Je viens de tomber sur un livre de Robert Galbraith et, le nom me cet auteur ne me disant rien, je décide de chercher un peu, et vais sur Babelio voir ce qu'il en est dit.
Elle a publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith la série Cormoran Strike : "L'Appel du coucou" (The Cuckoo's Calling, 2013), "Le Ver à soie" (The Silkworm, 2014), La Carrière du mal (Career of Evil, 2015).
Alors d'abord je me dis, tiens, Robert en américain c'est un prénom de femme ?
Puis après, c'est marrant, sa tête me dit quelque chose.
Et puis en fait :
Robert Galbraith est l'un des pseudonymes de Joanne Rowling romancière britannique, connue sous le nom de J. K. Rowling.
Ah oui. Ok. En fait d'accord.
Je le savais en plus !
Dans Les livres de Jakób, la romancière polonaise Olga Tokarczuk s’intéresse aux frankistes, une secte d’hérétiques juifs qui accumulaient les conversions — d’abord à l’islam, puis au christianisme — et les péchés. À travers une pratique assidue des « Actes contraires » (pratiquer l’inceste, la sodomie et la polygamie, manger du porc ou du pain non casher), ils espéraient précipiter la chute de l’humanité et appeler ou confirmer de cette façon la venue du Messie. Du bonbon romanesque.
[...]
Imposteur de génie, comédien, mégalomane et faux Messie, faiseur de prodiges dépravé ? Tout cela. La réalité semble ici dépasser la fiction. Et tout cela nous est raconté tantôt par une vieille femme qui flotte entre la vie et la mort et par de multiples narrateurs : fidèles frankistes de la première heure, aristocrates européens séduits ou ecclésiastiques polonais.
Un roman qui rend de manière particulièrement vivante toute la complexité et la diversité de l’Europe centrale au milieu du XVIIIe siècle, traversée par la philosophie des Lumières. Et une plongée dans la diversité des langues et des cultures — vision d’une Pologne aux origines multiculturelles qui n’a pas plu, semble-t-il, à une frange de la droite politique en Pologne.
Je sais que j'aime bien faire des rapprochements intempestifs, mais ça me fait penser au Manuscrit trouvé à Saragosse, où on retrouve cette notion de narrateurs multiples et réalisme/fantastique, mais poussée à l'extrême. C'est un véritable livre culte pour moi, si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas. (du coup, j'espère que celui d'Olga Tokarczuk sera au moins aussi bon).
EDIT : j'ajoute que j'aime bien Le Devoir (journal québecois) et ses pages littéraires. D'abord parce que j'aime bien les journaux (belges, suisses, québecois) étrangers rédigés en français d'une manière générale, ça permet d'avoir un point de vue extérieur sans pour autant devoir faire l'effort de lire en anglais (EDIT dans l'EDIT : et accessoirement, me rendre compte du nombre d'anglicisme que je lis et utilises sans même m'en rendre compte) ; ensuite parce qu'il a une vraie section "Lire", hiérarchisée au même niveau que "Politique" ou "Sport", et ça c'est cool.
Elle était venue manifester de manière pacifique. On ne lui fera, aucune fleur... 15 h de garde à vue, 500 euros d'amende, et un stage de citoyenneté. La raison de cette condamnation est d'avoir dessiné des coquelicots sur les marches de la mairie.
C'était le 2 novembre dernier, Katia, une infirmière de 38 ans, maman célibataire, travaillant dans un service de réanimation néonatale et pédiatrique, manifestait ce jour-là au côté des Coquelicots, un mouvement qui lutte pour l'interdiction des pesticides de synthèse. Deux mois après cette affaire, elle s'interroge, et est partagée entre colère et incompréhension.
Pesticides de synthèses > Peinture à l'eau.
(je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement avec ça : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-grenades-de-la-zad-renvoyees-la-prefecture-deux-militantes-relaxees-6162729)
D'après le syndicaliste, cette cagoule peut aussi être un moyen de dissuasion. «Plus on fera peur, moins les gens oseront passer à l'acte», abonde une source policière.
Je pose ça là, en passant.
EDIT : Bien sûr, ce n'est qu'un cas isolé... Bien sûr.
