L'autisme de Greta Thunberg, quand Pascal Bruckner le considère, est son voile, son gilet jaune, son étrangeté. Nous vivons un temps où, pour les vigies de l'ordre mental, l'étrangeté est une circonstance aggravante. Nous ne ferons plus, avec Foucault, l'éloge de la folie. Frileusement, avec Bruckner, on demandera à Greta de libérer l'espace, de retourner dans l'anormalité à laquelle elle appartient, discrète, cachée, et de ne pas se prendre pour une citoyenne du monde. Autiste, elle ne saurait être que tolérée; jeune, silencieuse, certainement pas écoutée. La réaction est cohérente: c'est sa force, n'est-ce-pas, quand le progressisme s'abîme en confusions.
Beau texte, via le Standblog de ce jour.
Je relève au passage les noms de quelques toxiques infréquentables : Pascal Bruckner donc, mais aussi Laurent Alexandre, Marc Reisinger et Isabelle Attard.
EDIT : oh, j'ai failli oublier ; à propos de "la juste mesure d'un Jean d'Ormesson", (re)lisez ceci s'il vous plait.