Nous avons ce film en DVD hier soir, et j'ai eu du mal à accrocher.
En fait, j'ai accroché au dernier 1/3 seulement.
Le pitch ? Le jeune Shakespeare doit écrire une pièce pour le théâtre qui l'emploie (en gros) ; il croise une fille de la haute (Gwyneth Paltrow), ils tombent amoureux (ben oui, ils se sont vus 3 secondes, et paf, c'est l'amour fou). Bieeeeen évidemment, elle est promise en mariage à un affreux lord désargenté (le fameux contrat un blason contre du pognon). Elle s'engage dans la troupe déguisée en homme et baise avec le grand poète national entre deux répétitions. A la fin, elle se marie, s'en va aux Amériques et tout le monde est triste.
Ce qui m'a chagriné c'est que TOUS les personnages sont de gros teubê. Le déguisement en homme de la fille ? Ben elle s'est collé une fausse moustache blonde ! Genre Clarck Kent/Superman : tadaaam, j'enlève mes lunettes et personne me reconnait. Mais avec une moustache. Même Shakespeare ne la reconnait pas ! Il faut que quelqu'un le lui dise pour qu'il en prenne conscience. RI-DI-CU-LE.
J'ai bien aimé la fin, qui fait coïncider l'intrigue de Roméo et Juliette (la pièce que Shakespeare est en train de monter) avec les amours interdites de Shakespeare et de Gwyneth Paltrow. Mais c'est vraiment la seule partie bien pensée du film, l'histoire de déguisement idiot m'a vraiment empêcher d'adhérer au reste de l'histoire.
Au passage, la mort de Marlowe relatée dans le film est conforme à la réalité, en tout cas à son mystère :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Marlowe#Mort
Sinon, ce film m'a fait repenser au *Molière* de Romain Duris (Cf.
http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article227 - J'ai écrit ce texte il y a 9 ans déjà ? **omondieu**) : on retrouve la figure du "grand poète/dramaturge/en tout cas tout le monde le connait" dans sa jeunesse, et qui s'inspirera par la suite de ce qu'il a vécu pour y puiser la matière première de son œuvre, pour ne pas dire toute son inspiration.
C'est assez gênent je trouve, de réduire la création artistique à "j'ai vécu des trucs, je les raconte"