Faire procès à la France de porter une part de responsabilité dans le génocide au Rwanda est une honte et une falsification historique.
Oh oui, il a aussi dit ça ce matin, le bottier Juppé, sur le grand air de "j'y suis pour rien, ces gens passent leur temps à se massacrer entre eux".
(merci à https://twitter.com/Patatatrac/status/715875029716697088 qui me l'a remémoré)
T'inquiète pas va, l'Histoire, elle, te jugera à ta juste valeur.
Comment ça s'appelle déjà, la convergence des oppression ? Flûte, il y a un mot pour ça. (Kevin, Alda, siouplait ?)
En tout cas, voilà une belle démonstration que l'on peut être/se proclamer féministe, et ne voir aucun problèmes à opprimer d'autres femmes.
Accablant.
Dans le cadre d'une enquête pour parvenir à connaître le/les auteur.s du site "Vengeance contre la police" (Voir ici https://www.vice.com/fr/read/vengeance-le-site-qui-fiche-la-police-francaise-892), un journaliste indépendant, travaillant notamment sur les violences policières a été placé en garde à vue ; son matériel a été confisqué.
Qu'il soit l'auteur du site n'est même pas une question pertinente (et il est plus que probable qu'il ne soit pas l'auteur) : quid de la protection accordée par la loi aux journalistes ? Quid de la protection des sources (ben oui, tous les militant.e.s de ses photos sont une vraie mine d'or pour les "services") ?
N.B. : Que les choses soient bien claires : le site en question, "Vengeance" est une saloperie. C'est une chose de lutter contre les abus de pouvoir et les violences policières. Leurs femmes, leurs enfants, leur vie de famille ne doivent pas être atteinte pour autant.
Encore faut-il pouvoir les filmer librement.
Le vidéaste amateur a trop vite fait de voir son matériel saisi, voire détruit, quand il ne se retrouve pas accusé d'outrage et rébellion. Et la parole d'un fonctionnaire de police aura toujours plus de poids devant le juge que celle d'un trublion "armé" d'une caméra.
Rappelle toi de tes soucis avec Copwatch http://sebsauvage.net/rhaa/index.php?2012/02/07/13/28/23-assignation-en-refere Pas la peine d'interdire quoi que ce soit. Tout est déjà en place pour pourrir la vie des activistes.
Lien direct : http://www.numerama.com/politique/157450-le-senat-vote-linterdiction-penale-de-lire-certains-sites-web-sans-bonne-foi.html
Klaire avait fait une vidéo là dessus il y a quelques mois...
Ahurissant, c'est le mot. Parce que pour reprendre mes obsessions, quand la puissance publique t'a dans le nez, elle ira plutôt dans le sens du biais de confirmation (= tout faire pour confirmer sa certitude que tu es un criminel) plutôt que de chercher d'éventuelles preuves de ta bonne foi.
Et donc, oui,ce sera à l'accusé de fournir lesdites preuves. Et on se demande bien comment, quand, pour certains (suivez mon regard) tout jouera contre eux : apparence, religion, culture, milieu social...
Il reste à voir si la disposition sera validée dans le texte définitif (je ne vous refait pas un cours sur l'adoption d'un projet de loi, hein) et/ou censurée par le Conseil Constitutionnel.
C'est par pour faire genre, mais il y a déjà longtemps que je me sers de Trackmenot. Ouais, d'accord, j'aurais pu en parler :/
C'est simple à configurer et ça tourne en tâche de fond sans ralentir Firefox. Je ne sais pas si c'est efficace ou pas, en tout cas, ça semble faire son boulot et sait se faire oublier, ce qui n'est déjà pas si mal.
EDIT : je viens de lire l'article, et je découvre que l'obfuscation peut s'appliquer à d'autres domaines qu'à l'informatique. Les gens qui sèment la pagaille dans un magasin en s'habillant comme les vendeurs, c'est assez génial.
Ah, Juppé. Le droit-dans-ses-bottisme fait homme.
« Les Français n’en ont rien à foutre de savoir ce que je ressens au fond de moi. Ce qui les intéresse, c’est la politique que je vais mener. »
J'ai entendu cette phrase, en direct. Autant je déteste ses idées (Juppé, c'est l'alliance du bourgeois réac le plus oppressif et du libéralisme économique le plus débridé), autant je suis d'accord avec ça. On s'en tape du ressenti des puissants. Ce qui m'a fait pouffer par-contre, c'est qu'à la phrase suivante (c'est bizarre que Schneidermann ne l'ait pas relevé, tiens) il ait poursuivi en disant (citation de mémoire) "Je ne vais pas aller dire partout "J'ai changé"", ce qui est une attaque même pas déguisée contre Sarkozy.
