A chaque quête secondaire que je commence, je décroche de l'histoire principale.
C'est exactement ça. Et déjà qu'elle n'est pas bien consistante, l'histoire principale...
Je vais dire une banalité, mais je suis en train d'écouter un nouveau podcast (HBGD), consacré à la question du scénario dans un jeu vidéo ; on ressent très fort l'amertume du type qui a participé à la rédaction des 1500 pages (si, si) de la "bible" de Remember me et dont le jeu final a conservé... rien. Et c'est là que j'ai eu cette révélation qui a bouleversé ma vie : un jeu vidéo, ce n'est pas un produit culturel. C'est un produit industriel. Fou hein ? De fait, quand Sony, puis Capcom dans le cas du jeu en question demandent "je veux un jeu avec plus d'actions, tu t'arranges pour mettre des combats", ben tu fous ton travail à la poubelle si ça ne colle pas. C'est celui qui paie qui décide.
Et pourquoi ? Parce que "celui qui paie" croit que ça plaira mieux aux joueurs d'avoir un mâle blanc comme héros plutôt qu'une femme noire, parce qu'il croit qu'il faut des scènes d'actions ratées plutôt que pas de scènes d'actions du tout pour faire un bon jeu, etc.
Après, pour en revenir à ce Deus Ex, je n'ai pas encore retrouvé le voyage rapide "à la Skyrim" ^^
Dans Skyrim, le voyage rapide a été critiqué car... trop rapide, il tue l'immersion. Tu cliques sur ta carte, et tu te retrouves à l'autre bout du monde connu. C'est nul, mais tu n'es pas obligé de t'en servir, tu peux encore faire le voyage à pied ou à pattes.
Dans Mankind divided, ils ont inventé... le voyage rapide lent ! Tu DOIS prendre le métro pour te rendre d'un quartier à l'autre de la ville (ce n'est pas idiot en soi, tout faire à pied aurait donné l'impression d'une toute petite ville), mais c'est tout le temps le MÊME métro, avec les MÊMES personnes à l'intérieur, et c'est long, c'est long... A ce niveau de nullité, un écran de chargement "normal" avec trois lignes de blabla serait presque mieux passé.
Très bon ça ^^

Au-delà de ça, ce qui déçoit, c’est l’incapacité de Deus Ex à réfléchir ce qu’il raconte. Bien sûr, c’est le cas de l’immense majorité des blockbusters, mais le constat est plus déprimant quand on s’appelle Deus Ex et que l’on s’inscrit dans l’héritage d’un jeu fondateur qui, dès 2000, annonçait pêle-mêle la parano ambiante post 11-Septembre, la psychose terroriste, Occupy Wall Street, le programme de Bernie Sanders et diverses problématiques transhumanistes. Deus Ex Mankind Divided, lui, se refuse à nous parler de demain pour mieux nous décrire l’aujourd’hui. Les augmentés reclus dans des ghettos, les contrôles au faciès, les affiches « Augmented lives matter » dans le métro… Evidemment, tout cela fait écho à l’actualité. Si Mankind Divided reste, ce sera, au mieux, comme un témoin de son époque davantage que comme une œuvre prémonitoire. Au pire, comme un bon jeu.
On n’a pas aimé :
- Adam Jensen au bout du rouleau
- Un jeu qui brasse des thèmes passionnants et n’en fait rien
- La VF très inégale et les dialogues assez médiocres
Y'a de ça. Quand je relis les commentaires extrêmement positifs d'autres sites (Gamekult par exemple), je me demande si on a bien joué au même jeu :/
Un Dungeon keeper-like gratuit pour encore un jour sur le Humble store.
Tiens, je voulais vous dire deux mots sur le dernier Deus Ex : Suis. Déçu.
Voilà, ça fait deux mots.
Bon, on va essayer de faire un peu plus que deux mots du coup, même si ce ne sera qu'un ressenti forcément subjectif.
Déjà, il y a un détail qui m'a frappé (aïe) il y a quelques jours : je regardais mes temps de jeu sur mon profil Steam (pitié, dites moi que je ne suis pas le seul névrosé à faire ça), et je me suis rendu compte que j'avais exactement le même temps pour Dishonored et pour Deus Ex Mankind divided, à savoir 26 heures. Sauf qu'en 26 heures, j'avais fini Dishonored et commencé une nouvelle partie, tandis qu'en 26 heures de DEMD, je ne faisais que commencer. (J'ai passé + de 50 heures sur Human Revolution...). Le problème, c'est que je garde de mes 26 heures de Dishonored un souvenir qui n'est pas proportionnel au temps passé ; j'ai l'impression d'avoir vécu beaucoup de choses, pendant ces 26 heures là.
