Je tombe là dessus via Marc et, a priori, je pense qu'il faut en prendre et en laisser dans ce genre d'article. D'abord parce qu'on met complaisamment en avant les grosses fautes, les cuirs, les inexactitudes et autres manques de culture générale, comme si c'était la norme ou la majorité : on voudrait bien avoir soit des statistiques, soit le rapport complet. Là, c'est juste pour défendre UN point de vue, à savoir que (je caricature un peu) : le niveau de nos enfants baisse parce que celui des nouveaux profs n'est pas bien haut.
D'autre part, et ce constat n'est que le corollaire du précédent, Marianne est a minima un journal conservateur. En tant que tel, c'est plutôt attendu de sa part de faire un énième article sur "le niveau baisse" et "les profs sont tous des cons regardez les résultats des concours" ; par-ailleurs, en tant que tel il défend donc une vision "élitiste" de la culture, avec des valeurs culturelles valorisées et d'autres méprisées. Victor Hugo plutôt que Disney, la littérature "de qualité" plutôt que Marvel.
Je ne dis pas qu'il faut jeter la littérature classique, les grands films... mais il ne faut pas mépriser le reste. Avec le mépris, vous ne gagnerez aucun nouveau lecteur, spectateur... pour le contenu dit "de qualité" (putain, on dirait qu'on parle de jambon), et vous perdrez aussi les autres, qui regardent Marvel, Netflix et Disney.
De la Guerre d'Algérie jusqu'à Abou Ghraib, je crois qu'on a pas trop de leçons de morale à donner à la Russie pour le coup...
Ce que je trouve vraiment effrayant dans cet article, outre l'aveu implicite de l'utilisation, si ce n'est de la torture, du moins de la violence (toujours au nom de l'intérêt général, mais de fait pour protéger le pouvoir en place, quel qu'il soit), c'est l'acceptation relativement global de la torture par la population, du moment que c'est présenté comme défendant une cause juste : lutte contre le terrorisme, etc.
Alors que l'Assemblée nationale examine, à partir de mercredi, une proposition de loi visant à sanctionner les discriminations capillaires au travail
Purée, mais c'est à ce point ? C'est bien ça le problème avec le racisme : quand on en est pas soi-même victime, on a du mal à imaginer jusqu'où ça va.
La V1 de Planet Crafter sortira le 10 avril !
Avec pas mal de nouveautés intéressantes :
Cependant, Eric Vuillard a souhaité attirer notre regard sur les financiers qui tirent profit de la guerre. L’Indochine, colonisée au XIXème siècle, dispose d’importantes plantations d’hévéa (ingrédient essentiel du caoutchouc), mais aussi de riz ou de ver à soie. Ainsi, pendant que les soldats français se font massacrer dans la jungle, les investisseurs de la Banque privée française d’Indochine en profitent pour spéculer sur la défaite en rapatriant les avoirs, pour s’enrichir grâce à l’effort de guerre. D’un ton inspirant désillusion, dégoût et ironie, Eric Vuillard raconte les collusions politiques d’une Quatrième République chancelante, mais aussi les sabrages de champagne des investisseurs devant les dividendes qui explosent d’année en année malgré la défaite imminente des armées françaises. Cette situation hallucinante est également mise en scène par Pierre Lemaitre dans son roman Le Grand Monde qui situe une partie de son action en Indochine.
Je n'aurais qu'un reproche à faire cet article : ce livre d'Eric Vuillard, comme la plupart de ses livres d'ailleurs, est plutôt un récit qu'un roman. Il donne à voir, c'est à peine s'il comble certains vides : tout est vrai. J'ai lu celui-ci sur la guerre d'Indochine, et l'article que je cite retranscrit bien le cynisme qui transpire de toute cette catastrophe. Colonialisme et recherche effrénée du profit, racisme, incompétence crasse de militaires qui n'ont pas gagné une seule guerre depuis Napoléon... franchement, c'est à lire si vous ne connaissez rien à la guerre d’Indochine, car c'est un condensé de cette période, qui se lit de fait comme un roman.