Petite note au passage : Juppé qui dit "rien à foutre" dans le poste. Çà m'a presque choqué. Il sa lâche avec l'âge ? Ou est-ce une subtilité de communicant savamment maîtrisée ?
Beaucoup s’indignent aussi de l’inculture technologique de ces enfants. « Comment ça ? Ils ne savent pas ce qu’est un modem ? » En vérité ce dont il faudrait s’indigner, c’est de notre absence collective d’intérêt pour la transmission de cette culture. Ces enfants ne savent pas ce qu’est un modem parce que personne ne leur a expliqué. Pourquoi, eu égard à la place grandissante des technologies informatiques dans nos vies, ne prend-on pas la peine de raconter cette histoire ? Telle devrait être la question.
Il fallait au moins un géant tel que Google pour parvenir à ce résultat : parvenir à supprimer tous les inconvénients de la réalité virtuelle. \o/
Je retire donc ce que je disais (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?SVXIEg) : la réalité virtuelle a de l'avenir.
Un jour par an.
Je crois que tu pêches par excès d'optimisme, ou alors c'est moi qui suis irréductiblement pessimiste. Quoi qu'il en soit, nos points de vue divergent :)
Dans le cas présent, si l'algorithme désigne Johnny Halliday en passage dans l'aéroport comme étant un extrèmiste musulman fiché, ce que va faire l'algorithme, ce n'est pas monter sur ses petites papattes et aller arrêter Johnny en pointant un Colt sur son visage. L'algorithme va simplement prévenir les vigiles, qui eux, appuyeront sur le bouton "non, c'est un faux positif", et éventuellement remonteront les dysfonctionnements.
Ton exemple est d'emblée biaisé : si c'est un dénommé Mohamed Fahta qui est signalé comme extrémiste fiché, lesdits vigiles ne se poseront même pas la question. Et lui casseront probablement la gueule au passage, persuadés en outre de faire du bon travail.
mais ça montre que l'affirmation comme quoi tout contrôle est impossible est fausse
Encore une fois, j'aimerais partager ton optimisme. La CNIL, pour ne parler que d'elle, est devenue une coquille vide. Pour le reste, regarde autour de toi : la loi de programmation militaire, la loi renseignement, l'état d'urgence... pour ne parler que de la France (mais les autres gouvernements ne sont pas en reste) l’État fait toujours en sorte que l'accès au juge soit le plus limité possible : soit qu'il n'ait pas été prévu, voire carrément supprimé, soit qu'il soit rendu tellement difficile de fait (délais intenables, coûts exorbitants, conditions cumulatives draconiennes ou passage préalable par une commission administrative qui "fait le tri"...) que c'est comme s'il n'existait pas.
Si on propose d'imposer un algorithme open-source, dont les biais peuvent alors être rendu publique lorsque découvert et ensuite corrigés, et conçus tel que les données sont non utilisable pour une surveillance globale (par exemple, les données sont envoyées chez un autre organe dont le travail est de protéger la vie privée, et l'obtention de ces données à des fins de renseignement ne peut être faite qu'après une demande justifiée), alors, l'argument "pour renforcer la sécurité" ne permet pas de refuser cette proposition.
C'est gentil tout plein. Je ne me moque pas de toi, je me rends compte qu'à l'écrit ma phrase pourrait être mal interprétée. C'est gentil donc, mais, pardon, un peu naïf. C'est une solution de geek idéaliste. Là encore, regarde autour de toi, regarde ce qu'il vient de se passer. Un indice : Snowden. As-tu l'impression que les gens (je parle de l'immense majorité des citoyens, pas de quelques militants technophiles) aient changé quelque chose à leurs pratiques internet, à leur vie de tous les jours pour faire court, eu égard aux révélations de Snowden ?
Réponse : non, bien sûr. On continue tout pareil. Et il se trouve un assez grand nombre de gogos pour claironner "je m'en fiche, je n'ai rien à me reprocher". Et c'est là que la boucle est bouclée. Ils s'en fichent, ils n'ont rien à se reprocher, jusqu'au jour où l'on viendra les chercher à 4h du mat' dans leur lit, ou bien à leur descente d'avion. Et tout ça avec des flics même pas méchants, des vigiles hyper-respectueux et des cellules méga-confortables.
