"La « Beurette voilée », expliquent Fassin et Trachman, révèle le fantasme social d’une femme arabe à la fois émancipée (des hommes arabes) et soumise (au désir des hommes blancs). Elle est féminine mais pas féministe, libérée mais pour le plaisir des Blancs.
[...]
Ou comme les fantasmes sexuels d’un pays peuvent en dire long sur ses rapports sociaux."
EDIT : il parait que c'est faux : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/30/non-beurette-n-est-pas-le-terme-le-plus-recherche-sur-les-sites-pornographiques_4778462_4355770.html
(via http://seenthis.net/messages/413190#message413645)
"chaque nationalité concentre la plupart du temps ses recherches sur ses concitoyen(ne)s"
C'est vrai ça : pour ou contre ? Je n'ai pas assez lu de livres de lui pour trancher. J'aurais plutôt tendance à trouver ça "sympa", ce qui serait, à bien y réfléchir, une sorte de "contre" poli.
Dans la série "le saviez-tu", l'information du jour : Simenon avait un frère. Un salaud, un collabo, un assassin, qui a participé l'arme à la main à des représailles aux côtés des nazis.
L'écrivain belge Patrick Roegiers lui consacre un livre qui sort ces jours-ci, fort judicieusement intitulé "l'autre Simenon", tant il est vrai que peu de personnes avaient entendu parler du cadet maléfique (ce n'est pas forcément une référence, mais la fiche Wikipédia de Simenon ne l'évoque même pas) ; et que le Simenon connu a aussi sa part d'ombre.
Le salaud d'abord : "Engagé, dès le début de l’Occupation allemande en Belgique, dans la collaboration avec le parti catholique d’extrême droite Rex, que Léon Degrelle avait fondé afin de «rendre toute sa pureté à la race wallonne», il participa, un revolver à la main, au massacre de Courcelles, en août 1944." Condamné à mort par contumace, il s'engage dans la Légion, et meurt en Indochine à 41 ans.
Mais le si respectable grand frère vaut-il mieux ?
"Georges Simenon a fait preuve durant la guerre d’un opportunisme accablant, et d’une habileté redoutable. Il mène la vie de château en Vendée, avec sa femme et sa maîtresse. Il reçoit des officiers de la Wehrmacht au château de Terre-Neuve, il apprend l’allemand en 1942, il gagne plus d’argent pendant la guerre qu’avant, il est l’auteur le plus adapté au cinéma durant cette période avec cinq films, il cède les droits d’exclusivité de Maigret à la Continental pour 500 000 francs et une durée de trois ans, il accorde des interviews à La Légia, journal collaborationniste, publie les bonnes feuilles de Pedigree, et pose souriant à côté de ses melons. Il fréquente des bordels de luxe où paonnent collaborateurs et gestapistes de la rue Lauriston. A la fin de la guerre, il est sévèrement menacé et craint pour sa vie. Il s’en sort miraculeusement grâce à ses appuis. Il quitte l’Europe en 1950 et aboutit en Suisse où il restera trente-deux ans."
Comprenons-nous bien : ce ne sont ni les putes, ni le fric, ni les belles bagnoles qui sont choquantes, Simenon n'ayant jamais caché ni écrire pour devenir célèbre et riche, ni être un baiseur compulsif (faut quand même dire les choses comme elles sont). Ce que cet extrait de l'interview de l'auteur fait plus que suggérer, c'est que Simenon, pas engagé dans un parti pro-hitlérien comme son cadet, était a minima extrêmement tolérant vis à vis du nazisme, pour ne pas dire autre chose.
Cependant, les Siméoniens fervents, junior en tête, s'emportent sur ce qu'ils considèrent être des "contre-vérités" et des affabulations. Alors ? L'auteur a t-il des comptes à régler avec Simenon, ou toutes les vérités ne sont-elles pas bonnes à entendre ? Affaire à suivre.
Sources :
http://www.tdg.ch/culture/livres/Il-y-avait-deux-Simenon-le-cadet-fasciste-et-l-ecrivain-ambigu/story/20915904
http://bibliobs.nouvelobs.com/critique/20150828.OBS4879/simenon-le-collabo.html
http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/polemique-autour-du-roman-de-patrick-roegiers-sur-le-frere-damne-de-simenon-228203
Hop, la galaxie des puants est mise à jour. Merci Alda pour le lien.