En 26 heures de DEMD, je me suis emmerdé :O
Une (trop) grande partie du jeu tourne autour d'un hub : la ville de Prague, où l'on revient systématiquement quel que soit l'endroit où le jeu nous envoie (là où Human Revolution proposait 3 ou 4 grands découpages dans son scénario) et où on passe son temps à faire les courses pour les uns et les autres. A enchaîner les missions secondaires pendant des dizaines d'heures, on perd quand même vachement le souffle épique. C'est bien simple, ce n'est plus Deus Ex, c'est FedEx... Du coup, j'en suis rendu à accepter les missions à la chaîne pour m'en débarrasser. Des mafieux me demandent d'aller kidnapper un mec, ouais, ouais, j'y vais, pas la peine de m'expliquer pourquoi, je sais que je suis juste là pour ça. Et pour ce qui est de l'intrigue générale, pfff... j'espère encore être un peu surpris, mais pour le moment c'est tellement cousu de fil blanc que c'est à se demander s'ils ne l'ont pas fait exprès.
Les développeurs ont trouvé un super truc pour camoufler leurs temps de chargement apoplectiques : ils te foutent dans un métro. Et c'est comme dans la vraie vie, t'es debout comme un con pendant un temps qui s'étire interminablement, à regarder 3 types qui font comme toi, se demander ce qu'ils sont venus foutre là. Même que quand tu reprendras le métro deux heures plus tard, ben ils seront encore là. Voilà des PNJ bien constants.
Le gameplay est la seule chose qui sauve un peu ce jeu : on est dans un Deus Ex, on peut donc se greffer des lames à la place des bras, des yeux télescopiques à la Tex Avery ou des oreilles qui filtrent Céline Dion, c'est super. Sauf que niveau infiltration c'est pas tout à fait ça. En gros, on a le choix entre passer par la porte OU le conduit d'aération. Le FAMEUX CONDUIT que même Teddy Rinner il passe debout dedans tu vois ?!? Et le truc qui tue : il y a (au moins) 15 ans, dès le premier Splinter Cell, on pouvait porter les cadavres sur son dos, le gros truc de ouf. Histoire de les cacher dans un coin sombre. Ben là Adam "souleveur de frigos" Jensen, il est tout juste capable de les traîner par terre. E pour saisir, ZSQD pour se déplacer, C'EST TROP PRATIQUE, MERCY.
Sinon, il est bien ce jeu, achetez-le les yeux fermés.
Sinon vous verriez les textures dégueulasses, les miroirs qui ne reflètent rien...
...
Bon, je suis un peu dur. Il y a vraiment des moments sympas, le gameplay avec les extensions est vraiment bien, mais PUNAISE, c'est largement en-dessous de Human Revolution. Et les moments où l'on se sent enfin porté par l'intrigue et on fait un truc un peu cool sont trop rares et noyés au milieu du reste, et du coup, on ne se souviens que des passages où l'on s'est fait chier. C'est dommage.
Visiblement victime d’expériences qui lui ont coûté la mémoire, le docteur Morgan Yu se réveille à bord de Talos-1, tombée entre les pattes d’aliens polymorphes plutôt mal intentionnés. Pour éviter que la contamination ne s’étende à la Terre et n’éradique l’humanité, Yu doit détruire la station spatiale, au détriment de sa vie et de celle de ses coéquipiers. C’est un héros, mais aussi une proie : les aliens, redoutables, sont beaucoup trop rapides ou beaucoup trop puissants pour lui. Alors il ruse, les paralyse avec un pistolet à colle, les affaiblit d’une grenade bien placée – ou, idéalement, les contourne.
Laissez-moi deviner : ça ne finit pas bien.
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Hop, je vous shaare ça très vite entre deux autres trucs parce que cet article présente fort bien le jeu en question, et sa resucée gratuito-marketée, Expandabros.
J'ai lancé Expandabros hier soir, dans un moment de flemme où je n'avais pas envie de jouer à un jeu "qui fait réfléchir". Eh ben j'ai pas été déçu. Faut pas réfléchir, faut tout péter et c'est très fun. J'y ai passé 50 minutes sans m'en rendre compte :O
Je crois bien qu'Expandabros est toujours gratuit sur Steam, profitez en, c'est encore plus drôle que Serious Sam.
J'ai téléchargé la démo de Dishonored 2.
Le verdict est sans appel : mon PC est à bout de course.
