Drôle de posture au moment où se déroule le procès des attentats de janvier 2015, dont quatre victimes ont été tuées parce que juives, parce que faisant leurs courses dans un magasin casher. Pris au piège de sa contradiction par le journaliste qui l’interroge, Darmanin finit d’ailleurs par dire : «Qu’on aille dans un supermarché casher ou halal pour acheter des produits, chacun peut le faire, où est le problème ?» Voilà donc à quoi aboutit la pensée du ministre de l’Intérieur : pour lui, les croyants devraient rester entre eux dans leurs supérettes spécialisées. Etrange lutte contre le «communautarisme».
Une analyse intéressante, elle aussi piochée dans le cri du lapin : introduire des personnages tels que Robocop ou Rambo (celui du premier film) dans Mortal Kombat, c'est passer complétement à côté du message politique de ces deux films (anti-guerre et anti-capitalisme, pour simplifier), et peut-être leur faire dire le contraire du propos initial, notamment à travers les fatalities.
1987’s RoboCop is one of my favorite movies of all time. Not only is it a superb action flick, but the way in which director Paul Verhoeven satirizes the entire genre with his depiction of capitalism acting as the impetus for an increasingly militaristic police state still resonates today. And, much like First Blood, it also has a lot to say about violence, particularly its traumatizing effects and the way it’s used by those in power. That said, you completely miss out on these key details if your only knowledge of RoboCop as a character comes from his appearance in Mortal Kombat 11, which almost celebrates the themes that the movie was meant to critique.
While just appearing in a game like Mortal Kombat 11 does the character a disservice, the most egregious example of Mortal Kombat 11’s misunderstanding of RoboCop comes during one of his Brutalities, round-ending finishers during which the game unleashes its most heinous violence. In the movie, RoboCop becomes RoboCop after police officer Alex Murphy is gunned down. It’s a brutal scene. Murphy’s hand is blown off by a shotgun, then his arm. His attackers reduce him to a bloody torso before shooting him in the head. Even as a cyborg, RoboCop is haunted by memories of his death. So, naturally, Mortal Kombat 11 turns this sequence into a Brutality, allowing RoboCop players to inflict the same violence that led to his creation.
[...]
I adore Mortal Kombat, even as its violence has become more and more realistic. There’s something very satisfying in the crunchiness and squishiness of its combat. The campiness for which it’s become known is a core part of the series’ identity that I don’t want to see go away. But as it stands, the devs have proven they don’t have the finesse to handle the legacies of characters like Rambo and RoboCop. It’s hard to get across the anti-war and anti-corporation themes of the source material in the 99 seconds of a fighting game match, and I’d rather they not try if this is the best they can do.
aux nombreux clins d'œil que le jeu, tel un gérontophile priapique lâché dans un EHPAD, adresse aux vieux que nous sommes.
Mon dieu xD
Vu sur le cri du lapin #19, la plus fabuleuse newsletter de tout le ouèbe :
Le 12 octobre dernier, Facebook a annoncé la modification de ses règles de modération, qui n'autoriseront plus les contenus niant l'existence de la Shoah. Attendez non, on va le dire autrement. Jusqu'au 12 octobre dernier, on pouvait impunément nier l'existence de la Shoah sur Facebook. Voilà, c'est mieux comme ça.
CW : harcèlement, suicide
Mes deux parents sont/étaient profs en lycée. Il y a quelques années, un évènement horrible a eu lieu dans l'établissement de ma mère, qui montre à quel point les profs sont très peu soutenus par leur direction (possible que je supprime ce thread par la suite).
Cette histoire n'est pas un cas isolé. Mon père a longtemps dirigé l'antenne syndicale de son lycée et, toute mon enfance/adolescence, j'ai entendu des histoires épouvantables de profs complètement abandonnés. Mais dans ce cas, ça a pris une tournure dramatique.
Des parents d'élèves ont commencé à s'en prendre un à professeur d'histoire-géo. Pas sur le contenu de ses cours, mais sur sa personnalité, sa manière de faire (quelqu'un de pourtant très humain et consciencieux dans son travail).