Je me suis acheté mon premier Humble bundle avant-hier : la série Total War presque complète. Je m'amuse comme un gamin avec ses petits soldats ^^
Des mises en scène de Lego. J'adore.
Suite : http://www.boredpanda.com/miniautre-lego-figures-photography-samsofy-pardugato/
Mo-RA-NO PRE-SIDENTE ! (du FN)
Mo-RA-NO PRE-SIDENTE ! (du FN)
Mo-RA-NO PRE-SIDENTE !(du FN)
Il disait quoi Bedos déjà ?
La merde, ça coûte 50 millions d'euros par an.
Un pas de plus après ceci http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?1aARLA : maintenant, pour Canal, le FN dit la vérité.
"Mais je dis attention, parce qu’il y a un moment où à force de faire tomber du piédestal les responsables publics quels qu’ils soient, il ne faut pas s’étonner que la démocratie, elle, elle se fissure." Le type qui fait passer des lois sans débat, et en fait adopter d'autres, mortelles pour les libertés et la vie privée de ses concitoyens, vient donner des leçons de démocratie à la télévision. Tartuffe.
Voili voilou... Je vous laisse lire le premier commentaire ^^
"Il ne faudrait pas beaucoup forcer l’interprétation pour estimer qu’Adam Jensen est mort dès la fin du premier niveau, au moins symboliquement."
Bien vu. Pour le reste, Deus Ex : Human revolution m'évoque beaucoup les premiers Splinter Cell, avec les mêmes distorsions imposées à la réalité (les gardes qui font des rondes millimétrées, les tunnels d'aération existant uniquement pour faciliter l'infiltration...), l'obscurité ambiante en moins.
En-effet, ce qui faisait en partie le charme des Splinter Cell, c'était cette quasi-obligation de rester dans l'ombre, d'agir la plupart du temps la nuit, ce qui m'a laissé quelques bons souvenirs de jeu : des couloirs où l'on a cassé toutes les lumières, un coucher de soleil sans fin sur une plate-forme pétrolière... DE:HR s’accommode mieux des lieux violemment éclairés, puisque quand il n'y a pas de lieux sombres, c'est le héros qui devient invisible...
"Au final ce sera plutôt un style de gameplay que des considérations morales qui dictera au joueur la voie à suivre : tout dépend s’il préfère les combats ou l’évitement." Ben oui, c'est exactement ça. What else ?
J'ai bien aimé Dishonored, moi. Et contrairement à Martin Lefebvre, je trouve que le jeu propose un vrai challenge si l'on ne veut pas tomber dans le mode bourrin. Ah ça, avancer dans le niveau en tuant tout le monde, c'est hyper-facile (le jeu offre d'ailleurs des pouvoirs très étendus à ceux qui choisissent cette voie, comme la possibilité de réduire ses cibles en cendres, ou de les faire bouffer par les rats...) ; mais terminer un objectif sans avoir été repéré, c'est une autre paire de manches.
Après, je suis d'accord pour dire que l'on a aucune empathie pour les gardes ; j'ai commencé le jeu en mode "infiltration", et je l'ai fini en mode "bourrin" parce que c'était trop tentant... D'accord aussi pour dire qu'on aimerait bien visiter et interagir davantage, mais il aurait fallu un gameplay complétement différent : c'est un jeu d'infiltration, et il souffre des limites inhérentes au genre.
"Il regroupe dans une unique conversation tout ce qui est échangé avec un contact, quel que soit le protocole." Euh... Je ne veux pas troller, mais Google avait tenté un truc du même acabit avec Wave... et ça a foiré.
=> Le site du projet : https://www.caliopen.org/
Je me dois de faire un aveu touchant à ma culture vidéoludique : je n'ai jamais joué à aucun MGS :O
Du coup, cet article de MerlanFrit, à partir duquel j'ai recherché cette image en grand format http://merlanfrit.net/Mille-eclats m'a donné envie d'y jouer, et d'en savoir un peu plus sur cette série.