Navré d'avoir à écrire cela, mais j'ai peur. Pas de la technologie, mais du pouvoir qui s'en sert. Et tant que le pouvoir n'aura pas changé (ce qui n'arrivera peut-être pas de mon vivant, voire jamais), je continuerai à "pointer du doigt l'algorithme comme l'outil de la société panoptique", parce que c'est exactement ce qu'il est.
«Oui, les médias sont biaisés, mais nous, leurs consommateurs, sommes aussi complices, en ce qu'ils ne fonctionnent plus seulement de la base au sommet en transmettant des informations à des lecteurs ou spectateurs inertes, renchérissait la journaliste Nesrine Malik. Nous déterminons beaucoup plus qu'avant l'agenda médiatique.» «"Pourquoi les médias n'ont pas couvert [insérez ici le nom du pays]?" semble en fait être un raccourci pour "Pourquoi cet article n'a pas été largement partagé dans mon flux Facebook?"», notait cyniquement sa consœur Emma Kelly.
La "loi du mort au kilomètre" n'est pas seule en cause : les attentes des lecteurs-consommateurs sont aussi moins fortes quand l'événement grave (attentat, catastrophe ou autre) n'a pas lieu "chez eux".
Il parait que c'est humain :/
"Je me suis dit : Il faut que je me sauve d'ici, sinon je vais perdre autre chose que l'envie d'aller bosser"
Ne soyez pas trop durs avec les démarcheurs qui vous appellent à 12h45 le samedi, ou à 18h30 les jours de semaine : ils ont un boulot de merde.
Drôle d'histoire. Je n'ai toujours pas compris exactement ce qui était reproché à Florence Hartmann. Et l'aspect très partiel (et sans doute un peu partial) relayé par les médias n'aide pas à sa compréhension. J'en retiens que le rôle du TPI n'est pas très clair : à la fois juge de premier et de dernier recours ? Comme le Conseil d’État en France dans certains cas...
Pour ne pas rendre malade, les casques de réalité virtuelle doivent donc tromper synchroniquement nos trois organes responsables de l’équilibre.
Et là il faut que l'on m'explique comment, à moins d'enfiler une "combinaison de réalité virtuelle" on va pouvoir tromper nos récepteurs de la proprioception. Qui sont, faut-il le rappeler, répartis dans l'ensemble de notre corps (essentiellement dans les muscles).
Bref, la "réalité virtuelle" (du moins en mode casque) risque de sombrer aussi vite qu'elle a provoqué de l'engouement.
Ma première réaction : oh, mais c'est tout petit.
Une seconde de réflexion plus tard : ah, c'est que Manhattan ça doit être vachement grand en vrai ^^
Lien direct : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=zYUICiKY6qn4.kbds1zbOpog0
Sans être totalement d'accord avec Cyrille Borne, je me... bornerai à indiquer que si un éditeur a fait le choix de rendre son contenu inaccessible, c'est plutôt lui qui se prive d'un lecteur que moi d'un contenu... Le Figaro pratique le floutage de gueule ? Grand bien lui fasse, je le lisais déjà le moins possible avant, je ne vois pas pourquoi je mettrai en place une stratégie de contournement juste pour le principe.
Bien au contraire : c'est en voyant baisser leur nombre de lecteurs qu'ils se poseront peut-être les bonnes questions. (Et encore : se poser les bonnes questions n'implique pas nécessairement d'y apporter les bonnes réponses, regardez ce qu'il s'est passé autour de la crise de la musique sur CD, Hadopi etc.)
Oh :(
L'était pas tout jeune, c'est peut-être pour ça que je l'ai toujours connu...
On peut penser ce qu'on veut de sa vie / son œuvre, mais les premiers livres d'Histoire que j'ai lu; c'est grâce à Alain Decaux.
via https://shaar.libox.fr/?kpZ84w
(Dommage qu'il se soit reconverti dans le mobilier urbain par la suite.
Oui, je sors)
On s’en voudrait alors de dédaigner le travail remarquable des game et des level designers d’Ubisoft : c’est la dure loi de la critique vidéoludique de AAA que de savoir apprécier de manière relativement indépendante les différentes étages du mille-feuille, fût-il enrobé de vomitif.