"La magie". Je suis d'accord avec l'ouvrier qui s'exprime : qu'elle aille travailler dans sa "magie" ne serait-ce qu'une heure, et on en reparle. Je me demande même si elle a jamais vraiment "travaillé" cette personne. Je veux dire, discuter dans des chaises rembourrées, avec croissants et café, de comment la pensée zen peut améliorer l'empathie au travail (je n'invente pas, j'ai vraiment vu passer ça), ce n'est pas du travail ça, c'est du pignolage.
Question (faussement) naïve : c'est vraiment le handicap le problème, ou la brutalité policière ordinaire ?
(via https://ecirtam.net/opennews/?eJuYrw)
Merci. Je suis grossièrement tombé dans le piège du biais de confirmation.
Après, il y a quand même largement plus d'hommes que de femmes dans les top streameurs Twitch, ou bien j'ai rien compris ?
Le rêve des nudistes qui savent pas où foutrent la monnaie quand ils vont acheter le pain.
Dans les deux derniers épisodes de «Squid Game», les couteaux utilisés par les concurrents sont des Laguiole, fabriqués par la Coutellerie Jean Néron à Chabreloche, près de Thiers (Puy-de-Dôme). Netflix Netflix Squid game Episode 8
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Depuis dimanche donc, l'affaire passionne les médias aux États-Unis, avec un développement inattendu, dans la presse conservatrice proche de la droite pro-Trump : Fox News et le New York Post par exemple voient dans la dérive des époux Toebbe la marque d'un grand complot ourdi par la gauche radicale et intersectionnelle... car sur des comptes de réseaux sociaux qu'ils pensent être ceux de Diana Toebbe, ils ont trouvé des messages favorables au mouvement Black Lives Matter ou encore des prises de positions féministes. Je vous laisse en tirer les conclusions qui s'imposent sur une grande conspiration sino-afro-woke qui menacerait l'Amérique et en voulant prendre le contrôle de ses sous-marins nucléaires...
Pas mieux.
En France, la campagne marketing a aussi battu des records. Le simple Tweet annonçant un magasin éphèmère Squid Game à Paris a été liké 43 000 fois. L’événement a suscité une forte affluence, provoquant une file d'attente interminable dans une petite rue et même une bagarre. Squid Game est interdit aux moins de 16 ans à cause de la violence de certaines scènes. Mais cela n’empeche pas les moins de 16 ans de tout savoir de Squid Game. Comme le raconte la revue l’ADN, “Sur Snapchat, réseau social plébiscité par les moins de 12 ans, un programme permet de vous déguiser en candidat et vous projette dans les scènes les plus connues de la série.”
Je dis un truc sur la démission parentale ou bien ?
Les origines du battle royal ne sont donc pas tant à chercher dans un roman japonais que dans les sports de combat, et plus spécifiquement dans la boxe. On retrouve d’ailleurs des traces de battle royal dès le XVIIIe siècle. Des publicités vantent alors des tournois de boxe auxquels souscrivent plusieurs participants, qui s’affrontent en même temps. Si les concurrents sont bel et bien des boxeurs, les règles de l’époque, qui autorisaient les mouvements de lutte, produisaient certainement des combats assez semblables aux matchs de catch actuels.
C'est fou ça.
Le problème, c'est que ça a vite viré au divertissement pour esclavagiste... et que a duré jusqu'au début des années 60.
En 1919, le Washington Herald publie un article intitulé “Negro Troopers enjoy battle-royal” dans lequel des engagés afro-américains s’affrontent les yeux bandés. Et le chanteur James Brown lui-même, figure du funk et de la soul music, raconte dans son autobiographie publiée en 1997, Le Parrain de la Soul, comment, alors qu’il était un adolescent, il avait été sélectionné par “des hommes blancs venus recruter des garçons noirs bagarreurs pour participer à des battle royal”. Le chanteur se souvient avoir participé à des combats où “on vous aveugle, vous attache une main derrière le dos, vous met un gant de boxe sur votre main libre, et on vous envoie sur un ring avec cinq autres gamins. Vous envoyez un coup à tout ce qui semble bouger, et le dernier encore debout à la fin est déclaré vainqueur”.
Les jeux qui mènent à la mort dans "Squid Game" sont des jeux qui n’ont pas de sens. La capacité des vainqueurs à gagner n’est ni extraordinaire ni essentielle d’après Antoine Coppola et c’est une métaphore de ce qu’il appelle le "nécro capitalisme" c’est-à-dire un capitalisme à la fois prédateur de la nature et des êtres humains. La Corée est un pays qui cultive la compétitivité à l'extrême. Ici c’est une compétitivité qui est vide de sens à travers des règles qui sont édictées par des personnages "VIP " intouchables et qui sont au-dessus de tout ça. Cette simplicité enfantine correspond aussi à la réalité de la société coréenne.
Quand tu es arabe [égyptien] ET victime ET blessé lors d'un attentat, la police commence par te prendre pour un terroriste. Normal.