Du harcèlement et de l'humiliation en continu. Il a essayé d'obtenir le soutien de la direction, qui lui a tourné le dos, participant plus ou moins à l'acharnement.
Un soir, a lieu un conseil de classe. Les délégués de parents prennent la parole et l'humilient en public, démontant son travail de A à Z. Le professeur quitte le conseil en plein milieu, rentre chez lui, et se pend dans sa cave.
Je n'ai rien à ajouter, je pense que cette histoire parle d'elle-même.
En temps de guerre on donne des ordres, en temps de crise sanitaire on donne des moyens. On a eu les ordres, on n’a pas eu les moyens, et la première vague passée, on nous a offert des médailles. Vous ne rêvez pas, des médailles, qui portent le nom de « médaille de l'engagement face aux épidémies ».
On pourrait rire du ridicule de la récompense, si ça ne cachait pas une réalité bien plus sordide : depuis le début de cette crise, ce n’est pas une pluie de médailles qui est tombée sur les soignants, mais des représailles en pagaille sur la tête de celles et ceux qui osaient contester publiquement la gestion gouvernementale de cette crise :
- Deux aides soignantes parisiennes sont licenciées pour avoir alerté la presse sur le manque de moyens ;
- En Bretagne un aide-soignant est muté pour avoir publié une lettre dans la presse quotidienne régionale ;
- Dans le sud, un soignant hospitalisé à cause du Covid et qui s’est plaint sur facebook d’avoir manqué de masques est convoqué par sa direction ;
- À Toulouse, dans ma ville, deux infirmières ont été mises à pied parce qu’elles réclamaient des masques.
Le message est clair : soyez un héros, prenez la médaille et taisez-vous, taisez le manque de moyens, taisez le manque de personnels, taisez votre épuisement, taisez vos découragements, taisez vos idées noires, taisez vos confrères morts taisez vos consœurs mortes, taisez-vous, taisez-vous, prenez la médaille, mais taisez-vous.
"Nan mais la chasse c'est un loisir et les chasseurs ce sont les premiers écologistes de France"
Pendant ce temps, pas du tout à Vera Cruz :
Un couple de trentenaires qui s'occupe d'animaux sur un terrain classé "refuge LPO" affirme avoir subi des violences aggravées, violation de domicile et harcèlement de la part d’un « clan de chasseurs ».
Jusqu’à preuve du contraire le @ccif n’a rien à voir avec ça. Dissoudre une association qui porte la voix de ceux qui se sentent discriminés, ce n’est pas lutter contre le terrorisme, mais ajouter de la discrimination à celle déjà subie par les musulmans.
Entre le rire et les larmes. Je crois que je vais m'auto-exiler à Kerguelen (vous trouverez *Marcher à Kerguelen" dans toutes vos bonnes bibliothèques illégales) pour échapper à toute cette merde.
Je ne sais plus si je l'ai déjà écrit ou juste pensé très fort : MLP a déjà gagné. Elle peut être élue, ou pas, ce sera encore moins visible qu'un changement sémantique. Ce pays est foutu.
Mis de côté. A lire dans une autre vie.
Clairement le truc le plus gays jamais créé par un gouvernement homophobe. I mean, waw
Ça va me faire ma journée :'-D
Égypte d'après les drapeaux ? Faut mettre les Village people en fond sonore, et ce sera juste parfait xD
Quand tu te rends compte que tu as grandi au Moyen-Âge... (et pourtant je ne suis pas le plus vieux ici... ^^ )
Je vois passer cette image…
Je ne suis pas d'accord avec elle.
Pour les personnes de mon âge, vous vous souviendrez, pour les plus jeunes, vous imaginerez, mais je vais vous expliquer.
[Image : un très vieux téléphone "à cadran" posé sur un socle blanc, apparemment dans un vitrine ; sur le socle est écrit : "Quand le téléphone était attaché avec un fil, les humains étaient libres..."]
