intérêt qu’un homme. En effet, ces films opposent le plus souvent un homme ordinaire à une femme extraordinaire, pour finalement faire de l’homme le héros de l’histoire.
Explication en BD du "syndrome Trinity" : http://www.mirionmalle.com/2015/06/les-personnages-feminins-forts-bagarre.html
Triste jour que celui-ci. En confirmant l’arrivée d’un cinquième épisode d’Indiana Jones, Disney vient de lancer une vague de dépression sur la planète Terre en rappelant qu’il existait un quatrième épisode.
Tout est dit.
Mais s’en tenir là, c’est oublier que l’enfer raciste est pavé de bonnes intentions. Que c’est même le propre du racisme dans une société dite colorblind que d’avancer sous un masque humaniste et généreux. Derrière sa visée réconciliatrice et sa forme « grand public », le message délivré par La Vache est on ne peut plus sérieux. Et dangereux.
Ainsi, Jane et John qui sont la même personne à des âges différents ont pour enfant elle-même.
Kill the logic.
Dans le genre qui retourne bien le cerveau, il y a:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Timecrimes_%28film,_2007%29
https://fr.wikipedia.org/wiki/Memento_%28film%29
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=224546.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mr._Nobody_%28film%29
Vu dans le shaare précédent : les films qui passent le test de Bechdel.
Rappel : ce n'est pas parce qu'un film passe le test qu'il ne véhicule pas un message sexiste ; et inversement, ce n'est pas parce qu'un film ne répond pas aux critères du test qu'il est sexiste.
Nous avons ce film en DVD hier soir, et j'ai eu du mal à accrocher.
En fait, j'ai accroché au dernier 1/3 seulement.
Le pitch ? Le jeune Shakespeare doit écrire une pièce pour le théâtre qui l'emploie (en gros) ; il croise une fille de la haute (Gwyneth Paltrow), ils tombent amoureux (ben oui, ils se sont vus 3 secondes, et paf, c'est l'amour fou). Bieeeeen évidemment, elle est promise en mariage à un affreux lord désargenté (le fameux contrat un blason contre du pognon). Elle s'engage dans la troupe déguisée en homme et baise avec le grand poète national entre deux répétitions. A la fin, elle se marie, s'en va aux Amériques et tout le monde est triste.
Ce qui m'a chagriné c'est que TOUS les personnages sont de gros teubê. Le déguisement en homme de la fille ? Ben elle s'est collé une fausse moustache blonde ! Genre Clarck Kent/Superman : tadaaam, j'enlève mes lunettes et personne me reconnait. Mais avec une moustache. Même Shakespeare ne la reconnait pas ! Il faut que quelqu'un le lui dise pour qu'il en prenne conscience. RI-DI-CU-LE.
J'ai bien aimé la fin, qui fait coïncider l'intrigue de Roméo et Juliette (la pièce que Shakespeare est en train de monter) avec les amours interdites de Shakespeare et de Gwyneth Paltrow. Mais c'est vraiment la seule partie bien pensée du film, l'histoire de déguisement idiot m'a vraiment empêcher d'adhérer au reste de l'histoire.
Au passage, la mort de Marlowe relatée dans le film est conforme à la réalité, en tout cas à son mystère : https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Marlowe#Mort
Sinon, ce film m'a fait repenser au Molière de Romain Duris (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article227 - J'ai écrit ce texte il y a 9 ans déjà ? omondieu) : on retrouve la figure du "grand poète/dramaturge/en tout cas tout le monde le connait" dans sa jeunesse, et qui s'inspirera par la suite de ce qu'il a vécu pour y puiser la matière première de son œuvre, pour ne pas dire toute son inspiration.
C'est assez gênent je trouve, de réduire la création artistique à "j'ai vécu des trucs, je les raconte"
L'ensemble des films de Tarantino font partie du même univers ; certains sont même des fictions à l'intérieur de la fiction. Ce que je trouve fort, c'est que Uma Thurman dans Pulp fiction raconte des éléments de Kill Bill dans lequel elle jouera... 9 ans plus tard :O
Hey, pas mal. J'en avais repéré quelques unes, mais j'étais loin d'avoir tout vu.
Les références à Star Wars sont nombreuses. Coïncidence ? ^^
Tiens, j'ai trouvé l'autre critique de la galaxie qui trouve Star Wars VII est peut-être décevant. Espérons que les épisodes VIII et IX lui donneront tort sinon... on se sera tous bien fait baiser.
Il ouvre son propos à l'ensemble des films de SF sorti récemment, et il faut dire qu'on ne peut pas lui donner tort :
"Lucas a été très critiqué, voire franchement moqué, pour les nouveaux éléments qu’il a introduits dans sa propre saga avec la deuxième trilogie, mais ce sont en réalité ses limites en tant que réalisateur qui ont plombé ces films, ce dont lui-même est conscient. En son absence, Abrams a refait Star Wars. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour la science-fiction, à une époque où tout n’est plus qu’auto-citation, suites sans fin, et univers partagés entre franchises pour réaliser des économies d’échelle."
=> il cite ensuite Jurassic Worls, et Mad Max, à chaque fois 4ème épisode d'une recette éprouvée...
A l’inverse, les vraies prises de risques se sont vautrées : "Pensez maintenant aux films de science-fiction qui n’ont pas marché cette année, notamment à Jupiter Ascending ou au Tomorrowland de Disney. Tous deux disposaient de budgets conséquents, et tous deux étaient des films originaux, inventifs, et donc assez risqués. Les deux se sont plus ou moins plantés ; enfin, Jupiter Ascending s’est sérieusement planté. C’est dû en partie au fait que ce n’étaient pas de très bons films – mais Jurassic World non plus."
Le CiNéMa club propose toutes les semaines un film à voir en streaming, gratuitement. N'attendez pas des blockbusters, plutôt des "pépites".
(Découvert via http://www.franceculture.fr/emission-la-revue-des-images-d-helene-delye-pepites-du-cinema-independant-et-recommandations-de-cine)
ATTENTION GROS SPOILER !
Vous voilà prévenus.
La nouvelle sortie de Blade Runner ne passe pas à Dijon :(
Aaaaah oui, je l'avais découvert... au moment de sa mort : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?Z6ePgg
C'est vrai que le sexe est omniprésent dans son travail ; bon ça va, ce n'est pas moi le pervers ^^
"Le problème majeur de ce film est qu’il repose sur la même idée que 50 Shades of Grey et de nombreux films pornographiques : si on pousse une femme à faire des actes sexuels contre son consentement/son désir, elle finira par aimer ça, voire par tomber amoureuse."
Infographie sur l'ordre des films de l'univers Marvel.
Gnnnnn. C'est trop compliqué.
via http://daniel.gorgones.net/shaarli/?My9jKA
Le cinéma "populaire" est ouvert à l'interprétation, et on peut y trouver moults messages contestataires ; quand ces films sont victimes de remake, toute forme de contestation disparait. Pire, le message véhiculé par le nouveau film est bien souvent l'exact opposé de celui du film d'origine.