Le jeu m'a mis d'office tous les réglages graphiques sur plus bas niveau possible, et ça rame encore. Dans les passages en intérieur, c'est jouable, mais dès qu'on passe dehors, je me déplace comme englué dans la mélasse. Par curiosité, j'ai mis pendant quelques minutes le réglage des textures sur qualité "ultra" : c'est somptueux. Evidemment. Bref, en ce qui me concerne, je ne vois pas la nécessité d'acheter, même à 25€, un jeu auquel je pourrais peut-être jouer en qualité "moins bien que dégueulasse", fenêtré, résolution 1024 x 768 ^^
Sinon, pour ce que j'en ai vu, le jeu parait bien, et la démo ne se fout pas de notre gueule : 3 niveaux complets à explorer, avec tuos les objectifs secondaires, ça peut déjà permettre de passer pas mal de temps.
En terme de possibilités d'approches d'un objectif, il semble tenir davantage ses promesses que le dernier Deus Ex par exemple, où les choix se résument bien souvent à "emprunter le couloir OU passer par la gaine d'aération ?" (j'y reviendrai peut-être plus tard). Il est aussi très riche en détails, en "trucs" annexes et chronophages : on retrouve le même coeur-qui-parle que dans l'épisode précédent, là encore cadeau de l'Outsider, qui permet de localiser les runes et les charmes d'os. Dès les premiers pas dans le deuxième niveau, on se rend compte qu'il y en a des dizaines, d'accès rarement commode, promettant de longues heures de recherches.
Pour ce qui est du gameplay en tant que tel, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de tester, le moindre affrontement se transformant, vu les performances de ma bécane, en séance de boucherie au pistolet (oui, les pistolets dans Dishonord 2 tirent des patates capables de mettre à terre deux ennemis d'un coup). Du coup, je ne peux rien dire des combats, ni de ce "gameplay émergent" qu'on nous a tant vanté. Je rappelle juste au passage que dans son test, Gamekult pointait des problèmes liés à une IA aux réactions jamais identiques (même en refaisant 15 fois le même passage, les réactions étaient différentes) ; je ne sais pas si cela a été corrigé.
Les grosses ficelles du scénario n'ont pas beaucoup évoluées depuis le jeu précédent : la peste dans le 1er, les mouches de sang dans celui-ci, et selon que vous opterez pour l'orientation chaos faible ou chaos élevé, le nombre de pestiférés / morts par mouches de sang augmentera. Pour le reste, c'est peu ou prou la même histoire : complot, recherche et punition des commanditaires, retour le trône du pouvoir légitime.
Remarque au passage : et il n'est pas question de s'intéresser à la question de savoir si Emily Kaldwin est une bonne imératrice ou pas. C'est elle l'impératrice légitime, donc elle doit retruover son trône, c'est tout. Pourtant, quand on voit l'état de corruption de la province de Karnaca où se déroule 90% du jeu, on se dit qu'elle ne devait pas faire du si bon boulot que ça, trop occupée sans doute à retrouver son amoureux secret (c'est mignoooon) et à suivre les leçons de son popa Corvo (car oui, pour ceusses qui n'auraient pas encore compris, Corvo est le père d'Emily, genre son s'en doutait absolument pas dans le jeu précédent)
Conclusion : si vous avez une grosse config, allez y ! Mais faites la démo avant et attendez quand même les soldes.
Galactic Civilizations Ultimate Edition gratuit sur Humble Bundle.
Hop hop hop, on se dépêche.
Le premier bar gaming consacré aux sports électroniques ouvrira à Dijon le 29 avril prochain au 53 de la rue Devosge à Dijon. Baptisé le Meltdown, l'établissement proposera des boissons mais aussi deux espaces pour s'affronter entre amis : un avec des consoles de jeux et le second accueillera des ordinateurs.
Le bar à thème, ouvert du mardi au dimanche de 18 heures à 2 heures, devrait proposer également la diffusion de compétitions de e-sports, organisées en local ou ailleurs dans le monde.
Les gérants attendent pour l'ouverture du lieu la présence de 400 personnes.
Sympa.
Un petit coup de retouche pour les yeux, et ce sera parfait.
Je pense détailler un peu plus mon avis dans un article beaucoup plus complet, mais je peux déjà vous dire que j'ai rage quit car j'en avais marre de me faire interrompre tous les 10m par un PNJ statique au regard vide qui me demande d'aller lui ramasser une connerie sur une autre planète. C'est simple en jouant à ce jeu j'ai l'impression de bosser, pas de jouer.
Du coup je ne vous recommande pas Mass Effect Andromeda. Si vous aimez les RPG, The Witcher 3 reste loin devant, à des années lumière même, c'est le cas de le dire.
Note pour plus tard : acheter The Witcher 3, pas Andromeda.
via Liandri
Encore une fois intéressant et argumenté.
Il faut croire qu’au XXIe siècle, la bonne maîtrise d’une langue dominante, d’une langue de référence, apparaît toujours, plus ou moins consciemment, comme ce qui doit distinguer l’homme civilisé du barbare.
