Pour l'essayiste [Caroline Fourest], "beaucoup de jeunes musulmans pensent qu'ils sont visés, que tous nos débats ne les concernent qu'eux".
Hmm... Comment te dire Caro, comment te dire... ? Après des années à cracher ta haine des musulmans (au sujet de laquelle tu n'as jamais été condamnée, c'est bien connu) à longueur d'antenne, tout en expliquant que l'islamophobie n'existait pas ; après des années pendant lesquelles la presse magazine n'a pas pu passer un seul mois sans faire au moins une "Une" sur les musulmans qui se croient tout permis/menacent la laïcité/la République/sont pas des gens comme nous ; après des centaines d'heures de débats télévisés gerbants, à grands renforts de penseurs de l'acabit d'Eric Zemmour, Pascal Bruckner, Ivan Rioufol et les autres, venus nous expliquer qu'ils étaient contre le racisme, mais que la haine des musulmans, c'était juste pour lutter contre un prétendu "grand remplacement" ; après des années passées à expliquer à une partie de la population qu'elle devait s'excuser chaque fois qu'un malade mental tuait quelqu'un ou qu'un terroriste semait la désolation ; après 30 ans d'oppressions systématiques des femmes et des jeunes filles ayant choisi de porter le voile, à l'école, au travail ou même dans une crèche ; après des années et des années où, si t'as une tête d'arabe, tu ne risques pas de trouver du boulot ; après des années, des années et des années de discrimination, de mépris, et maintenant de haine pure à l'encontre de français qui ont juste le tort d'avoir eu des parents ou des grands-parents amenés en France par charters entiers à une époque où en était bien contents de les trouver, les musulmans, pour faire les boulots de merde que les français ne voulaient plus faire... bref, ça t'étonne vraiment qu'après tout ça, les "jeunes musulmans" se sentent un tout petit peu atteints par toute cette merde qui leur tombe sur la tête dès qu'ils allument la télé, la radio, ou qu'ils vont sur internet ?
Tu te fous de la gueule de qui, dis ?
Le "tabou" des règles) je mets des guillemets parce que justement, ce ne devrait pas être un tabou) : génère de l'inconfort, voire de la souffrance pour les jeunes filles, et la situation est encore pire à l'école à cause des toilettes dégueulasses.
Assassin’s Creed Valhalla and other upcoming Ubisoft titles will support cross-platform progression at launch, thanks to the new Ubisoft Connect platform, the company announced this week. This means players will be able to move their saves around instead of restarting from the beginning if they change to a different platform.
On Wednesday, Ubisoft announced the death and rebirth of its Uplay and Ubisoft Club platforms as Ubisoft Connect. The new platform will launch alongside Watch Dogs: Legion on Oct. 29, and will be available on both next-gen consoles at or shortly after launch.
Ubisoft va permettre la progression sur plusieurs plate-forme, avec des sauvegardes exportables.
Deux jours de suite, il m’avait reçue dans son bureau encombré de livres et d’objets divers, au sixième étage de la prestigieuse London School of Economics. Il racontait son enfance new-yorkaise dans un immeuble coopératif, auprès de parents ouvriers qui fréquentaient des artistes de la beat generation et l’emmenaient à des manifs contre la guerre du Vietnam. Ex-membre des Jeunesses communistes devenu mécanicien sur des imprimantes offset, son père avait été ambulancier à Barcelone en 1936. Là, dans cette ville brièvement autogérée, Kenneth Graeber avait vu les cols bleus faire tourner eux-mêmes leurs usines et en avait conclu que somme toute, « ça ne marchait pas plus mal qu’avec des chefs ». Le jeune David a retenu la leçon. Devenu anthropologue, il n’a cessé de renverser les idées reçues qui nous traversent et mènent le monde. Déboulonner les idoles, prendre délibérément le contrepied des dogmes les mieux établis, il « adore ça », avouait-il en riant. Exemple? « Il faut en finir avec notre obsession du travail », estimait l’auteur de Bullshit Jobs et de Bureaucratie (Édition Les Liens qui Libèrent) : « Le capitalisme n’est pas synonyme d’efficacité ». Autre cliché pulvérisé dans Dette : 5000 ans d’histoire (Édition Les Liens qui Libèrent) : « il ne faut pas toujours payer ses dettes ». David Graeber savait prendre du recul, qu’il s’agisse de se documenter sur le temps long ou d’aller enquêter deux ans dans un village malgache. Son ambition ? « Changer le sens commun politique ». De fait, on ne pense plus de la même façon après avoir lu les livres de David Graeber — toujours vifs et accessibles en dépit de leur érudition. « J’écris de façon à ce que les gens puissent lire sans avoir forcément fait cinq ans d’études supérieures, c’est une forme d’engagement », disait-il.