Il faut bien imaginer un monde sans portable, le monde dans lequel j'ai grandi.
Il y avait certes des cabines téléphoniques si on voulait appeler dans la rue.
Qui puaient la pisse et la transpi froide.
Et contrairement à ce que j'entend, non, elles n'étaient pas « légion ».
Un monde sans téléphone portable, c'était cramer une aprem' si qq'un te pose un lapin.
C'est attendre comme un idiot à la sortie du lycée que tes parents viennent te chercher. Et devoir attendre.
C'est ne pas pouvoir partir du lieu de RDV, même si ce dernier tarde à être honoré.
Je l'ai fait, une fois, après une heure de retard de mon père, ça m'a gonflé de cailler, je suis rentré en bus.
Sans le prévenir, donc. Imaginez son inquiétude, quand bien même ma réaction…
…était légitime.
On a pas la même notion de liberté.
Les pagers ? La bonne blague.
Avoir un pager, c'est d'office se mettre une pancarte « gropigeon » sur la tronche, puisque c'est toujours toi qui doit rappeller, et payer.
Ho et pis du coup, ou était le téléphone à la maison ?
QUI recevait la facture, détaillée ?
Le daron, toujours.
À l'ère du féminisme 2.0 on l'oublie un peu, cet aspect des choses.
c'est le père de famille qui a le contrôle du téléphone, hein.
>Qui décide ou il sera installé, qui sait à quoi il a servi.
Qui a le contrôle des moyens de communications entrants et sortants du foyer.
Vous imaginez-vous, votre père, ou conjoint, il lit pas vos mails ni vos DM…
…pourtant il a quand même une vague idée de à qui vous écrivez, de qui vous écrit.
Imaginez-vous, rappelez-vous.
Le téléphone qui est décrit comme « rendant libre » sur cette photo, c'est ça.
Aussi libre que la TV rendait libre quand la télécommande et le programme TV de la semaine étaient posés à coté du fauteuil du « chef de famille ».
Pitié, ne cédez pas aux attraits d'une formule facile.
Et prenez soin de vous, d'abord.
On fera quoi, le jour où on aura épuisé le discours martial, où on aura créé tous les délits qu'il est possible d'imaginer, le jour où on aura surexploité chaque marge de manœuvre répressive autorisée par la constitution, et qu'on réalisera qu'en fait, ça n'arrête rien ?
J'ai ma petite idée sur la question...
L'auteur le plus populaire de tous les temps (2 milliards de livres vendus dans le monde entier) est une autrice. Et ses romans sont une merveille de construction narrative et d'analyse psychologique. Qui est-ce?
J'ai l'impression que les gogos victimes du vaporware Star Citizen commencent à se rendre compte qu'ils se sont fait rouler...
Coup de gueule d'un prof, excédé :
"Hello.
Bon, désolé de casser l'ambiance mais vu le drame qui a été relayé depuis hier (un prof d'histoire décapité parce qu'il faisait son métier, avec les couilles que cela nécessite car il en faut, hélas, et c'est bien là tout le problème)
Je ne vais pas recopier tout le thread, allez le lire. Mais j'ai été frappé de la justesse de ce qu'il dit à propos des gens qui, aujourd'hui, font les mariolles place de la République, avec les Unes de Charlie Hebdo et tout le tralala limite sacerdotal quasi-obligatoire.
Les mêmes, il y a 4 mois : "Coronavirus : comment des milliers de profs n'ont pas assuré leur propre cours pendant le confinement"
J'aurais beaucoup de choses à dire à propos de liberté d'expression, tout ça... pas le temps, et un peu ras le bol, aussi. Comme si mes 2 cents allaient changer quoi que ce soit à ce foutoir.
Mais je vous donne juste ça en pâture, pour nourrir votre réflexion : la liberté d'expression n'existe pas, seule importe la liberté d'opinion.
Vous avez deux heures.
CW : serpent.
T'aurais pas vu ma veste ? 3 jours que je la cherche.