[...]
Le jeu parvient à retranscrire le caractère fragile et transitoire de ces alliances, conclues et rompues au gré des circonstances. Il peut même simuler le phénomène de factions qui se mettent au service d’autres, via le mécanisme des États tributaires, admettant le fait qu’un empire est plus souvent un agglomérat d’entités diverses qu’une nation homogène sur le plan culturel. Une fois encore, on note donc une contradiction entre la communication du jeu, axée sur le choc des civilisations, et la réalité du gameplay, beaucoup plus nuancé.Une partie de la campagne promotionnelle de Total War : Attila ne semble ainsi pas croire en la capacité du jeu à convaincre par son seul gameplay, pourtant de qualité. Elle fait le choix du spectaculaire, véhiculant, via ses cinématiques, une représentation éculée d’Attila et de l’époque qui l’a vu naître, alors même que le contenu du titre prend soin de proposer une image, sinon exacte, du moins très honnête de la période.
Puisqu’il demeure toujours plus facile de vendre une idée ou un produit en confortant les préjugés de la cible, on attendra malheureusement encore longtemps avant de voir les grands studios de l’industrie du divertissement prendre le risque d’abandonner de si rentables poncifs.
via Riff
Chtite précision : leurs serveurs sont saturés.
C'est long. Très long. Rien que l'affichage du captcha sur la page de création de compte prend un temps conséquent => soyez patients.
Les Military Shooters semblent aujourd’hui pris au piège de leur propre réussite. L’idée, brillante à maints égards, de placer le gameplay à l’arrière-plan au profit d’une mise en scène hollywoodienne a attiré des millions de joueurs fidèles, réguliers et prêts à racheter un jeu au gameplay identique chaque année. Mais ce succès a, paradoxalement, placé les Military Shooters dans un marché de niche. Une grande niche, qui arrive encore à vendre 10 à 15 millions de copies par an, mais une niche tout de même. Ils ne peuvent plus réellement innover, au risque de s’aliéner leur audience fidèle, mais ne peuvent plus non plus rester tout à fait immobiles, au risque de disparaître.
Bonne analyse.
La liste des jeux Steam vraiment gratuits.
Pour quand vous aurez fini tous les autres =)
C'est tellement ça.
Pour rappel, Cf. ce que j'en disais dans cet article.
Car jouer à Mass Effect Andromeda, c'est aussi se confronter à une certaine défaite de l'imagination. Un jeu où des explorateurs fendent l'espace 600 ans durant, quittent littéralement notre galaxie, et tombent nez à nez avec des races humanoïdes arrivées à un stade d'évolution équivalent et organisées en groupes sociaux similaires. Où la technologie a évolué vers les mêmes objets, des flingues en forme de flingues, des gatling, des tourelles. Où l'on continuera à gérer les mêmes rancoeurs entre Krogans et Galariens qu'avant, si bien qu’on finit par se demander si l’Initiative a oublié de filtrer les crétins avant d’envoyer tout ce beau monde direction Andromède. Et où les seules traces d’indicible ont été laissées bien en évidence - avec le manuel - par une énième supercivilisation, marotte absolue de la première trilogie Mass Effect. "C'est l'anti-Torment !" ai-je un jour lâché tout haut. Et effectivement, ça fait beaucoup de fioul dépensé pour pas grand chose.
Et la phrase qui tue :
Mais il suffira de repenser à Garrus, Tali, Thane ou Samara pour ressentir un violent pincement au coeur, souvenir d’une époque où le Bioware originel savait chouchouter ses personnages.
Bref, je ne suis pas près de l'acheter. Ou peut-être à 5€.
De pire en pire :
On comprend dès les premières heures la faille qu’utilisera le gros vilain (totalement raté, au passage) pour prendre l’ascendant. Et le jeu n'essaie même pas de faire semblant de brouiller les pistes. Après tout, les trahisons et les négociations flingue à la main, c'était le style Shepard. Ici les gentils sont gentils, les méchants sont pas très gentils, chacun sait sur qui il doit tirer et la scène post-générique se vautre dans le plus gros cliché de l'histoire des scènes post-générique. C'est une histoire comme une bonne excuse pour faire pan-pan sur des xénos, avec ses beaux moments, mais qui ne réussit ni à chatouiller le cortex aux bons endroits, ni à convoquer l'esprit Mass Effect tel qu'on l'a connu. Ryder n’est pas Shepard, jusque dans cette partition timide et sans souffle, à des années-lumière des chefs-d’oeuvre d’élévation composés par Jack Wall et Sam Hulick pour la première trilogie.
Seul point positif : des combats plus dynamiques. C'est con, ce n'est pas pour ça que j'adorais Mass Effect :(