L'interview de David Greaber est parue dans XXI n°51 (été 2020)
Voir aussi : https://www.liberation.fr/debats/2020/09/04/graeber-est-mort-c-est-trop-con_1798621
Le tribunal constitutionnel polonais s’est prononcé jeudi en faveur d’une limitation quasi-totale de l’IVG. Il ne sera permis désormais qu’en cas de viol ou d’inceste et sur autorisation d’un juge.
Eh bé, ça ne s'améliore pas en Pologne.
Combien de femmes au fait, dans le tribunal constitutionnel ? Juste pour savoir.
Très présent dans les médias pour critiquer les décisions gouvernementales face au coronavirus, dont l’instauration du couvre-feu et la fermeture des bars dans sa ville, le maire (LR) de Saint-Etienne se fait ces jours-ci plus discret. Alors qu’il affirmait, lundi 12 octobre sur RTL, qu’il n’y avait « aucun malade dans les Ehpad stéphanois », Gaël Perdriau, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, a dû faire face une semaine plus tard à l’identification par l’agence régionale de santé (ARS) d’une dizaine de clusters dans des Ehpad.
Y'a des fois, on ferait mieux de fermer sa gueule, hein ?
Cela fait plusieurs jours que j'ai ce lien ouvert (je ne sais plus chez qui je l'ai trouvé), et je prends enfin le temps pour cette petite comparaison.
Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voulez.
...oh, un musulman, si, si, là, regardez !
Source : Le Monde : Covid-19, le point sur la situation dans le monde en graphiques
N.B. : l'article datant du 19 octobre, et le re-confinement irlandais ayant débuté ce jeudi matin, je ne pense pas que la situation ait pu évoluer au point de déjà rendre caducs ces graphiques du monde.fr, mis à jour toutes les 24h.
Voici ce que dit la newsletter de CanardPC à propos de ce jeu, je ne sais pas si j'ai déjà eu l'occasion de la citer ?
Sorti en loucedé début septembre, Necromunda est un X-Com-like dont la forte odeur de sapin a immédiatement attiré la curiosité de Kahn Lusth, notre spécialiste tronçonnage et élagage.
Faut dire, des meufs en armures ultra-badass dans un jeu façon XCOM, ça peut être sympa.
Cri du lapin, suite et fon pour aujourd'hui : Sid Meier et Civilization
À 66 ans, et contre toutes mes prédictions, Sid Meier n'a pas encore tout plaqué pour devenir sosie officiel de Sam Neill [je viens de chercher, c'est effectivement troublant]. À la place, le cofondateur de MicroProse a décidé de publier ses mémoires, dans lesquelles il évoque l'évolution de l'industrie du jeu vidéo depuis sa jeunesse, estimant notamment qu'il serait difficile de créer Civilization aujourd'hui.
Toujours dans le cri du lapin :
Quand les jeux ont-ils commencé à se gamifier ? La question peut sembler paradoxale, voire stupide, pourtant elle ne l'est pas. Les compteurs, achievements et autres dispositifs incrémentaux qu'on associe à la gamification n'ont pas toujours été présents dans les jeux. Et leur généralisation, comme celle de la gamification elle-même, trahit un rapport au monde et à la compétition qui n'a pas grand-chose à voir avec l'acte de jouer.
Vu dans Le cri du lapin #17 (oui, j'ai un peu de retard) :
Le monde n'a plus aucun sens et le travail non plus, mais qu'importe, puisque des « consultants en divinité » proposent désormais, contre paiement bien sûr, de créer des rituels qui nimberont de spiritualité la vie de bureau et redonneront aux employés le sentiment d'appartenance qu'ils ne parviennent plus à trouver depuis que Dieu est mort, et heureusement qu'il y a un lien vers le New York Times sinon vous auriez encore cru que j'invente des trucs.
Foutez-vous de la gueule des croyants après ça, tiens.
Le remède à l'ennui c'est la curiosité, la curiosité elle, est sans remède.
Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours
Ces perquisitions, très médiatisées, viennent rappeler à l’opinion que l’exécutif est sous pression pour sa gestion de la première vague épidémique. Au total, depuis le début de la crise sanitaire, 90 plaintes contre des ministres ont été adressées à la Cour de Justice de la République (CJR) – seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction. Seules neuf plaintes ont été jugées recevables – visant les politiques perquisitionnés ce jeudi – et une information judiciaire a été ouverte le 7 juillet pour « abstention de combattre un sinistre ». Elle a été confiée à la commission d’instruction de la Cour de justice de la République.
J'étais complétement passé à côté de ça. Faut dire que je viens de passer 3 semaines bien chargées.
Olivier Berruyer note : «Le dispositif de protection des salariés les plus vulnérables concerne entre 50 000 et 100 000 personnes, ce qui représente un coût de 50 à 100 millions d’euros par mois… Le gouvernement… a donc de nouveau effrontément menti en multipliant le coût par 30 à 60 pour justifier son choix d’arrêter le dispositif. Sachant que la première vague a entraîné un coût pour la société concernant les malades de 20-65 ans de plus de 2 milliards d’euros (indemnités journalières et frais de santé), protéger les personnes les plus vulnérables pour moins d’une centaine de millions d’euros par mois (soit 10 % du coût actuel habituel des IJ) est parfaitement rentable, et… un excellent investissement pour les finances publiques, réduisant, en plus, les coûts futurs liés aux séquelles.»
Le Conseil d’Etat désavoue finalement totalement le décret le 15 octobre au matin, le lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron décrétant un couvre-feu, et alors que les domiciles de plusieurs membres du gouvernement sont perquisitionnés.
Cf. https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?Ptz8Gw#Ptz8Gw
Neuvième mois de pandémie, donc, et il faut qu’une infirmière en CFA alerte un généraliste, que celui-ci interpelle un ministre sur les réseaux sociaux, pour que les pouvoirs publics communiquent enfin sur la dangerosité d’un dispositif conçu à tort comme protecteur contre le coronavirus. Tandis qu’en prime time à la télévision le porte-parole du gouvernement, incapable d’expliquer clairement aux gens comment porter un masque, participe activement à la diffusion d’idées fausses sur les modes de contamination. Tout va bien. On a bien progressé depuis le début de cette pandémie. J’ai hâte de voir la suite. Ou pas.
Allez, encore une pour la route.
La malscience et les fake news sont les mères de tous les relativismes, de tous les complotismes, de la perte de confiance dans les médecins et les chercheurs, au pire moment possible. Et cela, il faudra des années pour s’en remettre. Cette pandémie s’arrêtera un jour. Ça n’est ni la première ni la dernière. Elle s’éteindra dans un déluge de morts, médicaux et économiques, et comme d’habitude, les plus fragiles auront payé le plus lourd tribut. Il faudra alors sévèrement débriefer. Punir ceux qui doivent l’être, les escrocs, les renégats, quels que soient leur grade et leur fonction. Reconstruire pour que ces décès de patients, et ces sacrifices de soignants n’aient pas été inutiles. Je déteste le Covid.
Je ne vous mets que les quelques dernières phrase, mais il faut lire ce texte, écrit par un médecin réanimateur, et décrivant aussi ce qu'est la réanimation : un acte brutal, invasif,
Cent pour cent de ce que l’on fait dans une réanimation a des effets indésirables
mais qui sert à sauver des vies, expliquant au passage cette notion de "triage" qui a pu tant choquer :
On vient en réanimation quand on a un ou plusieurs organes qui défaillent, et qu’il faut suppléer, le temps que le traitement fasse son œuvre. Et on vient en réanimation pour survivre. Pas pour mourir. La finalité de la réanimation est de rendre au patient, sur le long terme, une vie que lui juge digne d’être vécue. Et la réanimation est un marathon olympique. C’est une rude épreuve, dont on sort déplumé, rincé, essoré, et il ne faut pas l’infliger de manière indue à quelqu’un qui n’a à l’évidence pas les réserves pour l’affronter.
Vu le nombre de fois où j'ai cité le CCIF, je crois que je suis bon pour un aller-simple pour Kerguelen.
Ai-je déjà dit à quel point je trouvais Patrick Cohen détestable ? Oui, je pense.