Du même genre et du même auteur, je ne saurais trop vous conseiller de lire Congo et L'ordre du jour, le premier sur le Congo du temps ou il était la propriété personnelle du roi des belges -et c'est aussi atroce que ce que vous imaginez- et le second s'articulant en deux parties, juste avant la prise de pouvoir par les nazis et juste après la chute du Troisième Reich ; le récit montre comment le monde des affaires a soutenu Hitler, comment les industriels ont utilisé les déportés comme main d’œuvre (on le voit aussi dans Les Bienveillantes de Littell),comment les autrichiens ont accueillis les nazis à bras ouverts en 1938, comment les européens ont laissé faire... Je crois que c'est dans ce livre qu'il y a une phrase terrible, il me semble que c'est un témoignage lors du procès de Nuremberg, où je ne sais plus quel dignitaire nazi explique qu'ils avaient très peur d'être écrasés à ce moment là car il étaient vulnérables.
Bah du moment qu'ils ne reprennent pas Casey Hudson (aka "Coucou, j'ai saboté Mass Effect 3, tu veux m'embaucher ?"), ça me va.
Le mec est le sosie de Jeff Moreau (aka Joker), quoi de plus normal qu'il bosse sur Mass Effect ?
Sur la première minute, une foule de soldats en armure médiévale se tabassent dans la gadoue à coups d'armes blanches. Classique, on s'attend donc à ce que Kingmakers soit un jeu à la Total War. Et v'là-t'y pas qu'un type débaroule au volant d'un pick-up pour rouler joyeusement sur cette piétaille moyenâgeuse. Il sort du véhicule, aligne tout ce qui bouge à la Kalachnikov, tandis qu'un sniper dégomme des chevaliers à la lunette ×16. Pour terminer, un hélicoptère de combat AH-64 ravage les derniers survivants d'une salve de roquettes explosives.
C'est bon ! Tu me l'as vendu !
J'ai (enfin) lu Annie Ernaux.
Ça vaut le coup (sauf si vous êtes de droite).
Certains experts médicaux font l'hypothèse que cette flambée d'infections causées par la bactérie est due à une baisse de l'immunité collective après l'épisode du Covid-19. "Durant la pandémie, la circulation des maladies infectieuses a été freinée par les mesures sanitaires mises en place à travers le monde", explique Masahiro Kami, médecin et président du Centre de recherche sur la gouvernance médicale sur le site Toyo Keizai. "Cela a entraîné une baisse du nombre de personnes dotées de protection immunitaire, et donné lieu à des pics d'infections ces derniers temps".
Dans le quotidien britannique The Guardian, Ken Kikuchi, professeur de maladies infectieuses à la Tokyo Women's Medical University, pointe un facteur supplémentaire. "A mon avis, plus de 50% des Japonais ont été infectés par le Sars-CoV-2. L'état immunologique des personnes qui se sont remises du Covid-19 pourrait modifier leur sensibilité à certains micro-organismes", estime-t-il.
Le quotidien avait affiché sur sa une en date de jeudi, après la visite d'Emmanuel Macron, une photo avec la citation : "Il est parti et nous, on est toujours là." [NB : le "nous" étant les dealers]Un traitement éditorial qui a déplu en "haut lieu", selon les syndicats du quotidien.
J'en aurais des trucs à dire... mais pas le courage.
Après avoir "travaillé avec Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et François Fillon", l'essayiste a accepté de figurer en deuxième position sur la liste du RN pour les élections européennes de juin.
Allez, évacuons-les tout de suite : le sixième Elder Scrolls (probablement à Hammerfell, patrie des Redguards), rentré en prod’ juste après la sortie de Starfield l’an dernier et dont on ne saura rien avant de longues années. Le cinquième Mass Effect, en développement chez BioWare et dont on sait juste qu’il continuera à tourner autour des forces spéciales N7. Le quatrième The Witcher, dont le développement atteint sa vitesse de croisière cette année en Pologne, tandis qu’à Boston les équipes américaines de CD Projekt planchent depuis l’an dernier sur la suite de Cyberpunk 2077.
Tant de choses attendues en si peu de lignes...
Bon, il y a quand même pas mal d'autres RPG cools qui arrivent (et, j'avoue, The elder scrolls VI, depuis la "déconvenue" (je suis gentil) Starfield, je l'attend beaucoup, mais alors beaucoup moins : j'ai perdu la foi en Todd Howard).