Je vais être sincère. J'admire sincèrement le courage de ces types, prêt à donner leur vie pour sauver des inconnus. Ce que je ne comprends pas en revanche, et ça aussi, c'est dans les tripes, c'est comment une même profession peut-elle abriter des héros et des ordures tabassant des manifestants, voire des badauds qui avaient juste le tort d'être là au mauvais moment ?
Pas la peine de vous lancer dans des grandes explications, j'ai les éléments de réponse en tête. C'est juste que je ne comprends pas. Mais c'est la nature humaine que je ne comprends pas, au fond.
Une question, et pas des moindres : Madame de Merteuil est-elle féministe ? A priori non, car elle se contrefiche des autres femmes, elle ne pense qu’à elle-même. Mais par ses manigances, elle se révolte contre la place qui lui est assignée en tant que femme.
Sérieux, je kiffe la Merteuil.
Lisez Les liaisons, ça se lit vachement bien.
Chez Nabokov, Lolita est une enfant victime d'un prédateur sexuel. Ce roman n'est en aucun cas une apologie de la pédocriminalité. Par quels mécanismes son personnage est-il devenu une icône érotique? Un brillant documentaire d'Arte examine les mécanismes d'un immense malentendu.
[...]
C'est terrible, d'être arrivé à un tel contresens. Lolita est une condamnation de la pédophilie, un réquisitoire sans aucune ambiguïté. Je pense qu'il faut relire ce livre éternellement, il est indépassable. Aucun auteur n'a réussi à nous plonger dans la noirceur de l'âme d'un personnage pédophile, comme l'a fait Nabokov. Moi, je me suis sentie prise en compte grâce à ce livre.
Elle énumère le nom de plusieurs victimes pour lesquelles il y a eu des confusions. Soudain, elle fond en larmes, en évoquant le cas de Lola O., la plus jeune victime du Bataclan, qui a été confondue avec Justine, autre victime. Lola était au concert avec son père, qui a perdu de vue sa fille au moment du massacre, est sorti vivant, puis a cherché son enfant pendant des jours. Me Aurélie Coviaux, l'avocate de ce papa désespéré se lève. Fait remarquer à la commissaire que l'erreur d'identification a été telle, que ce père a eu pendant des jours l'espoir fou que sa fille était encore vivante. Elle se rassied au bords des larmes. L'avocate générale demande à la commissaire quand a été établie formellement la liste officielle de toutes les victimes du 13 novembre. Dix jours plus tard, le 23 novembre, répond la commissaire. La commissaire ajoute : "J'ai essayé de vous décrire objectivement les forces et les faiblesses du dispositif après les attentats ; je reste persuadée que le maximum a été fait".
Le médico-légal, c'est l'horreur dans l'horreur.
Cette chronique me donne envie de lui redonner sa chance, je n'avais pas apprécié plus que ça lors de ma première tentative. J'avais trouvé les combats injustes, et surtout, le déplacement de la jeep sur la carte un peu aberrant (on ne va pas d'un point A à un point B, il faut impérativement suivre les pointillés).
C'est rigolo que l'article dise que l’héroïne retrouve la "vraie vie", parce que Silence on joue n'a pas autant aimé le jeu, notamment pour cette raison : la "vraie vie" mise en scène par le titre -qui n'a pas été réalisé par DONTNOD- fait trop voir qu'elle est en toc. On n'est pas dans la suspension de l'incrédulité, c'est juste pas possible. Le trou paumé, où les gens travaillent soi-disant à la mine mais s'habillent et se comportent comme des bobos/hipsters à bonnet qui écoutent des disques vinyles de rock alternatif, ça ne prend pas.
Attention, ils n'ont pas fait que démonter le jeu, agréable par-ailleurs, avec un pouvoir "vraisemblable" (plus que la télékinésie ou le fait de pouvoir remonter le temps), mais le décor ne colle pas au propos.
CW : attentat, mort, blessure, mutilations, chirurgie lourde.
Un témoignage très dur, à la limite de l'insoutenable.
Un outil de cartographie en ligne pour suivre en temps réel la position de tous les trains en France. Pour passer le temps en l'attendant (le train).
Oh. Y'a des types comme ça, que tu connais depuis que t'es gosse et que tu n'imagines pas voir mourir un jour, c'est con.
Ainsi, j’ai voulu imprimer l’article Wikipedia “Criticism of Facebook” qui recense les innombrables scandales, mais j’ai reculé devant le volume : 45 pages format A4 !
C’est un véritable dossier qui nous rappelle à quel point il est fou de confier nos données personnelles, nos interactions sociales et notre accès aux informations à des gens avec aussi peu de scrupules et autant de casseroles aux fesses. L’article va de la fraude fiscale au génocide des Rohingyas en Birmanie (Source PDF), en passant par les expériences psychologiques à grande échelle sur les utilisateurs et à leur insu (Source), la discriminations envers les minorités raciales et les handicapés (Source), le financement d’organisations néo-nazi (Source).
Ah oui. Quand même.
via Seb