Internet ne doit pas servir à vendre de la pâtée pour chiens mais être l’outil pour trouver des remèdes au cancer. Du haut de ses 14 ans, Aaron Swartz ne transige pas avec ses idéaux face aux patrons de la tech’. Virtuose de la programmation informatique dès son plus jeune âge, Internet est son moyen de changer le monde. Créateur d’une encyclopédie collaborative avant Wikipédia et d’Infogami, une plateforme de création de sites et de blogs accessible sans savoir coder, il veut libérer la connaissance. Un combat pour lequel il a sacrifié sa vie. À 26 ans, il est retrouvé pendu à la fenêtre de son appartement new-yorkais. Nous sommes en janvier 2013. Poursuivi par le gouvernement américain, il risquait trente-cinq ans de prison et un million de dollars d’amende pour avoir téléchargé des millions de publications scientifiques sur les serveurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Après quatre ans d’enquête, Flore Vasseur porte son message avec engagement et tendresse dans son dernier ouvrage, Ce qu’il reste de nos rêves.
Maître Eolas a finalement remporté la bataille judiciaire qui l’opposait à l’Institut pour la justice (IPJ), baptisée ironiquement « #cacagate » sur Twitter. Le 8 janvier 2019, la chambre criminelle de la Cour de cassation a cassé sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel de Versailles du 1er février 2017 qui avait condamné le célèbre avocat blogueur et twittos pour injure publique. En cause : un tweet de 2011 dans lequel Maître Eolas indiquait : « je me torcherais bien avec l’institut pour la justice si je n’avais pas peur de salir mon caca ». Ce message s’inscrivait dans le cadre d’échanges relatifs au « Pacte 2012 pour la justice » prônant un durcissement des peines, lancé alors par l’IPJ à destination des candidats à la présidentielle. La Cour de cassation a estimé que ces propos « exprimaient l’opinion de leur auteur sur un mode satirique et potache, dans le cadre d’une polémique ouverte sur les idées prônées par une association défendant une conception de la justice opposée à celle que le prévenu, en tant que praticien et débatteur public, entendait lui-même promouvoir, de sorte qu’en dépit de leur outrance, de tels propos n’excédaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression dans un pays démocratique ».
Me Eolas champion du cacagate !
J'irais même jusqu'à dire que TOUT a sa version porno sur internet...
https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?9THqrw
Troublant.
EDIT : Riff m'apprend à l'instant que Le Yéti est une sorte de complotiste "de gauche" affilié à Chouard. L'info ci-dessus est donc à prendre avec circonspection.
"J'aime nos débats francs et virils comme des matchs de foot. Amitiés. Embrassade." Au hasard des échanges retrouvés sur les téléphones de Tariq Ramadan apparaît le nom d'Éric Zemmour.
Un joli p'tit couple.
Le ministère public n'a pas été tendre lors de son réquisitoire : "Votre mission était de tenir le terrain. Vous n'êtes pas auteur d'un acte d'imprudence, ce n'est pas par inattention que vous avez jeté la grenade. Vous avez commis un acte de violence. Vous avez pris le parti de pouvoir porter atteinte à l'intégrité. Ces violences ne sont pas justifiées. C'est un usage délictuel de cette arme. Vous êtes sorti des clous de votre métier".
De biens belles paroles qu'on aimerait lire plus souvent.
Je trouve ça assez génial : plutôt que d'un cadre photo àlacon diffusant en boucle les mêmes photos moisies que plus personne ne regarde au bout de 10 jours, l'e-ink donne un côté artistique à la chose, avec des "photos" (les images du film) changeant à intervalles éloignés (2 images par minute !). 2001 (film le plus soporifique du monde) se prêtant particulièrement bien à l'expérience.
Ah, ah, ce dessin est vraiment très bon.
Je parlais pas plus tard que ce midi à une collègue ne "tolérant pas le lait" du livre de Giulia Enders, Le charme discret de l'intestin (que j'ai fini par lire, comme quoi j'ai de la suite dans les idées). Si je me souviens mieux de cette lecture que de celle sur le temps (c'est pas sûr), elle explique à un moment qu'il n'est pas anormal de moins tolérer le lait en devenant adulte... parce qu'on produit moins de lactase (enzyme qui permet de digérer le lactose, facile à retenir hein ?). Mais moins, ça ne veut pas dire pas du tout, et le plus simple, plutôt que de ne pas boire de lait du tout... ben c'est d'en boire moins. Révélation scientifique de ouf quand même.