Vu sur Mastodon (tag BG3) : le PDG de Larian fustige la "cupidité" des dirigeants des grosses boîtes de JV et des éditeurs, dont le seul objectif est "de doubler leurs revenus année après année"
la seule chose qui compte, ce sont les chiffres, et puis on licencie tout le monde et l'année suivante on se dit "merde, je n'ai plus de développeurs" et on recommence à embaucher des gens, puis on fait des acquisitions, puis on les remet dans la même boucle, et c'est tout simplement cassé...
Karlach répare, Karlach remplace.
J'ai ri. Beaucoup.
Et pour continuer mon entreprise de sape de votre volonté et vous pousser à l'acheter (on parle de Baldur's Gate 3 si vous n'aviez pas compris) :
Enfin, Baldur’s Gate 3 est le premier jeu de rôle depuis longtemps à toucher autant de gens en dehors des rôlistes : il s’est vendu à millions sur PC et consoles, il a eu droit à des papiers élogieux dans le New York Times et le Guardian et il a raflé vingt-six récompenses en tout, dont celle de jeu de l’année aux Game Awards. Il faut remonter dix ans en arrière, jusqu’à The Witcher 3, pour retrouver un tel engouement généralisé pour un RPG. Baldur’s Gate 3 a prouvé que le jeu de rôle à l’ancienne, s’il était bien fichu, pouvait intéresser le grand public ; que tout le monde, et pas seulement les vieux débris à barbe broussailleuse, pouvait se concentrer une heure sur un combat isométrique au tour par tour, rêver de monter un niveau et tomber amoureux d’un compagnon. Il a prouvé que le jeu de rôle était cool.
Via Brief.me :
La réduction des sucres ajoutés dans les aliments « fait partie des leviers majeurs » pour prévenir l’obésité et le diabète, écrit l’agence nationale de sécurité sanitaire Anses, un établissement public, dans une étude publiée hier. Après analyse de plus de 39 000 produits transformés, elle a constaté que 77 % contenaient « au moins un ingrédient sucrant ou un vecteur de goût sucré ». Si la part est évidemment à 100 % pour des produits comme les glaces et les confitures, elle demeure élevée pour des produits que l’Anses présente comme « à connotation plutôt salée », tels que la charcuterie et les plats cuisinés frais.
Oh putain ils ont tué le game.
=> un constructeur de maisons en bois qui s’appelle "BOA CONSTRUCTOR"
Sympa le site du Robert en ligne. Mais je ne comprend pas trop le modèle économique derrière : comment font-ils pour continuer à vendre des dictionnaires si tout est gratuitement en ligne ?
Dans son rapport de résultats financiers du troisième trimestre 2023, dévoilé le 25 octobre, Meta indique une perte énorme de 3,74 milliards de dollars (environ 3,52 milliards d'euros). Et ce, uniquement pour sa division Reality Labs, chargée de développer le métavers et de produire du matériel de réalité augmentée et réalité virtuelle.
Pire, l'unité de recherche et de développement aurait été responsable d'une perte cumulée de 21,3 milliards de dollars (près de 20,07 milliards d'euros) en un an, selon le rapport de résultats du deuxième trimestre. Et on ne voit pas vraiment comment Meta pourrait inverser la tendance.
C'est quand même beau (non) d'avoir autant d'argent à perdre.
Le problème, le grand problème, c’est que chaque acteur clé d’une régulation possible “du” numérique tient une position ambivalente, à commencer par l’État qui se pignole de vidéo-surveillance et se shoote aux drones tout en continuant de penser la fracture numérique en termes d’équipement (ordinateurs et tablettes) pour mieux s’exonérer de remplir sa part d’un contrat social dans lequel le devoir de mettre à disposition (des services publics notamment) s’est réduit à la possibilité de mettre à distance (mise à distance le plus souvent médiée par des acteurs qui n’ont plus grand chose de public).
Indéniablement pourtant, et c’est là le (seul) point sur lequel Najat Vallaud-Belkacem à raison, il faudra que des choses changent. Même si à titre personnel j’ai l’intime conviction que d’autres urgences vont faire de nos pollutions, obésités, fatigues et autres fractures numériques des problèmes tout à fait anecdotiques au regard des effondrements qui se profilent (climat, migrations, alimentation, accès à l’eau), il nous faut, pour le numérique aussi, nous inscrire dans des routines qui ont davantage à voir avec la frugalité qu’avec l’abondance, avec la retenue qu’avec le flux continu, avec l’interopérabilité qu’avec la multimodalité, avec la low-tech qu’avec la high-tech.
via Seb encore