A première vue, c'est pas simple ^^
https://fr.wikipedia.org/wiki/Metal_Gear_%28s%C3%A9rie%29#Chronologie_des_.C3.A9pisodes
Chronologie des épisodes
Metal Gear Solid 3: Snake Eater se déroulant en 1964.
Metal Gear Solid: Portable Ops se déroulant en 1970.
Metal Gear Solid: Peace Walker se déroulant en 1974.
Metal Gear Solid V: Ground Zeroes se déroulant en 1975.
Metal Gear Solid V: The Phantom Pain se déroulant en 1984.
Metal Gear se déroulant en 1995.
Metal Gear 2: Solid Snake se déroulant en 1999.
Metal Gear Solid se déroulant en 2005.
Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty une partie se déroulant en 2007 et une autre en 2009.
Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots se déroulant en 2014.
Metal Gear Rising: Revengeance, se déroulant en 2018.
Épisodes retirés de la chronologie
Metal Gear: Snake's Revenge se déroulant en 1998
Metal Gear Solid: Ghost Babel se déroulant en 2002.
Metal Gear Solid Touch se déroulant en 2014, durant les évènements de Metal Gear Solid 4: Guns of Patriots.
Metal Gear Acid et Metal Gear Acid 2 sont censés débuter en 2016 (Le deuxième épisode ne dispose pas de date précise mais se passe peu de temps après le premier) mais se déroulent en fait dans un univers parallèle à celui des autres Metal Gear et ne peuvent donc pas être intégrés dans la chronologie de la série.
J'aime bien la conclusion de l'article : "Mais parquer ces jeunes mâles hétéros blancs dans les réserves que vont devenir un 4chan ayant perdu tout lien avec sa gloire passée et les subreddits moisis tournant en vase clos… la solution est tentante." /b comme réserve à cons, c'est une assez bonne image, finalement.
via Kevin
Je crois qu'Alda a déjà bien répondu : http://tools.aldarone.fr/share/?eDC6wQ
Mais sinon, oui, il faut les légumes plein de terres, parce que la terre ça n'a pas bon goût ^^
Et les jolis-légumes-pas-plein-de-terre pas bio, pourquoi faut-il les laver ? Parce qu'il sont pleins de pesticides. Et, au passage, les laver ne suffit, les produits se concentrant essentiellement dans la peau. Il faut les éplucher.
"Réel et jeu ne forment pourtant pas deux espaces hermétiques. Le jeu hante notre culture, ainsi que l’a démontré Johan Huizingua [2]. Traquant les survivances du jeu dans des domaines aussi divers que le théâtre, la musique, les célébrations religieuses, la politique ou le procès, Huizingua en a déduit que la culture naît « dans le jeu ». Notre culture est imprégnée de traces ludiques, et il est peu d’institutions – jusqu’à la guerre – qui ne reprennent des qualités du jeu (séparation du champ de bataille, incertitude de l’issue, présence de règles…)."
[...]
"Cette conception du divertissement ne s’oppose pas aux envies de ceux qui ne jouent que pour se vider l’esprit. Mais ce qu’elle postule, c’est que le réel n’est pas a priori absent du divertissement, et surtout qu’il n’est pas toujours perçu consciemment ; il y est schématisé, simplifié, soumis à la métaphore. Jusqu’ici, aucun problème : nous avons tous besoin de cette schématisation pour parvenir à saisir le monde dans sa complexité – c’est le rôle du mythe – et le jeu vidéo ou le cinéma hollywoodien y participent. Ce qui pose question, justement, ce sont les choix des oppositions, des conflits qui y sont représentés, ou en sont écartés."
=> "[des] choix, bien souvent présentés comme techniques ou commerciaux, relèvent aussi de l’idéologie. Car si « l’idéologie » est par abus de langage utilisée pour dénigrer la pensée de l’autre, le terme recoupe une réalité bien plus complexe. Celle d’un système de représentation"
=> "Pour qu’un message soit transmis sans être perçu, la fascination du joueur ne doit pas être interrompue. Il faut que ce dernier oublie que son jeu vidéo est un produit fabriqué, qu’il n’ait plus conscience d’être face à la résultante de prises de décisions partiellement conditionnées par les a priori des concepteurs."
via Riff