J'ai vraiment adoré ce bouquin, volez-le au plus vite à un ami.
via Seb
C’est peut-être pour cela que les petits aboyeurs de la Macronie auraient dû s’abstenir de hurler à la mort contre le boxeur. Après que celui-ci eut diffusé une vidéo d’excuses, ses amis ont ouvert auprès de la société Leetchi une cagnotte destinée à rassembler des fonds pour assurer la défense de Dettinger et aider sa famille dans cette période difficile. Pratique courante, normale, parfaitement légale et qui comporte de nombreux précédents. Il ne s’agissait absolument pas de prendre en charge les éventuelles condamnations pécuniaires mais de pourvoir à sa défense. Le succès foudroyant de cette cagnotte a mis les petits marquis en fureur. Chacun au sein de la petite caste y est allé de son couplet, masquant par des cours de morale hypocrite sa rage devant cette solidarité exprimée par ce peuple qu’ils détestent. La polémique enflant, et après une intervention de Marlène Schiappa on apprit par la société Leetchi que la cagnotte était « close », les sommes bloquées, et que les dépenses effectuées pour la défense de Christophe Dettinger seraient réalisées directement par la société. Et réglées aux avocats sur présentation de factures et de devis ! Ainsi, cette société très liée à Xavier Niel et filiale du Crédit Mutuel Arkea a donc cédé aux pressions gouvernementales et à l’ordre donné par Marlène Schiappa. Situation absolument stupéfiante ou le droit est simplement foulé aux pieds. En effet les règles générales de la société Leetchi acceptées par l’organisateur de la cagnotte prévoient explicitement que les sommes lui seront remises à charge pour lui de les répartir en fonction de l’objet et du mandat qu’il a reçu des donateurs. La responsabilité dans l’utilisation des fonds relève des rapports entre l’organisateur et les donateurs. La responsabilité de Leetchi ne peut être engagée en cas de problème survenant dans cette utilisation.
Au-delà des conclusions que chacun en tirera sur l’impossibilité désormais de s’adresser à cette société pour la constitution de cagnottes, il y a quand même un très sérieux problème juridique.
Résumons-nous : la cagnotte a été lancée pour venir en aide à Christophe Dettinger dans la procédure intentée contre lui (frais de défense) et à sa famille mise en difficulté par l’incarcération. C’est bien sur cette base que les sommes ont été versées par les donateurs et sont désormais entre les mains de Leetchi. Et c’est la raison pour laquelle elles doivent être remises à l’organisateur qui les utilisera sous sa responsabilité. En violant ses propres règles, et en disposant à sa guise à l’encontre de la volonté des donateurs, ce qui constitue un détournement, Leetchi semble bien avoir commis le délit d’ABUS DE CONFIANCE prévu et réprimé par l’article 314-1 du code pénal. L’organisateur et les donateurs devraient immédiatement saisir le procureur de la république pour déposer plainte entre ses mains.
Au-delà de l’impact commercial que l’on espère désastreux pour Leetchi on peut s’interroger sur ce zèle à exécuter des ordres aussi manifestement illégaux émis par Marlène Schiappa lors d’une émission de télévision
Ahurissant.
C'est quoi ces gilets verts ? Purée, j'arrête l'actu, ça devient trop dur à suivre.
Les années passent, les stars de TV, celles dont on nous bassine quotidiennement... restent les même.
Même celles qui, comme Johnny ou Line Renaud, sont mortes depuis plusieurs années. C'est dingue :p
Bah écoute, moi je suis carrément cynique, et tout les 15 jours, à chaque nouveau jeu gratuit mis en avant sur la plate-forme d'Epic, j'ai une pensée reconnaissante pour tout le pognon déversé par les gamins, qui me permet d'obtenir un jeu gratuitement ^^
Blague à part, c'est quand même intéressant cette affaire, et ça va plus loin que les jeux gratuits : avec son trésor de guerre, Epic n'ambitionne rien de moins que de faire de l'ombre à Steam... Ok, il y a de la marge, mais ils s'en donnent les moyens : le ratio Boutique/Editeur, chez Valve était d'à peu près 30/70 ; Epic tape dans la fourmilière en affichant d'emblée 12/88. Et gratuit pour les jeux développés avec l'Unreal Engine.
Et honnêtement, Valve commence à flipper sa race, parce qu'une semaine avant la sortie de la plate-forme Epic, ils ont annoncé un changement de leur politique tarifaire, avec des tarifs dégressifs pour les plus gros vendeurs (au-delà de 50k ventes)...
Bref, ça s'annonce intéressant à suivre.