A l'Elysée, la nuit où « Closer » est paru
Un texte sur l'intimité du pouvoir, assez incroyable, où l'on voit bien que l'Elysée est une cour (façon Louis XIV), avec ses courtisans, ses favori(te)s, ses disgrâces... et le président/roi qui décide de tout, tout seul. A ses risques et périls parfois.
La fin de l'article est sidérante : "On ne sait jamais vraiment qui compte pour Hollande, qui sont ses amis ou pas. Ce soir, au restaurant, une vague inquiétude les étreint de l'avoir vu si neutre, auscultant les aspects techniques du scandale comme s'il s'agissait d'un dossier. « J'ai les nerfs tout à fait froids », avait lâché le chef de l'Etat à la télévision, il y a un peu moins d'un an. Aucun n'a oublié comment, après la victoire, il a abandonné le précieux François Rebsamen et presque oublié Stéphane Le Foll, l'homme qui l'avait accompagné durant sa traversée du désert. « C'est ta différence avec Mitterrand », lui avait lâché Rebsamen après avoir constaté qu'il n'était pas du gouvernement. Que veut dire « fidèle », « ami », « proche » pour le président ?" On se fout de la gueule de "Flamby", mais on perd un peu facilement de vue que ce mec est un animal à sang froid, sans remords ni scrupules... comme la plupart de ses congénères.
2014-02-21 - permalink -
-
http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/02/20/nuit-blanche-a-l-elysee_4369732_3208.html